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Le parler-vrai de François Hollande

François la gaffe ?

François Hollande aurait gaffé en assimilant les communistes aux fascistes (pour faire court). Non, non, mille fois non, il a été sincère. Il renvoie l’extrême droite et le PCF, assimilé à « l’extrême gauche », volontairement dos-à-dos, et... balle au centre. Cette théorie de l’équidistance, des « deux totalitarismes », fait florès chez tous les gestionnaires joyeux, zélés, loyaux, nouveaux et anciens convertis, apostasiques, du capitalisme, du CAC 40, de la valse des profits, de la corruption structurelle, des travailleurs kleenex, de la marchandisation galopante, de l’horreur libérale.

Remercions François Hollande de ce parler-vrai. Il y a belle lurette qu’il a passé sa pseudo-gauche à droite et que les socionéolibéraux ont renoncé à remettre en cause le capitalisme, qu’ils présentent comme un véritable état de la nature, comme le meilleur (ou le moins pire) des mondes possibles.

L’histoire de la social-démocratie, devenue sociolibérale, démontre que son principal objectif reste d’affaiblir, de discréditer, de faire taire tous ceux qui veulent une rupture avec le système d’aliénation et d’exploitation ; et ainsi se débarrasser de toute alternative vers un socialisme du 21ième siècle, un « écosocialisme », peu importe l’appellation. L’objectif est de rendre éternel le bipartisme, cette « dictature molle », où l’on se passe la balle à tour de rôle sans marquer des buts contre le système prédateur, liberticide, affameur. Il est présenté comme « le seul possible » et peut ainsi continuer à détruire les hommes et la planète au nom de la « libre entreprise », de la « liberté du marché », du « pragmatisme »... Aujourd’hui, on appelle la trahison « pragmatisme », « réalisme »... La « novlangue » a du mal à cacher la perversion de la sémantique et des valeurs de gauche.

Mais que faisons-nous dans cette galère ? Le fils de résistant étranger que je suis crie sa colère. Larguons les amarres ! Refusons d’être malgré nous « socialo-dépendants », assimilés à cette politique politicarde cradingue, aux relents d’égout, de collaboration de classe, de capitulation devant les maîtres et les saigneurs du monde.

Jean Ortiz, universitaire.

 http://www.humanite.fr/francois-la-gaffe-572194

COMMENTAIRES  

24/04/2015 16:34 par Cunégonde Godot

M. Ortiz :
Mais que faisons-nous dans cette galère ? Le fils de résistant étranger que je suis crie sa colère.

Si vous étiez fils de banals citoyens français, cela changerait-il pas la nature de votre colère, M. Ortiz ?

Pourquoi le PCF et la gauche petite-bourgeoise autoproclamée "radicale", qui ont choisi en toute conscience de monter dans la galère européo-mondialiste sont-ils sans cesse en train de se plaindre qu’on les oblige à ramer ?
Aller ! Encore un effort pour être un bon européo-mondialiste... Ça fait les muscles !...

24/04/2015 19:12 par Vinceremos

Ce qui est bon avec Cunégonde, c’est qu’elle s’est spécialisée dans le négatif.
Vous lui donneriez un cheval, elle lui regarderait les dents. Elle chipoterait sur l’état de la selle et vous reprocherait d’avoir aimé naguère les bourricots.

Merci, Jean Ortiz.

24/04/2015 19:58 par Cunégonde Godot

Vincenremos :
Ce qui est bon avec Cunégonde, c’est qu’elle s’est spécialisée dans le négatif.
Vous lui donneriez un cheval, elle lui regarderait les dents. Elle chipoterait sur l’état de la selle et vous reprocherait d’avoir aimé naguère les bourricots.

Mais non, voyons ! Je suis au contraire tout ce qu’il y a de positive !
J’aimerais tant que les petits-bourgeois de la radicale gauche le soient aussi, et donc qu’ils s’assument comme le font si bien les "socialistes" et rament de bon coeur et en chantant vers le glorieux communautaro-mondialisme, ou alors cessent de gémir et quittent sans autre forme de procès tout parti politique pro-européiste (au passage en contradiction flagrante avec le peuple français qui s’est prononcé démocratiquement par référendum le 29 mai 2005 CONTRE L "’EUROPE" qui dix ans après est en train de liquider purement et simplement leur pays)...
Voilà qui serait positif, non ?...

24/04/2015 20:09 par CN46400

Les coups de gueule d’Ortiz sont toujours salutaires, mais la colère, même sainte, n’est pas toujours bonne conseillère.
Il m’est souvent arrivé de voter pour Mitterand et d’autres socialistes, et même pour Hollande. Je ne suis pas pour autant un "socialo-dépendant". L’anticommunisme des responsables socialistes n’est pas nouveau, c’est juste un moyen utilisé pour neutraliser la répulsion anticommuniste sur cette frange électorale rétive au moindre progrès social dont bien des notables PS rêvent pour leur réélection. Pour Hollande, l’anticommunisme est un détail de sa carrière politique, par contre 2017....Sarko, Juppé etc. Cinq ans de plus à l’Elysée valent bien un peu d’anticommunisme et un gros zeste de banalisation du vote Le Pen, ou les deux à la fois, n’est-ce pas ?
On n’est plus dans la politique, on est dans l’arrivisme pur et simple. C’est cela qui faut expliquer à nos camarades prolos qui votent "socialo".....dès le premier tour. Les "socialos-dépendants" c’est eux, je doute qu’il soit suffisant de les engueuler, ou de les insulter, pour les aider à s’extraire de leur dépendance. Et si la sortie de Hollande visait aussi la rupture des quelques liens qui nous lient encore aux camarades socialistes.......

25/04/2015 02:52 par Dwaabala

@ Cunégonde Godot
Le ou bien... ou bien... est très rarement politique... mais très souvent petit-bourgeois dans son cabinet.

25/04/2015 15:26 par Scalpel

Gardez espoir, camarade Ortiz, la Grèce ne nous montre-t-elle pas l’exemple à suivre ?

25/04/2015 18:43 par Maxime Vivas

@ Scalpel.
On a bien compris qu’il n’y a de salut hors de l’UPR.
On n’oubliera pas (jamais) comment ce parti savate la Grèce, un petit peuple qui se bat contre 27 pays européens, la BCE, le FMI.
Et quand l’UPR écrit...

Jean-Luc Mélenchon et Olivier Besancenot, escroquent la bonne foi de millions de nos compatriotes, tout comme Cécile Duflot, Eva Joly, Daniel Cohn-Bendit et José Bové escroquent la bonne foi de milliers d’électeurs écologistes.
Tout comme EELV, le Front de Gauche et le NPA sont des partis-leurres et leurs dirigeants servent en réalité les intérêts de ceux-là mêmes qu’ils prétendent combattre

... on comprend bien que toute espèce d’union, de rassemblement vous fait horreur.
Et on se demande pourquoi.

25/04/2015 20:34 par benzekri

Alors, votons… ou que méritent les socialistes ?

Pour la Boétie (1560-1563), « l’habitude nous apprend à servir et à avaler sans le trouver amer le venin de la servitude ». Et, à partir de son analyse de la situation de l’époque, il recommande : « Et pourtant, ce tyran, seul, il n’est pas besoin de le combattre, il n’est pas besoin de le vaincre. Il s’abat de lui-même pourvu que le pays ne consente pas à le servir. Il ne faut rien lui enlever, mais ne rien lui donner ». Au lieu de rester impuissant et résigné, pour La Boétie la solution est simple : « Soyez résolus de ne plus servir et vous voilà libres ! »
Le président de l’Assemblée Nationale, C. Bartolone a remis au président de la république cinquante propositions sur « l’engagement citoyen et l’appartenance républicaine ».
Cinquante propositions pour camoufler la mesure scandaleuse : rendre le vote - qui n’est qu’un droit en démocratie - une obligation sous peine de sanction !
Alors que les politichiens s’assoient sur l’expression du peuple comme en 2005 sur l’Europe, bradent la France aux émirs des pétrodollars, promettent de ré-enchanter le rêve pour se faire élire et plongent le pays dans un véritable cauchemar une fois élus…
Les citoyens - lassés par ce jeu de passe-passe droite/gauche à la course aux places et par des promesses jamais tenues - décident de ne plus cautionner les mascarades électorales qui aboutissent, in fine, à une gestion de plus en plus injuste et inégalitaire que mènent les soumis au Medef, au Crif et à ceux qui décident vraiment en Europe… ; les mal élus et/ou plaqués de la république ne trouvent rien de mieux à faire que d’obliger les citoyens à cautionner leur politique en voulant rendre le vote obligatoire…
Alors, votons et emmerdons ces minables qui ne sont pas dignes de nous représenter…
Votons en utilisant les papiers toilette après usage. Bourrons les urnes de M…, c’est ce que méritent ces moins que rien, ces charlots « républicains » qui ne font rire que quand ils prennent un air sérieux pour nous impressionner.
Regardez-les marcher au pas, la mine grave pour aller célébrer un événement ou pour aller rejoindre le perchoir d’une assemblée de godillots qui se croient utiles alors qu’ils ne servent à rien d’autre qu’à valider des décisions prises ailleurs par leurs Maîtres… Ils s’étripent pour garder leur place au chaud dans cette république où un proxénète, un corrupteur/corrompu, un fraudeur, un escroc ou un Macron … un malfaiteur quoi, peut facilement s’enrichir et/ou accéder aux plus hautes fonctions de cette pauvre république.
La Société A Récupération Illimité (SARI) - Le Pen père, fille et petite fille - ne peut être l’alternative puisqu’elle a accepté de jouer le jeu en présentant l’allégeance au Crif ; pour bien marquer sa bonne volonté, elle prend largement part à l’islamophobie ambiante ; de même, la SARI n’acceptera jamais de remettre en cause le système capitaliste qui nous mène droit vers le chaos. Les Le Pen et Cie font partie des privilégiés du système et ne rêvent que de prendre la place des oligarques de gauche et de droite.
Le national socialisme (Nazisme) et l’arrivée d’Hitler n’ont pas été le fait du hasard ; c’était l’œuvre des capitalistes aidés par des « démocrates » qui ont trahi l’idéal socialiste sans frontière menant vers le communisme. Ce n’est pas par hasard non plus que des nazis et des fascistes après la chute de ces barbaries en Europe se sont retrouvés protégés et même recyclés en Amérique Latine où ils ont pratiqué toutes les formes de tortures et brutalités pour briser les résistances des peuples en lutte pour la liberté, la justice et pour se débarrasser de la domination nord-américaine… Comment sont arrivés dans ce continent les Stroessner, Galtieri, Videla et tant d’autres dictateurs ? Et les intérêts de qui ont-ils servi ?
Aujourd’hui le peuple du Yémen en lutte pour arracher sa liberté affronte courageusement l’agression de l’Arabie Saoudite aidée par les américains et les israéliens… et équipée avec un armement sophistiqué livré tout récemment par la France. Wahhabisme, terrorisme, impérialisme et sionisme : une sainte alliance contre l’axe de résistance dans la région mais… silence dans les médias !
Le peuple de France et ses forces progressistes peinent à défendre les acquis démocratiques et à instaurer une vraie démocratie … Pour paraphraser Eduardo Galeano qui vient de nous quitter, je dirai pour que la démocratie soit la Démocratie, pour que la démocratie soit capable de changer les choses et faire l’histoire, il faut commencer par la sortir de prison et tant que les politichiens de gauche et de droite montent la garde pour défendre le système dit libéral, elle restera leur prisonnière…
Les réactions sans lendemain sont inutiles ; j’ai déjà développé dans ma contribution « Autrement », la marche à suivre pour arracher le changement. Certains ont commenté cette contribution en ces termes, je cite : « cela fait un bon programme mais il faut des Hommes qui ont des C… pour le mettre en place »… Serions-nous, à ce point, impuissants ?
« Des excuses publiques » suffiraient-elles à rendre fréquentable un anti-idéal communiste qui n’hésite jamais -avec sa famille politique- à cracher sur celles et ceux qui les ont amenés là où ils sont ?! Pour ma part, je n’ai jamais fait confiance à Hollande et Cie.
Martin Schultz, le président du groupe « socialiste » au Parlement européen qui sait de quoi il parle, reconnaît que « Les socialistes français, c’est comme les pigeons de la cathédrale. Quand ils sont en haut, ils vous chient sur la gueule et quand ils sont en bas, ils vous bouffent dans la main ! ».

Hamid Benzekri, 19/04/2015

27/04/2015 11:26 par Scalpel

@ Maxime Vivas

Ce n’est pas tant l’idée de "rassemblement" qui fait horreur à l’UPR (ce serait en soi d’une confondante stupidité, merci), que celle, défendue par la brochette de Tartuffes cités plus haut, "d’une autre Europe", concept aussi chimérique qu’absurde entretenant l’espoir vain d’une "Europe réformable", cependant que les Traités ultralibéraux qui en régissent le (non) fonctionnement, totalement antidémocratique, ne sont révisables qu’à l’ubuesque condition de l’unanimité de ses 28 États-membres.

27/04/2015 14:44 par Maxime Vivas

la brochette de Tartuffe cités plus haut,

C’est-à-dire ceux qu’il faudra bien rassembler sur des bases claires pour créer un élan sans lequel la droite et le PS continueront à se passer le relais. Sauf si Asselienau, tout seul (Pasqua ayant vieilli) prend le pouvoir.
Soupir !

27/04/2015 16:16 par Dwaabala

L’idée de sortir de l’Union européenne rassemble et mobilise encore moins (sauf au FN dont on connaît les soubassements de classe) que celle d’organiser la lutte des peuples en son sein pour la défense de leurs conditions de vie ; seulement la deuxième, qui est moins tape- à-l’œil, a sur la première la supériorité de s’appuyer sur la réalité concrète immédiate de l’existence des hommes.

28/04/2015 14:12 par Scalpel

Mon poids (78 kg) en diamants à quiconque m’apporte une profession de foi du FN sur laquelle figurerait l’unique possibilité de sortie légale, à savoir l’Article 50 du TUE.
On recense, sur la question de la prétendue volonté du FN de sortir de l’UE pas moins de...15 versions...plus fantasques les unes que les autres, et pour cause : le FN est contre l’UE, tout contre...(5,6 million d’euros de gains nets d’impôts pour le fasciste borgne tortionnaire lancé par Francisque 1722 Mitterrand, 1,6 millions d’euros pour son héritière)
Le FN est justement là comme lance...flammes (reverse psychology) pour INTERDIRE cette sortie, ainsi que pour pourrir le débat autour de la prétendue construction européenne, faisant de tout réfractaire à l’UE un fasciste en puissance, un être vil et misérable.

Pitié, M. Vivas, "l’argument " Pasqua...
Critiquez le programme et la charte de l’UPR tant que vous le voudrez (et si vous le pouvez), mais franchement, Pasqua...
Le GS aurait donc publié, à cet aune, un pasquaïen grand teint !!!

Pourquoi selon vous, un parti fort de 7774 adhérents, soit plus qu’EELV et le NPA réunis, est toujours interdit de fiche Wikipedia bicose "pas assez représentatif" ? Cependant que le nanoparti de Robert Hue y a droit, lui...
Un "pasquaïen"...admirateur de Chavez !!!!!!!!!

28/04/2015 14:27 par Scalpel

L’idée de sortir de l’Union européenne rassemble et mobilise encore moins (sauf au FN dont on connaît les soubassements de classe) que celle d’organiser la lutte des peuples en son sein pour la défense de leurs conditions de vie ; seulement la deuxième, qui est moins tape- à-l’œil, a sur la première la supériorité de s’appuyer sur la réalité concrète immédiate de l’existence des hommes.

"Réalité concrète" ?
Qu’il y a-t-il de plus concret que la camisole ultralibérale du Traité de Lisbonne, cheval de Troie du TAFTA ?
Comment agir "pour la défense des conditions de vie" en ayant abandonné toute souveraineté décisionnelle aux multinationales via l’UESA ?

Voilà pour la "réalité concrète immédiate de l’existence des hommes".

28/04/2015 19:07 par Dwaabala

Au hasard, du FN (si la modération laisse passer) :

Euro cher qui tue nos emplois,
coût insupportable du renflouement des pays victimes de la monnaie unique (désormais c’est Chypre qui réclame 17 milliards d’euros !),
ouverture totale des frontières à la concurrence déloyale,
espace Schengen mortifère et explosion dès 2014 du phénomène « Roms » par l’intégration complète de la Roumanie et de la Bulgarie,
big bang du marché transatlantique à venir,
hyper austérité imposée,
recul continu de la démocratie au profit des technocrates,…
L’Union européenne concentre et aggrave tous les problèmes.
Comme l’Union soviétique en son temps, elle n’est pas réformable car construite sur de l’idéologie à l’état pur.
Il faut offrir une autre espérance aux Français et profiter du printemps des peuples européens pour aller vers une Europe des peuples libres, souverains, prospères et fiers !

Nous demandons au président de la République d’organiser en janvier 2014 un référendum sur la fin de l’Union européenne par la sortie de la France.

D’ici là, un vrai débat doit voir le jour !

Ce qui ne vaut pas son kilo de merde.

29/04/2015 09:40 par Scalpel

Où est-il question dans votre exemple (l’un des 15 précisément) de la seule issue légale possible (d’ailleurs communément défendue par le M’PEP et LRCF, ce qui contredit le prétendu "isolement" de l’UPR sur cette cruciale question) pour mettre fin au cauchemar ultralibéral européiste, à savoir, comme le monsieur l’écrit plus haut l’article 50 du TUE ?

Voilà pour les kg de "merde".

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