Nous assistons actuellement à un jeu de bluff et de contre-bluff

Grèce : un jeu complexe

Syrisa a remporté la victoire aux élections grecques le 25 janvier. Peu de temps s’est écoulé, et pourtant on peut commencer à prendre un certain recul devant l’événement.

Après une semaine d’étonnement devant un gouvernement qui applique son programme (et qui tient ses promesse, ce qui change…), après avoir pris acte des premiers gestes politiques de l’équipe d’Alexis Tsipras (et de son nouveau ministe des finances), après avoir remisé la « Troïka », soit l’alliance du FMI, de la Banque Centrale Européenne et de la Commission Européenne, au rayon des accessoires surannés[1], il convient de s’interroger sur la stratégie de Syriza.

La stratégie de Syriza

Cette dernière tient en un point. Tsipras veut retrouver des marges de manœuvres budgétaires. Il a besoin pour cela de « récupérer » de 6 à 8 milliards d’euros, qui sont actuellement affectés au paiement des intérêts de la dette grecque. Il a besoin de cet argent pour mettre en place les mesures qui éviteront au peuple grec de périr. C’est une réalité tragique, et pourtant tout à fait évidente. Cette diminution de la charge des intérêts est nécessaire et permettra au gouvernement de mettre en place un programme de sorte de l’austérité. C’est pour cela que Syriza a fait de l’annulation partielle de la dette, ou à tout le moins d’un moratoire de 20 à trente ans sur les paiements une de ses priorités. On sait que, sur ce point, il est soutenu tant par des économistes – et non des moindres – que par le gouvernement américain. On sait aussi que les réserves de la Grèce sont insuffisantes pour permettre à ce pays de faire les paiements prévus au début de juillet. Au total, ce sont 23 milliards d’euros que la Grèce devrait verser. Dans la meseur ou Tsipras a réjeté la dernière tranche du plan d’aide prévue par la « troïka », cela signifie qu’un accord devra impérativement être trouvé avant cet été.

Mais, il va se heurter à un front très dur de pays emmenés par l’Allemagne. On sait que ce dernier pays, par la voix de la chancelière Angela Merkel, s’est fermement opposée à toute annulation des dettes. Cela laisse cependant ouverte la porte de la solution du moratoire. Il est clair que la discussion portera alors sur la nature, et la durée, de ce dernier. En fait, Alexis Tsipras voudrait lier la question de son pays à celle d’une révision générale des politiques d’austérité. Ce faisant, il heurte de plein fouet la politique allemande qui soutient que, hors de l’austérité, point de salut. Cela signifie que l’affrontement avec l’Allemage, et ses alliés, est inévitable. Quels que soient les artifices de langage, il est évident que dans cet affrontement, il y aura un vainqueur et un vaincu. Les enjeux sont d’importance pour Alexis Tsipras, mais aussi pour Angela Merkel. Si elle devait subir une défaite, plier devant la volonté des autres pays, c’est non seulement sa propre position politique qui serait dramatiquement affaiblie en Allemagne, mais la crédibilité de sa position qui en serait considérablement affectée. Ayant cédé sur ce point capital, quels arguments l’Allemagne pourrait elle faire valoir pour éviter que la zone Euro se tranforme peu à peu en une union de transferts ? Mais, si c’est Alexis Tsipras qui cède de manière décisive, il torpille son avenir politique, et celui de Syriza ; il laisse le champ libre à la droite la plus extrême.

Négociation et théorie des jeux.

Nous assistons actuellement à un jeu de bluff et de contre-bluff. Le duo Tsypras-Varoufakis (le ministre des Finances) joue à merveille de la partition « good cop / bad cop ». De même, Mme Angela Merkel joue à merveille la carte de la rigidité bougonne. Il est clair qu’il y a beaucoup de manège dans tout cela. Et il convient de savoir que la Théorie des Jeux, c’est justement l’un des points forts du ministre des Finances[2]. Varoufakis pense que l’on peut ramener la négociation actuelle à une version du « dilemme du prisonnier ». Mais, ce jeu peut dégénérer en une forme bien connue dans la Théorie des Jeux que l’on appelle « chicken » (poulette)[3]. Cette forme théorise une scène bien connue des cinéphiles (La Fureur de Vivre) ; deux automobilistes s’affrontent en roulant l’un vers l’autre. Le premier qui prend peur de la collision et dévie de sa trajectoire a perdu. Il devient la « poulette » (chicken). Si aucun ne flanche, les deux véhicules se percutent, et l’on a deux morts… Ce jeu, s’il n’est pas répété (et s’il n’y a pas d’apprentissage) et si un événement imprévu ne survient pas, n’admet qu’une victoire totale de l’un sur l’autre. En cela, il est très différent du dilemme du prisonnier, qui montre les intérêts d’une coopération implicite[4].

On voit bien comment, compte tenu des risques encourrus en cas de « faiblesse » dans cet affrontement, tant Tsipras que Merkel pourraient s’engager sur une trajectoire de collision, et aller jusqu’au bout. Le risque est donc très grand que la négociation n’aboutisse pas à une recherche du compromis mais au contraire renforce chacun dans sa volonté de ne pas fléchir.

Que signifierait une collision frontale dans le contexte de la Grèce ? Si nous avons un refus de l’Allemagne d’admettre que l’austérité ne fonctionne pas, refus motivé tant par des représentations idéologiques que par une certaine vision des intérêt de l’Allemagne, combiné à un refus de céder à la Grèce parce que c’est la Grèce (on se souvient des mots blessants sur les « cueilleurs d’olives »), et que du côté d’Athènes on se refuse de céder car l’on sait que cela signifie la fin de l’expérience de Syriza, l’idée de la collision frontale prend du sens. Dans ce cas, on ne trouve pas de solutions d’ici le mois de juillet et la Grèce doit faire défaut sur sa dette. La réaction de la BCE sera de couper le financement aux banques grecques, ce qui entraînera la décision du gouvernement grec à mobiliser la Banque Centrale grecque pour que le crédit ne soit pas coupé aux banques et, de fil en aiguille, la Grèce sortira de l’Euro.

Le discrédit ou la rupture

Dans ce jeu stratégique, il est clair que la Grèce à choisi délibérément une stratégie qualifiée par Thomas Schelling, l’un des fondateurs de la théorie des jeux, mais aussi de la théorie de la dissuasion nucléaire, de « coercive déficiency »[5]. En fait, le terme de « coercive deficiency » fut imaginé par L. Wilmerding en 1943 pour décrire une situation ou des agences engagent des dépenses sans financement préalable, sachant que moralement le gouvernement ne pourra pas refuser de les financer[6]. L’apport de Schelling consiste à avoir montré que l’on pouvait généraliser cette situation et qu’une situation de faiblesse pouvait s’avérer un instrument de contrainte sur autrui. Il montrait aussi comment il pouvait être rationnel pour un acteur se sachant d’emblée en position de faiblesse d’accroître cette dernière pour pouvoir en user dans une négociation. A l’inverse de Jack London, on peut parler ici d’une « force des faibles »[7]. C’est dans ce contexte qu’il faut comprendre la renonciation par le gouvernement grec de la dernière tranche de l’aide promise par la « Troïka », soit 7 milliards d’Euros. Bien sur, rejetant la légitimité de la dite « Troïka », il ne pouvait logiquement accepter d’en bénéficier. Mais, plus subtilement, ce geste met la Grèce volontairement au bord du gouffre et indique à la fois sa résolution à aller jusqu’au bout (comme Cortez brûlant ses navires avant de monter sur Mexico) et accroît la pression sur l’Allemagne. Nous sommes ici en pleine « coercive deficiency ».

Les Etats-Unis en ont pris la mesure. On sait que Barack Obama a convoqué Angela Merkel à Washington pour le 9 février[8]. Au menu de cette rencontre, il y aura bien entendu le problème grec. Notons que cela montre l’engagement constant dans des Etats-Unis dans les affaires européennes. Tous ceux qui braillent que l’Euro devait nous donner une indépendance par rapport au Dollar feraient bien de méditer sur le sens de cette rencontre. La politique « européenne » se décide largement à Washington. C’est par ailleurs fort logique car l’Euro est la dernière ligne de défense du Dollar. Qu’il disparaisse et le Dollar sera nu face à la spéculation monétaire internationale.

Il est donc possible qu’Angela Merkel soit contrainte de céder. Mais, si elle le fait, elle engage un processus où elle perd toute maîtrise de la situation, tant en Europe qu’en Allemagne. En Europe, le fait de céder à la Grèce suscitera immédiatement de nouvelles demande. La crédibilité de la position allemande sera détruite, et l’Allemagne acculée à de nouvelles concessions qui feront immanquablement monter le coût de sa contribution à l’Europe. Cela marquera l’entrée dans la fameuse « Union de transferts » qui est le cauchemar d’une grande partie des dirigeants allemands. Mais, en Allemagne même, Angela Merkel perdra le bénéfice de sa position « dure » et sera soumise à de multiples pressions venant tant de son électorat que de ses alliés politiques, et ceic sans compter sur le parti anti-Euro AfD en embuscade. Elle n’a donc le choix qu’entre le discrédit, interne et externe, et la rupture.

Le début de la fin ?

Ce contexte est, bien entendu, largement suivi dans les autres pays. Les autorités françaises se rêvent en grand médiateur dans ce conflit annoncé. Mais, nous ne sommes pas à un congrès du PS. Il ne peut y avoir de « synthèse » entre des intérêts clairement opposés. La position de la France se trouve prise en otage de la croyance religieuse dans l’Euro qui unit une partie de notre élite politique. Il est clair que dans la tentative désespérée de trouver une « synthèse », François Hollande va achever de se discréditer. Il est d’ailleurs symbolique que ce soit avec l’Allemagne que les Etats-Unis discutent et non la France. Cette dernière ne compte plus. Et c’est aussi l’un des enseignements de la crise et de l’arrivée de Syriza au pouvoir à Athènes. Démontrant la possibilité d’une autre politique, cette arrivée détruit ce qui restait du discours du PS.

Nous sommes probablement au début de la fin, tant en Europe qu’en France. Et cette perspective terrifie comme elle fascine les acteurs du jeu politique.

Jacques Sapir, 3 février 2015.

[1] http://www.rtbf.be/info/monde/detail_le-president-de-la-commission-europeenne-veut-supprimer-la-troika?id=8892950

[2] On lira Varoufakis Y., Rational Conflict. Oxford, Blackwell, 1991 ou encore, du même auteur (avec Hargreaves-Heap S.) Game Theory : A critical text. London and New York, Routledge, 2004

[3] Sugden, R. The Economics of Rights, Cooperation and Welfare, 2ème edition, Palgrave Macmillan, Londres-New York, 2005

[4] Skyrms, B., Evolution of the Social Contract. New York, Cambridge University Press, 1996.

[5] Schelling T., The Stategy of conflict, Harvard University Press, Cambridge (Mass.), 1960.

[6] Kiewiet, D., Roderick McCubbins et Mathew D. The logic of delegation : congressional parties and the appropriations process, Chicago (Ill.), University of Chicago Press. 1991, pp. 213–249.

[7] Schelling T., The Stategy of conflict, op.cit. p. 37.

[8] http://www.lesechos.fr/monde/europe/0204126541149-le-buzz-des-etats-unis-barack-obama-va-recevoir-angela-merkel-a-la-maison-blanche-1089589.php

Jacques Sapir  : Ses travaux de chercheur se sont orientés dans trois dimensions, l’étude de l’économie russe et de la transition, l’analyse des crises financières et des recherches théoriques sur les institutions économiques et les interactions entre les comportements individuels. Il a poursuivi ses recherches à partir de 2000 sur les interactions entre les régimes de change, la structuration des systèmes financiers et les instabilités macroéconomiques. Depuis 2007 il s’est impliqué dans l’analyse de la crise financière actuelle, et en particulier dans la crise de la zone Euro.

 http://russeurope.hypotheses.org/3389

COMMENTAIRES  

06/02/2015 10:05 par desobeissant

La strategie de Syriza : le baiser qui tue par des humains sans cravate,dans l’effondrement general.

Une strategie qui s’affine en marchant dans l’urgence, vu le dos au mur et le rapport de force face a l’oligarchie qui ignore officiellement la democratie depuis au moins 2005 et qui gouverne par ultimatums.

Le scandale des nouveaux droits de vote à la BCE

Je n’ai pas fait de billet pour l’arrivée le 1er janvier de la Lituanie en tant que 19e victime de l’euro.
J’avais cependant omis une conséquence importante : au vu des traités, il y a désormais trop de membres (sic.) pour chacun ait un droit de vote à chaque fois.
On a donc mis en place une rotation des votes, qui fonctionne ainsi, selon la FAQ du site de la BCE :

http://www.les-crises.fr/le-scandale-des-nouveaux-droits-de-vote-a-la-bce/

Varoufakis, Ministre grec de l’économie, propose une solution éthique à la dette grecque
Publié par wikistrike.com sur 3 Février 2015, 13:47pm

http://www.wikistrike.com/2015/02/varoufakis-ministre-grec-de-l-economie-propose-une-solution-ethique-a-la-dette-grecque.html

VAROUFAKIS : "TIRER LA GRÈCE DE LA SERVITUDE DE LA DETTE"

Les précisions de Yanis Varoufakis après sa proposition sur la dette dans le Financial Times.

http://www.okeanews.fr/20150203-varoufakis-tirer-la-grece-de-la-servitude-de-la-dette

Tsípras pourra aussi actionner, pour satisfaire son opinion publique très remontée (lire ci contre), le levier d’une bataille juridique, autour de « l’illégalité » des accords avec la Troïka. Et s’appuyer, entre autre, sur une étude de la prestigieuse London School of Economics and Political Science. Car le mémorandum de la liste des réformes imposées à Athènes violerait une série de droits fondamentaux : santé, éducation, logement, droit à un salaire décent, mais aussi la liberté d’association et de négociation collective. Par ailleurs, le gouvernement pourrait ressortir le thème de l’audit de la dette, pour tenter, explique un économiste, « d’identifier les irrégularités » dans sa constitution. « Les prêts octroyés par la Troïka à la Grèce à partir de 2010 ont servi très largement à rembourser les anciens créanciers, principalement les banques françaises et allemandes qui possédaient la moitié du total des titres de la dette grecque avant l’intervention de la Troïka », assure Renaud Vivien, du CADTM, un réseau antidette. Le Grexit tient encore de l’épouvantail que personne n’ose agiter. Car il ne ferait, à l’arrivée, résume un économiste proche de Syriza, « que des perdants ».

http://www.liberation.fr/economie/2015/02/05/entre-la-bce-et-athenes-un-poker-a-haut-risque_1196621

Par le temps perdu,les populations des classes moyennes decouvrent que le reformisme radical devient inoperant ; ne reste que la revolution mondiale ?

Grèce : des milliers de manifestants à Athènes pour soutenir le gouvernement

Athènes - Des milliers de personnes ont répondu jeudi soir à Athènes à un appel à manifester, lancé via les réseaux sociaux, contre le chantage exercé sur le gouvernement grec après la décision de la BCE de restreindre les mécanismes de financement des banques grecques.

Les manifestants, environ 5.000 selon la police, se sont rassemblés en silence et sans banderole sur la place Syntagma devant le parlement, théâtre de grandes manifestations anti-austérité ces dernières années, pour montrer leur soutien au gouvernement de gauche Syriza qui ose défendre les intérêts des Grecs, ont indiqué de nombreux manifestants à l’AFP.

C’est la première manifestation en faveur d’un gouvernement, se réjouit Télémaque Papathéodorou, ingénieur qui est venu avec son amie Dimitra Spyridopoulou, avocate.

Enfin un gouvernement qui respecte les engagements de son programme électoral et défend les intérêts de notre pays, souligne cet ingénieur trentenaire.

Aucun chantage ! Dignité maintenant, proclamait notamment l’appel à manifester posté sur Facebook.

Cette manifestation intervient à l’issue d’une tournée, au bilan mitigé, du Premier ministre Alexis Tsipras et du ministre grec des Finances Yanis Varoufakis à Rome, Paris, Bruxelles et Berlin pour rallier des soutiens à leur projet de renégociation de la dette grecque.

La décision soudaine de la BCE, mercredi soir, de priver les banques grecques d’un de leurs outils de financement a jeté une ombre supplémentaire sur l’entreprise diplomatique du gouvernement grec

La décision de la BCE montre la pression sur la Grèce mais tout ça n’est rien face aux problèmes des gens qui ont faim ou se suicident, ajoute Dimitra Spyridopoulou.

Pour Nikoletta P., 55 ans, dont le fils a quitté la Grèce il y a un an pour trouver du travail à l’étranger, les précédents gouvernements, droite ou socialistes, parlaient de la reprise mais ils ne faisaient rien.

On ne veut pas être étranglé car ce n’est bon ni pour la Grèce ni pour l’Europe, explique cette employée d’une agence de tourisme.

On n’a rien d’autre à perdre, c’est pourquoi on défend le gouvernement, au moins ils ne vont pas brader tous les ressources publiques, note Stavroula Drakopoulou, 55 ans, institutrice.

Le gouvernement d’Alexis Tsipras a annoncé la fin de privatisations, imposées par les créanciers du pays, ainsi que des mesures pour faire face à la crise humanitaire que traverse la Grèce après six ans de récession et d’une politique d’austérité drastique en échange de prêts internationaux.

A Thessalonique, deuxième ville grecque dans le nord du pays, environ 500 personnes se sont rassemblées pour scander Non au chantage de la BCE, selon une banderole des manifestants.

http://www.romandie.com/news/Grece-des-milliers-de-manifestants-a-Athenes-pour-soutenir-le-gouvernement/562968.rom

06/02/2015 10:23 par Dwaabala

Solidarité avec le peuple grec et ses représentants.
Solidarité avec les forces de gauche qui, en France, les soutiennent.
Solidarité avec les forces populaires des différents pays européens qui soutiennent le peuple grec et ses représentants.
La partie engagée n’est pas un jeu : l’avenir de Mme Merkel compte peu au regard de celui des peuples.
Comme chacun pouvait le comprendre dès le soir des élections en Grèce, la chaîne européenne de l’organisation des capitaux a cédé sur son maillon le plus faible : il nous appartient de mesurer la portée de l’évènement dont nous ne vivons que les premières conséquences, et de prendre parti.

06/02/2015 21:57 par Archer Gabrielle

Je crois vraiment que là où il y a le choix entre la couardise et la violence, je conseillerais la violence.
MAHATMA GANDHI

« Il ne s’agit pas de faire à l’anarchie aujourd’hui, demain, ou dans dix siècles, mais d’avancer vers l’anarchie aujourd’hui, demain, toujours. » (Errico Malatesta)

Ce qui, dans tous les temps, a attaché [à la liberté] si fortement le cœur de certains hommes, ce sont ses attraits même, son charme propre, indépendant de ses bienfaits ; c’est le plaisir de pouvoir parler, agir, respirer sans contrainte, sous le seul gouvernement de Dieu et des lois. Qui cherche dans la liberté autre chose qu’elle-même est fait pour servir.” (Tocqueville)

« Aujourd’hui chaque peuple qui se dit libre doit non seulement le dire mais le montrer et le faire valoir de gré ou de force » C.C.S....

08/02/2015 22:12 par alain Harrison

Bonjour.

Dwaabala

« « La partie engagée n’est pas un jeu : l’avenir de Mme Merkel compte peu au regard de celui des peuples. » »

Le laboratoire grec

« Notre solution pour l’Europe »

Le 3 janvier, l’économiste en chef du Fonds monétaire international (FMI) concédait qu’une « erreur » avait conduit l’institution à sous-estimer l’impact négatif des mesures d’austérité qu’elle prône par ailleurs. Ce faisant, il apportait une caution inattendue à l’analyse que présente ici M. Alexis Tsipras, porte-parole de Syriza, la principale force de la gauche grecque.

par Alexis Tsipras, février 2013

Février 1953. La République fédérale d’Allemagne (RFA) croule sous les dettes et menace d’entraîner l’ensemble des pays européens dans la tourmente. Préoccupés par leur propre salut, ses créanciers — dont la Grèce — prennent acte d’un phénomène qui n’a surpris que les libéraux : la politique de « dévaluation interne », c’est-à-dire la réduction des salaires, n’assure pas le remboursement des sommes dues, au contraire.
Réunis à Londres au cours d’un sommet exceptionnel, vingt et un pays décident de réévaluer leurs exigences à l’aune des capacités réelles de leur partenaire à faire face à ses obligations. Ils amputent de 60 % la dette nominale cumulée de la RFA et lui accordent un moratoire de cinq ans (1953-1958), ainsi qu’un délai de trente ans pour rembourser. Ils instaurent également une « clause de développement » autorisant le pays à ne pas consacrer au service de la dette plus d’un vingtième de ses revenus d’exportation. L’Europe vient de prendre le contre-pied du traité de Versailles (1919), jetant les fondations du développement de l’Allemagne de l’Ouest après la guerre.
C’est précisément ce que la Coalition de la gauche radicale grecque (Syriza) propose aujourd’hui

http://www.monde-diplomatique.fr/2013/02/TSIPRAS/48724

L’Allemagne a la mémoire courte.

De même Israël :

Les frontières d’Israël ne sont pas définies et reconnues de manière unanime par la communauté internationale. Elles ont été modifiées à plusieurs reprises depuis la création de l’État en 1948.

.......

Les frontières internationalement reconnues telles que lors de son admission à l’ONU sont celles dites « de 1967 » et suivent les lignes d’armistice de la guerre israélo-arabe de 1948.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Fronti%C3%A8res_d’Isra%C3%ABl

Les conflits en Ukraine, il faut retourner à comment cela a commencé. Le déclancheur ?

Le chaos au Moyen-Orient, le déclancheur 11 septembre 2001.

Pour répondre, seul une vision globale peut nous donner accès aux tenants et aboutissants, aux causes et acteurs responsables, ainsi qu’aux solutions et alternatives.

Un rendez-vous manqué !!

Derier numéro de Charlie Hebdo : TOUT EST PARDONNÉ.

La réponse musulmane : immuable

Crimes contre l’humanité : L’ultime retour des barbares

Par Fethi Gharbi

Mondialisation.ca, 06 août 2014

« « Si la première guerre du Golfe n’était pas allée à son terme, c’était simplement pour apeurer l’Arabie Saoudite et d’autres pays de la région et de les pousser ainsi à solliciter le déploiement de l’armée américaine sur leur sol. L’épouvantail surmédiatisé d’un Saddam Hussein belliqueux et vindicatif a suffi pour jeter tous ces rois et roitelets dans les bras tendus de l’oncle Sam. Mais c’est la deuxième guerre du Golfe qui allait constituer le vrai champ d’expérimentation du chaos, une avant-première de la tragédie qui secoue aujourd’hui l’Afrique du nord et le Moyen Orient.

« « Des milliards de dollars seront investis dans la création partout dans le monde d’universités théologiques, d’écoles coraniques, de mosquées et d’institutions religieuses de toute sorte qui auront pour rôle d’encadrer les musulmans de l’intérieur ainsi que ceux de la diaspora. Il ne fallut pas plus de vingt ans pour que des couches importantes de la jeunesse arabe et islamique se soient « convertis » à l’intégrisme wahhabite. Les étasuniens n’ont plus que l’embarras du choix pour puiser parmi ses masses fanatisées autant de combattants qu’ils veulent. Des Moudjahidines de tous les coins et recoins du monde arabe et islamique sont envoyés en Afghanistan combattre les mécréants soviétiques(8). » »

Que penser de la grande amitié des US et de l’Arabie Saoudite, qui applique la charia à la lettre. Son pendant Boko Haram ????

Si vous avez vue le documentaire :

Violence, guerre et jeux vidéo. Le film examine le lien entre la violence dans les jeux vidéo et la violence dans le monde réel.

Ce que J’ai relevé, C’est l’utilisation militaire pour désensibiliser les futurs soldats.

Alors imaginez l’effet de désensibilisation chez des jeunes qui jouent régulièrement ?!?!

La déshumanisation ne passe-t’elle pas dans un premier temps, par la désensibilisation et le déni....

Le déni...

« je vous conseille de lire le chapitre 1 et 9 du livre de Jean-marie Abgrall : tous manipulés tous maniplateurs.

Nous devons veiller à ce que l’éducation soit juste (dans le sens de jutesse).

Nous avons le devoir de continuer à nous instruire, l’état du monde et des connaissances évoluent, mais il y a les connaissances de fond....

Ne mêlons pas académique (savoir faire), instruction (savoir faire des liens et questionnés) et l’éducation (savoir être et le qestionnement qui ouvre l’esprit).

Archer Gabrielle

« Aujourd’hui chaque peuple qui se dit libre doit non seulement le dire mais le montrer et le faire valoir de gré ou de force » C.C.S....

ou de force !?!?

Mais c’est le Nouvel Ordre Mondial de vous savez qui.. La guerre pour un oui pour un non...

Albert Jacquard : oui a toute la connaissance, non à toutes les réalisations.

Albert Einstein : Un problème sans solution est un problème mal posé !

Cousteau : il faut être capable de faire des liens entre des choses qui semblent ne pas en avoir.

Attention aux citations.......

Mais celle-ci est très utilisée, même si personne n’en site l’origine.

Hermann Göring

Bien entendu, le peuple ne veut pas de guerre. Pourquoi est-ce qu’un pauvre gueux dans une ferme voudrait risquer sa vie dans une guerre dont il ne peut espérer au mieux qu’il en reviendra entier ? Naturellement, le commun de la population ne veut pas de guerre ; ni en Russie, ni en Angleterre, ni en Amérique, ni, en ce qui nous concerne, en Allemagne. C’est bien entendu. Mais, après tout, ce sont les dirigeants d’un pays qui en déterminent les lignes d’action, et ce n’est jamais qu’une question simple que d’entraîner le peuple, que ce soit dans une démocrat

ie, une dictature fasciste, un Parlement, ou une dictature communiste. [...] Le peuple peut toujours être converti à la cause des dirigeants. Cela est facile. Tout ce qu’il suffit de faire, c’est de leur dire qu’ils sont attaqués et dénoncer les pacifistes pour leur manque de patriotisme qui expose le pays au danger. Cela marche de la même manière dans tous les pays.

http://fr.wikiquote.org/wiki/Hermann_G%C3%B6ring

Avons-nous des solutions et des alternatives......?

D’abord, en cherchons-nous ???

(Commentaires désactivés)