Hypocrisies médiatiques sur le Venezuela

RÉPUBLIQUE SOCIALE

Les médias français, dans leur quasi-majorité, n’ont jamais supporté l’idée d’une Révolution et d’un gouvernement populaire au Venezuela. Depuis le début, jusqu’à la mort d’Hugo Chavez, en 2013, et puis de nouveau après l’élection de Maduro, ils ont toujours cherché à décrédibiliser l’action du gouvernement et les politiques mises en place. L’actuelle conjoncture économique, les sanctions économiques, et l’embargo imposé par les mêmes qui s’offusquent ensuite des pénuries, ne font que renforcer un traitement médiatique réservé aux seuls pays qui clament leur indépendance.

Sinon, pourquoi les documentaires ou sujets à propos d’autres pays sont si rares ou bien inexistants ? La Birmanie, l’Arabie Saoudite, Israël, sont en effet tranquilles de ce point de vue là. Même quand des milliers de musulmans se font massacrés, même quand des enfants meurent chaque mois à Gaza, où la population vit dans une véritable prison à ciel ouvert, même quand des opposants sont exécutés en place publique simplement parce qu’ils étaient en désaccord avec la doctrine officielle.

Avec le Venezuela les médias français et occidentaux ont trouvé un nouveau bouc-émissaire. C’était Cuba et sa Révolution socialiste, c’est désormais Le Venezuela et sa Révolution bolivarienne. Une propagande médiatique étrangement calquée sur l’agenda diplomatique et militaire de l’OTAN et des Etats-Unis. Avec, à chaque fois, le même mode opératoire. Faire en sorte de faire passer tel pays pour le pire gouvernement et la pire dictature, afin de préparer tout le monde à l’invasion ou à la chute du gouvernement, afin d’en installer un autre bien plus docile et bien plus soumis aux exigences économiques et politiques.

A contrario, jamais il ne sera fait mention des militants chavistes, des leaders syndicaux, politiques et associatifs, ou bien des députés du PSUV, assassinés par une opposition prétendument démocratique. Ni des pillages des magasins d’Etats et des stocks de marchandises, ou de médicaments, volés et dissimulés par ceux souhaitant la chute du gouvernement légitime.

Yougoslavie, Irak, Libye, Syrie, les exemples sont innombrables et les conséquences pour les peuples terribles. Qui peut ignorer le chaos provoqué par toutes ces déstabilisations ? L’apparition de groupes terroristes comme Daesh, la fuite forcée de millions de personnes de leur pays, l’apparition de trafics d’armes, de drogues, et d’humains. Ceux qui ont légitimé ces interventions, Etats-Unis en tête, souhaitaient, selon leurs dires, apporter démocratie et paix. Ils n’auront emmené que destruction, misère et mort. Pourtant, ils sont bien rares parmi la minorité bien-pensante qui se relaie sur les plateaux de télévisions à dénoncer de tels agissements. Ils sont bien rares à vouloir comparer les situations économiques et politiques avant et après les interventions, de même qu’ils sont bien rares à parler de la situation économique du Venezuela avant et après la Révolution.

Mais, comme il y a quelques mois au Nicaragua, les déstabilisateurs échoueront à renverser le gouvernement légitime et élu. L’Amérique latine va vivre une année charnière avec plusieurs élections qui donneront une indication. Soit des gouvernements progressistes reviendront au pouvoir, soit l’impérialisme américain mettra de nouveau sa patte sur cette région. D’où l’importance de rétablir des vérités et de soutenir les pays progressistes de la région.

 https://republiquesocialeblog.wordpress.com/2019/02/10/hypocrisies-mediatiques-a-propos-du-venezuela/

COMMENTAIRES  

11/02/2019 11:33 par CN46400

Lu dans Vénézuéla-infos un point de vue qui ne manque pas de pertinence. A toutes les raisons connues que le capitalisme US a à ne pas vouloir que du bien aux bolivariens, il convient d’ajouter cette espèce de résurrection de l’idée "socialiste" qu’il faut constater aux USA même. Et qui trouble pas mal de sommeils à deux années de l’élection présidentielle de 2020. Même si Sanders se tiens assez loin des bolivariens, force est de constater qu’il ne sera peut-être pas suffisant, comme en 2016, de trafiquer les primaires démocrates pour écarter le vieux socialiste de la course finale.
Dire, et écrire, autant de mal que possible des bolivariens, est donc aussi un moyen de grimer Sanders et la spectaculaire équipe qui est en train de se constituer autour de lui. Sur quoi s’appuie-t-elle ? Sur la misère blanche qui est massive dans certains endroits, sur les minorité ethniques, qui sont en train de devenir, globalement, majoritaires et sur les femmes qui se mettent, en nombre, à courir après leurs droits élémentaires.
Comme quoi, il n’y aurait, au Vénézuéla, pas que du pétrole....

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