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L’Occident s’emploie à installer le chaos au Sud de la planète (Dissident Voice)

La crise économique qui a commencé en 2008 et que la presse occidentale nous a dûment décrite comme imprévisible et complètement imprévue était en fait tout sauf cela. En effet le cycle capitaliste d’expansion et de récession s’est répété si souvent pendant des siècles que son existence est ouvertement admise par tous les économistes, y compris ceux de la pensée régnante, qui l’appellent par euphémisme, le "cycle des affaires". Seuls ceux qui tirent profit de notre ignorance de cette dynamique — les profiteurs milliardaires et les laquais qu’ils se paient dans les médias et au gouvernement — essayent de le nier.

Une dépression se produit lorsque la "production dépasse la demande" c’est à dire quand les gens n’ont plus les moyens d’acheter tout ce qui est fabriqué. C’est inévitable dans un système capitaliste où les moyens de production sont privatisés parce que la classe laborieuse mondiale dans son ensemble n’est jamais assez payée pour pouvoir acheter tout ce qu’elle fabrique collectivement. Les produits non vendus commencent donc à s’accumuler et les installations de production — usines, etc, — sont fermées. Les employés sont licenciés, leurs revenus diminuent et le problème s’aggrave. C’est exactement ce qui se passe en ce moment sous nos yeux.

Dans de telles circonstances les opportunités d’investissements profitables se tarissent — les détenteurs de capital ne trouvent plus d’endroits sûrs où placer leur argent. Pour eux, c’est la crise — et non le chômage, la famine, la pauvreté, etc (qui après tout demeurent un trait endémique de l’économie capitaliste mondiale même pendant les "périodes de boum" quoiqu’un peu atténué). Les gouvernements sous leur contrôle — par l’intermédiaire des médias qu’ils possèdent, de la spéculation sur la monnaie et du contrôle de l’économie — s’efforcent alors de leur trouver de nouveaux domaines d’investissement rentables.

Une manière de le faire est de détruire les services publics et de créer de la sorte des opportunités d’investissement dans les compagnies privées qui les remplacent. Dans l’Angleterre des années 1980, Margaret Thatcher a privatisé l’acier, le charbon, le gaz, l’électricité, l’eau et beaucoup d’autres choses encore. Cela a rapidement plongé des millions de personnes dans le chômage à mesure que les usines et les mines fermaient et sur le long terme cela a provoqué l’augmentation massive des prix des services de première nécessité. Mais cela a eu l’effet désiré —cela a fourni des opportunités d’investissements rentables (pour ceux qui avaient du capital à placer) à un moment où de telles opportunités étaient rares et a créé une source de fabuleux profits sur le long terme. Cet été par exemple, l’ancienne compagnie de gaz publique Centrika a encore augmenté ses prix de 18% pour arriver à 1,3 milliards de livres de profit. Cette hausse provoquera la mort de milliers de retraités qui ne pourront pas se chauffer cet hiver, mais le gaz —comme tout ce qui existe dans le système capitaliste — n’est pas là pour fournir de la chaleur mais pour augmenter le capital.

Au sud de la planète, la privatisation a été plus féroce encore. les organismes comme le FMI et la Banque Mondiale ont utilisé le levier du mécanisme de l’extorsion par la dette (selon lequel les taux d’intérêt étaient indexés sur des prêts impossibles à rembourser contractés par des dirigeants corrompus sur l’ordre des gouvernements occidentaux et qui ont rarement bénéficié aux populations) pour forcer les gouvernements d’Asie, d’Afrique et d’Amérique Latine à réduire des dépenses publiques aussi essentielles que l’éducation et la santé ainsi que les subventions à l’agriculture. C’est une des principales causes de l’incroyable taux de mortalité infantile, des décès dus à des maladies évitables et de l’épidémie de Sida qui sévit en Afrique. Mais cette fois encore le but recherché par ceux qui orientent la politique a été atteint : de nouveaux marchés ont été créés et ceux qui possédaient d’énormes réserves de capitaux pouvaient désormais les investir dans des entreprises privées qui offraient les services que l’état n’assurait plus. Cela a donné une nouvelle vie au système du profit et le spectre de son effondrement a été écarté une fois de plus.

Lorsque la Banque Mondiale a fait fermer le service de rationnement et de distribution de grain du gouvernement indien, elle a mis fin à un système qui fournissait du grain à un prix raisonnable à tous les citoyens indiens et elle a permis aux compagnies privées de venir vendre leur grain à des prix infiniment supérieurs (parfois 10 fois plus cher). Un grand nombre d’Indiens n’ont pas pu acheter de grain et 200 millions de gens sont actuellement menacés de famine en Inde, mais les multinationales qui détiennent les stocks de grain ont fait des profits énormes — et c’est ça l’essentiel.

Cette série de privatisations à partir des années 1980 a cependant été si exhaustive que lorsque la crise de 2008 est arrivée, il ne restait que quelques fonctions étatiques à privatiser. Créer des opportunités d’investissement est devenu beaucoup plus difficile qu’il y a 30 ans parce qu’une grande partie de ce qui est potentiellement lucratif est déjà exploité au maximum.

En Europe ce qui reste des services publics est démantelé en toute hâte par les dirigeants politiques de droite, trop heureux de privatiser ce qu’il en reste, et ceux qui spéculent sur la monnaie se servent de leur pouvoir de nuisance pour détruire les pays qui tentent de résister. David Cameron, dans le droit chemin de ce qui a été imposé au Sud de la planète ces dernières dizaines d’années, se dépêche d’ouvrir le Service National de la Santé britannique aux entreprises privées et de réduire massivement les budgets des services publics en faveur des plus démunis comme les personnes âgées et les chômeurs.

Au Sud de la planète il ne reste malheureusement presque plus rien que l’Occident puisse encore privatiser car le FMI a depuis longtemps forcé les pays qu’il tenait en son pouvoir à renoncer complètement à leurs services publics.

Mais il y a une chose qui, si elle était entièrement privatisée dans le monde, engendrerait des profits à côté desquels les profits réalisés sur des nécessité de base comme la santé et l’éducation paraîtraient ridicules. Il s’agit de la fonction la plus centrale et essentielle de l’état, sa seule raison d’être, en fait : la sécurité.

Les multinationales de sécurité privée sont un des rares secteurs en croissance dans une époque de récession globale où l’augmentation du chômage et de la pauvreté génèrent le chaos et l’agitation sociale et où ceux qui ont de la fortune se demandent comment protéger leurs biens et leur vie. De plus, comme l’économie chinoise progresse à pas de géants, la supériorité militaire est en passe d’être le seul "avantage compétitif" de l’Occident — le seul domaine dans lequel sa compétence est vraiment supérieure à celle de ses rivaux. Transformer cet avantage en opportunités d’investissements et de profits à grande échelle est aujourd’hui une des tâches principales des leaders occidentaux.

Selon un article récent du Guardian, la firme de sécurité privée anglaise Group 4 est désormais "le plus grand employeur du secteur privé en Europe" avec 600 000 employés — 50% de plus que le total des forces armées françaises et anglaises combinées. Avec une croissance de 9% dans son département "nouveaux marchés" l’année dernière, l’entreprise a "déjà bénéficié des soulèvements en Afrique du Nord et au Moyen-Orient". La Libye est une aubaine pour Group 4 maintenant que la sécurité n’y est plus de tout assurée probablement pour des dizaines d’années grâce à la destruction par l’OTAN des forces armées et de tout l’appareil d’état du pays. Comme la guerre entre les factions rebelles rivales a remplacé l’état de droit et qu’il n’y a aucun espoir qu’une police gouvernementale puisse fonctionner dans un avenir proche, les Libyens qui ont réussi à atteindre des positions de pouvoir ou de richesse auront sûrement besoin de s’assurer les services d’entreprises privées de sécurité pendant encore de nombreuses années.

Quand Philip Hammond, nouveau Secrétaire à la Défense britannique et homme d’affaires multi-millionaire, a suggéré que les entreprises britanniques "fassent leur valises pour aller en Libye" il ne pensait pas seulement aux entreprises spécialisées dans la reconstruction et le pétrole, il voulait aussi parler des entreprises privées de sécurité.

Les entreprises militaires privées deviennent aussi d’énormes multinationales — la plus célèbre est la compagnie étasunienne Blackwater, rebaptisée Xe Services après que son nom soit devenu synonyme des massacres commis par ses forces en Irak. Aux Etats-Unis, Blackwater a déjà relayé l’état dans beaucoup de ses fonctions régaliennes — elle a facturé ses services au Département de la Sécurité Intérieure 1000 dollars par jour et par personne à la Nouvelle Orléans après l’ouragan Katrina par exemple. "Quand vous avez un courrier urgent, utilisez-vous le service postal ou FedEx ?" a demandé Erik Prince, le fondateur et président de Blackwater. "Le but de notre entreprise est de faire dans le domaine de la sécurité ce que FedEx a fait pour la distribution du courrier". Un autre officiel de Blackwater a déclaré que "aucun d’entre nous n’aime l’idée de tirer profit de la dévastation. C’est tout à fait déplaisant. Mais c’est la réalité. Les docteurs, les hommes de loi, les employés des pompes funèbres et même les journalistes, gagnent tous leur vie parce que des choses pénibles se produisent. C’est pareil pour nous, il faut bien que quelqu’un fasse ce travail".

Cela devient dangereux quand le climat économique est tel que la gouvernement le plus puissant du monde croit devoir faire de son mieux pour créer de telles opportunités pour ses entreprises. Pendant la guerre froide, l’armée étasunienne a oeuvré (et continue à oeuvrer) pour maintenir le Sud de la planète dans la pauvreté en attaquant tout gouvernement qui essayait sérieusement d’améliorer le sort du peuple et en imposant des dirigeants qui écrasaient les syndicats et tenaient la population en respect. Cela a crée des opportunités d’investissement parce que cela a maintenu la plus grande partie de la force de travail mondiale dans des conditions si désespérées qu’elle était prête à travailler pour rien. Mais maintenant ça ne suffit plus. En période de récession, le fait que la main d’oeuvre soit bon marché ne sert plus à rien si personne n’achète plus vos produits. Pour créer des opportunités pour leurs entreprises — un grand marché mondial pour ses services militarisés — les gouvernements occidentaux doivent faire régner non seulement la pauvreté mais la dévastation. Le chaos est le meilleur moyen de transformer leur compétence en matière de sécurité en une opportunité commerciale susceptible de devenir une voie royale d’investissements au moment où toutes les autres sources de profit se tarissent.

Comme le Times l’a écrit récemment, "dans l’Irak d’après guerre, la branche d’affaires qui a fait un bond spectaculaire n’est pas le pétrole. C’est la sécurité". En Irak comme en Afghanistan, une situation d’insécurité et de guerre civile chronique et persistante a été créée par une méthode très précise. D’abord on détruit complètement le pouvoir gouvernemental existant. Ensuite on rend impossible le recours aux compétences locales pour reconstruire l’état en empêchant les anciens officiels de travailler pour le nouveau gouvernement (un procédé qu’on a baptisé en Irak la "dé-Ba’athisation). En même temps, on bannit l’ancien parti au pouvoir — la formation politique la plus importante et la mieux organisée du pays — et comme il ne peut plus jouer aucun rôle dans le processus politique, il n’a d’autre choix que de prendre les armes pour avoir de l’influence, condamnant de ce fait le pays à la guerre civile. Ensuite on attise le sectarisme le plus virulent ainsi que les divisions existantes qu’elles soient religieuses, tribales ou ethniques, la plupart du temps par des opérations clandestines des services secrets occidentaux. Enfin on privatise toutes les ressources, ce qui engendre des niveaux dangereux de chômage et d’inégalités chroniques. La situation est sans issue car ceux qui ont un diplôme ou une qualification — et qui ont aussi des moyens et des relations — émigrent, laissant derrière eux une pénurie catastrophique en main d’oeuvre qualifiée et une société qui a encore moins de chance de sortir du chaos.

L’instabilité ne s’arrête pas aux frontières du pays qui a été détruit. Dans un effet domino d’un superbe cynisme, par exemple, l’agression contre l’Irak a aussi contribué à déstabiliser la Syrie. Trois quart des 2 millions d’Irakiens qui fuyaient la guerre en Irak se sont réfugiés en Syrie accentuant la pression sur l’économie syrienne qui est une des causes principales de l’agitation actuelle dans ce pays.

La destruction de la Libye sera aussi un important facteur de chaos dans la région. Selon la Mission de soutien à la Libye de l’ONU "la Libye avait accumulé de grandes quantités de Manpads (des missiles anti-aériens) provenant de tous les pays qui en fabriquaient. Bien que des milliers d’entre eux aient été détruits pendant les 7 mois d’opérations de l’OTAN, on craint de plus en plus que ces systèmes de défense portables n’aient été pillés et ne prolifèrent tout comme les munitions et les mines, augmentant de la sorte le risque potentiel d’instabilité locale et régionale". Par ailleurs, un grand nombre de pays africains instables jouissent actuellement d’une paix fragile garantie par des forces de paix dans lesquelles les troupes libyennes jouaient un rôle central. Le retrait de ces troupes pourrait bien nuire au maintien de la paix. De plus la Libye de Kadhafi avait généreusement contribué à des projets de développement africains ; une politique qui ne sera certainement pas reconduite par le CNT — avec là encore des conséquences potentielles de déstabilisation.

Il est clair qu’un politique de destruction et de déstabilisation n’alimente pas seulement le marché de la sécurité privée mais aussi les ventes d’armes — et dans ce domaine aussi les Etats-Unis, la Grande Bretagne et la France sont encore leaders. En fait une politique de dévastation au moyen de guerres éclairs est en parfaite adéquation avec les trois objectifs stratégiques à long terme des planificateurs occidentaux :

1. Accaparer une part aussi grande que possible des ressources mondiales qui commencent à diminuer, et surtout le pétrole, le gaz et l’eau. Le gouvernement d’un pays dévasté est à la merci d’une puissance occupante en matière de contrats. La Libye de Kadhafi, par exemple, avait réussi à passer des accords sur le pétrole notoirement exigeants avec les puissances occidentales — en profitant de la hausse du pétrole en 1973 et à nouveau en 2009 au point d’être accusé par le Financial Times de "Nationalisme des Ressources". Mais le nouveau gouvernement du CNT de Libye a été choisi pour sa servilité aux puissances étrangères — et il sait que le pouvoir lui serait ôté s’il cessait de servir leurs intérêts.

2. Empêcher le développement du Sud de la planète, principalement en détruisant tous les pouvoirs régionaux indépendants (comme l’Iran, la Libye, la Syrie, etc) et en déstabilisant, isolant et encerclant les puissances mondiales montantes (en particulier la Chine et la Russie).

3. Surmonter ou limiter l’impact de l’effondrement économique en utilisant leur supériorité militaire pour créer et conquérir de nouveaux marchés par la destruction et la reconstruction des infrastructures et l’élimination de la compétition.

Cette politique de dévastation totale se différencie des politiques menées pendant la guerre froide par les puissances occidentales. Pendant la guerre froide, la stratégie centrale était la même mais les méthodes différaient. On déstabilisait et envahissait régulièrement les états indépendants du Sud de la planète mais habituellement avec l’objectif d’y installer des "dictateurs complaisants". C’est ainsi que Lumumba a été renversé et remplacé par Mobutu ; Sukarno par Suharto ; Allende par Pinochet ; etc, etc. Mais le danger de cette politique "d’imposer un homme fort" était que ces hommes forts pouvaient se rebeller. Saddam Hussein en a été l’exemple parfait. Après avoir été soutenu pendant une dizaine d’année par l’Occident, il a attaqué le Koweït, un laquais de l’Occident. Les gouvernements que l’on contrôle peuvent facilement devenir incontrôlables. Cependant, aussi longtemps que les Occidentaux ont eu besoin des services que lui procuraient les armées de ces leaders (pour protéger leurs investissements, réprimer les travailleurs, etc) ; ils les ont soutenus. La crise économique qui sévit aujourd’hui en Occident nécessite des mesures plus drastiques. Et grâce au développement des entreprises privées de mercenaires et de sécurité, les armées de ces hommes forts deviennent de plus en plus inutiles.

Le Congo est un bon exemple. Pendant 30 ans, les puissances occidentales ont soutenu la loi d’airain de Mobutu Sese Seko sur le Congo. Puis, au milieu des années 1990, elles l’ont laissé renverser. Cependant, au lieu de laisser les forces de la résistance congolaise prendre le pouvoir et établir un gouvernement, elles ont sponsorisé une invasion du pays par l’Ouganda, le Rwanda et le Burundi. Bien que ces pays aient largement retiré leurs milices, l’Occident a continué à sponsoriser des milices qui ont empêché le pays de connaître un seul instant de paix en 15 ans, ce qui a engendré le plus grand massacre depuis la seconde guerre mondiale : environ 5 millions de morts. Comme le gouvernement est dans l’incapacité totale de fonctionner, les entreprises occidentales qui pillent les ressources du Congo ont pu le faire à peu près gratuitement. Bien que le Congo soit le plus grand fournisseur de coltane et de cuivre, entre autres métaux précieux, le montant total des taxes perçues par le pays sur ces produits en 2006-2007 a été d’à peine 32 millions de livres. C’est sûrement beaucoup moins que n’importe quel marionnette néo-coloniale aurait exigé.

Cela change complètement le sens du mot "gouvernement". Au Congo, les efforts du gouvernement pour stabiliser et développer le pays ont été réduits à néant par les stratégies de déstabilisation de l’Occident et de ses hommes de main. En Afghanistan, tout le monde sait que la signature du gouvernement ne signifie rien en dehors de Kaboul, et encore. Mais justement c’est ça le but. Le rôle des gouvernements imposés à l’Afghanistan, l’Irak et la Libye, comme celui qu’on essaie d’imposer à la Syrie, n’est pas de gouverner ni de fournir aux populations ce dont elles ont besoin — et pas même la sécurité minimale. Ils sont là pour donne une apparence de légitimité à l’occupation d’une pays et pour octroyer des contrats d’affaires au pouvoir colonial. Ils n’ont absolument aucune autre fonction, du moins aux yeux de leurs sponsors.

Il va sans dire que cette politique de dévastation transforme les pays qui en sont victimes en enfers. Après plus de 30 de déstabilisation occidentale et 10 ans d’occupation, l’Afghanistan a les plus mauvais indices dans toutes les statistiques disponibles sur le développement avec une espérance de vie de 44 ans, et un mortalité des enfants de moins de 5 ans de un sur quatre. Mathew White, un professeur d’histoire qui vient de publier une étude des pires atrocités commises dans l’histoire dit dans sa conclusion qu’il ne fait pas de doute que "le chaos est beaucoup plus meurtrier que la tyrannie". C’est une parole de vérité que beaucoup d’Irakiens peuvent confirmer.

Dan Glazebrook

Dan Glazebrook écrit pour le Morning Star et il fait partie de l’équipe éditoriale des publications OURAIM. 

Pour consulter l’original : http://dissidentvoice.org/2011/12/the-west-aims-to-turn-the-entire-global-south-into-a-failed-state/

Traduction : Dominique Muselet pour LGS

COMMENTAIRES  

15/01/2012 17:42 par babelouest

Ferai-je entendre ma voix pour un simple point de détail ? L’Occident est un terme très inadéquat pour des Russes, des Chinois, des Indonésiens... On a longtemps parlé de l’opposition nord-sud. Même le titre de cet article atteste de l’origine généralement méridionale des opprimés. C’est pourquoi désormais, je pense qu’il vaut mieux parler du Nord : il comprend toute la partie septentrionale de l’Amérique, même le Québec malgré les résistances des souverainistes ; le Royaume Uni ; une partie de l’Europe, la moins exposée au soleil d’une façon générale ; et puisqu’il faut des exceptions, l’Australie qui n’est de toute façon qu’à l’ouest d’elle-même.

Le Nord, c’est la froideur des financiers, c’est l’inflexibilité de la glace, c’est la mort. Le Nord, c’est le triomphe de l’idéologie anglo-saxonne sauvage, brutale, c’est la Horde à l’état pur qui fait trembler meutes de loups et familles d’ours. Le Nord, c’est le contraire de l’amitié, de la convivialité, c’est la pudibonderie recouvrant la bestialité. C’est le terrifiant Homme Nouveau. Il ne s’agit pas de race bien entendu, mais d’une pseudo-civilisation partie du rien qui restait quand elle a fini de massacrer ces respectueux de la Nature qu’étaient les Amérindiens. Une arme en guise de cerveau, en quelque sorte.

Le Nooooord ! La civilisation du Néant.

15/01/2012 18:57 par yapadaxan

Cet article décrit on ne peut mieux la nature réelle de nos démocraties. Leur nature mais aussi leurs exactions. Du coup, on réalise ce que peuvent être les ONG et les discours fleuves à propos des conquêtes démocratiques.

Petit à petit, les pays tombent et leur démocratisation n’existe que dans nos media qui mentent afin que les peuples des pays occidentaux acceptent les guerres lointaines, voire les soutiennent, même si, par contre coup, ces peuples agissent ce faisant contre eux.

Conquérir des marchés à l’étranger au moyen des guerres revient à conquérir les destinations aux futures délocalisations, créant toujours plus les conditions d’un chômage de masse, de paupérisation et déréliction des sociétés en question. Lesquelles s’accompagnent d’insécurité et de la nécessité de transformer le pays en Etat policier.

Aujourd’hui, c’est le peuple qui est demandeur. Face à l’insécurité montante, il exige toujours plus de police.

Se poser la question d’une dicature planétaire est de moins en moins incongru.

16/01/2012 05:37 par babelouest

En tout cas, Yapadaxan, je ne sais pas si tout le monde a la même impression, mais quand je croise des policiers je crains toujours le pire, venant d’eux. En revanche, passer dans des quartiers dits "difficiles" ne me dérange pas, à un détail près : c’est pour les habitants de ces quartiers qu’effectivement cela doit être bien difficile.

16/01/2012 09:48 par Clyde Barrow

@ Babelouest

Le Nord, c’est le contraire de l’amitié, de la convivialité, c’est la pudibonderie recouvrant la bestialité. C’est le terrifiant Homme Nouveau. Il ne s’agit pas de race bien entendu, mais d’une pseudo-civilisation partie du rien qui restait quand elle a fini de massacrer ces respectueux de la Nature qu’étaient les Amérindiens. Une arme en guise de cerveau, en quelque sorte.

Vous vous trompez. Cette obsession anti US est une erreur. L’ennemi ce n’est pas les Etats-Unis, c’est le capitalisme. Parler d’Occident ou de Nord ne veut rien dire. Le Japon ou la Corée du sud, font autant de dégâts que les autres.

La civilisation US n’est pas plus mauvaise qu’une autre, de toute façon on n’a pas à juger de la supériorité ou de l’infériorité d’une civilisation et donc d’un peuple, parce que ça s’apparente à du racisme. Encore faudrait il bien connaitre la dite civilisation, ce qui ne semble être votre cas, si j’en juge sur ce que vous écrivez ici à longueur de commentaires.

Le massacre des amérindiens n’est pas plus grave que le massacre des aztèques par les espagnols, ou des africains par les français et les anglais. Pourquoi ne parler que du massacre des indiens par les américains à longueur de commentaires ?

L’ennemi ce n’est pas un pays, l’ennemi c’est le capitalisme. L’ennemi c’est une minorité de gens fortunés qui corrompent les démocraties, ce qui est fatalement produit par le capitalisme à outrance. L’ennemi est chez nous, il n’est pas qu’aux USA. Commençons par nous débarrasser de l’ennemi qui est chez nous, au lieu de nous focaliser sur les américains. Les Etats-Unis d’aujourd’hui et leur politique ne sont que le produit du capitalisme et de la corruption qu’il engendre.

Je vous signale qu’aux Etats-Unis, de plus en plus de gens luttent contre le capitalisme et la corruption. Ne les oubliez pas en mettant tous les américains dans le même sac comme vous le faites. Il y a eu et il y a des manifestations, les dernières en date dans le mouvement occupy Wall-Street.

Donc fustiger les américains comme vous le faites en permanence à longueur de commentaires et une insulte aux américains qui se battent dans la rue pendant que vous pérorez sur le net. Quant au massacre des amérindiens, les américains ne vous ont pas attendu pour le déplorer et n’ont pas besoin de vos leçons.

Et en France elles sont où les manifs anti-capitalistes ? Sur Facebook ?

Et pour ce qui est des conflits Nord-Sud, regardez un peu ce que fait la France en Afrique depuis des années, au lieu de tout mettre sur le dos des américains. Je vous signale que la Françafrique, avec la corruption généralisée qui va avec, est le pur produit du gaullisme, que les USA ne sont jamais intervenu là dedans, que ça dure depuis des décennies sans que ça semble gêner grand monde en France. C’est vrai que c’est plus confortable de taper sur les américains.

16/01/2012 12:15 par legrandsoir

C’est vrai que c’est plus confortable de taper sur les américains.

Pardon, mais l’antiaméricanisme est un art de savoir-vivre.

16/01/2012 12:54 par Clyde Barrow

@ Le Grand Soir

"Prolétaires de tous les pays, unissez vous", disait l’autre.

Si vous croyez que vous y arriverez avec de l’antiaméricanisme primaire issue d’analyses toutes aussi primaires, vous vous mettez le doigt dans l’oeil.

Au contraire même, la division des peuples ne fait que servir le capitalisme.

16/01/2012 13:42 par legrandsoir

On a bien remarqué que vous avez subrepticement ajouté le mot "primaire" derrière "antiaméricanisme" et "analyse" - canaillou, va.

Notre antiaméricanisme n’est pas primaire, il est réfléchi, raisonné, justifié, assumé et total. Et il vise exactement ce qu’il vise et pas ce que certains croient qu’il vise.

"Prolétaires de tous les pays, unissez vous", fait partie des citations affichées régulièrement par LGS.

16/01/2012 14:05 par Anne W

@ aux précédents
Vu de Belgique... j’ai le même sentiment que Babel. Je me suis toujours senti assez à l’aise dans des quartiers réputés insécures...mais j’ai remarqué que souvent ceux qui se font agresser dégagent une aura de mépris et/ou de peur... incroyable comme un bonjour et un sourire peuvent dissoudre les tensions (ceci dit elles montent et je ne sais pas si cela va continuer...)
Et depuis quelques temps, je n’ai vraiment plus confiance dans la police de mon pays. Il y a un noyautage d’extrême-droite au sein des forces de police qui se traduit dans les faits par des débordements de violence bestiale aggravée. Maintenant il faut reconnaître que les premiers à s’en plaindre sont les flics qui ont une autre conception du métier... eux c’est au quotidien qu’ils ont a côtoyer des monstres, leurs collègues mais aussi parfois leur supérieurs.
C’est un grand changement vécu par mon entourage également... aujourd’hui on peut redouter les keufs sans avoir rien à se reprocher.... une police raciste, anti-pauvres, anti-sdf, anti marginaux ; ; ; voilà qui promet pour la suite...

16/01/2012 14:37 par Clyde Barrow

@ le Grand SOir

En l’occurrence je parlais de l’antiaméricanisme primaire issue de l’analyse primaire de Babelouest.

Pour vous, je vous laisse le bénéfice du doute, tout en remarquant que vous défendez les propos de Babelouest.

Parce que la tirade de Babelouest parlant de "pseudo civilisation", de "horde" et que sais je encore, insulte tout un peuple. En ce sens ce genre de tirade est contre productive.

Vous remarquerez que Fidel Castro ou Chavez parlent la plupart du temps de "l’administration US", jamais du peuple US. Il ne se permettent pas de juger la civilisation US, ni d’insulter le peuple américain. Contrairement à Babelouest.

Il ne suffit pas de désigner un bouc émissaire, en l’occurence "les américains". L’ennemi c’est le système capitaliste, dont les USA ne sont qu’un avatar parmi d’autres. Parce que s’il suffit de parler du massacre des indiens, il faudra aussi taxer de pseudo-civilisation toute l’Amérique Latine, Cuba et Venezuela compris.

Il faut faire attention aux termes que l’on emploie, on ne peut pas dire n’importe quoi.

16/01/2012 14:46 par legrandsoir

votre commentaire de 16/01/2012 à 12:54 s’adressait bien à LGS ?

16/01/2012 14:41 par yapadaxan

L’anti américanisme ne vise nullement la civilisation US et encore moins les prolétaires de ce pays. Il dénonce l’impérialisme. Les différentes guerres et dictatures.

L’impérialisme US, c’est tout à la fois le sort fait aux travailleurs et aux chômeurs ainsi que les morts afghans, irakiens ou les menaces directes contre l’Iran. Ce sont ces ogives nucléaires pointées sur des pays et qui sont, déjà , des menaces de guerre, sinon la guerre elle même.

C’est la crise économique systémique et mondiale qui crée le chômage et la misère.

16/01/2012 15:13 par Clyde Barrow

@ legrandsoir

votre commentaire de 16/01/2012 à 12:54 s’adressait bien à LGS ?

Tout à fait oui, mais dans le cadre du commentaire de Babelouest.

Parce que entre l’antiaméricanisme qui consiste à dénoncer l’administration et la politique des USA, que je pratique aussi, et l’antiaméricanisme primaire qui consiste à rejeter en bloc tout ce qui vient des USA, je fais une différence. Pas vous ?

Il me semblait aussi qu’on ne pouvait pas laisser dire n’importe quoi sur un site de la tenue du GS.

Donc ça ne me dérange absolument pas qu’on critique l’administration et la politique des USA, au contraire même, je serai le premier à le faire, seulement il faut éviter les amalgames, les critiques débiles sur la civilisation, le peuple, ou sur la langue et sa prononciation comme j’ai pu le voir par ailleurs. Il me semble que tout cela est contre-productif.

16/01/2012 17:27 par Safiya

@ Clyde Barrow

Ce n’est pas être raciste que de haïr les Etatsuniens car, ici, Babelouest ne fait pas de "l’antiaméricanisme primaire issue d’une analyse primaire", il fait montre, au contraire, qu’il ne réagit pas par "réflexes pavloviens". l"hégémonie culturelle américaine n’a pas eu prise sur lui, il est lucide et ce qu’il exprime là , j’y souscris à 1000% !

comment ne pas haïr les Américains, ces prédateurs en puissance, exterminateurs des Sioux jusqu’au dernier des Mohicans, esclavagistes et racistes avec leur ku klux klan de sombre mémoire, voleurs de terres (la moitié du Mexique annexée qui est aujourd’hui les Etats du Nouveau-Mexique, de l’Utah, de la Californie, de l’Arizona et d’une partie du Colorado).

Interroger donc la situation des peuples Latinos
Interroger la plaie entretenue au Moyen-Orient et le peuple de Palestine
Interroger les jeunes du monde entier et leur addiction à Coca-Cola, Nike et à Levi’s
Intterroger le cinéma et le nombre ahurissants des films américains à l’affiche en Europe et dans le reste du monde
Interroger les série télévisées
Interroger la musique anglo-saxonne qui noie toute autre musique
Interroger les bases militaires américaines qui essaiment dans le monde
Interroger les pays qui refusent d’être sous le joug
Interroger le peuple d’Iran et ses savants assassinés
Quant à la Françafrique, elle est en passe de devenir l’Américafrique, la France et toute l’Europe ne sont que comparses aujourd’hui.

Quant à Occupy Wall-Street, ça a au moins le mérite d’exister mais pas celui d’absoudre cette immense prédation qui existe depuis 150 ans au moins mais qui tombe le masque ici et maintenant.

Comment reprocher à Babelouest de fustiger les Américains et vous permettre de le fustiger ?

Si Babelouest est pour vous un raciste, c’est donc que je le suis aussi et comprenne qui pourra ou qui voudra !!!
A bon entendeur, salem !

16/01/2012 19:00 par babelouest

@ Clyde Barrow
Je ne critique pas les habitants des États-Unis en tant que tels, c’est évident.

En revanche, la façon dont ils sont soumis à la propagande dès leur plus jeune âge, encore plus qu’ici, et surtout depuis plus longtemps, les fragilise, et leur précarisation matérielle intensifie largement cette fragilisation. D’où des dérapages évidemment plus fréquents, que le culte des armes sous-jacent et autorisé par le Second Amendement rend encore plus fatals. Bien entendu, leur "élite" je ne dis pas est moins soumise à ces pressions, mais en subit d’autres plus subtiles encore. J’ai beaucoup discuté avec un français qui a vécu vingt ans aux States, et cela a conforté certaines données que j’avais auparavant, tout en nuançant d’autres.

C’est cette "élite", non celle intellectuelle qui a une ouverture d’esprit même mâtinée des données du cru, mais celle des écoles de commerce qui ne connaît rien d’autre ou presque, qui pousse ce pays à la ruine, mais aussi tous les autres. Et parce qu’ils ont découvert un sérieux concurrent en la personne de la Chine, cela les rend d’autant plus agressifs, et capables de tout. C’est cela que j’ai dénoncé. La "piétaille" suit, réagit tant bien que mal, meurt aussi. On notera que la contagion a gagné l’Europe largement. C’est cela "le Nord". Et non plus l’Occident comme disent les journalistes.

17/01/2012 01:03 par Anonyme

- Il faut reconnaître que « Halloween » n’est pas une fête célébrée depuis des siècles autour de la méditerranée. Pourtant, ils ont essayé (sans succès) de nous l’imposer.
- Il faut reconnaître que la cuisine anglo-saxonne n’est pas très réputée dans le monde… Pourtant, ils ont essayé (sans succès) de nous imposer leur salé-sucré.
- Il faut reconnaître que les longs bains parfumés ne sont pas vraiment une spécialité anglo-saxonne. Aussi ont-ils essayé de nous imposer (avec un relatif succès, cette fois) les « douches ».
- Il faut reconnaître qu’une autre « mode » créée par les anglo-saxons, celle des couettes, n’est vraiment pas pratique. Aussi sont elles utilisées par nos populations industrieuses comme les couvertures piquées que nos grand’mères mettaient sur les lits quand il faisait froid. Car il ne fait pas TOUJOURS froid, au Sud.
- Il faut reconnaître que la sieste quand il fait brûlant dehors est une chose qui peut être divine. Au secours ! Ils ont essayé de la supprimer en mettant des « clim’ » consommatrices d’électricité nucléaire partout ! Pas seulement dans les voitures !
- Il faut reconnaître aussi que la manière cow-boy de régler le moindre confit avec un pistolet, la violence de l’assassinat en d’autres termes, a bien servi à tuer des Amérindiens (oui, encore, car les Espagnols, les Portugais, aussi européens et colonisateurs que les Anglais n’ont rien à voir ici) mais n’est pas aussi courante en dehors de l’Amérique. Pourtant ils veulent aussi nous l’imposer. Ne serait-ce que par policiers interposés.

Que les anglo-saxons, Américains et autres Anglais gardent leur « culture » à l’intérieur de leurs frontières, les étrangers qui y viennent en visite s’y adapteront volontiers car volontairement et en connaissance de cause. Mais qu’ils veuillent l’imposer par la force ou la persuasion au monde entier, là … c’est à se demander s’ils ne la croient pas, en définitive et comble du ridicule, « supérieure » !

Il est à craindre, cependant, qu’ils ne se rendent pas compte tout seuls que cette culture est comme les autres, relative et marquée par son histoire et celle de la population qui la transmet. Et qu’ils ne fassent beaucoup de morts en tentant de l’imposer, comme d’habitude, par la force des armes, en se liant avec tous les malfrats qui pratiquent, entre autres, ce genre commerce.

En un mot comme en cent : Yankee, go home !

17/01/2012 02:15 par emcee

Curieux, tout de même, le billet parle des crimes dus à l’idéologie capitaliste de l’Occident (donc, nous sommes tous concernés), et voilà que cela devient, dans les commentaires, une diatribe contre les "Américains", ou plutôt, les anglo-saxons", avec force préjugés, stéréotypes et contre-vérités.
Cela devient une habitude par ici, ces règlements de comptes irrationnels contre les "Américains".
Parce qu’évidemment les « Américains » sont tous pareils et il faut tous les condamner en bloc ; d’ailleurs, ce sont bien eux tous qui s’y sont mis pour assassiner jusqu’au dernier des Mohicans.
En plus, de savoir qu’on peut s’afficher "antiaméricain", cela nous désinhibe complètement pour les autres. On va pouvoir se lâcher.
Par exemple, quand nous critiquons le gouvernement français, n’ayons plus peur de dire que nous sommes "anti-français". D’ailleurs certains ne se gênent pas pour le faire.
Nous pourrons, ainsi, également nous proclamer anti-arabes, antimusulmans, anti-israéliens, ou anti-juifs, anti-russes, ou autres.
Et qu’on ne me dise pas que ce n’est pas ce qu’on voulait dire : l’antiaméricanisme, tel qu’il est commenté ici par certains, c’est bel et bien la haine des "Américains", sans discrimination. Les mots sont importants.
Or, ils oublient que parmi ces "Américains, il y a, entre autres :
46 millions d’entre eux (15% de la population) qui vivent sous le seuil de pauvreté aux Etats-Unis - qui survivent parce qu’on veut bien encore leur donner des bons d’alimentation - et parmi lesquels les Hispaniques et les Afro-Américains atteignent des taux supérieurs à 25% ;
Des Noirs qui ont subi des siècles d’esclavage, de lynchages, de sévices, de brimades, et qui constituent, aujourd’hui, 40% de la population carcérale ;
Une population amérindienne qui survit à peine dans le pays de ses ancêtres.
Des Latinos, qui subissent les discriminations, voire, pour certains, les incarcérations (plus de 15% des détenus en prison sont latino), ou, pour les sans-papiers, la détention dans des centres de rétention, quand on ne leur tire pas dessus à la frontière ;
Mais aussi, des Blancs, "anglo-saxons" ou autres, dont l’immense majorité n’est pas responsable de la situation actuelle de la planète, et qui subissent le même sort que les précédents ;
Des centaines de milliers de gens qui ont tout perdu et dont la maison a été saisie ;
Et tous ceux qui n’ont pas d’assurance maladie parce que c’est inabordable, ou qui n’ont pas les moyens de se soigner, sauf à finir ruinés, mais qu’est-ce qui est préférable ? ;
Des US Américains progressistes, voire radicaux, qui combattent la politique des Etats-Unis, qui protestent contre les guerres impérialistes, contre le blocus à Cuba, contre Wall st, contre les injustices, les inégalités, les abus, les tortures, etc..
Tous ces gens-là n’ont pas vendu de boisson gazeuse, de malbouffe ou de chaussures de sport à toute la planète, ils n’ont pas donné leur aval pour que leur pays aille en envahir d’autres, ils n’ont tiré aucun profit de ce que les multinationales ont vendu sur les cinq continents. Pire encore, ce sont ces dernières qui les ont mis sur la paille en leur confisquant leur travail et en leur faisant payer de plus en plus cher ce à quoi ils devraient avoir droit : un toit, de la nourriture et des vêtements, ainsi que l’accès aux soins et à l’éducation. .
Alors, oui, c’est "primaire" de se dire antiaméricain, parce que les Etats-Unis ne sont pas constitués de 300 millions d’élus millionnaires et de leurs serviteurs, aux ordres de multimilliardaires dont le terrain d’action est la terre entière, et qui ne privilégient pas plus leur population que les autres.
Pendant que des Américains, de tous âges et de toutes couleurs, se révoltent ensemble depuis des mois contre les grands groupes financiers qui dépouillent 99% de la population, nous, nous regardons le doigt qui montre la lune.

17/01/2012 07:44 par Clyde Barrow

@ Babelouest

Je ne critique pas les habitants des États-Unis en tant que tels, c’est évident.

La façon dont vous le formulez fait que ce n’est justement pas évident. Relisez vous.

En revanche, la façon dont ils sont soumis à la propagande dès leur plus jeune âge, encore plus qu’ici, et surtout depuis plus longtemps, les fragilise, et leur précarisation matérielle intensifie largement cette fragilisation. D’où des dérapages évidemment plus fréquents, que le culte des armes sous-jacent et autorisé par le Second Amendement rend encore plus fatals. Bien entendu, leur "élite" je ne dis pas est moins soumise à ces pressions, mais en subit d’autres plus subtiles encore. J’ai beaucoup discuté avec un français qui a vécu vingt ans aux States, et cela a conforté certaines données que j’avais auparavant, tout en nuançant d’autres.

Vous savez le peuple américain n’est pas plus con que nous. Peut-être même un peu moins. Croire que les américains sont plus soumis que nous à la propagande est une erreur.

Le cinéma américain regorge de films dénonçant le système politique, la guerre du Viet-nam, la guerre du Golfe, les médias, les lobbys, la société, le capitalisme, etc...

En France on attend encore des films dénonçant la guerre d’Algérie.

Aux USA il y a beaucoup de gens qui dénoncent : Par exemple Michael Moore. Michael Moore est très connu, ses films sont vus par tout le monde y compris les plus modestes. Il a fait un film qui met sérieusement en doute la version officielle du 11 septembre. En France cela lui aurait valu les foudres de Joffrin et consorts, et il aurait été mis au ban des médias, comme d’autres l’ont été. Alors question crédulité à la propagande, je pense que la situation est bien pire en France.

Question propagande, en France, je constate que même Mélenchon et le NPA ne se sont pas opposés à la guerre en Libye, tellement ils sont soumis à la propagande. Sur ce coup là Mélenchon aurait mieux fait d’écouter ses amis Chavez et Castro, plutôt que d’écouter TF1 et Libé. Aux USA il y a eu des protestations contre cette guerre, en France on les attend toujours, et on attendra longtemps, vu que toute la gauche était pour.

Mais je constate comme Emcee qu’ici ça dérive systématiquement sur de l’antimanéricanisme primaire. C’est de bon ton, ça fait gauchiss rebelz.

Je ne m’attarderai pas sur l’intervention de l’anonyme de 1H03, qui déteste les douches et les couettes, que les américains essaieraient de nous imposer. C’est bien de résister, prenez donc des bains, utilisez des couvertures et n’allez pas au MacDo, vous serez un héros de la résistance.

On atteint là le sommet du grand n’importe quoi. Bonjour la réflexion politique.

17/01/2012 08:46 par anonymejitien

D"accord avec emcee. Ras le bol du racisme déguisé en lutte de classe/anti-impérialisme.

Luttons contre les divisions qui font notre faiblesse. Les peuples unis ne pourraient pas être vaincus : nous sommes les plus nombreux, c’est le moins qu’on puisse dire ! Ils n’ont que le pourvoir que nous leur abandonnons !

C’est contre l’impérialisme stade suprême du capitalisme que nous devons lutter, pas contre les peuples qui dans le meilleur des cas n’en reçoivent que les miettes !

Actuellement nos vrais ennemis reprennent les miettes accordées depuis une soixantaine d’années aux "étasuniens" et aux "occidentaux du nord" pour les refiler aux "émergents" ; allons nous nous joindre, pauvres occidentaux du nord que nous redevenons, à ceux qui repartent en croisade contre le péril jaune ??!!

17/01/2012 11:13 par Safiya

Je vous entend cinq sur cinq Emcee !

Pour ma part, je suis solidaire de tous les laissés pour compte, des habitants de Harlem, de ceux et celles qui hantent les couloirs de la mort, des peuples des prisons à majorité noire, des femmes qui accouchent sur un bout de trottoir par manque de couverture sociale, de ceux et celles qui à défaut de mobil-home n’ont que la tente pour abriter leur misère, des latinos sans green card et des autres de nationalités différentes dont beaucoup d’Africains et de Maghrébins qui vivent quotidiennement la déchéances avec la peur au ventre de l’exploité sans papiers.

Entre eux et moi, la frontière est mince et l’identification aisée, je ne peux les caresser dans le sens du poil et leur situation me fait colère et je leur dis, haut et fort, c’est comme on fait son lit qu’on se couche !

Mon amour se teinte alors de son revers, toutes ces exactions qui leurs sont faites au pays de la première puissance mondiale font ma haine des Américains plus forte !

Quand je pense à Cuba et l’hérésie de l’embargo qui la frappe depuis cinquante ans, quand je pense à Guantanamo, à Abou Ghraïb, à l’Afghanistan, à l’Irak où des bébés monstres naissent et meurent tous les jours à cause des bombes à l’uranium appauvri, quand je pense à l’islamophobie galopante et à ce qui l’a créée, quand je pense à Haïti, à la Somalie, à la Serbie, à , à , à , alors ma haine se fait lave incandescente !

Les Américains sont les principaux responsables de tout ce qui nous mine mondialement ! Point barre....

17/01/2012 12:01 par La Lorgnette

@ Clyde.

Question propagande, en France, je constate que même Mélenchon et le NPA ne se sont pas opposés à la guerre en Libye, tellement ils sont soumis à la propagande. Sur ce coup là Mélenchon aurait mieux fait d’écouter ses amis Chavez et Castro, plutôt que d’écouter TF1 et Libé.

Sur la position de Jean-Luc Mélenchon relative question libyenne, on frôle le niveau d’exactitude dans l’information constaté sur des propos naguère attribués à Chavez ou à Ahmadinejad. L’un serait antisémite et l’autre voulait « rayer Israël de la carte du monde ».

On ne compte plus les titres qui affirment que Jean-Luc Mélenchon a voté la guerre en Libye (Clyde, je sais que vous ne dites pas cela).

Voyons où est la vérité.

Primo, Jean-Luc Mélenchon est attaché au rôle de l’ONU, organisme chargé de régler les conflits pacifiquement et qui devrait, en principe, ne pas laisser les petites nations seules, sans intermédiaire, face aux grandes nations armées. Mais l’ONU a donné son feu vert.

Jean-Luc Mélenchon a précisé que « Si la Russie et la Chine avaient mis leur veto à la résolution et que l’OTAN avait décidé d’intervenir, j’aurais été contre l’intervention »

Secundo, avant de voter, Jean-Luc Mélenchon a consulté les trois autres députés européens du Front de Gauche : Jacky Hénin, Patrick le Hyaric et Marie-Christine Vergiat. Et il précise : «  Puis je me suis rapproché de la direction du PCF en la personne de Pierre Laurent et de Gauche Unitaire en appelant Christian Piquet »,

Tertio, Jean-Luc Mélenchon réclame d’emblée le retrait de la France de l’OTAN, il se prononce uniquement pour la mise en place d’une zone d’exclusion aérienne qui éviterait le bombardement des populations civiles,
il désapprouve par avance une « nouvelle guerre de l’Otan »si l’OTAN sortait de ce rôle strict.

On peut le vérifier dans cette déclaration qu’il fait le 23 mars dans l’Humanité :

Libye : déclaration de Jean-Luc Mélenchon (PG)

L’ONU, rien que l’ONU, toute l’ONU

L’OTAN, dont je condamne l’existence et dont je souhaite que la France se retire, n’a rien à faire en Libye. La résolution 1973 de l’ONU concernant la Libye doit être fidèlement appliquée. Son objet est clairement délimité. Il s’agit de mettre en place une zone d’exclusion aérienne, actuellement effective, pour protéger les civils libyens. La résolution 1973 n’a pas d’autre objectif et exclut clairement toute autre intervention militaire.

Le Conseil de Sécurité de l’ONU dispose d’un organe militaire chargé de mettre en oeuvre ses décisions, le comité d’Etat-major établi par l’article 47 de la Charte de l’ONU. C’est à lui et à lui seul de piloter les opérations. Le respect du strict périmètre de cette résolution est la condition de sa pérennité. Faute de quoi dans les heures qui viennent, l’intervention changeant de signification, l’accord international qui a permis l’absence de veto au sein du Conseil de Sécurité, sera remis en cause. Pour ma part, comme beaucoup de ceux qui ont approuvé la mise en place d’une zone d’exclusion aérienne, je ne soutiendrai pas davantage que par le passé une nouvelle guerre de l’OTAN.

Dès lors, c’est le moment de constater la faute qu’a été le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN et la nomination d’officiers français dans la chaine de commandement que dirigent les Nord-américains. La pression qui s’exerce pour imposer la présence de l’OTAN dans l’action en Libye ne correspond à aucune nécessité militaire pour les Français. Elle signale seulement l’avilissement de ceux qui s’y soumettent, leur perte d’indépendance. Elle rappelle le caractère impérial de cette alliance belliciste dirigée par les Etats Unis d’Amérique. La sortie de l’OTAN et le retrait de l’aventure sans principe en Afghanistan figurent au même agenda que la ferme volonté d’empêcher cette organisation de prendre la direction d’une opération dont nous attendons seulement qu’elle protège la révolution populaire en Libye ».

Pour être précis, la résolution de l’ONU autorise aussi « toutes les mesures nécessaires protéger les civils ». Or, on a vu par la suite que l’OTAN s’est employée au contraire à tuer des civils, à détruire des villes et à empêcher la fuite de Kadhafi pour le livrer aux lyncheurs. Elle l’a fait en violation de la mission qui lui a été impartie et non pas dans le cadre d’une mission que Jean-Luc Mélenchon aurait votée.

« Sur ce coup là Mélenchon aurait mieux fait d’écouter ses amis Chavez et Castro, plutôt que d’écouter TF1 et Libé »

Très juste.

17/01/2012 14:02 par emcee

@ anonymejitien
Tout à fait. Nous nous trompons complètement de cible. Et nous nous coupons, par notre aveuglement, de toutes les populations en reprenant les discours sectaires contre les peuples, et en faisant des victimes les coupables.

@1:03, Anonyme
Oui, c’est bien connu, nous sommes de grands résistants, nous les "Français".
Nous, nous savons résister à la "culture" US et, donc, en vrac et non exhaustif : les Thoreau, les Hemingway, les Chester Himes, les Walt Whitman, les Toni Morrison, les Richard Wright, les Barbara Ehrenreich, les Susan Sontag, les Eugene O’Neill, les Mark Twain, les Arthur Miller, les Sinclair Lewis, j’en oublie et des meilleur-es, ne sont, de toute évidence, pas passés par nous, non plus, pas plus que les "couettes et les douches", comme le souligne Clyde Barrow.
Et puis, ce n’est pas le GS qui dira le contraire, où sont les fins analystes français sur la situation actuelle ? Où sont ceux qui sont capables de commenter sans tomber dans la caricature, la partialité, les approximations, les généralisations et les attaques ad hominem ? Il y en a, certes, mais ils sont bien peu nombreux dans la "gauchosphère", et ce n’est pas eux qu’on entend le plus, hélas.
Car, à part ceux qui se livrent à des attaques ciblées contre sarkozy, marionnette caricaturale du capital, en occultant la forêt derrière, ou contre les "Américains", et ceux qui prennent le contrepied de la propagande capitaliste, en s’alliant parfois à des gens dont les motivations sont très troubles, on ne trouve pas grand-chose pour nourrir notre réflexion. Enfin, pas assez.
Taper sur les "Américains", c’est de bon ton. Ca l’a toujours été. Ca évite de se poser des questions sur nos propres turpitudes.
Où est donc l’esprit critique que les Français se vantent d’avoir ?
Car, on oublie juste que le GS publie quasi quotidiennement des textes écrits par des US américains et qui sont autrement plus intéressants et étayés que ceux qu’on peut trouver sur le microweb français. Même s’ils ne sont pas tous exempts de critique, évidemment, mais, au moins, ils posent les questions qui font réfléchir et devraient nous inciter à chercher plus loin.
Chomsky en fait partie, mais il y en a bien d’autres. Alors, ceux-là , ils comptent aussi pour quantité négligeable, jetés sur le tas où on a mis pêle-mêle tous les "Américains" ?
Un peu de modestie ne nous ferait pas de mal. Il ne suffit pas de taper sur les touches du clavier pour en sortir des vérités universelles.

@safya : je me tue à dire que ce ne sont PAS les "Américains" qui sont responsables, mais une poignée de gens - dont beaucoup sont "américains" comme sarkozy est "français" - qui ont mis la main sur les ressources mondiales.
Ce ne sont pas les "Américains" qui sont en cause, mais la mafia qui tire les ficelles et leurs laquais, politiques et médias, qui profitent de l’aumône qu’elle leur donne pour perpétuer le système. Si les US américains sont effectivement très présents, c’est qu’ils sont issus d’une super puissance mondiale qui a ciselé le capitalisme et l’a érigé au rang de seule option possible.
Mais, la présidente du FMI est "française" (succédant à un "français") et, preuve qu’ils ne sont pas du tout sectaires, le président de l’OMC , Pascal Lamy, est "socialiste", tendance Strauss-Kann, notre futur ex-président de la république , tombé au champ d’honneur sur une savonnette au sortir d’une douche américaine (comme quoi, on ne se méfiera jamais assez des douches anglo-saxonnes).
C’est dire si, parmi nous les "Français", nous avons aussi de bons petits soldats du capitalisme mondial.
Pour autant, nous reconnaissons-nous en eux et les confondons-nous avec le peuple français ?

17/01/2012 14:56 par legrandsoir

Car, on oublie juste que le GS publie quasi quotidiennement des textes écrits par des US américains et qui sont autrement plus intéressants et étayés que ceux qu’on peut trouver sur le microweb français.

J’allais justement le rappeler...

Strauss-Kann, notre futur ex-président de la république

Ce n’est pas plutôt "Strauss-Kann, notre ex-futur président de la république" ? ;-)

17/01/2012 15:12 par emcee

@ GS : Ce n’est pas plutôt "Strauss-Kann, notre ex-futur président de la république" ? ;-)
tout à fait, j’ai écrit trop vite ;-)
Comme quoi, les mots sont importants. CQFD.

17/01/2012 15:50 par yapadaxan

Pour autant, dénoncer l’impérialisme US ne revient pas à absoudre l’impérialisme en général. Les récentes menées françaises en Côte d’Ivoire et en Libye nous rappellent la capacité de la France à porter la guerre et tuer.

Je ne nourris aucune illusion patriotarde. La France, pays des Lumières et de la Révolution, l’est aussi des équipées coloniales, de l’Affaire Dreyfus, de la collaboration à l’occupant, des milices et de l’OAS.

On pourrait en dire autant de plusieurs pays d’Europe.

Ce qu’il faut considérer c’est que personne ne revient plus sur le passé nazi, et pourtant ! En revanche, si on insiste lourdement à dénoncer le capitalisme (impérialiste) US, c’est surtout relativement à son effort de propagande, d’après laquelle il est la 1ère démocratie du monde et le champion du monde libre. Lorsqu’on croise les gens, dans la rue, ils arborent, en US, un T-shirt dessinant le drapeau US, ou reproduisant des motifs de l’US army, des universités US. Ce qui est très lourd de sens. Par la quantité de gens rencontrés ainsi vêtus et par le "message" renvoyé. Ce n’est pas innocent, surtout si l’on constate qu’il s’agit d’adolescents et de pré adultes dépourvus d’esprit critique. Leurs vêtements "continuent" leur culture télévisuelle. Ces jeunes écoutent de la musique anglo-saxonne, se lookent branché, adorent bouffer Mc Do, etc.... Ils le font par mode, par suivisme, par consommation. C’est-à -dire SANS TROP Y PENSER.

Sans trop y penser, ils sont rangés dans un univers réputé positivement. Les States, c’est djeunz, sans plus. Sauf que ça dépasse en l’occurrence, ce stade de l’ado branché et atteint celui de propagande exercée sur personnes vulnérables.

Et ça, on ne peut le sous-estimer.

17/01/2012 19:53 par Michail

Dans votre galerie des monstres hexagonaux Yapadaxan, vous en avez oublié un et pas des moindres : Napoléon !

17/01/2012 20:36 par mandrin

faut tout même relativisé, les ravages sa et la sur la planète sont tout de même imputable a la bannière étoilé US les étatsunien dont vous loué l’humanité sont une minorité mineur a dénoncé ses carnages.

mais... par ailleurs...l’exemple du film de "d’antoine de Maximy" j’irais dormir chez vous...est une mesure palpable a l’intérieur de se pays qui met en évidence une majorité de gens sur le repli parano et sans boulot et puis il y a un tas de gens largué et toxico et malade sans pouvoir se soigné dans l’indifférence totale qui concerne tout les citoyen US...c’est vraiment violent sans compté que les 3/4 on des flingues !

humainement se pays touche le fond alors qu’il est réputé la première économie mondiale c’est peut être se paradoxe qui en fascine certain.

17/01/2012 21:14 par Clyde Barrow

@ Yapadaxan.

Je souscris tout à fait à votre remarque concernant le rôle de la France en Côte d’Ivoire et en Libye. La France a été en pointe en Libye et Sarkozy essaie de refaire le même coup avec la Syrie. Alors il ne faut pas se focaliser uniquement sur les USA, les autres ne sont pas en reste.

Pour le reste par contre je mettrai un bémol.

Vous savez ça fait un moment que les jeunes ne portent plus de T-Shirt "US Army". C’est plus la mode. Les jeunes que je vois portent plutôt des maillots de foot, des trucs avec des feuilles de cannabis, ou même des T-shirt à l’effigie du Che. Sans d’ailleurs toujours savoir exactement qui était le Che. Mais justement, c’est aux ainés d’éveiller la curiosité des jeunes.

Quant à la musique anglo-saxonne, ça fait bien longtemps que les jeunes en écoutent. Moi le premier par exemple, j’en écoutais à 15 ans et j’en écoute toujours. Je suis quinquagénaire, vous voyez un peu, ça fait bientôt 40 ans que j’en écoute de la musique anglo saxonne. J’ai des ainés qui écoutais Bob Dylan et Joan Baez, quand moi j’avais à peine 10 ans.

Mais la musique anglo saxonne n’est pas forcément mauvaise. Tout ce qui est blues, reggae, folk, rap, punk, rock, etc... c’est la plupart du temps de la musique issue des mouvements de protestation contre le système. C’est même pour cela que les jeunes l’écoutent, pour exprimer leur révolte. Les jeunes sont toujours révoltés, c’est dans l’ordre des choses, et c’est comme ça qu’on acquiert une maturité politique.

Moi par exemple, à mon époque, pendant que Bob Marley chantait "Revolution", en France on n’entendait que Claude François, Mireille Mathieu, Serge Lama et Jo Dassin. C’était pas du tout le même registre, et les jeunes se rabattaient sur la musique anglo saxonne pour exprimer leur révolte.

Alors ce que vous appelez "propagande pro US" n’en est pas forcément, méfiez vous des apparences, c’est pas parce que c’est en anglais, ou que ça vient des USA que c’est forcément de la propagande US.

Pour finir, les jeunes d’aujourd’hui ont été élevés dans les séries télé américaines et dans la propagande permanente. Seulement ils sont habitués, ça les affecte beaucoup moins que les vieux qui regardent TF1 et qui croient J.P. Pernault sur parole. Sans compter que les jeunes savent chercher l’information qu’ils veulent sur internet, par ce biais ils sont au courant de beaucoup de choses bien avant les vieux et ils comprennent le monde souvent beaucoup mieux qu’eux.

17/01/2012 22:05 par gérard

Vous avez tout sur l’Amérique dans ce paradoxe pour nous qu’est Ron Paul :http://www.dedefensa.org/article-candidat_de_l_apocalypse_modele_iranien_12_01_2012.html
et cherchez bien il y a plein d’articles de ce style sur lui, sur ce site !
un autre au hasard :http://www.dedefensa.org/article-ron_paul_ou_la_drole_de_derniere_chance_de_l_amerique__17_01_2012.html

J’avoue humblement ne plus savoir où j’habite avec cet HOPNI ( =homme politique non identifié en trichant juste un peu !)
L’Amérique...c’est ça ?...ou bien c’est ça !
On peut passer avec elle, de la passion à la haine la plus féroce !
Elle rebute, ou elle fascine !
(On a tous été à une époque ou à une autre dans la fascination !)
Surtout pas au milieu, car là ....c’est si terne !

@15/01/2012 à 17:42, par babelouest
C’était totalement nul, cette diatribe, c’était dans la série : "ce qui est excessif est insignifiant", mais je la comprend très bien car il m’arrive aussi parfois de la vociférer de colère !
Mais ce n’est pas ça et uniquement pas ça l’Amérique, et heureusement...sinon on est mal !
C’est aussi et surtout ça :
OWS (Occupy Wall Street)http://www.dedefensa.org/article-_la_chose_la_plus_importante_du_monde__13_10_2011.html
...si ça pouvait être vrai !

Ce qu’il y a de malheureusement certain pour moi, c’est que comme la m...de profonde est venu depuis si longtemps déjà de l’Amérique, les changements mondiaux profonds ne pourront venir que de là aussi, mais je n’ai pas d’analyses objectives à offrir...

18/01/2012 10:01 par Clyde Barrow

Entre parenthèses, en Côte d’Ivoire, le chaos, c’est la France qui l’a installé. Depuis 7 mois les milices pro-Ouattara continuent à terroriser la population et à massacrer les gens, dans l’indifférence complice et bienveillante de l’armée française et de l’ONU.

http://www.lynxtogo.info/interviews/interviews/1900-laurent-gbagbo.html

A noter le silence complice des ONG et des médias qui préfèrent parler de la Syrie.

Le plus étrange c’est que c’est Gbagbo qui est traduit devant la CPI. Logiquement cela devrait être Ouattara et Sarkozy.

18/01/2012 13:17 par emcee

@ Clyde Barrow
Puisque vous soulevez la question …
En effet, la musique anglo-saxonne est souvent liée à des mouvements de protestation.
Ainsi, aux US, la musique afro-américaine est née dans les plantations de coton, puis a évolué progressivement, en particulier entre la période de l’esclavage et celle de la Ségrégation qui a suivi. C’est-à -dire jusque dans les années soixante.
Il y a d’abord eu les Negro-spirituals, nés au XVIIe siècle, puis, leurs descendants directs, le gospel et le blues.
Et c’est cette musique qui a inspiré les générations suivantes de musiciens, que ce soit plus spécifiquement une musique afro-américaine ou qu’elle se soit étendue au reste de la population, à l’Amérique blanche, sous une forme ou sous une autre. Du blues, sont nés le jazz, le rythm and blues, le rock and roll, etc.
C’est dans l’effervescence des années 1960 (manifestations contre le Vietnam, pour les Droits Civiques, mouvement hippie, etc.) aux US, que les "protest songs", chansons engagées, seront largement diffusées par les médias et parviendront jusqu’à nous.
Avec des chanteurs engagés comme Woodie Guthrie, le magnifique et infatigable Pete Seeger http://www.espritsnomades.com/sitemusiquedumonde/peteseeger/peteseeger.html, Dylan, Springsteen Joan Baez et d’autres. Et de grands concerts, comme Monterey (67) ou Woodstock (69) - et ceux de l’île de Wight en GB.
Pendant ce temps, en France, les "yéyés" (Halliday, Claude François, Sheila et bien d’autres) chantaient des versions françaises édulcorées et mièvres des succès anglo-saxons.
Puis, plus tard, il y a eu le hip-hop, le rap. -initialement sortis des ghettos - ou le reggae.
Parallèlement, début des 60s, naissait en Grande Bretagne la "Mersey Beat" qui était aussi une contestation de l’ordre établi, et qui s’inspirait également de la musique noire américaine.
Puis, dans les années 70 : Lennon prenait position contre la guerre ("Imagine", Happy Christmas ), il y a pire comme endoctrinement.
En France, malgré toute cette effervescence "anglo-américaine", les chansons engagées restaient confidentielles. Souvent interdites d’antenne, elles étaient réservées à un public restreint, mais fidèle.
Alors, quand on parle de propagande, il faut remettre les choses dans leur contexte. Car, parallèlement à la propagande, il y a la censure. Et c’est ce qui s’est passé ici. Combien de chansons, d’auteurs, de films ne sont jamais passés à la radio ou à la télévision ?
Brassens, Ferrat, Béart, Vian, Ferré, Le Forestier, Béranger, Aragon, Brel, Perret, et d’autres ont tous été soit censurés (pour une chanson ou plusieurs), soit carrément écartés des grands médias.
Curieusement, Sardou et Barbelivien, eux, ont toujours été "politiquement corrects". J’ai-la-guitare-qui-me-démange, aussi. Et tous les autres.
De nos jours, la "contestation" à grande échelle été reprise en main par les gardiens du système, qui se sont approprié la compassion avec des spectacles caritatifs où "Charity business" bien ordonné commence par soi-même. Avec des gens comme Bono, Geldoff et d’autres, engagés dans les "grandes causes", comme éradiquer la pauvreté en Afrique, faire supprimer la dette des pays pauvres, etc.
Mouarf ! S’il y avait eu des avancées dans ce sens, ça se saurait. En revanche, les améliorations se sont vues dans les comptes en banque des organisateurs.
Ce ne sont pas les seuls. Les artistes engagés médiatisés vont tous dans la même direction : préserver le système et donner aux pauvres et aux opprimés les miettes qu’ils n’ont pas pris la peine de ramasser.
La vogue caritative bien-pensante et politiquement correcte a également atteint la France (Renaud, en France, par ex, était engagé pour faire libérer Ingrid Bétancourt, puis, il y a la bande des Restaus du Coeur, qui en a fait un spectacle extrêmement élaboré et coûteux, à se demander ce qui reste pour les malheureux, enfin, comme d’hab, les miettes).
Alors, on ne peut pas reprocher aux jeunes d’aller chercher autre chose ailleurs et de vivre leurs propres rêves et expériences en dehors des sentiers que nous leur avons tracés.
Parfois, je me demande si les "vieux" d’aujourd’hui ont un jour été jeunes ou s’ils sont nés vieux (et cons ?) directement.

26/03/2012 21:19 par polo33

il y a qu’un artiste français qui a eu une déclaration juste c’est Bernard Lavilliers dans les années 90
qui a dit <>> il n’a jamais participé aux
emissions ou spectacles caritatifs
Après les usa sont le pays qui se bougent le derrière en ce moment alors qu’en europe c’est l’apathie gènèral
et la censure ,ce qui se passe dans les rues aux usa est un mouvement pour se débarrasser des vampires du capital au point qu’Obama vote des lois martiale en temps de paix du jamais vu

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