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Il n’y a pas de fascisme « à visage humain »

La « peste brune » à nos portes ? No pasarán ! Si nous faisons ce qu’il faut…

Ces jours-ci nous mesurons une fois de plus le fort rejet du « système » par des millions d’exploités, le carton rouge aux comportements politiques frelatés.

Combien de fois, nous communistes, l’avons dit et répété : le fascisme -appelons un facho un facho- cela peut commencer par un sourire convenu, un programme faussement « social », une victoire électorale, des frustrations populaires… Et nous savons que cela termine toujours à Buchenwald (pour faire court).

« Comment est-ce possible ? », « en France ? », entend-t-on de la part de beaucoup de ceux qui depuis trente ans ont fait et font joujou avec la « peste brune » pour qu’elle serve ensuite de « repoussoir », d’incitation au vote « utile », « au front républicain » derrière eux. Ils ont créé, en caressant les monstres, un climat haineux (« je suis », « tu hais »), asphyxiant, anxiogène, qui ajouté aux crimes terroristes, a chauffé à blanc une opinion publique déjà fragilisée.

Ils ont, par calcul, mis en danger la République, « la gueuse », la République des Lumières, la République sociale, préférant le plus souvent la bonne « droite dure » au mouvement social, à la gauche de rupture. Celle-là il faut la désarmer, la réduire à tout prix, afin de boucher définitivement toute possibilité d’alternative systémique.

Ils sont nombreux ceux qui par intérêt, volonté et haine de classe, préfèrent les fachos aux prolos, au « Front Populaire », au « Frente crapular » comme ils disaient en Espagne en 36. La peste brune est toujours le fruit pourri du capitalisme en crise, l’une de ses bouées de sauvetage, sa « dernière ressource », son arme de destruction massive du mouvement populaire, de la « révolution sociale ». Ceux-là, les nouveaux collabos, comme les classes dominantes, considèrent toujours « ceux d’en bas », les « invisibles », comme une sorte de race inférieure. Chasser dans les marécages pestilentiels de l’extrême droite, reprendre son venin (dans l’espoir de l’assécher), en rajouter dans la surenchère sécuritaire et du mépris, de la peur, d’une prétendue « guerre des civilisations », cela peut faire dans l’immédiat gagner quelques voix, mais à terme rapproché cela entraîne le pire, les monstruosités. Et il n’y a pas de fascisme « à visage humain » !

Lorsque la crise brouille les repères, provoque une abyssale crise des valeurs, un rejet viscéral de la politique politicienne, voire de la politique tout court et des « politiques » (« on a tout essayé »), jouer avec de la dynamite peut provoquer une déflagration civilisationnelle.

La responsabilité écrasante de cette situation noire, très noire, très dangereuse, de ces relents des années 1930 et 1940, incombe fondamentalement aux partis de l’alternance, aux petits soldats du néo-social-ultra-libéralisme. L’histoire nous a appris qu’ils choisissent ou finissent tous par opter pour la gestion enthousiaste, naturelle, brutale ou soft, « loyale », du capitalisme. Et que seul un rapport des forces massif et déterminé peut en « tirer à gauche » quelques-uns, et surtout leurs électeurs. Il ne s’agit pas bien sûr de confondre le « clampin » de base qu’il faut regagner, mais qui en a légitimement ras-le-bol, qui met les pieds dans le plat, qui adhère à des « solutions » simplistes, liberticides, xénophobes, avec les dirigeants du « bi-tri-partisme ». Les appareils, eux, savent ce qu’ils font, et le font à dessein. Pour eux, un seul horizon possible : le capitalisme.

Ces jours-ci nous mesurons une fois de plus le fort rejet du « système » par des millions d’exploités, le carton rouge aux comportements politiques frelatés, l’allergie à l’aliénation de notre souveraineté nationale par l’actuelle construction européenne, l’attachement au « cadre national », le besoin de politique autrement, sans magouilles, sans manœuvres, sans revirements, sans carriérisme, sans opportunisme calculé, (faire ce que l’on dit et dire ce que l’on fait), l’urgence d’une politique éthique et d’un projet de société radical, mobilisateur. Politisons l’alternative, indiquons clairement le cap (socialisme, « écosocialisme », etc.), réinvestissons le rêve, l’utopie, le langage des luttes et la lutte des classes, le débat idéologique, ne lâchons pas (par suivisme ou volonté d’adaptation) sur nos valeurs, pour que revienne le plaisir de militer. Recréons du lien par des pratiques plus ouvertes, plus horizontales…

Nous ne sommes pas, nous les communistes (historiquement les militants, les combattants de l’antifascisme, le « parti des travailleurs »), perçus comme « différents », « dissensuels », « hors système », « hors arbitraire »,« hors caste », novateurs, porteurs d’avenir, de réponses concrètes, de valeurs humaines et de comportements nouveaux, solidaires, altruistes. Nous n’incarnons pas « la politique autrement ». On nous assimile au « système ». Nous avons donné pour beaucoup l’impression de nous « adapter », de céder à la pression sécuritaire, comme jadis du temps du gouvernement Jospin nous cédions aux privatisations déguisées. Nous avons donné l’impression d’abandonner « le dépassement » du capitalisme, la défense des plus pauvres, des plus précaires, des plus exploité(e)s, l’internationalisme, la convergence des luttes…

Et pourtant, s’il y a un parti qui ne mérite pas les caricatures que l’on en fait, c’est bien le PCF et son potentiel humain, politique, moral… Alors, assumons (dialectiquement) notre histoire, tout en nous renouvelant (l’identité est à la fois un héritage et une création permanente), et partons à la reconquête, d’en bas, sur des positions claires, de classe, offensives, unitaires, sans avoir peur de notre ombre.

Travaillons à un très large front social, à une structuration souple de cette indispensable Unité Populaire. La reconquête sera longue, multiforme, douloureuse, patiente, argumentée… La montée de la « peste brune » n’est pas INELUCTABLE ! NO PASARÁN ! Si nous faisons ce qu’il faut. Dans l’immédiat : Aux urnes dimanche !

Jean Ortiz
Universitaire communiste.
Pau

 http://moissacaucoeur.elunet.net/la-peste-brune-a-nos-portes-no-pasaran-si-nous-faisons-ce-quil-faut/

COMMENTAIRES  

10/12/2015 20:25 par triaire

Je n’en reviens pas, monsieur Ortiz...Vous demandez donc aux gens de voter pour les sagouins qui ont mis le FN en place..ces mêmes sagouins voleurs, menteurs, bellicistes..et le tout sans exiger rien, pas même d’écrire dans la constitution la révocation des élus menteurs sur leur programme...
Et bien, je ne vous suis pas du tout, je ne donnerai plus jamais ma voix à des gens qui font carrière au lieu de s’occuper du bien public et qui calculent que la Marine les fera élire sans problème en 2017 avec les mêmes droits quasi divins .

10/12/2015 21:22 par Palamède Singouin

Dans l’immédiat : Aux urnes dimanche !

 ??????? Alors qu’il ne reste plus en lice que des listes de droite (PS inclu) !!!!!

Jean, je me souviens de ton appel aux Palois (que je n’ai pas suivi) à voter Chirac en 2002....Ne me dis pas que tu irais maintenant voter Estrosi en PACA Dimanche ?????
Ne me dis pas non plus que tu crois à une différence profonde entre la FN, LR et le PS.

10/12/2015 21:22 par macno

« Aux urnes dimanche ! »

Pour y faire quoi ?
Choisir entre la peste et le choléra ?
Entre Estrosi et Marion Le Pen ?
C’est un effrayant cauchemar...
Jean Lévy dans un article sur le site Comité Valmy, posait cette judicieuse question :" le PS est il devenu fou ?".
Mais la question peut être posée à d’autres...

10/12/2015 21:25 par Geb.

Et pourtant, s’il y a un parti qui ne mérite pas les caricatures que l’on en fait, c’est bien le PCF et son potentiel humain, politique, moral… Alors, assumons (dialectiquement) notre histoire, tout en nous renouvelant (l’identité est à la fois un héritage et une création permanente), et partons à la reconquête, d’en bas, sur des positions claires, de classe, offensives, unitaires, sans avoir peur de notre ombre.

Mon cher Jean, (Tu me permettras de t’appeler ainsi, ne serait-ce qu’au regard de mes longues et bien remplies années de militantisme au sein du PCF), je ne peux que souscrire à tes paroles qu pourraient sembler d’or à quiconque ne connaîtrait pas la douloureuse descente en flèche de ce parti du statut de "Parti des Fusillés" en 1945, au statut de "porteur de valises" du Capitalisme mondial européen en 40 années de négations de son identité, de compromissions diverses opportunistes électorales, de son rôle d’écran de fumée et de casseur d’espoir de la Classe ouvrière, sans compter son rôle de désinformation de ses militants par la destruction de l’éducation de classe au sein même du Parti et sa Lutte des Places féroces pour s’assurer des prébendes publiques pour payer sa presse et les salaires de ses permanents.

Tu as raison partout... Sauf que tes solutions c’était AVANT qu’il fallait les appliquer. AVANT de tout démolir, AVANT de tous vendre, AVANT de tout décrédibiliser aux yeux de ceux que nous étions censés protéger, éduquer, associer à nos luttes au lieu de les livrer pieds et poings liés à la dictature des médias du Capital.

Tu nous parles du "danger fasciste". et tu as Ô combien raison d’alerter. Mais ou tu as moins raison c’est que ça n’était pas "alerter" qu’il fallait, mais commencer par empêcher ceux qui dans le parti ont tout cassé soit par lucre, soit sur ordre, d’agir et de prendre les commandes d’un navire qui est devenu une épave erratique ;

Tu nous parles du "danger fasciste" alors que le Fascisme ç’est bien loin d’être uniquement les Le Pen et Cie. Eux n’en sont que l’image visible. le Fascisme c’est l’Europe du Capital ou les élus du PCF trônent dans des instances politiques croupions ; le Fascisme c’est l’Europe du Capital ou les élus syndicalistes CGT trônent dans les structures de la CSE, structures syndicales collaborationnistes de classe. Le Fascisme c’est la presse qui se dit du Parti, soutenue par des actionnaires marchands d’armes et assassins des Peuples.

Et après environ 90 lignes d’une prose, comme je te l’ai dit précédemment sans aucune faute d’analyse, sauf qu’elle a environ trente ans de retard, comme solution unique et universelle tu nous appelle "AUX URNES", ainsi qu’à re-conquérir l’estime et la confiance des victimes des errements de NOS dirigeants , en admettant qu’il ne s’agisse que d’errements et pas de quelque chose de plus profond ???

Tu ne pense pas que tu aurait pu manquer deux ou trois marches au passage ???

Très sincèrement, ta prose me touche car elle correspond à une sensiblité qui est toujours la mienne.

Surtout si tu m’assure que ça fait 30 ans que tu étais en hibernation et que tu viens juste de te réveiller.

Mais pour mon compte, vu que ces trente dernières années de destruction de mon parti et d’abandon politique par des dirigeants indignes ont été très douloureuses à ma sensibilité j’ai le regret de t’informer que je me rendrai dimanche certainement quelque part, mais aussi certainement pas dans un bureau de vote. Même pas pour le dépouillement.

Par contre, étant donné que je suis toujours Communiste et fier de l’être je ferai en sorte que le maximum de mon entourage soit informé de ma décision et du pourquoi de celle-ci.

Je ne vote d’ailleurs plus depuis le Traité européen, événement ou j’ai compris que ça ne sera pas par ce moyen que nous pourrons reconquérir les "coeurs et les esprits", comme l’énoncent si bien les bons copains d’outre-atlantique de nos dirigeants actuels.

Et encore moins une éventuelle direction de notre destinée politique et sociale.

Alors c’est vrai : "La peste brune n’est pas inévitable". Et elle l’était encore moins si le PCF n’avait pas mis en selle ceux qui l’ont soutenue et propagée.

Mais vouloir s’obstiner à la contrer par des moyens non proportionnés ne relèvera jamais que du suicide collectif, surtout quand on a contribué par son inaction, ses compromissions et ses incompétences à la renforcer et à la promouvoir.

Comme tu le dis si bien : "NO PASARAN" ;

Ceux qui ont "formulée la formule", si je puis m’exprimer ainsi, nos camarades des Brigades Internationales, (Où combattait un de mes très proche parent), auraient bien rigolé on tu les avait appelés "Aux urnes" au lieu de "Aux armes" alors qu’il y avait le feu au pays et que les Fascistes étaient aux portes de Madrid.

Et au fait, appeler "AUX URNES" c’est bien beau...

Mais pour voter qui ? Ou quoi ?

Ca serait aussi bien de préciser ta pensée. Au moins on serait fixés.

Désolé, je ne suis pas et n’ai jamais été "universitaire", mais militant depuis l’âge de 12 ans dans des organisations du Parti, Travailleur du Livre, puis Cadre de la presse quotidienne de ce même Parti jusqu’à ma retraite, j’ai la prétention de pouvoir déclarer savoir de quoi je parle sur le sujet.

Fraternellement,

Geb.

10/12/2015 22:05 par résistant

Pas la peine de répéter tout ce que Geb a si bien expliqué dans son commentaire.
Je ne rajouterai qu’un détail : Ce n’est pas seulement Jean Ortiz qui est à côté de ses pompes, ça ne serait pas grave, juste touchant, mais c’est malheureusement la grande majorité des "leaders" et autres "intellectuels" d’"extrême" gauche (oui, il faut beaucoup de guillemets, de nos jours, pour parler de gauche), restés coincés dans un shéma de pensée simpliste totalement inadapté à la réalité.
Tous les partis visibles (vus à la télé) participent de la même mascarade. Le problème n’est absolument pas de choisir entre le FN ou le PS ou l’UMP ou même de Front de Gôche. La principale chose qui détermine notre avenir, c’est l’appartenance ou non à l’Union Européenne et à l’OTAN. Aucun de ces partis ne propose clairement de sortir unilatéralement de ces institutions afin de reconquérir notre démocratie et notre souveraineté.
Donc non, je n’irai pas voter. Que le FN passe ? il est déjà passé depuis si longtemps, mon pauvre ami.

10/12/2015 23:30 par Ange Lini

@ Mr Ortiz

Avec tout le respect que j’ai pour vous ... Si pitié pauvre de moi avez . " Si nous faisons ce qu’il faut " !!! ... Vous viendrez t-il à l’idée de trucider un taureau à la chignole à main !!! Par pitié êtes vous sérieux ? ! ... Je suis abasourdi ! Anéanti de lire encore de telles choses ... Le ps n’aurait pas mieux écrit !!! ... Il y a des appels qui donnent envie d’aller se coucher dans un long sommeil ... Demain parait qu’on rase gratis mais je ne sais pas où ... "no pasaran" ! Si je n’avais pas envie d’en pleurer à mourir, j’en crèverai de rire ... Cela touche presque au génie ! Mais non ce n’est pas drôle ... Je ne sais plus quoi écrire tellement ... tellement c’est énorme ... Après telle Faena, l’estocade est de taille !!!!

11/12/2015 01:01 par latitude zero

Quand j’ai vu arriver ( et lu) ce nouvel article de Jean Ortiz, je me suis dit va y avoir du rififi !
Attendons un peu pour voir…

Non Jean Ortiz je n’irais pas « aux urnes » ce dimanche , de toute façon de là ou je suis c’est difficile et en plus je suis en deuil en ce moment, en deuil de la révolution Bolivarienne.

Voter PS/LR , je ne peux pas je ne peux plus , l’arnaque du front républicain c’est définitivement terminé pour moi.
Peut être un jour le FN arrivera au pouvoir, c’est possible, c’est la solution ultime, la roue de secours du capitalisme . C’est dans la continuité d’une logique que nous n’avons pas voulu mais qu’ils ont provoqués, alors continuer à se faire manipuler par ces gens là , basta ya, allez y si vous voulez , mais pour moi et pour beaucoup c’est terminé de chez terminé .

Quant au PCF, rien que d’ apercevoir certains « cadres » de ce parti vérolé, je fais de l’urticaire et ma tension monte à 25. C’est mauvais pour la santé on m’a dit , alors j’évite .

Question autocritique , au PCF, ça ne risque pas d’arriver tant que des Pierre Laurent et autres continueront à s’y accrocher, je pense que le mieux est que ce parti implose , pour laisser la place à d’autres car il y a un énorme réservoir de militants et sympathisants en attente pour eux.
Mais pour finir sur une note d’espoir , un petit , qui vient de naitre ici au Venezuela ( mais pas en France désolé !), je vois le bouillonnement de l’énorme base Chaviste qui se remet en marche, se réunit partout , qui débat, qui s’autocritique , soucis chez les « réformistes », ceux qui ont voulu travailler avec les capitalistes « en paz » , tandis que l’aile radicale ( du moins les survivants qui ont évité de se faire assassiner ) ont les arguments qui font mouche et pour cause …

11/12/2015 01:57 par Arno Berry

Mr Ortiz, il est inutile de nous faire dans l’envolée lyrique pour atterrir dans le caniveau des compromissions.
Peut-être êtes vous sincère, alors il faut vous réveiller car le PCF a disparu depuis longtemps. Oh, il y a bien un fonds de commerce qui a récupéré l’appellation, géré par des épiciers à la Laurent, mais de grâce, réalisez quelle vitrine abominable il présente.
Ou peut-être voudriez vous nous vendre le choix du moins pire, comme voter Estrosi contre LePen ; c’est qu’alors vous auriez choisi aussi LePen face à Pinochet, puis Pinochet face à Hitler.

11/12/2015 10:12 par hassinus

Triaire : "le tout sans exiger rien, pas même d’écrire dans la constitution la révocation des élus menteurs sur leur programme..." Juste merci. Car ce qui est devenu que trop insupportable est ce phénomène généralisé qui fait qu’on soit élu sur un programme et qu’une fois élu on applique un autre suite à un virage à 180 °

11/12/2015 10:33 par Brigitte

Que rajouter de plus à tous ces commentaires qui tous à l’unisson, ne font que retranscrire que le premier parti de France est bien l’abstention ! et pour toutes les bonnes raisons que vous avez magnifiquement exposées.
Et s’il fallait en convaincre quelques uns que de cette démarche est porteuse d’espoir sur le long terme ( et sur le court terme, c’est la seule démarche qui fait trembler notre oligarchie) , lisez "l’éloge de la fuite" de Henri Laborit.
Bonne lecture !

11/12/2015 11:32 par hassinus

Mon bon Monsieur Jean Ortiz ( les autoproclamés communistes du PCF, je ne les appelle pas camarade !)
Votre colère parfaitement légitime ne vous aide malheureusement pas à écrire un texte clair et net. La confusion est la même que ce que donne la queue d’un poisson agité !
La peste brune à notre porte : vous êtes bien en retard car la peste, et les loups avec est entré, en France depuis belle lurette : citons au hasard : le passage en force de la Constitution européenne pourtant rejeté par référendum, le bombardement de la Libye, la casse de la Syrie, le détricrotage des lois sociales, Macron à l’économie, la loi Gayssot ... qu’est ce que tout cela selon votre formidable perspicacité ? Estrosi, par ailleurs ancien du FN, n’est ce pas un facho avec son interdiction des you you et j’en passe : les gens du FN ont déjà un avantage sur lui, ils ont l’opportunisme en moins ! Nous voilà dans une situation ubuesque, hilarante : c’est la peste noire qui crie haro sur sa cousine peste noire ! Et ce sont les pire anti républicains qui se revendiquent de la république ! Jamais la technique du "Voleur qui crie au voleur n’a jamais été autantt utilisé !
Le FN a un programme antisocial. Sans doute. Pourquoi le programme sarkosyste d’hier et le socialiste d’aujourd’hui sont particulièrement sociaux . Ah Monsieur le professeur, très fort en théorie, faible en pratique...
Ne vous en déplaise le PCF a sa part de responsabilité dans la montée du lepénisme : sous la houlette de Marie-Georges Buffet de Hue, et utilisant comme leurre des campagnes anti Le Pen, ils en ont profité pour vider le PCF de son contenu marxiste léniniste. Résultat des courses beaucoup de travailleurs ont préféré quitté le PCF pour aller se réfugier dans l’asile de fous qu’est le FN ! Donc, pendant qu’on garnissait le visage de Marx de rondelles de concombre, on poussait les militants dans les bras du parti des LE Pen ! Formidable réussite ! N’est-ce pas ?
Beaucoup de faits me donnent à penser que souvent l’anti-lepénisme est utilisé comme label de gauche qui vous donne droit de faire une politique de droite ! Bonjour Monsieur Fiteman qui la même période poussait au bombardement de la Yougoslavie !
Le fascisme hitlérien ? - : le dessaisissement des mandats communistes voté par la socio démocratie allemande, si l’on veut être précis. En général, dans tout coup porté aux travailleurs et aux peuples, les "socialistes" y sont mêlés d’une façons ou d’une autre.
Comme tout homme de science, vous connaissez cette loi qui veut que les mêmes causes produisent les mêmes effets : tant les causes qui président à son succès ne disparaissent pas, le FN ne cessera de monter et les incantations n’y pourront que dalle !" No pasarán ! - Allez-y cher Monsieur exposez-nous ce qu’il faire, expliquez nous comment contourner le système médiatique qui a transformé les journalistes en agents de communication d’une formidable campagne de propagande et de désinformation cela H24, sans répit, ou comment mobiliser contre le capitalisme devenu usurier via les banques et allié du sionisme ennemi haineux de toute l’humanité y compris les Juifs dont il menace l’avenir !
C’est très dur à écrire, ça fait très mal au cœur mais le FN , à la différence de personnel politique régnant de gauche comme de droite, PCF et Mélenchon compris, a condamné ce qui s’est passé en Libye et n’a jamais crié "Assad n’a pas le droit de vivre" ( Ah ! cynisme, dans un pays qui a aboli la peine de mort - et il reste pour le moment très antiaméricain ! demain on verra !
La haine, le désespoir, les mensonges ne règlent rien en politique : plus que jamais, il nous faut garder notre sang froid et de s’attaquer d’abord aux causes. Le marxisme c’est d’abord la raison. N’est-il pas vrai que la déliquescence se fait lorsque la raison s’en va !

11/12/2015 16:34 par Aris-Caen

J’ai lu tous les commentaires et je les partage tous.
Une telle unanimité est fort rare.

11/12/2015 17:11 par kulu

Bonjour,
je dois dire que je trouve ce papier consternant et anachronique. Encore un effort et vous comprendrez que le FN fait partie intégrante du jeu politique orchestré par le dessus du panier.
Les faschos, ils sont là depuis longtemps même si ils ont pris leur carte ailleurs en attendant des jours meilleurs. Vous allez voter pour qu’une fois encore on repousse le problème et que la prochaine fois le FN fasse 35% au 1er tour puisse que vous savez bien qu’au fond, rien ne changera d’ici là. No passaran ? Ce devrait être maintenant comme dirait l’autre et selon moi, sûrement pas en votant. Accepter la règle du jeu de l’adversaire c’est se condamner à la défaite. Quant aux "prolos", de toute évidence, ils ont foutu le camp chez Le Pen faute d’offre politique sérieuse ou de promesses tenues et sans comprendre apparemment que le FN n’est qu’une autre facette du même monstre. Lire cette litanie de slogans éculés me fout le bourdon. On est pas sorti de l’auberge ! Voter c’est aller à Canossa.
Cordialement

11/12/2015 18:52 par DD

Communiste sans carte, je n’irai pas voter dimanche. Assez de chantage. le fascisme, phase violente du capitalisme, est généré au quotidien dans la politique umps, l’europe du capital et sa soeur jumelle indissociable l’OTAN, organisation criminelle internationale.
Au fait, les places sont bonnes au prétendu parlement européen ?

11/12/2015 19:43 par Michel Taupin

J’ai appris, l’histoire m’a appris que la politique, c’est l’art du compromis (je n’ai pas dit compromission). Les groupuscules qui ont prôné depuis de nombreuses années le tout ou rien, ceux qui, droits dans leurs bottes, s’attaquent à la montagne en croyant la faire tomber seuls parce que "purs", ceux qui désapprouvent depuis toujours les alliances, qu’elles soient de circonstances ou stratégiques, sont restés des groupuscules. Réagir par déception, émotion bien légitime par ailleurs, empêche souvent un brin de lucidité. Réfléchir froidement en dehors de la fièvre des sentiments, m’apparaît indispensable. Jean Ortiz a raison. Sur la blogosphère, moi qui n’appartiens à aucun parti, je lis des choses absolument caricaturales et insultantes sur le PCF. Je n’excuse en rien le PCF de ses erreurs (qui n’en fait pas ?) mais je ressens ces attaques comme souvent haineuses et me semblent foncièrement anti-communistes. J’ai lu "mieux vaut le FN que les socialistes" et d’ ajouter "les cocos sont foutus parce qu’ils ont trahi"... Ce genre de commentaire ne peut pas venir d’un homme authentiquement de gauche. C’est impossible. Et je me permets de dire que ces accusations sont du niveau des "arguments" des électeurs du FN. Car cher Jean, je n’excuse pas ceux qui votent FN, je les accuse. Ce ne sont pas que des victimes. Ni responsables ni coupables, je ne peux le croire. Des millions de travailleurs ont subi et subissent le même sort mais ne tombent pas pour autant dans le "tous pourris" trop facile incluant ceux qui sont les moins responsables de la situation économique, voire responsables de rien du tout. Ce n’est pas rien de se tourner vers le FN. Je me souviens qu’à une époque on cachait par honte sa décision de voter FN. Parce que ces gens-là savaient ce qu’ils faisaient. Peut-être ne sont-ils pas responsables, mais ils sont coupables. Coupables de se laisser avachir les neurones par les "merdias", coupables de se laisser entraîner dans la haine de l’autre, coupable de croire que c’est l’autre, son semblable, son alter égo, qui lui ôte la pain de la bouche, coupable de ne regarder que le bout du doigt qui pourtant lui montre la voie, coupable de racisme, de xénophobie, coupable de ne pas essayer de comprendre qui sont les vrais responsables, coupables de ne pas faire de différence entre leurs défenseurs et leurs maîtres ou leurs séides...

Certains disent : je ne participe à aucun exécutif qui n’applique pas tout ce que je pense et décide. Ils ont de très fortes chances de regarder le train passer et de rester en dehors de toute action favorisant le sort de ses semblables. Alors, frustré ou non, l’homme de gauche, drapé dans sa pureté idéologique, défend ses idées en assénant les critiques comme une sentence. Il attend que le peuple vienne à lui. Mais c’est bizarre, il ne vient pas. Un vieux chef indien disait : "N’attendez pas que l’eau soit pure pour la boire, sinon vous mourrez de soif !"

D’autres espèrent le grand soir. C’est une autre solution que je ne peux me permettre d’attendre...

Et puis, il ya ceux qui, même minoritaires, s’engagent ou soutiennent ceux qui s’engagent à essayer de mettre en œuvre les idées qu’ils défendent, soit au sein d’une alliance, soit dans un compromis avec comme objectif de soulager le mieux possible la population en souffrance. Et l’on n’y perd pas forcément son âme. Les exemples foisonnent. Je crois que le but d’un homme de gauche, n’est pas seulement d’attendre le moment propice pour agir, mais de participer de toutes ses forces et en toutes circonstances au soulagement des petites gens, de leurs souffrances quotidiennes. La tâche est plus ardue et souvent très risquée puisque les attaques viendront de toutes parts mais je crois que pour un être humain authentiquement de gauche, cette voie est la seule qui vaille : Se faire entendre, se faire connaître et agir sans attendre pour réduire le pouvoir des puissants avant de le leur prendre.
Je refuse les analyses à la serpe, les imprécations ostentatoires, les jugements à l’emporte-pièces, les oublis de l’Histoire, les sentences définitives qui ne mènent nulle part sinon à la désunion et à l’échec... et à faire grogner de plaisir nos adversaires. Si nous poursuivons le même but, mettons de l’intelligence dans nos différences. Ce n’est jamais drôle de perdre. Je ne dis pas que j’ai raison, je dis simplement que certains ont tort.

Le PS comme la droite sont les premiers responsables de la débandade de la France et de la montée du FN, mais jamais je ne favoriserai d’aucune manière l’arrivée au pouvoir de la peste brune. Parce que quand elle y sera au pouvoir, elle le gardera... et après le silence des chaussons dont certains semblent ne pas mesurer le danger, nous entendrons le bruit des bottes écraser la République. Aujourd’hui il s’agit d’abord d’écarter le pire. Alors je voterai pour le moins pire et demain je le combattrai.

11/12/2015 20:47 par Jean ORTIZ

Lisons ce qui est écrit...

Je mène un combat pour que le parti communiste redevienne (est-ce encore possible ? je le crois) celui dont les millions de salariés, de chômeurs et chômeuses, d’exclu(e)s, de précaires, d’enseignants, de créateurs... ont besoin. Mon papier me paraît fort explicite ; en séparer une phrase, c’est le dénaturer.

Je rentre d’un débat sur l’Amérique latine à Nice... J’ai lu des articles nauséabonds du maire Estrosi...Comment peut-on envisager de voter facho pour "barrer la route au fascisme" ? Comment peut-on voter pour "l’état urgence" alors que l’on sait que ce type de loi d’exception s’avère toujours liberticide ?
Lorsque je termine mon texte par "aux urnes", je ne donne pour autant aucune "consigne". Un "libéral", qu’il soit "néo", "socio" ou "ultra", reste un fidèle serviteur du système cannibale et doit être combattu.
Aller voter, pour moi, c’est exercer un pouvoir (de plus en plus réduit, de citoyen). Mon article me semble suffisamment explicite de mes choix. Le seul vote utile est à mes yeux le vote porteur de rupture avec le capitalisme, celui qui rassemble le plus largement possible, sur une base de classe. Pas pour s’adapter au système, le gérer, et y perdre son âme. Alors de grâce, travaillons nos convergences. Les fausses polémiques s’avèrent toujours néfastes. Et dans la période irrespirable actuelle, encore plus.

Rassurez-vous... je hais les repentis, les apostats, les arrivistes, les opportunistes, les carriéristes ; j’en connais beaucoup... moins au PC qu’ailleurs, même si je suis bien placé dans ma région pour reconnaitre que nous aussi avons quelques coups de balai à donner... et que la façon dont ont été conduites souvent ici et là les négociations pour la stratégie et la composition des listes aux régionales a relevé de la tambouille politicienne... On a fait du Front de gauche un "machin" électoral, alors qu’il portait un grand espoir politique, populaire...

Je n’ai pas adhéré au PCF il y a longtemps pour assister à cette cuisine fort peu éthique... Il faut que "les bouches s’ouvrent"... ce que je fais, en essayant plus que jamais d’être communiste (pas facile !). Au nom d’un bel idéal et des "miens", les antifascistes espagnols, les militants ouvriers, les Résistants, le Che , les révolutionnaires latino-américains... J’étais hier soir à Montpellier pour un docu-débat sur les combats antifranquistes des femmes espagnoles... J’y ai tenu les mêmes propos.

Palante !
Jean Ortiz

11/12/2015 22:56 par cunégonde godot

La question est-elle la "peste brune" à nos portes aujourd’hui ? Non. C’est une mauvaise plaisanterie.
Toute la gauche de la gauche petite-bourgeoise européo-syrisée jusqu’à l’os se voit contrainte depuis juillet 2015 à regarder les choses en face : on ne peut aujourd’hui se prétendre à la fois révolutionnaire et européiste. Cette comédie tragi-comique est restée trop longtemps à l’affiche et ne fait plus recette. Il va falloir programmer autre chose plus en phase avec la réalité, plus "hard" comme on dit...

11/12/2015 23:53 par Geb.

Cer camarade, tu t’es ici expliqué et bien exliqué sur la nature de ton intervention.

Et la pureté de tes intentions n’a JAMAIS été mise en doute par aucun des intervenants.

Tu dis avoir lu, (Où, pas ici en tout cas), qu’il valait mieux le FN que le PS.

Ces paroles n’engagent que ceux qui les prononcent ou qui les écoutent à la lettre.

Je souscrit aussi à ce que tu exprime quand tu dis que voter pour un néo-libéral c’st comme voter pour un fasciste.

Mais ou je diverge totalement c’est lorsque tu déclare qu’il FAUT voter parce qu’il s’agit d’un droit fondamental...

je suis d’accord sur le fait que ce droit a été conquis de haute lutte par nos prédécesseurs, mais je doute que leur intention ait pu être dans elur démarche populaire et démocratique de nous donner le choix entre le... Poison... et le Poison.

Il s’agissait alors d’un choix entre plusieurs options, et chez les nôtres entre une seule alternative : Le choix du Socialisme, ou celui de la Barbarie.

Tu comprendra que le "vote" tel qu’il est pratiqué ici, aujourd’hui, comme feuille de vigne justifiant les pires exactions, ce vote est devenu très, très, éloigné des intentions premières de nos prédécesseurs dans le domaine.

Tu sous-entend que tu votera blanc ou nul. Vois-tu je pourrais y souscrire si nous nous étions dotés d’assez de crédibilité pour, par exemple, amener les abstentionnistes actuels à voter avec des bulletins "nuls" reconnaissables au dépouillement. On pourrait imaginer les tables des bureaux à l’heure du dépouillement couvertes de bulletins "ROUGES" de couleur, par milliers, et nos militants occupant les bureaux et les alentours afin d’informer les électeurs sur la démarche à suivre.

Il n’y aurait même pas à suivre une "loi électorale" quelconque vu que nous n’attendrions pas de résultats dans les urnes qui pourraient être invalidés.

Et à l’heure du dépouillement scruter les "nuls" de couleur et les décompter pour publier nos propres résultats tout en continuant à "occuper" les abords des bureaux et des mairies. Une sorte d’"Occupy Wall-Street" révolutionnaire en quelque sorte.

Avec l’aide volontaire des médias alternatifs et celle involontaire des réseaux dits "sociaux" ça pourrait être réalisé. encore faut-il avoir l’audace d’y penser, de s’y pencher, et de tout risquer sur le coup. En sachant que la réaction risque d’être assez violente soir par proxys interposés, soit directement par les mercenaires du pouvoir en place.

Et ici aussi ça demande d’être étudié pour pouvoir aligner une réponse suffisamment symétrique à la menace. Et ça aussi ça doit se préparer... En mettant TOUTES les options sur la table.

Un des intervenants sur le post, "De Passage" je crois, nous parlait ici de la Révolution bolivarienne et des Chavistes qui réagissaient en masse face à la Droite. Je doute que dans leurs options ne se trouvent qu’uniquement des actions électorales ; Ils ont sufisamment payés pour savoir que les urnes c’est bien mais qu’il faut s’appuyer sur quelques "broutilles" plus concrètes pour conserver l’avantage quand on a réussi à l’obtenir face aux vautours d’en face. Et entre autre ne pas pactiser avec l’ennemi.

Pas la peine de rigoler, ce scénario si on avait voulu l’appliquer aurait été réalisable il y a simplement 20 ans. Le PCF, s’il avait voulu s’en donner les moyens était encore capable de le réaliser tout seul et encore plus s’il avait consenti à s’unir avec la base d’autres partis de gauche et à se rendre compte qu’il était dans la situation du toro à qui on ne présente que toujours la même cape avec la muletta derrière.

Mais il fallait alors savoir faire une croix sur les autres gains plus terre à terre : C’est à dire la reconnaissance des médias bourgeois et des structures politiques capitalistes, et les financements scélérats, en tant que parti reconnu dans le rang. On serait devenu un "parti pas fréquentable"... Ce qui dans la bouche de ceux qui nous gouvernent résonnerai comme un compliment parmi les masses. C’est même un des arguments clef des fachos du FN, argument qui leur amène des électeurs en masse..

Comprenez : "On est pas fréquentables mais on n’est pas comme EUX". Et ce que demande le peuple actuellement ce sont des gens "qui ne sont pas comme EUX"...

" EUX", ceux qui sont comme tous ceux qu’ils ont pu tester jusqu’à aujourd’hui et qui les ont entubés.

Dans ce cas précis ils se font encore baiser, mais si c’était NOUS à la place posez vous la question : "Est-ce que le FN serait au point ou il en est" ??? Parce que pour la majorité des gens on est devenu "EUX", ceux qui les ont entubés.

Une telle stratégie serait encore possible et faisable pour 2017 si au lieu d’avoir des dirigeants de parti éteignoirs des volontés populaires et frileux de leur petite vie petite bourgeoise nous avions de vrais dirigeants révolutionnaire.

Encore faudrait-il être capable de mobiliser non pas "contre" quelque chose, (FN y compris), Mais bien "POUR" du concret positif à réaliser ensemble.

il n’y a pas d’exemple dans les sociétés humaines ou les citoyens ou les esclaves aient réussi une vraie révolution sans avoir une vraie perspective à accomplir et un vrai état major révolutionnaire pour coordonner le mouvement .

Et ça n’est pas ceux qui sont auto-désignés chez nous comme des phares qui pourront la leur fournir. Tous les formes d’autres rejets d’une situation intolérable sont destinés à finir en queue de poisson et/ou de manière dramatique. Une "révolution" sans perspective à créer n’en est pas une ; tout au plus c’est et reste une émeute ou une révolte destinée à finir écrasée par la botte des féodaux et leurs mercenaires.

Aussi c’est dans une telle perspective que dimanche je n’irai pas voter. Pour ne pas laisser croire à ceux qui sont déjà assez suffisamment les victimes désignées qu’il risquent de pouvoir changer quoique ça soit par ce moyen actuellement.

Et je comprend aussi parmi eux les électeurs "occasionnels" du FN qui lorsqu’ils se retrouveront cocus sont encore capables de nous reprocher de leur avoir laissé croire que voter dans ce conditions était "LA" solution à leurs problèmes.

Mais bon, c’est une question de conscience et de choix. Comme le disait mon papa : "On ne fait pas le bonheur des gens en leur mettant un fusil dans le dos pour les aider à comprendre".

Rien de tel que l’expérience, si douloureuse soit elle.

Mais à mon avis on est très, très mal barrés sur le sujet.

12/12/2015 03:21 par act

Salut,

J’imagine que tous ceux qui ont posté vivent en France ?...et du coup je comprends mieux l’irrésistible ascension du FN. Vos critiques et remarques sont légitimes et compréhensibles mais quelles sont vos contre-propositions ?

Qu’avez vous fait concrètement pour empêcher cela pendant que les militant du FN arpentaient les rues, avec l’appui des médias de masse ?
Quels sont vos plans et projets pour contrer le fascisme qui s’installe ?

A ceux qui répondront qu’il est déjà installé : détrompez-vous, pire est toujours possible,
demandez aux Chiliens, Argentins, Honduriens, etc...
Et encore, quand le vieux continent prend la tangente extrême, il fait bien plus fort.
La dernière fois c’était par millions....et ce sans facebook ni google ou autres géolocalisations en temps réel.

Je conchie ces élections-piège-à-con qui seraient interdites si elles pouvaient vraiment changer la donne,
pourtant si j’étais Français j’irais voter et à droite s’il le fallait (ps inclus) rien à caler !
Pour une seule et unique raison : TACTIQUE, si possible gagner du temps pour (s’)organiser la riposte qui devait être prête...mais ne l’est pas (c’est évident à vous lire).

L’abstention fait partie des paramètres de l’équitation du capitalisme qui a -c’est évident- opté pour ce qui n’est pas sa "bouée de secoure" (nous ne le menaçons nullement et certainement pas sur le net) mais bien la maximalisation de se profits par l’option fasciste.

Ne nous faisons aucune illusion, n’ayons aucun doute : ils exécuteront les pires plans que nous pouvons imaginer, ils iront jusqu’au bout de cette logique mortifère.
Il n’y a que nous qui pouvons les en empêcher (concrêtement dans la vie réelle, pas ici).

A ceux qui ne voterons pas, que comptez-vous faire concrètement de plus efficace ?

Tout ceci fraternellement, cordialement,
il ne s’agit pas de jouer le donneur de leçon, au contraire, car où je vis ils sont déjà au pouvoir.

Bien à vous.

12/12/2015 09:20 par marc

" Le seul vote utile est à mes yeux le vote porteur de rupture avec le capitalisme, "

dit Monsieur Ortiz.

je suis bien d’accord avec lui, malheureusement, dans ma circonscription il n’y en a pas, je ne peux donc pas aller voter.

12/12/2015 10:22 par Palamède Singouin

@ Jean Ortiz.

Le seul vote utile est à mes yeux le vote porteur de rupture avec le capitalisme, celui qui rassemble le plus largement possible, sur une base de classe.

Dans le contexte de ce second tour des régionales, il n’y a donc pas d’autre choix que le vote blanc. Sauf que ce n’est même pas un vote utile puisqu’il n’a aucune traduction au niveau institutionnel. Ce qui justifie l’abstention.

12/12/2015 12:09 par macno

Le gros du problème réside dans le fait qu’il faut arrêter de parler de "peste brune" et de tout autre qualificatif de ce style concernant le FN, alors que ce parti n’est qu’un enfant, illégitime bien entendu, de la Gauche (ne fourbissez pas déjà les armes !).
À force de l’invoquer on a fini, sinon par le créer, du moins par le faire revivre.
J’ai l’impression que beaucoup en parlent sans connaître les ceusses qui votent pour ce parti, car ils sont tellement restés arque-boutés sur nazisme et Cie, qu’ils sont devenus pour ainsi dire leur drogue. Mais continuez ainsi, et vous les conforterez encore un peu plus dans un vote qui est ni plus ni moins là que pour faire chier, car il n’y a pas plus de fachos dans ce parti qu’il y en avait dans un parti de Gauche" qui a eu une à une certaine époque, une certaine conception de la démocratie, au bas mot, un chouia autoritaire ; si l’on parlait entre autre de la Guerre d’Espagne, et de ce qu’ont subi les Anarchistes, on fâcherait alors beaucoup de gens. Il est donc préférable d’en rester là.
À trop regarder dans le rétroviseur de l’Histoire on ne regarde plus la route du Monde qui est devant soi, et le risque est grand de se casser la gueule, car la route depuis 70 ans, a TOTALEMENT changé. C’est d’ailleurs ce qui est entrain de se passer pour la Gauche en ce moment, car pour appeler à voter Estrosi faut être tombé bien bas (mais comme la Gauche n’était pas bien haut, elle ne se fera ainsi pas trop de mal en tombant !), ou bien c’est pour faire plaisir aux europhiles, les vrais "fachos", mais je vais y revenir...
Je l’ai souvent dit, de ce que j’ai pu retenir des conversations sur les chantiers, le constat qui était le plus souvent fait par ce style d’électeurs, l’objet de leurs colères était que "plus rien n’était fabriqué en France", alors que le chômage lui par contre il était bien "made in France".
[il est à noter que des propos véritablement "fachos", je n’en ai pas entendu des masses]...
"Quant aux produits "merde in France"", continuaient-ils, "ben...il fallait avoir les moyens de se les offrir". Le "monter en gamme", ça les faisait doucement rigoler, faut les comprendre, allez mirer les étiquettes des magasins des "beaux quartiers" !
"Foule sentimentale, faut voir comme on nous parle", et Souchon l’a bien exprimé, c’est ça qu’il ne supportent plus, qu’on se foute de leur poire...
Le PC, au nom de son Dogme "internationaliste" n’a pas vu, pas pu ou pas voulu voir se construire son cercueil, fait de chômage et de bas salaires. Le chômage et les bas salaires ne pouvaient que découler des délocalisations capitalistes, c’était mathématiquement gravé dans le Système...
Depuis quelques dizaines d’années la Gauche s’est contenté d’élaborer des "cocktails", soit : une part de gestion locale, une part de collaboration gouvernementale (avec le PS), et une (assez faible) de contestation du Système. Mais en Politique les cocktails ne sont jamais des douceurs apéritives mais seraient plutôt de nature "Molotov", et un jour ou l’autre ils explosent. Il ne faut surtout pas en faire...
Mais, j’arrête car hassinus et bien d’autres ont déjà tout très bien dit.
À travers l’attitude de certains de la Gauche dans un certain syndicat, en tant que syndicaliste j’étais déjà persuadé qu’on allait vers un désastre, et c’était dans les années 1980.
Et bien voilà, ça a pris du temps, mais nous y sommes...

12/12/2015 13:08 par cunégonde godot

Pour ce scrutin, et d’un point de vue révolutionnaire – réellement révolutionnaire, c’est-à-dire à partir du réel ici et maintenant et pas, pas seulement à partir du Livre, fût-il marxiste – , seule l’abstention fait sens.
La "réforme régionale" et les élections s’y rapportant est destinée à renforcer l’organisation politique, juridique et sociale qu’a toujours voulue (re)mettre en œuvre et en place le capitalisme mondialiste en France : le fédéralisme allemand, sur le modèle américain (ou l’inverse). La landerisation de l’ "Europe" favorisera l’enfermement ethnique, communautaire, religieux, clanique, mafieux, classiste, l’apartheid social, juridique, social, etc. Bref, l’Amérique pour tous !

12/12/2015 14:46 par Geb.

Et pour en remettre une couche, je reprendrait une des phrases de "act" dans son intervention. Je dirai même que c’est réellement la seule qui me semble bien en phase avec le moment présent :

A ceux qui ne voterons pas, que comptez-vous faire concrètement de plus efficace ?

Et c’est bien là le problème. Pas plus qu’il n’est constructif de voter "CONTRE" quelque chose et que mieux vaut s’abstenir, il n’est pas plus positif de ne pas voter du tout sans avoir compris qu’il FAUT FAIRE quelque chose de concret et positif avant et surtout après n’avoir pas voté.

Parce que finalement on sait tous peu ou prou ici ce que l’on ne veut pas. On sait certainement un peu moins ce que l’on veut et c’est aussi certainement pas pour tout le monde pareil même si on est d’accord sur des bases relativement communes d’humanisme, de politique, et de social.

Mais aussi ne pas voter mais continuer à attendre un messie, un parti, une coterie, qui prendrait la direction d’un mouvement, en ce moment ça équivaut à rester sur place. Et rester sur place c’est reculer.

Il est impératif que chaque personne qui se prétend un citoyen conscient commence à se mobiliser et mobiliser autour de lui, (Mobiliser, pas endoctriner pour untel, ou tel parti). Et mobiliser sur des actions concrètes, n’importe quelle idée ou action que ça soit, pourvu qu’elle soit ciblée stratégiquement et politiquement.

Et surtout la publier, la populariser, qu’elle soit réussie ou avortée.

Chacun peut le faire s’il veut. Ca va du sticker sur un pare brise aux actes de résistance civique. Peu importe. Le but est de dire qu’on en a marre de se faire entuber et qu’on va mettre le bordel. Et surtout de le faire savoir

On a tous les moyens pour ça. Nos parents n’avaient que des stencils et des ronéos, ou la plume sergent major sur du PQ, et nous on a des scanners, des PC, des disques dur, Internet, les réseaux (a)sociaux, les Emails, des voitures et des cartes de bus tarif réduit ; et même des GPS et des médias alternatifs. Et on n’arrive pas à réaliser le 1/10ème de ce que eux ils faisaient.sans rien.

Y a quelque chose qui cloche par là, non ?

On est en France plus de 17 millions de retraités. Disons 12 millions si on lève les grabataires, les paupérisés au fond du trou, les SDF, et les éclopés.

Je parle pour ma paroisse. Après tout, (Encore pour l’instant), un retraité personne ne peut le freiner par l’argument économique du licenciement ou du chômage s’il a réellement l’intention d’agir. Et la majorité du temps de notre vie est déjà largement derrière nous, on n’a pas réellement grand chose à perdre. Et il y a de l’honneur à gagner.

Il est temps que nous en premier comprenions que ce que nous devons faire pour l’avenir de nos enfants et petits enfants dépasse le stade de la baby-sitter ou de l’aide purement physique ou économique, et que nous investissions notre temps ailleurs qu’en des affichages pour des partis qui ne servent qu’à nous enterrer, des réunions politiques vides de sens ou on se se masturbe sur le passé ou sur le prochain messie chef de parti, ou pire pour enrichir les croisières Costa ou les voyages en Tunisie brokés à bas prix hors saison pour remplir les sièges vides.

Il est temps pour les "anciens" de montrer qu’on n’est au moins pas plus cons que nos parents et de montrer aux jeunes qu’il n’y a pas que le présent, mais que si on veut pouvoir continuer à jouir de celui-ci il faut recommencer à combattre pour l’avenir.

Moi, personnellement je suis fier de la génération de mes parents et de ce qu’ils ont réalisé. Vous croyez que vos enfant pourront en dire autant de nous ? Nous, qui avons laissé défoncer et brader aux requins de la finance tout ce qui faisait la singularité humaniste de la France ???

Je sais pas ce que vous vous avez choisi ou choisirez. Mais pour mon compte j’ai déjà commencé à battre le rappel. et je compte bien ne pas m’arrêter là.

L’affaire sera à suivre. Car je pense que mon petit doigt me dis que je ne suis pas le seul à avoir eu ce genre d’idée.

Normal, c’est ça aussi la Loi des Nombres, comme aurait pu l’énoncer Eisenberg.

Et comme l’a écrit Victor Hugo : "Quand une Idée s’empare des Masses elle devient une force matérielle".

Il est temps de rejoindre la Force.

12/12/2015 17:47 par latitude zero

Mr Ortiz,
« Je mène un combat pour que le parti communiste redevienne (est-ce encore possible ? je le crois) celui dont les millions de salariés, de chômeurs et chômeuses, d’exclu(e)s, de précaires, d’enseignants, de créateurs... ont besoin. »
Je pense que vous devez être malheureux au PCF.

Il y a des millions de Français qui attendent que la gauche française ( PS exclu ) fasse sa propre révolution avant la révolution. Les Français qui l’ attendent, et qui désespèrent sont parmi les 22 millions d’ abstentionnistes, et aussi en partie au FN .

C’est énorme.

L’électorat du PCF , il était là et pas ailleurs.

Ce sont ceux que tous les Pierre Laurent et autres ont abandonné pour faire passer leurs petits calculs et leurs propres intérêts, ,sous couvert d’aller soulager les souffrances quotidiennes des petites gens dans les campagnes . Incroyable, le PCF réduit au rôle d’infirmier, infirmier du capital en CDD des « petites gens » dans les campagnes.

Aujourd’hui cet électorat ne reviendra pas au PCF , tel qu’il est devenu et qu’il est actuellement. Il n’est plus l’électorat du PCF, il est un autre électorat , potentiel.

Réhabiliter l’idéologie communiste, piétinée , salie, diabolisée , et décrédibilisée par ceux la même qui étaient censés la défendre est une tache ardue, une « mission impossible » à laquelle certains s’ emploient mais sont quasiment invisible, les médias du capital privilégie médiatiquement, à dose calculée, le PCF actuel et pour cause !

Le PCF , par son virage réformiste ses errements et ses compromissions, est tombé à moins de 2 % .(et je suis généreux). C’est un parti en faillite morale qui n’a plus aucune crédibilité, pire qui agit comme un repoussoir, et qui doit débarrasser le terrain urgemment pour laisser la place qu’il occupe maintenant de façon indue, pour nous purifier l’air , car oui, pour répondre à Mr Taupin, un parti politique qui veut enthousiasmer et rassembler une large majorité d’un peuple, et c’est encore plus vrai en ce moment, a besoin d’une pureté idéologique , révolutionnaire., de cohérence, avec une ligne définie démocratiquement , qui sait de quoi il parle , et qui identifie clairement qui sont ses ennemis et ceux du peuple .

Plus vous vous accrochez à ce parti plus vous le faites durer dans cet état. L’unique solution est de le faire imploser pour en faire renaitre un autre , le séisme doit être radical.

Ca n’est pas l’impression que vous me donnez quand vous retomber une fois de trop dans le piège du front républicain. PS/LR versus FN , sans comprendre que tout ça est orchestré.
Pourtant cette fois ci l’ arnaque est limpide.

Après avoir réussi le tour de force de vider l’électorat du PCF vers le FN ( il faut dire que le PCF les a grandement aidé), le FN sert maintenant de « variable d’ajustement » dans le but de précipiter les électeurs dans le bipartisme.

Le FN est promu par les médias, et régulé.

Marine Lepen est partout dans les médias ,( « nuit et jour, dans votre café, dans votre baignoire … ») oui mais maintenant avec la légitimité de ses 20 ou 30% d’électeurs .

Cette « variable d’ajustement » c’est même un certain François Miterrand qui en est l’instigateur, à l’époque à son usage unique , pour piquer des voix aux partis de droite.
En 1981, le FN est un groupuscule de 270 adhérents et fait le score de 0,18% aux législatives
En 1983, Miterrand demande aux chaines TV d’inviter des responsables du FN
En 1984, JM Lepen passe dans l’ émission phare « L’ heure de vérité »
3 mois plus tard le FN dépasse les 10% aux Européennes !

Que pensez vous de ça ?

http://www.dailymotion.com/video/x1kxtc0_francois-mitterrand-et-le-front-national-28-minutes-arte_tv

Mr Taupin,
« participer de toutes ses forces et en toutes circonstances au soulagement des petites gens, de leurs souffrances quotidiennes. » qui pourrait être contre , à condition de ne pas les envoyer gentiment à l’abattoir sans autres perspectives, de redonner de l’ espoir, une conscience politique, une envie de se battre, une fierté… et de ne plus les appeler « des petites gens » mais des camarades.
Désolé, je n’aime pas me poser en donneur de leçon , mais franchement, faut quand même finir par mettre les pieds dans le plat, parce que rien ne bouge ,tout est statique , c’est désespérant !

12/12/2015 21:54 par Aris-Caen

J’ai reçu les listes pour le 2sd tour. Le PS est soutenu par le Front de Gauche, EELV et le PCF.
Quelle HONTE ! J’ai honte !
Un vrai rassemblement de crapules. Tout cela au nom du fascisme qui avance, il parait !
Le FN, j’’en ai rien à carrer ! C’est bien Mitterrand qui l’a promu pour des raisons électoralistes.
Il avait décidé d’instaurer la proportionnelle intégrale aux législatives de 1986, permettant l’élection de 35 députés du Front national.
30 ans après c’est la même mauvaise blague.
Jospin a avoué que : "pendant toute les années du mitterrandisme, nous n’avons jamais été en face d’une menace fasciste"
Le FN est dans les clous de la République des vendus qui vendent le peuple, comme la gauche dite radicale est une singerie, un piège à con.
Je suis de gauche et pourtant j’ai envie de faire la peau à toute cette gauche traite. Je lui en veux tellement.
Et pourtant encore, j’écris des commentaires sur le Grand Soir parce que je sais qu’elle survie au stade microscopique ici.
Cunégonde Godot ou bien Geb ou bien d’autres sont ravagés comme moi par l’effondrement intellectuel de la gauche qui a perdu ces références primordiales à la lutte des classes et au peuple souverain.
Pas de lutte des classes sans un périmètre légale et territoriale stable.
L’Union Européenne c’est la Palestine des travailleurs.

Je sens un vieux truc monter qui relève de l’histoire ou de la métahistoire comme vous voudrez.
Une volonté de survie d’un vieux peuple qui ne veut pas se laisser dissoudre dans l’argent, dans le rien.
Un vieux peuple inclusif et généreux qui a encore des choses à dire, à exiger.
La vie, qui crée le désespoir, est plus forte que le désespoir. Nous étions donné mort, nous nous relevons !

12/12/2015 22:08 par Aris-Caen

Pas de lutte des classes sans périmètre légale et territoriale stable .
L’Union Européenne c’est la Palestine des travailleurs.

13/12/2015 11:20 par tchoo

Enfin quoi, tout de même, la gauche, la vraie si elle existe encore, n’est-elle pas un peu responsable de tout cela
Au lieu de toujours engendrer des querelles picrocholine qui l’amène aux élections dans un dispersion cacophonique que même une poule n’y retrouverait pas son petit, ne peut-elle pas présenter un front unie, des idées claires et une visibilité claire ?
c’est cette gauche là qui devrait être l’expression du vote sanction, alors qu’elle s’abime, et le PCF en tête dans des compromissions d’appareil de pouvoir qui dégoute les plus modestes, avec le sentiment d’être trahie par les siens

13/12/2015 11:58 par christophe

Je n’ai pas voté dimanche dernier, j’y vais aujourd’hui.
Quand l’effondrement est inévitable, quand il n’y pas de solution d’un bord à l’autre de la gauche, je ne sais rien faire d’autre que de ralentir le mouvement funeste.
En espérant que les luttes aussi soit fortes pour ralentir ce mouvement.
Le FN dézinguera encore plus vite nos pauvres restes, par décrets ou par violence.
Il faut au moins ralentir cela.

13/12/2015 12:21 par Carmiña

La plupart des commentaires (mis à part ceux de M.Taupin et d’Act) provoquent chez moi un certain ahurissement car ils semblent s’inscrire dans une espèce d’entreprise de démolition (souvent contre le PCF et ses militants...) alors que nous nécessitons plus que jamais "à gôche" de réfléchir ensemble, de débattre, d’examiner quels sont les points de convergence possibles, les rassemblements acceptables, leurs limites...Nous avons besoin non seulement de principes mais de pratiques, de présence régulière auprès des gens et à tout niveau et de discussions avec notre peuple. A ma connaissance J.Ortiz se dépense sans compter pour sillonner notre pays et animer des débats en affirmant en toute circonstance ses choix communistes, clairement, de façon osée et originale, sans concession pour quiconque y compris pour son Parti. Il n’est ni dogmatique, ni donneur de leçons, ni vendu, ni doux rêveur...A travers ses analyses et ses propositions, il sait redonner espoir...
A propos du FN, et n’oublions pas quelles sont toujours les conséquences terribles du fascisme, le PS a bien-sûr pour les raisons que l’on sait engraissé cet enfant-monstre mais il ne l’a pas crée. La citation de B. Brecht est toujours d’actualité "Le ventre est encore fécond d’où a surgi la bête immonde". A nous, selon le niveau d’exigence et de réflexion personnels, selon notre esprit de responsabilité, notre engagement et nos moyens de nous rendre actifs, constructifs et efficaces pour inverser cette marche en avant aux antipodes de "l’Humain".

14/12/2015 07:10 par latitude zero

Carmiña,

Ouvrez les yeux.
La gauche en France ( pour ne parler que d’elle) n’ est plus qu’un champ de ruine.
l’entreprise de démolition PCF est déjà passée depuis un bon moment.

On peut reconstruire sur un champ de ruine , mais à condition d’y faire un vaste et retentissant ménage !

14/12/2015 07:26 par pschitt

Si je vous invite à dinner et qu’une fois à table vous vous retrouvez à choisir entre un velouté de blattes saupoudré de cloportes grillées et un rat poché dans son urine , par politesse vous allez gouter ?
Perso je sais ce que je ferai !!

14/12/2015 11:02 par Michel Rolland

Amis Français,

Je vis dans un pays réactionnaire, le Québec. Vous lire, voir ce qui se passait chez vous, me confortait un peu, mais plus maintenant.

À moins que quelque chose m’échappe, ce que je trouve le plus désespérant dans vos pseudo-élections régionales est le comportement du PCF et du F de Gauche qui ont donné la consigne de voter à droite. Désespérant aussi le taux de participation qui indique le taux de naïveté de l’électeur français. Je comprends qu’il n’y a plus de gauche en France, que la France n’a rien de plus évolué que le reste de l’Occident. Que les oligarchies néolibérales et leurs dictatures médiatiques exercent le plein contrôle partout en Occident. Ça y est, nous sommes en plein Moyen Âge néolibéral...

Je ne vois plus chez vous qu’une poignée d’individus, des socialistes vrais, des communistes vrais, des purs et durs qui n’ont plus aucun poids aucune influence sur vos parodies de partis politiques. Pierre Laurent, Jean-Luc Mélanchon et les formations qu’ils représentent se sont présentés sous leur vrai jour : de faux-culs. Votre PCF et votre F de Gauche sont, cela est dorénavant évident, des formations néolibérales dont le mandat est de distraire les progressistes.

Mes sympathies aux vrais...

Michel

14/12/2015 14:35 par Geb.

ils semblent s’inscrire dans une espèce d’entreprise de démolition (souvent contre le PCF et ses militants...

Tu devras plutôt dire "il TE sembles"...

Personne ici ne "démolis le PCF et ses militants.

Pour mon compte je "démolis ce qui s’autodésigne "PCF" et qui usurpe le nom de "communiste". Et pas "ses" militants.

D’ailleurs le simple fait que tu fasse le distinguo entre ces derniers et le parti en général suffit à démontre que même TOI tu ne fait pas l’amalgame.

Fils et petit fils de communistes et syndicalistes révolutionnaires le Parti m’a au moins appris ; (A une époque ou dans le Parti on pouvait encore apprendre quelque chose de positif), à aller au fond des choses. Même quand ces choses doivent nous faire mal au coeur.

Comprend bien : IL N’Y A PLUS DE PARTI COMMUNISTE en France.

Il a été auto suicidé de l’intérieur par la cinquième colonne des arrivistes et des vendus. Avec l’aide des idiots comme moi qui avons fait aveuglément confiance à des traîtres et des félons.

Mais il y a toujours des dizaines de milliers de Communistes qui se sont mis en retrait comme moi pour ne plus participer à la campagne d’enfumage qu’on faisait en leur nom.

Ca ne veut pas dire qu’on ne fait plus rien. Ca veut dire que le peu qu’on fait ne participe plus à enfumer les exploités au profit d’une camarilla d’apparatchikis qui de toute façon faisaient encore plus de négatif avec notre aval.

Dommage, le terme de Communiste n’a hélas pas de Copyright. Actuellement le "Communisme" à la Laurent c’est comme la fétà grecque fabriquée en Suède. Elle a le nom de "fétà"... Sauf le goût ou l’origine du fromage original.

Quant aux militants socialistes je les respecte au moins plus que toi. Faut une bonne dose de courage ou d’inconscience pour continuer à militer dans un parti qui t’amène à chaque fois dans le mur au nom d’un idéal qu’il ne respecte pas . Et je sais de quoi je parles : J’ai résisté au moins 25 ans même à partir du moment ou j’ai compris qu’on nous avait tué de l’intérieur. Et si j’étais resté dans le Parti ça me ferai actuellement entre les orgas de jeunesse et le PCF proprement dit plus de 58 ans de militantisme. J’ai résisté quand même 40 ans et c’est pas grâce à ceux qui ont été à la direction du PCF les dernières années. Parce que les procès "staliniens" je sais pas s’ils existaient réellement en URSS, mais ceux qui les dénonçaient après le rapport Khroutchev ils se sont chargé de les mettre en oeuvre en France contre les militants comme nous.

Et on voit ou ils ont fini, les Fitterman, Gayssot, Buffet et Hue...!!! Et je ne parles que des "nationaux".

Dans les fédés ça été pire.

Alors bon courage si tu es sincère.

Mais ne t’inquiètes pas. Il ne t’arrivera rien. Même le Fn te laissera en paix.

Tant que tu reste là-dedans tu ne risque rien de nos ennemis. Ils sont trop contents de pouvoir exhiber un parti révolutionnaire croupion inoffensif pour justifier de leur soi-disant "démocratie" frelatée, des gens qui participent à leurs institutions bidons et à leurs élections truquées et faire rigoler sur leur compte les gogos aux Guignols de l’Info".

Avec en plus des gens réputés "sincères" jouant contre leur propre camp.

14/12/2015 21:15 par Geb.

Quant aux militants socialistes

Erratum :Je voulais écrire "militants communistes". Mais ce que je dis ça vaut aussi pour les "militants" du PS.

S’il en reste quelques uns de sincères.

15/12/2015 15:44 par Aris-Caen

Y a un truc qui se passe là, maintenant !
Je sens que c’est gigantesque

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