RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibeseBuzz
 
51 
Dits et non-dits d’un Discours

Mali : Le Fardeau Néocolonial de la France

The Visage of War - Salvador Dali (1940)

Dans son discours sur l’intervention militaire au Mali, François Hollande, dit que la France répond à la demande d’aide d’un pays ami, le Mali, demande qui lui a été adressée par son homologue malien, etc…

Même un Président de gauche normal qui avant d’accéder à la fonction avait la dent dure contre le paternalisme néocolonial des rapports de la France avec ses anciennes colonies, se voit aujourd’hui dans l’obligation de mettre ses pas dans ceux qui depuis des décennies on tracé le sentier peu lumineux de l’intervention française en Afrique. On chercherait en vain l’équivalent de telles interventions du côté de Londres, bien que l’Angleterre, à l’instar de la France possède aussi d’anciennes colonies sur le continent.

Aussi salutaire soit-elle, cette intervention française au Mali, comme celles du passé ailleurs sur le continent, a toujours une odeur de soufre qui la précède.

Soit parce qu’on considère que les malheurs actuels du Mali résultent du vide créé par l’élimination léonine de Kadhafi, et l’appel d’air chaud qu’elle a induit dans la sous-région. Et on voit tout aussitôt que la France n’est pas toute blanche dans cette affaire, de même que son président, aussi normal soit-il. En effet, qui mieux que la France, son président d’alors et quelques intellectuels hystériques se sont faits les vedettes forcenées de cette géopolitique de l’élimination ?

Mais l’absurdité de la position de François Hollande n’est pas seulement dans cet héritage qu’il assume au moins au nom de la continuité objective de l’État en tout État de droit et de cause. Mais elle est dans ce non-dit de la prise de responsabilité. Car avouer que l’on intervient au Mali parce que l’on comprend que ce qui s’y passe aujourd’hui est la conséquence d’actions préalables dans lesquelles la France a eu un rôle et non des moindres, c’est pointer du doigt la survivance de la logique néocoloniale incarnée par la Françafrique que renie François Hollande.

Alors le langage devient le gage de la bonne foi idéologique et éthique. La rhétorique plus précisément qui brosse un tableau égalitariste des rapports d’amitié entre deux États amis et leurs chefs dont l’un demande amicalement de l’aide à l’autre. Une Françafrique horizontale et empathique se substituerait-elle à la Françafrique verticale prédatrice d’hier ?

Quoi qu’il en soit, le mystère de l’équation françafricaine de François Hollande est tout entier dans cette rhétorique de l’égalité. Pourquoi la France est le seul pays à être sensible aux cris de détresse du Mali ? Parce qu’elle est généreuse ? Pourquoi la Russie ou l’Inde par exemple y sont au contraire si sourdes ?

Il y a là des évidences qui en disent long sur la permanence d’une culture et d’une volonté. Des évidences que les dits ne disent pas, et que les non-dits disent haut et fort…

Adenifuja Bolaji
Le 12 janvier 2013

Source : Mali : Le Fardeau Néocolonial de la France

URL de cet article 18944
L’Etat voyou
William BLUM

Quatrième de couverture
« Si j’étais président, j’arrêterais en quelques jours les attaques terroristes contre les États-Unis. Définitivement.
D’abord, je présenterais mes excuses à toutes les veuves, aux orphelins, aux personnes torturées, à celles tombées dans la misère, aux millions d’autres victimes de l’impérialisme américain.
Ensuite, j’annoncerais aux quatre coins du monde que les interventions américaines dans le monde sont définitivement terminées, et j’informerais Israël qu’il n’est plus le 51e (...)

Agrandir | voir bibliographie

 

"De toutes les ironies exprimées par la politique étrangère américaine, notre position vis-à -vis de Cuba est la plus paradoxale. Une forte dégradation de la situation économique a provoqué une poussée du nombre de Cubains entrant illégalement aux Etats-Unis.

Nous faisons tout ce que nous pouvons pour détériorer la situation économique et ainsi accroître le flux. Nous encourageons également cet exode en accordant aux Cubains, qui arrivent illégalement ou qui s’approchent par voie de mer, un statut de résident et une assistance pour s’installer.

Dans le même temps, nous n’avons pas respecté les quotas de visas pour les Cubains désireux d’immigrer aux Etats-Unis [...] quand Castro tente d’empêcher des cubains malheureux de quitter leur pays infortuné, nous l’accusons de violer des droits de l’homme. Mais quand il menace d’ouvrir grand les portes si nous continuons à accueillir sans limites des cubains sans visas - y compris ceux qui ont commis des actes de violence pour aboutir à leurs fins - nous brandissons des menaces imprécises mais aux conséquences terribles. "

Jay Taylor, responsable de la section des intérêts américains à Cuba entre 1987 et 1990, in "Playing into Castro’s hands", the Guardian, Londres, 9 août 1994.

Hier, j’ai surpris France Télécom semant des graines de suicide.
Didier Lombard, ex-PDG de FT, a été mis en examen pour harcèlement moral dans l’enquête sur la vague de suicides dans son entreprise. C’est le moment de republier sur le sujet un article du Grand Soir datant de 2009 et toujours d’actualité. Les suicides à France Télécom ne sont pas une mode qui déferle, mais une éclosion de graines empoisonnées, semées depuis des décennies. Dans les années 80/90, j’étais ergonome dans une grande direction de France Télécom délocalisée de Paris à Blagnac, près de Toulouse. (...)
65 
Le fascisme reviendra sous couvert d’antifascisme - ou de Charlie Hebdo, ça dépend.
Le 8 août 2012, nous avons eu la surprise de découvrir dans Charlie Hebdo, sous la signature d’un de ses journalistes réguliers traitant de l’international, un article signalé en « une » sous le titre « Cette extrême droite qui soutient Damas », dans lequel (page 11) Le Grand Soir et deux de ses administrateurs sont qualifiés de « bruns » et « rouges bruns ». Pour qui connaît l’histoire des sinistres SA hitlériennes (« les chemises brunes »), c’est une accusation de nazisme et d’antisémitisme qui est ainsi (...)
113 
Cette épuisante sensation de courir dans l’eau (plaidoyer pour rompre définitivement avec le PS)
Vous avez déjà essayé de courir dans l’eau ? Epuisant n’est-ce pas ? Au bout de quelques pas, je me dis que j’irai plus vite en marchant. Alors je marche. Comme je n’ai jamais pris la peine de me chronométrer, je ne sais ce qu’il en est réellement, mais la sensation d’aller plus vite et plus loin est bien là. Et quoi de plus subjectif que le temps ? Préambule défoulant : Socialistes, j’ai un aveu à vous faire :je ne vous supporte plus. Ni vos tronches, ni vos discours, ni vos écrits, ni vos déclarations, (...)
42 
Vos dons sont vitaux pour soutenir notre combat contre cette attaque ainsi que les autres formes de censures, pour les projets de Wikileaks, l'équipe, les serveurs, et les infrastructures de protection. Nous sommes entièrement soutenus par le grand public.
CLIQUEZ ICI
© Copy Left Le Grand Soir - Diffusion autorisée et même encouragée. Merci de mentionner les sources.
L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle du Grand Soir

Contacts | Qui sommes-nous ? | Administrateurs : Viktor Dedaj | Maxime Vivas
Le saviez-vous ? Le Grand Soir a vu le jour en 2002.