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Paris-Madrid : le torchon brûle

José FORT


Le 2 mai 1808, le peuple de Madrid se soulevait contre les troupes napoléoniennes. Dans son roman « Un jour de colère » que je vous recommande, Arturo Pérez-Reverte décrit ces hommes et ces femmes déversant durant une journée leur colère et leur haine dans un bain de sang qui a marqué à jamais l’histoire de l’Espagne. Allons-nous revivre de tels évènements ? Un nouveau conflit s’annonce-t-il opposant la France à l’Espagne ?

Les ambassadeurs des deux pays multiplient des démarches diplomatiques et les gesticulations médiatiques. La presse de Madrid s’étouffe de fureur. Le chef du gouvernement Mariano Rajoy exprime son mécontentement et reçoit le joueur de tennis Rafael Nadal pour lui témoigner sa solidarité face aux attaques « abjectes » dont il fait l’objet. Pourquoi cette tension ?

Depuis un peu plus d’une semaine, les guignols de l’info sur Canal + se moquent des champions espagnols qui, à l’instar d’Alberto Contador, ne marcheraient pas à l’eau claire. Et alors que Yannick Noah évoque l’utilisation au-delà des Pyrénées d’une « potion magique, « Le Monde » conseille à l’Espagne de « regarder le dopage en face ».

Les Espagnols enragent et invitent les Français à balayer devant leur porte. Ils évoquent Jeannie Longo, son mari empêtré dans une affaire d’EPO et… rappellent le départ précipité des troupes napoléoniennes en 1813 accompagné de l’échange de prisonniers français contre des cochons venus de l’Hexagone. Bref, rien ne va plus.

Pendant ce temps à Madrid comme à Paris, le sort du juge Garzon interdit d’exercer pendant onze ans n’émeut guère. Il faut dire qu’il l’avait bien cherché en enquêtant sur des affaires de corruption impliquant plusieurs haut dignitaires de la droite espagnole et en ouvrant les dossiers portant sur les crimes du franquisme.

José Fort

L’Humanité Cactus 15 février

URL de cet article 15874
http://www.legrandsoir.info/paris-madrid-le-torchon-brule.html
 
DEPUIS LA NUIT ET LE BROUILLARD - FEMMES DANS LES PRISONS FRANQUISTES - de Juana Doña
traduit par Ángeles Muñoz avec la collaboration de Sara Albert Madrid, février 1939. La Guerre d’Espagne touche à sa fin. Leonor va connaître l’exode, la torture, la condamnation à mort, et les longues années de prison... L’horreur quotidienne de l’univers carcéral franquiste tel que l’ont vécu des milliers de femmes et d’enfants est décrite ici par Juana Doña avec un réalisme sans concession et sans complaisance. Ce livre est son témoignage. Écrit en 1967, publié seulement après la mort du dictateur, cet (...) Lire la suite »
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SUITE A LEUR CENSURE CONTRE WIKILEAKS
Paris-Madrid : le torchon brûle
18/02/2012 à 14:13, par Anonyme

Mais non, mais non : il n’y aura aucune guerre que ne souhaite l’OTAN, puisque les nations qui appartiennent, c’est le cas de le dire, à l’Union Européenne, sont désarmées.

Les « armées napoléoniennes » ? Où ça ?

Par ailleurs, si Jean-Charles, roi, oui, ça existe encore, d’Espagne, et titulaire génétiquement du même « sang bleu » que sa très gracieuse majesté, reine (oui, ça existe encore) d’Angleterre peut dire à un Président de la République, élu du peuple, lui : « Porque no te callas ? » (« Pourquoi ne te tais-tu pas ? »), on ne voit pas pourquoi il ne le dirait pas au président de France, qui n’a pas de « sang bleu » pur « race ». Lui.

Conclusion : les histoires de dopage des sportifs sont aussi intéressantes que celles des coucheries de « nos grands »… pour distraire ce qu’ils appellent « la populace »

Au cas ou celle-ci aurait FAIM

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Jolie-môme

« La démocratie et les droits de l’homme ne nous intéressent que très peu. Nous utilisons simplement ces mots pour cacher nos véritables motifs. Si la démocratie et les droits de l’homme nous importaient, nos ennemis seraient l’Indonésie, la Turquie, le Pérou ou la Colombie, par exemple. Parce que la situation à Cuba, comparée à celle de ces pays-là et de la plupart des pays du monde, est paradisiaque »

Wayne Smith, ancien chef de la Section des Intérêts Américains à La Havane (SINA) sous l’administration Reagan

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