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Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ?

Qu’il ne soit pas qualifié n’est pas important.

Qu’il n’ait jamais occupé un poste de gouvernement ou d’élu est sans importance.

Que sur un plan personnel il soit un crétin est sans importance.

Ce qui compte pour moi, surtout à ce stade - contrairement à cette chère Hillary – c’est qu’il est peu probable qu’il déclenche une guerre contre la Russie. Sa remise en cause du caractère absolument sacré de l’OTAN, qualifiée d’ « obsolète », et sa rencontre avec la députée Démocrate Tulsi Gabbard, critique de la politique américaine de « changement de régime », en particulier en Syrie, sont des signes encourageants.

Plus encore, sa nomination du général Michael Flynn comme conseiller en matière de sécurité nationale. Flynn a dîné l’année dernière à Moscou avec Vladimir Poutine lors d’un gala célébrant RT (Russia Today), la chaîne de télévision de langue anglaise, de gauche, de l’État russe. Dans les médias américains, Flynn porte désormais le stigmate de celui qui ne voit pas la Russie ou Poutine comme le diable. Il est vraiment remarquable de constater avec quelle nonchalance les journalistes américains peuvent considérer la possibilité d’une guerre avec la Russie, voire d’une guerre nucléaire.

(Je peux maintenant m’attendre à recevoir une avalanche de courriels de mes lecteurs très politiquement corrects au sujet du prétendu parti-pris anti-islamiste de Flynn, mais cela, même si c’est vrai, n’a rien à voir avec cette discussion visant à éviter une guerre avec la Russie).

Je pense que l’influence américaine sous Trump pourrait également inspirer une solution à la crise sanglante entre la Russie et l’Ukraine, qui est le résultat du renversement par les États-Unis en 2014 du gouvernement ukrainien démocratiquement élu, pour faire progresser davantage l’encerclement US / OTAN de la Russie ; Après quoi il pourrait mettre fin aux sanctions imposées par les Etats-Unis à la Russie, dont pratiquement personne en Europe ne bénéficie ou ne veut ; Et enfin - enfin ! - la fin de l’embargo contre Cuba. Quelle journée de célébration ce sera ! Dommage que Fidel ne sera pas avec nous.

Nous pourrions avoir d’autres occasions de célébrer si Trump pardonne ou d’une certaine manière libère Chelsea Manning, Julian Assange, et / ou Edward Snowden. Ni Barack Obama ni Hillary Clinton ne l’auraient fait, mais je pense qu’il y a au moins une chance avec notre Donald. Et ces trois héros ont maintenant au moins un semblant d’espoir. Imaginez tous les trois réunis un jour futur pour une merveilleuse rencontre que vous pourriez suivre sur vidéo.

Trump ne s’opposera probablement pas non plus aux actions militaires contre l’islam radical par crainte d’être taxé d’anti-islamisme. Il déteste suffisamment Daesh pour vouloir les détruire, chose qu’on ne peut pas toujours dire au sujet de M. Obama.

Les accords commerciaux internationaux, rédigés par des avocats d’affaires pour le bénéfice de leurs patrons, peu préoccupés par le reste du monde, pourraient avoir plus de mal à arpenter les couloirs de la Maison Blanche que d’habitude.

Les principaux critiques de la politique étrangère de Trump devraient avoir honte, ou se sentir humiliés, pour ce qu’ils ont soutenu en Afghanistan, en Irak, en Libye et en Syrie. Au lieu de cela, ce qui les gêne au sujet du président élu est son manque de désir de façonner le monde à l’image de l’Amérique. Il semble plutôt préoccupé par le fait que le monde puisse façonner l’Amérique à son image.

Dans le dernier chapitre d’Alice au Pays de Trump, il affirme désormais qu’il n’a pas l’intention de poursuivre Hillary Clinton, qu’il a un « esprit ouvert » à propos d’un accord sur le changement climatique - dont il avait juré de retirer les Etats-Unis - et qu’il n’est plus très sûr que la torture sur les suspects de terrorisme soit une bonne idée. Alors, quelles que soient les craintes que vous pourriez avoir au sujet de certaines de ses idées politiques bizarres ... attendons... elles pourraient être tout simplement abandonnées en cours de route ; même si à titre personnel je pense que c’est un connard.

A cause du besoin apparemment profond de Trump d’être approuvé, il pourrait continuer à céder face aux critiques et aux protestations généralisées. Pauvre petit Donald ... si puissant ... et pourtant si fragile.

Le dilemme Trump, ainsi que tout ce désordre autour de Hillary Clinton, aurait pu être évité si Bernie Sanders avait été désigné comme candidat. Ce grand « si » historique est presque à égalité avec le jour où les Démocrates choisirent Harry Truman pour remplacer Henry Wallace en 1944 comme vice-président de Roosevelt. Truman nous a apporté cette petite chose charmante appelée la Guerre froide, qui à son tour nous a donné le maccarthysme. Mais Wallace, comme Sanders, était juste un peu trop à gauche pour les dirigeants raffinés du Parti Démocratique.

Les médias d’Etat : les bons, les brutes et les truands

Le 16 novembre, lors d’une conférence de presse du département d’Etat, le porte-parole du département John Kirby a eu un de ses échanges fréquents avec Gayane Chichakyan, journaliste à RT (Russia Today) ; Cette fois à propos des accusations américaines de bombardements par la Russie d’hôpitaux en Syrie et l’empêchement fait à l’ONU de fournir de l’aide à la population piégée. Quand Chichakyan a demandé des précisions sur ces accusations, Kirby a répondu : « Pourquoi ne demandez-vous pas à votre ministère de la Défense ? »

GK : Pouvez-vous nous donner des informations précises sur la date à laquelle la Russie ou le gouvernement syrien ont empêché les Nations Unies de fournir de l’aide ? N’importe quelle information précise.

KIRBY : Aucune aide n’a été fournie au cours du dernier mois.

GK : Et vous croyez qu’elle a été bloquée exclusivement par la Russie et le gouvernement syrien ?

KIRBY : Il ne fait aucun doute que l’obstruction vient du régime et de la Russie. Aucun doute.

...

M. MATTHEW LEE (Associated Press) : Permettez-moi de revenir sur... attendez... faites attention lorsque vous dites des choses comme « votre ministère de la Défense ». Je veux dire, elle est une journaliste tout comme les autres, alors c’est - elle pose des questions précises, qui ne sont pas...

KIRBY : Pour un média détenu par l’Etat...

LEE : Mais qui ne sont pas...

KIRBY : Détenu par l’Etat, Matt.

LEE : Mais ils ne sont pas -

KIRBY : Détenu par l’Etat, un média qui n’est pas indépendant.

LEE : Les questions qu’elle pose ne sont pas hors de propos.

KIRBY : Je n’ai pas dit que les questions étaient hors de propos.

......

KIRBY : Je suis désolé, mais je ne vais pas mettre Russia Today au même niveau que vous autres qui représentez des médias indépendants.

Il faut se demander si le porte-parole du département d’Etat Kirby sait qu’en 2011, la secrétaire d’Etat Hillary Clinton, parlant de RT, a déclaré : « Les Russes ont ouvert un réseau en anglais. Je l’ai vu dans quelques pays, et c’est très instructif. »

Je me demande également comment M. Kirby se comporte avec les journalistes de la BBC, une entité de télévision et de radio d’État au Royaume-Uni, qui diffuse aux États-Unis et partout dans le monde.

La société Australian Broadcasting Corporation est décrite par Wikipédia comme suit : « La société fournit des services de télévision, de radio, en ligne et mobile partout en Australie métropolitaine et régionale, ainsi qu’à l’étranger ... et bénéficie d’une bonne réputation pour sa qualité et fiabilité ainsi que pour offrir des programmes éducatifs et culturels que le secteur commercial ne proposeraient probablement pas ».

Il y a aussi Radio Free Europe, Radio Free Asia, Radio Liberty (Europe centrale et orientale) et Radio Marti (Cuba) ; Tous (américains) appartenant à l’Etat, aucun n’est « indépendant », mais tous sont jugés dignes par les États-Unis pour informer le monde.

Et n’oublions pas ce que les Américains ont à domicile : la PBS (Public Broadcasting Service) et la NPR (National Public Radio), qui auraient beaucoup de mal à survivre sans les subventions du gouvernement fédéral. Quelle indépendance ont-ils ? L’un ou l’autre de ces radiodiffuseurs s’est-il jamais opposé sans équivoque à une guerre américaine moderne ? Il y a de bonnes raisons pour lesquelles NPR a longtemps été connue comme National Pentagon Radio. Mais cela fait partie de l’idéologie des médias américains que de prétendre qu’ils n’ont pas d’idéologie.

En ce qui concerne les médias américains non-étatiques ... Il y a environ 1400 quotidiens aux États-Unis. Pouvez-vous citer un seul journal, ou un seul réseau de télévision, qui était sans équivoque opposé aux guerres américaines menées contre la Libye, l’Irak, l’Afghanistan, la Yougoslavie, le Panama, la Grenade et le Vietnam, lorsqu’elles se produisaient ou peu de temps après ? Ou simplement opposé à, disons, deux guerres ? Ou même une seule ? En 1968, six ans après la guerre du Vietnam, le Boston Globe (18 février 1968) a examiné les positions éditoriales sur la guerre de 39 journaux américains et a conclu que « aucun ne préconisait un retrait ». A-t-on jamais vu l’expression « invasion du Vietnam » dans un média américain ?

En 2003, la station sur câble MSNBC a retiré le très apprécié Phil Donahue en raison de son opposition aux appels à la guerre en Irak. M. Kirby aurait sans aucun doute qualifié MSNBC d’« indépendante ».

Si les médias traditionnels américains étaient officiellement contrôlés par l’État, auraient-ils des positions très différentes par rapport à la politique étrangère des Etats-Unis ?

Selon une observation soviétique : « La seule différence entre votre propagande et la notre est que vous croyez à la vôtre. »

Le 25 novembre, le Washington Post publiait un article intitulé : « Une étude implique la Russie dans la diffusion de « fausses informations » » « Il s’agit de comprendre comment les sources russes inondent les médias américains et Internet avec des histoires factices conçues comme faisant « partie d’une stratégie largement efficace pour semer la méfiance envers la démocratie américaine et ses dirigeants ».

« La sophistication de la tactique russe, » dit l’article, « peut compliquer les efforts de Facebook et Google pour sévir contre les « fausses informations » ».

Le Post affirme que la tactique russe inclut « la pénétration des ordinateurs des responsables électoraux dans plusieurs états et la diffusion des emails piratés qui ont embarrassé Clinton au cours des derniers mois de sa campagne ». (Avant cela, le coupable désigné s’appelait Wikileaks.)

L’actualité déborde littéralement de références anti-russes :

  • Un titre du magazine en ligne – « Troller pour Trump : Comment la Russie essaie de détruire notre démocratie. »
  •  « La portée et l’efficacité surprenantes des campagnes de propagande russes. »
  •  « pendant la campagne électorale, plus de 200 sites Web au service de la propagande russe. »
  •  « Les histoires semées ou promues par la campagne de désinformation ont été vues plus de 213 millions de fois. »
  •  « La campagne russe pendant cette saison électorale ... a fonctionné en exploitant la fascination du monde en ligne envers un contenu « à sensation », surprenant et fort sur le plan émotionnel, en suivant les théories du complot populaires sur comment des forces occultes dictent les événements mondiaux. »
  •  « Les fausses nouvelles russes dépassent en audience les organes d’information traditionnelles »
  • « Ils utilisent nos technologies et nos valeurs contre nous pour semer le doute. Cela commence à saper notre système démocratique. »
  •  « Les opérations de propagande russes ont également contribué à promouvoir le Brexit en Grande-Bretagne, »
  •  « Certaines de ces histoires ont été lancées par RT et Spoutnik, des services d’information russes financés par l’Etat qui imitent le style et le ton des organisations d’information indépendantes mais incluent parfois des histoires fausses et trompeuses dans leurs articles ».
  •  « Une nouvelle série de fausses informations - faux rapports d’un coup d’état lancé à partir de la base aérienne d’Incirlik en Turquie et des histoires sur la façon dont les États-Unis allaient lancer une attaque militaire et ensuite accuser la Russie, »

Un ancien ambassadeur des Etats-Unis en Russie, Michael McFaul, a déclaré qu’il était « frappé par le soutien manifeste exprimé par Spoutnik pour Trump pendant la campagne, allant jusqu’à employer le hashtag #CrookedHillary diffusé par le candidat ». McFaul a dit que la propagande est typiquement destinée à affaiblir adversaires et critiques. « Ils n’essaient pas de remporter l’argument. Ils essaient juste de tout relativiser. C’est un peu un appel au cynisme. » [Cynisme ? Juste Ciel ! Que vont-ils encore imaginer ces fascistes/communistes de Moscou ?]

Le Post a cependant aussi publié ce qui suit : « Dans un courrier électronique de vendredi, RT a contesté les résultats des chercheurs, en disant qu’il n’a joué aucun rôle dans la production ou l’amplification de fausses informations liées aux élections américaines. » RT fut cité : « Qu’un article sur les fausses informations soit fondé sur des allégations fausses et non étayées, voilà quelque chose qui constitue le summum de l’ironie. RT rejette catégoriquement toutes les affirmations et insinuations selon lesquelles notre chaîne aurait produit ne serait-ce qu’une seule « fausse information » liée aux élections américaines. »

Il convient de noter que l’article du Washington Post ne fournit aucun exemple montrant comment des faits réels d’un événement précis auraient été déformés par une agence russe pour diffuser un message politique inverse. Que se cache derrière cette propagande anti-russe si flagrante ? Dans la nouvelle Guerre froide, une telle question ne nécessite aucune réponse. La nouvelle Guerre froide, par définition, existe pour discréditer la Russie simplement parce qu’elle s’oppose à la domination du monde par les Etats-Unis. Dans la nouvelle Guerre froide, les grands médias contrôlent la narrative de A jusqu’à Z.

Cuba, Fidel, le socialisme ... Hasta la victoria siempre !

Le commentaire le plus fréquent que j’ai lu dans les grands médias au sujet de la mort de Fidel Castro est qu’il était une « dictature » ; Presque chaque titre comportait ce mot. Depuis la révolution de 1959, les grands médias américains se réfèrent habituellement à Cuba comme une dictature. Mais que fait ou ne fait pas Cuba pour être une dictature ?

Pas de « presse libre » ? En dehors de la question de savoir combien les médias occidentaux sont libres (voir mes précédents essais), et si tel est le critère, que se passerait-il si Cuba annonçait que dorénavant n’importe qui dans le pays pourrait posséder n’importe quel type de média ? Combien de temps faudrait-il à l’argent de la CIA - argent secret et illimité de la CIA qui finance tous types d’organisations à Cuba – pour détenir ou contrôler pratiquement tous les médias qui méritent d’être détenus ou contrôlés ?

Pas d’élections « libres » ? Il y a régulièrement des élections municipales, régionales et nationales. Le président n’est pas élu au suffrage direct, ce qui est aussi le cas en Allemagne et au Royaume-Uni et dans beaucoup d’autres pays. Le président cubain est élu par le parlement, l’Assemblée Nationale du Pouvoir Populaire. L’argent ne joue aucun rôle dans ces élections ; pas plus que les partis politiques, y compris le Parti Communiste, puisque tous les candidats se présentent à titre personnel. Selon quels critère faut-il juger les élections cubaines ? Est-ce l’absence de sociétés multinationales qui déversent des milliards de dollars ? La plupart des Américains, s’ils y réfléchissaient un peu, auraient du mal à ne serait-ce qu’imaginer à quoi pourrait ressembler - sans donations massives d’argent par les multinationales - une élection libre et démocratique, ou comment cela fonctionnerait. Ralph Nader pourrait-il enfin se présenter dans les 50 états, participer aux débats télévisés, et faire concurrence au monopole bipartite en matière de publicités ? Si c’était le cas, je crois qu’il gagnerait les élections ; C’est bien pour ça qu’il ne peut pas.

Ou peut-être ce qui manque à Cuba, c’est notre merveilleux système de « collège électoral », où le candidat à la présidence qui obtient le plus de voix n’est pas nécessairement élu. L’exemple de notre dernière parodie de démocratie suffira-t-il pour nous convaincre de nous en débarrasser enfin ? Si nous pensons vraiment que ce système est un bon exemple de démocratie, pourquoi ne pas l’utiliser aussi pour les élections locales et étatiques ?

Cuba est-elle une dictature parce qu’elle arrête les dissidents ? De nombreux milliers de manifestants anti-guerre et autres ont été arrêtés aux États-Unis ces dernières années, comme à chaque période de l’histoire américaine. Pendant le mouvement Occupy, il y a cinq ans, plus de 7 000 personnes ont été arrêtées, nombreuses ont été battues par la police et maltraitées pendant leur détention. Et rappelez-vous : Les États-Unis sont au gouvernement cubain ce qu’al-Qaïda est au gouvernement des Etats-Unis, mais beaucoup plus puissant et beaucoup plus proche ; Pratiquement sans exception, tous les dissidents cubains ont été financés et aidés d’une façon ou d’une autre par les États-Unis.

Est-ce que Washington ignorerait un groupe d’Américains qui recevraient des fonds d’al-Qaïda et s’engageraient dans des réunions répétées avec des membres connus de cette organisation ? Ces dernières années, les États-Unis ont arrêté un grand nombre de personnes aux États-Unis et à l’étranger uniquement sur la base de liens présumés avec Al-Qaïda, avec beaucoup moins de preuves que Cuba n’a eues pour les liens de ses dissidents avec les États-Unis. Pratiquement tous les « prisonniers politiques » cubains sont de tels dissidents. Alors si certains qualifient la politique de sécurité de Cuba de dictature, moi j’appelle ça de la légitime défense.

William Blum

Traduction "ouf ! encore vivants... (ouais, je sais, on se contente de peu ces jours-ci)" par Viktor Dedaj pour le Grand Soir avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles.

 https://williamblum.org/aer/read/147

COMMENTAIRES  

11/12/2016 03:11 par B

Quel bel article ! Quel puissant souffle de fraîcheur ! Merci William Blum. Et merci au traducteur.

11/12/2016 10:50 par franck rigaud

Net et sans bavure. Chapeau d’autant de concision. Merci pour la traduction (c’est pas rigolo avec google traduct).

11/12/2016 11:35 par Roger

En effet, quel souffle et quelle volée d’arguments dont je n’ai encore jamais vu l’ombre d’une réelle réfutation.
Et puis l’auteur est un Américain ayant fonctionné dans le système...
Mais il oublie que Trump n’est pas encore POTUS , et que ça grenouille fort pour organiser, avant même la prestation de serment, un "empeachment"... Quelques grands électeurs ont laissé entendre que malgré leur mandat ils ne voteraient pas Trump, un Etat comme la Californie promet de ne pas "obéir" à Washington (oui, oui, un Calexit, comme il y a dans l’air aussi un Texit, Autant en emporte le vent, le retour !)
Cf : http://www.dedefensa.org/article/humeur-de-crise-28

11/12/2016 14:38 par Lyendith

Oui, alors autant Trump pourrait éviter une guerre avec la Russie, autant rien n’indique qu’il aura une politique plus clémente que ses prédécesseurs envers Cuba ou envers les lanceurs d’alerte. Sa réaction à la mort de Castro semble plutôt indiquer l’inverse.

11/12/2016 16:38 par Byblos

Le retour à l’isolationnisme signifie sûrement que les USA se replieront sur le continent américain qui, désormais, aura tout à craindre. Ils vont peut-être f...tre la paix au reste du monde. Mais ce sera pour mieux pressurer l’Amérique.

11/12/2016 17:36 par rouge de honte

Avec oncle Picsou tout devient possible, surtout le pire.
C’est fou cette propension aux réjouissances à chaque changement de pignouf. C’était pareil avec obamo.

us, ru, c’est pareil : Les intérêts économiques priment et sont sans espoir pour les peuples du monde.
Glencore et les autres le savent et y travaillent sans état d’âme.
Que des gens de gauche se réjouissent de l’élection de l’oncle Picsou, me laisse interloqué.
Que des gens de gauche admirent Poutine me laisse dans l’incompréhension totale.
Nous ne sommes pas obligés de prendre parti, sauf pour le bien et la liberté.

11/12/2016 18:56 par Eponine

Je suis étonnée de trouver sur ce site une glorification de Trump, ce raciste islamophobe. Il remet en cause le rapprochement avec Cuba, il remet en cause la victoire contre le tracé de l’oléoduc qui devait traverser le territoire des lakotas amérindiens du Dakota du Nord.Etre contre la politique russophobe et un rapprochement avec la Russie est une chose, se réjouir de l’élection de ce personnage imprévisible et dangereux est irresponsable. Oliver Stone l’a bien dit Cliton et Trump = la peste ou le choléra. Bernie Sander était une belle option.

11/12/2016 19:13 par legrandsoir

Vous avez vraiment lu l’article ?
William Blum (que nous connaissons bien) encenser quelqu’un comme Trump ?

11/12/2016 19:59 par Eponine

Il trouve pourtant des raisons de se réjouir de l’élection de ce clown. Ce n’est pas mon cas.

11/12/2016 20:34 par legrandsoir

Blum fait partie de ces nombreux observateurs convaincus (à tort ou à raison, mais on ne le saura jamais) que H. Clinton aurait déclenché une troisième guerre mondiale. On peut comprendre son soulagement.

11/12/2016 21:32 par rouge de honte

Blum fait partie de ces nombreux observateurs convaincus (à tort ou à raison, mais on ne le saura jamais) que H. Clinton aurait déclenché une troisième guerre mondiale. On peut comprendre son soulagement.

Excusez-moi, mais la troisième guerre mondiale est déjà déclenchée non ?
Souvent lorsque j’entend ceci, je ne peux m’empêcher de penser que l’égocentrisme de l’occidental lui refuse cette réalité tant qu’il n’est pas physiquement atteint. C’est, il me semble, là-dessus que jouent les gouvernements de "l’alliance" en refusant les troupes au sol et tout ce qui pourrait engendrer des dégâts collatéraux. (et s’il y en a, ce n’est jamais le fait de combattants "normaux")
Nous sommes des combattants par procuration. La conscience qu’une guerre mondiale est menée pour défendre notre mode de vie et notre supériorité matériel n’est pas pour demain.
Et puis l’oncle Picsou ne me rassure pas plus l’autre hystérique.

11/12/2016 22:25 par zerari mohamed said

Salam à tous !

Bravo ! chapeau bas comme vous dites, ce fut un plaisir de lire ces articles là, un réel plaisir. Et toujours cette douleur récurrente, écrasante quant on connait cette vérité qui nous transperce. Merci d’avoir traduit tout cela, j’avais beaucoup de difficultés avec la traduction, à 1 franc 2 sou, de google. L’Algérie, ma patrie est un peu comme la Russie et tous ces anciens blocs de l’est..... ; Personne ne croit à ce que disent les journaux parce que tout le monde est au courant qu’ils sont à la solde de l’état, nous sommes nés avec les yeux grands ouverts car nos parents nous ont toujours appris à ne pas être dupes dans le domaine politique. Tout est fabriqué, fomenté à l’avance pour servir les intérêts des riches et grands de ce monde. Mais bizarrement c’est l’inverse qui arrive dans les pays dits "occidentaux", "démocratiques", "libres", "instruits/cultivés"...Les gens sont ... comment pourrait on dire ? Niais ? inculte ? hypnotisé ? Ou serai-ce le faite que les US ont à peine 200 ans d’histoire et que l’Afrique et l’orient compte avec des siècles ?

Encore merci et longue vie à vous tous.

12/12/2016 09:46 par CN46400

Bof Trump et Clinton entrent, à leur tour, aux yeux de tous et chacun, dans la dégénérescence des "démocraties bourgeoises". Les programmes électoraux ne sont qu’une série de contrepieds qui en définitive n’engagent que ceux qui les croient. Depuis le Programme Commun de 72, la gauche française devrait être vaccinée. On attend maintenant le programme gauchiste de Valls... Trump taquine actuellement la Chine, bientôt son téléphone va sonner. Au bout, quelque capitalistes US, peut-être aussi son chargé d’affaire, qui lui feront remarquer que certains de leurs profits concernent la Chine... Alors le pied, sur la pédale se soulèvera, et la Chine redeviendra unique !
Parce que, voyez-vous, même à Wasingthon, c’est le capital qui commande, et surtout pas les électeurs de Trump ou de Clinton...

12/12/2016 14:04 par Roger

@ rouge de honte

Excusez-moi, mais la troisième guerre mondiale est déjà déclenchée non ?

D’une certaine manière l’état de guerre n’a jamais cessé...
Mais quand on entend les faucons US (dont H. Clinton) et les éditocrates mainstream,envisager tranquillement une guerre nucléaire, il y a de quoi se sentir soulagé de la position affichée par Trump.
Parce que les provocations permanentes des USA à l’égard d’une grande puissance nucléaire comme la Russie nous ont amené au bord de l’holocauste définitif, la der des der faute de combattants sur une planète ravagée par l’hiver nucléaire et le taux de radioactivité.
Il paraît que ne subsisteraient que des blattes (cafards) et quelques espèces d’insectes...belle fin pour l’espèce si mal nommée "homo sapiens sapiens" !

12/12/2016 15:19 par le moine obscur

Trump a été élu on verra ce qu’il a "dans le ventre". Est-il raciste ? Et alors ? Beaucoup de gens le sont qu’ils l’avouent ou comme Hillary Clinton ils se jouent les hypocrites. Je préfère avoir affaire à un raciste qui s’assume qu’à un traître qui vous plantera le couteau dans le dos. Sera-t-il mieux qu’Hillary ? S’il nous évite plus de tension avec la Russie et qu’il s’occupe moins des problèmes du monde ce sera déjà ça de pris. Après je ne m’attends à aucun miracle avec les politiciens de l’oncle Sam. Même Si Sanders était passé on aurait de quelles marges de manoeuvre il aurait disposé et s’il était de bonne foi par rapport ses déclarations de campagne électorale. Nous ne pouvons qu’attendre de voir quelles seront ses premières décisions.
Sinon dire de Trump qu’il est raciste, islamophobe et autres pour moi c’est vraiment regarder le monde par le petit trou de la lorgnette. Beaucoup de gens n’en ont rien à foutre en vérité. On préfère un président étasunien beaucoup moins interventionniste donc fouteur de merde dans le monde c’est cela pour moi le plus important. Et puis les afro-étasuniens ne sont-ils pas racistes ? Eux qui ont voté pour le président "noir" (métis mais aux USA c’est la même chose) simplement parce que c’est un de leur frère de couleur ? Cautionnant une abomination, une calamité et sans aucun le président le plus pervers et hypocrite qu’il m’ait été donné de voir ! Etant africain subsaharien je dis que malheureusement l’aspect tribal est très important "chez nous". Si Trump préfère les blancs, et bien il est blanc c’est logique. S’il n’aime pas les musulmans et bien il n’est pas musulman et pour avoir vécu dans des territoires musulmans je peux dire que les musulmans n’aiment pas les non musulmans (bien sûr ce n’est pas une généralité) et pour moi c’est un fait. Et il faudra qu’on démontre de manière indéniable que les djihadistes ne représentent aucun courant de l’Islam.
Mais je remarque que l’on aime accuser les autres de ce que l’on est ! Et la pleurniche me soûle royalement ! Il faut que les peuples deviennent forts et trouvent en eux les ressources de se faire respecter. Mais en vérité il y a tellement de corruption que le problème ce ne sont pas pour moi les corrupteurs mais ce sont les corrompus réels ou potentiels.

12/12/2016 16:42 par rouge de honte

@ Roger
Bonjour,
Il me semble qu’une fracture a eu lieu dans les années 90 : Chute du mur, fin de l’URSS, guerre du Golf. C’est pour moi le commencement de la troisième guerre mondiale. C’est une guerre menée pour un gouvernement mondial don la devise serait le dollar.
La guerre nucléaire, je peine à y croire, non pas que l’être psychopathe n’en soit pas capable : le psychopathe vit de bénéfice.
Quel serait le bénéfice d’une guerre nucléaire ? Engendrer la peur et le respect en s’attirant des hordes de terroristes crépitantes au compteur Geiger ?
Les guerres civiles sont bien plus lucratives et efficaces. Je cite le psychologue Csikszentmihalyi (ouf) "Les conditions sociales négatives sont difficiles à contourner. Une des conséquence de l’esclavage, de l’oppression, de l’exploitation et de la destruction des valeurs culturelles est l’élimination de la joie de vivre et sans doute de la vie elle-même."
N’est-ce pas exactement cela que provoque les guerres dites "non conventionnelles" y compris bien sûr celles menées à l’intérieur de nos frontières et par nos politiques (avec un petit coup de baguette magique pour faire de nous des acheteurs compulsifs) ?
Alors, la bombe A, la bombe H, ou la bombe Social ?
En tout cas, quand j’ai le cafard, je consomme !

12/12/2016 18:02 par Eponine

Le moine noir, en vous lisant, je peux allègrement changer le nom de Trump contre celui de Marine Le Pen.
Si elle est élue en 2017 vous pourrez faire un copié-collé.
Permettez moi quitte à être une candide, lui préférer Jean-Luc Mélanchon.

12/12/2016 19:45 par Borboleta

Contrairement à ce que les médias et les populistes croient, loin d’être une « révolution », l’avènement de Trump à la tête du système occidental correspond à une radicalisation de la situation ex ante. En réalité, ce fasciste au nez rouge est le symptôme d’un système occidental qui n’a pas réussi à s’adapter et qui va désormais tenter de garder la main par la violence pure, ciblant les citoyens et les nations qui proposent des contre-modèles politico-économiques.

12/12/2016 21:08 par Roger

@rouge de honte
Bien vu, avec les nuances qu’il faut.
Je vous accorde que pour l’oligarchie capitaliste, la multiplication des guerres locales, économiques, civiles, sociales, religieuses, est certainement plus intéressante (maintien de la domination, multiplication des centres de profit).
Mais quand on observe l’hystérie des neocons et faucons US, on se dit qu’on est à la merci de cinglés, tout ceci multiplié par le facteur "erreur humaine" et encore plus par les risques d’un bug technologique...On a échappé à l’hystérie incroyable de la cynique Clinton, pour autant on est pas à l’abri des furieux dont s’entoure Trump. Juste un répit en attendant qu’ils reconstituent l’efficacité et la puissance d’une armée pourrie par la corruption du complexe militaro-industriel.
Cf : http://lesakerfrancophone.fr/les-regles-du-jeu-de-trump-de-yalta-1945-a-yalta-2017

12/12/2016 23:09 par depassage

Le grand soir

Blum fait partie de ces nombreux observateurs convaincus (à tort ou à raison, mais on ne le saura jamais) que H. Clinton aurait déclenché une troisième guerre mondiale. On peut comprendre son soulagement.

Ces quelques lignes du grand soir m’ont vraiment interpellé. J’ai décidé de ne pas intervenir sur les articles de William BLUM, je l’ai déjà fait et je l’ai regretté parce qu’il y a en lui quelque chose que le langage ordinaire ne peut pas rendre. Je ne pense pas comme lui mais je partage sa sensibilité que ses écrits ne dévoilent qu’à peine.
Je savais que Bernie Sanders ne pouvait pas être élu parce qu’il n’est pas un homme de spectacle du tout. Aux Etats-Unis, si on n’est pas doué pour le spectacle on n’a aucune chance de gagner en politique.
Hillary Clinton, je savais qu’elle était une représentante d’un pouvoir schizophrène, on peut s’attendre à tout d’elle, du bien au pire mal.
Il restait Trump, l’américain avec toutes ses contradictions et le riche qui ne ferait pas peur aux riches de son pays. S’il n’est pas le candidat idéal, il reste qu’il peut être le candidat qui pourrait absorber les contradictions du pouvoir américain avec beaucoup de si. Sur ces si, seul l’avenir ne le dira.
La comparaison Trump et Marine le Pen est vraiment mal venue. Le pouvoir américain et le pouvoir français ne se compare pas.
Les guerres dans notre monde ne se sont jamais arrêtées, il y a des guerres marquantes et d’autres pas, c’est tout.

13/12/2016 09:52 par Assimbonanga

Réaction d’un étasunien prisonnier politique ( Mumia Abu-Jamal) à l’élection de Trump : https://www.youtube.com/watch?v=YtotZqR4DMg

13/12/2016 12:22 par rouge de honte

Les guerres dans notre monde ne se sont jamais arrêtées, il y a des guerres marquantes et d’autres pas, c’est tout.

La paix dans notre monde a toujours été, il y a des moments de paix marquant, d’autres pas, c’est tout.
Vous voyez, si nous ne voulons pas sombrer dans le catastrophisme, il faut bien définir ce qui bouscule le fragile équilibre don nous sommes tributaire.
Il y a toujours eu plus d’humains en paix que de guerriers.

14/12/2016 10:04 par Assimbonanga

Toutes les guerres sont marquantes. Leurs blessures s’installent dans les corps et dans les âmes. Les traumatismes et les rancœurs distillent ensuite sur plusieurs générations. L’état actuel du monde est celui d’une infection portée à la septicémie. Je me demande comment les enfants et petits-enfants parviendront à inventer des vies apaisées.
Des déplacements de population bouleversent tout l’équilibre des relations sociales. Un construction humaine bâtie pendant des siècles va s’effondrer. Le capitalisme roi viendra pour reconstruire. Mais quel art de vivre ?
Partout où les étasuniens s’en sont mêlés, des dégueulasseries sans nom sont apparues, la prostitution n’étant pas la moindre.

14/12/2016 15:45 par depassage

@Rouge de honte
Il ne faut pas chercher la contradiction pour la contradiction. La paix est une aspiration naturelle et elle ne nous marque pas. Ce qui nous marque, c’est qui nous traumatise, les guerres comme les catastrophes.
@Assimbonanga
Je suis un enfant de la guerre, et je me rappelle m’être caché sous les flancs de ma chèvre, lors d’un bombardement. Moi et ma chèvre, on s’en était sortie, ce qui n’était pas le cas de certaines poules qui n’étaient pas très loin de nous. Je me satisfais de cette anecdote, pour ne pas faire dans la dramatisation d’événements assez dramatiques par eux-mêmes pour leur en ajouter. Me voilà et je ne garde de rancune envers personne. Par contre, je connais beaucoup de personnes qui entretiennent de la rancune gratuite, sans n’avoir connu aucun traumatisme de guerre ou autre chose de semblable.

14/12/2016 21:41 par rouge de honte

Il ne faut pas chercher la contradiction pour la contradiction. La paix est une aspiration naturelle et elle ne nous marque pas. Ce qui nous marque, c’est qui nous traumatise, les guerres comme les catastrophes.

Non, désolé, ce n’est pas pour la contradiction, c’est pour la réflexion.
Est-ce que la paix est une aspiration naturelle ou une conséquence de notre instinct de survie ?. L’instinct de survie, parmi d’autres instincts, est dans notre nature, la paix ou la guerre sont les conséquences de cet instinct.
Si les us se sentent menacé dans leur survie par exemple avec un niveau de vie qui se dégrade fortement, ils vont entrer en guerre.
Si leur niveau de vie s’améliore, il vont bosser, et leur "aspiration naturelle à la paix" n’y sera pour rien.
Par ailleurs, la paix en 45 et les quelques années suivantes a été certainement plus marquante que les longues périodes de paix au moyen âge non ?
Je n’aime pas penser de façon pessimiste, même en guerre, les gens s’aiment et s’entraident.

Un ami qui se rend en Inde par la route chaque année me dit ceci :
Si tu ne regardes pas les médias et que tu vas à la rencontre des gens, rien de tout ce que l’on te dit n’existe, chaque rencontre est formidable !
Sa devise : Traverser le cœur des gens plutôt que de le survoler.

15/12/2016 02:17 par depassage

rouge de honte
Poursuivons la réflexion. Aspiration naturelle et instincts de vivre signifient une et même chose. Tout ce qui vient à la vie aspire à vivre. Mais pour vivre, il faut se protéger parce que la vie n’est pas sans danger. C’est ce qui pousse les différentes vies à développer un instinct de protection. En un mot, il n’y a pas d’instinct de guerre mais seulement un instinct de protection. C’est ce dernier qui nous pousse à tous les excès possibles et imaginaires.

C’est l’instinct de protection et la peur de la mort qui sont à l’origine de toutes nos convoitises et de tous nos mensonges. En plus, nous les humains, nous sommes des êtres sociaux et nous créons un corps ou un système pour mieux nous protéger, ce système ou corps finit par devenir un être quasi-autonome et commence à son tour à avoir peur de mourir et agit en conséquence, surtout si le système ou le corps est miné par l’intérieur et joue sur la peur de ses membres pour garder sa cohésion.

D’où les guerres internes (implosion) et externes (explosion) pour le besoin de se renforcer et devenir fort et pourquoi pas invincible, ce qui n’est qu’une chimère. Seuls les systèmes injustes sont hégémoniques au-delà de la mesure parce qu’ils ont peurs d’eux-mêmes. Ceci n’est qu’un schéma, car la réalité est plus complexe.

15/12/2016 09:10 par Assimbonanga

La guerre n’est pas décidée par les gens du commun comme nous tous ici. La guerre se propage à partir d’en haut. N’oublions pas que les industriels furent les premiers bénéficiaires de la guerre 14-18.
N’oublions pas que des agités du bocal ( Sarko) prennent des décisions purement politiciennes dont les conséquences ne les empêchent pas de prendre de luxueuses vacances pendant qu’un pays (Lybie) est totalement détruit par leurs décisions au doigt mouillé, vite-fait sul zinc.

15/12/2016 09:14 par Assimbonanga

... et Trump me fait bien l’effet d’un Sarko puissance 10. Totalement incontrôlable, imprévisible, inconséquent, sans limites.

15/12/2016 09:32 par rouge de honte

depassage, je souhaite juste relativiser une certaine vision du monde. Celui-ci répond au nécessités de la vie, la réalité que nous nous en faisons aussi sauf que celle-ci est manipulée par les possédants. Si les personnes de bonnes volontés dépérissent par la faute d’une vision trop noire du monde, il ne restera que les inconscients pour engraisser la bête. Ils auront gagnés la guerre psychologique menée contre les êtres sensible et toute une partie de l’humanité aura perdu contre cette mécanique instinctive gérée par les possédants qui la pousse à agir contre la raison.
Trump devient de fait le moteur principal de cette mécanique et ce n’est pas lui qui va pousser le monde à la raison. Dès lors, ne vaudrait-il pas mieux l’ignorer et construire chez soi un monde meilleur ?

Seuls les systèmes injustes sont hégémoniques au-delà de la mesure parce qu’ils ont peurs d’eux-mêmes.

C’est pour cela que la solution passe par une sortie (d’abord psychologique) de ce système, la preuve : Nous avons tous peur des autres.

15/12/2016 13:31 par Boboleta

" Trump est emblématique de ce que les anthropologues appellent « les cultes de crises ». Une société en phase terminale se réfugie souvent dans la pensée magique. La réalité est trop difficile à supporter, alors cette société se met à croire aux promesses extraordinaires et impossibles d’un démagogue ou d’un charlatan qui promet le retour d’un Âge d’or perdu. Les bons boulots vont revenir. Le pays va redevenir prospère. Les villes délabrées vont être reconstruites. L’Amérique va être grande, de nouveau. Ces promesses, impossibles à tenir, ne diffèrent pas de celles qu’a faites aux Amérindiens, dans les années 1880, le prétendu prophète religieux Wovoka. Il demandait à ses disciples de faire des cérémonies de danse de cinq jours, appelées la Ghost Dance. Les Amérindiens portaient des chemises qui, leur avait-on dit, les protégeraient des balles. On leur avait assuré que les troupeaux de buffles reviendraient, que les chefs et les guerriers morts surgiraient de la terre et que les hommes blancs disparaîtraient. Aucune des promesses du prophète ne se réalisa. Beaucoup de ses disciples furent abattus comme des moutons par l’armée des États-Unis.

Nous sommes face à la crise la plus profonde de l’histoire de l’humanité. Et en réponse, nous élisons comme président un homme qui ne croit pas au changement climatique. Une fois que les sociétés ont coupé le contact avec la réalité, ceux qui disent la vérité deviennent des parias et des ennemis de l’État. Ils sont en butte à une forte répression étatique. Ceux qui sont perdus dans les rêveries du culte de la crise applaudissent à l’élimination de ces Cassandre. Les mythes si séduisants de la pensée magique sont d’agréables opiacés. Mais cette drogue, comme toutes les drogues, mène à la dégradation et à la mort. "

Texte complet :

https://histoireetsociete.wordpress.com/2016/12/13/cest-pire-que-vous-ne-le-pensez-par-chris-hedges/

15/12/2016 18:10 par depassage

@Boboleta
Vous avez raison de soulever ce phénomène du culte sans nécessairement passer par les anthropologues dont la vision est conditionnée par leur spécialisation pour la plupart, et les « cultes des crises » qui laissent pantois. On ne sait pas si on porte des cultes à des crises ou les crises font naître les cultes.

Le culte ou les cultes sont permanent dans toute société, crise ou pas crise. Car la crise est la conséquence d’un dysfonctionnent d’un système. Elle est un résultat et non pas le dysfonctionnement en soi. Essayer de remédier à une crise ne résout pas le dysfonctionnement du système ou de la chose prise en considération. On remédie à une crise ou on la colmate pour un temps et revient ensuite puisque le dysfonctionnement persiste.

L’exemple que vous donnez sur les amérindiens n’est pas un culte de crise, mais le culte d’une société acculée, d’une société qui se sent en danger d’extermination et ne trouve pas d’issue ou de moyens pour faire front à ce qui la menace. Ce qui est, plutôt, le culte de la chance dernière aussi déraisonnable que cela puisse paraître. Cette réalité historique n’a pas de similitude avec ce qui se passe actuellement aux Etats-Unis, encore moins avec l’élection de son président.

Nous sommes face à la crise la plus profonde de l’histoire de l’humanité. Et en réponse, nous élisons comme président un homme qui ne croit pas au changement climatique.

L’affirmation et la conclusion qu’on en tire, émanent exactement du culte de la crise. On croit à la crise comme une chose tangible en soi, alors que c’est le système dans lequel nous vivons et ses dysfonctionnements qui sont tangibles et qui l’induisent. Le réchauffement climatique n’est justement qu’une conséquence de ce système. Qu’on croit ou on ne croit pas au réchauffement climatique, c’est sans importance, parce qu’on n’a pas à ramener une telle conséquence à une croyance. Tant que la conséquence n’est pas éliminer à la source, c’est-à-dire au niveau du système qu’il lui a donné naissance, qu’on croit ou on ne croit pas, ça sera toujours de la palabre.

15/12/2016 18:45 par depassage

@rouge de honte

C’est pour cela que la solution passe par une sortie (d’abord psychologique) de ce système, la preuve : Nous avons tous peur des autres.

Si certains peuvent le faire, beaucoup d’autres pour ne pas dire la grande majorité ne peut pas le faire. Il nous reste à espérer et à travailler pour un système beaucoup plus juste pour que la peur déraisonnée ne devienne pas notre guide.

15/12/2016 23:18 par Borboleta

"Car la crise est la conséquence d’un dysfonctionnent d’un système."

Ce système ne dysfonctionne pas. Il est parfaitement opérationnel au contraire, puisque son objectif d’accumulation est en passe d’être atteint par les multimilliardaires. La crise n’est pas la conséquence du dysfonctionnement du système, la crise, c’est le mode de fonctionnement de ce système.

16/12/2016 06:03 par depassage

Je crois que vous avez vraiment le culte de la crise. Les milliardaires ne souhaitent pas la crise, ils la craignent plus que n’importe qui. La différence entre vous et le milliardaire se trouve seulement dans le fait qu’il est au sommet du système et que vous êtes au bas du système. Quand une crise arrive, lui est touché dans son portefeuille et vous dans votre travail ou votre petite entreprise.

Comme nous vivons dans un système financiarisé et de spéculation, certains tirent leurs billes du jeu et d’autres les perdent tout simplement, surtout les faibles. Qu’il y ait des coups fourré qui peuvent aller jusqu’à provoquer une crise, il n’y a aucun doute, ce qui tient plus de leur position dans le système que d’une volonté de provoquer une crise. Comme eux-mêmes sont le produit du système, il vous suffit de devenir milliardaire comme eux pour commencer à agir comme eux. D’ailleurs, il n’y a pas de milliardaires qui gèrent leurs fortunes tous seuls, ils les confient à des institutions où un personnel aux spécialités diverses travaille d’arrache pied pour la faire fructifier quitte à soudoyer ou à arnaquer d’autres institutions privée ou étatique pour cela.

Dire que la crise, c’est le système, c’est comme si vous dites en tombant malade, que la maladie est moi et mon corps est la maladie. En vérité, les milliardaires détiennent un pouvoir, le vrai pouvoir et les autres leur sont soumis par leurs ventres ou par leurs têtes. Vous n’avez pas remarqué qu’il n’est demandé à personne d’avoir un diplôme pour être riche, mais il est demandé à tous les esclaves pour se disputer la place de contremaître.
Parmi les milliardaires, il y a des milliardaires d’un humanisme extraordinaire et d’une honnêteté sans tache. Les viles actions sont souvent l’œuvre de leurs sous-fifres que les leurs, sur lesquels ils ferment les yeux quand cela les arrangent ou pour ne pas se compliquer la vie. Dans un système injuste basé sur la hiérarchie de la possession des biens de ce monde, le diable et l’ange changent tellement de place qu’on ne sait pas qui est à la place de qui.

Je termine par ceci : quand le maitre et son esclave sauront qui dépend de qui, tout les deux sauront libres.

Mais je ne peux pas passer votre remarque : Ce système ne dysfonctionne pas. Il est parfaitement opérationnel au contraire, puisque son objectif d’accumulation est en passe d’être atteint par les multimilliardaires. C’est Dieu en personne qui cherche à tout récupérer pour lui et dans ce cas, qu’advienne que pourra, alors pourquoi reprocher à Trump d’être anti-réchauffement climatique. J’aurais aimé ne pas être de ce monde que de voir, un concept noble de Karl Marx soit détourné de la sorte quoique j’en aie vu pire.
Cette dernière remarque est plus pour moi que pour vous. Je vous respecte et tenez bon.

16/12/2016 08:31 par macno

Borboleta
"Car la crise est la conséquence d’un dysfonctionnement d’un système."
Ce système ne dysfonctionne pas. Il est parfaitement opérationnel au contraire, puisque son objectif d’accumulation est en passe d’être atteint par les multimilliardaires. La crise n’est pas la conséquence du dysfonctionnement du système, la crise, c’est le mode de fonctionnement de ce système.

Mais c’est une évidence !
Bravo d’avoir rappelé ce principe fondamental indispensable
- qui pourrait paraître incohérent si on ne s’attarde pas à bien étudier l’évolution de la crise de 1929.
- qui pourrait expliquer le chaos actuel essentiellement créé par les Américains, c’est oserai-je dire leur "fuite en avant".
La Russie et la Chine (entre autre) sont en passe de casser ce « dysfonctionnement », ou plus précisément de le refiler sur le dos de ceux qui l’ont créé (cad les Américains et les "globalistes") et de se contenter de le gérer vaille que vaille les pots cassés...
Quelques réponses ici :
http://www.legrandsoir.info/le-desesperant-desert-de-l-esprit.html
Extrait :
« je soupçonne que, loin d’engagements militaires décisifs ou de guerre économique pure et simple, nous pourrions éventuellement observer la Chine et la Russie (entre autres) gérant prudemment le déclin américain, dépensant peu pour maintenir le régime de Washington DC à flot tant qu’ils gardent un retour sur investissement positif »
Et éviter ainsi un 1929 +++ qui ne serait favorable qu’au Système.
Ce texte apporte un éclairage bien particulier sur le "phénomène" Trump mais que je n’ai pas encore bien défini en quoi, c’est "tout chaud"...

16/12/2016 09:40 par Borboleta

"Je crois que vous avez vraiment le culte de la crise. Les milliardaires ne souhaitent pas la crise, ils la craignent plus que n’importe qui."
Les traders des places financières qui passent leurs journées à créer la pénurie pour s’enrichir vous remercie vivement de votre adoubement.
"La différence entre vous et le milliardaire se trouve seulement dans le fait qu’il est au sommet du système et que vous êtes au bas du système."
La différence entre les milliardaires et moi, se trouve dans le fait qu’ils ne font rien, sinon trahir leurs semblables et parasiter mon travail pour s’enrichir à mes dépends.
" Comme eux-mêmes sont le produit du système, il vous suffit de devenir milliardaire comme eux pour commencer à agir comme eux."
Très franchement, ça ne m’intéresse pas : vous me donnez un bon ampli, une gratte bien calibrée et je peux passer ma vie à étudier la musique : car dans cet univers là, il y a un monde à découvrir, loin, très loin de la médiocrité humaine.
" Dire que la crise, c’est le système, c’est comme si vous dites en tombant malade, que la maladie est moi et mon corps est la maladie. "
A une très grosse différence prés : on ne choisi pas de tomber malade, alors que les capitalistes choisissent, délibérément de détruire les corps sociaux. Fillon vous remercie pour votre argument qui contribuera à éliminer toute trace du seul système communiste qui fonctionne correctement, la sécurité sociale.
" Vous n’avez pas remarqué qu’il n’est demandé à personne d’avoir un diplôme pour être riche "
Si, je peux vous garantir que si. Simplement, ces diplômes et les écoles qui les délivrent sont beaucoup trop chers (et donc, éloignés de vous) pour que vous ayez conscience qu’ils existent.
"Parmi les milliardaires, il y a des milliardaires d’un humanisme extraordinaire et d’une honnêteté sans tache."
Vous avez un exemple concret ? Merci de nous le donner que l’on puisse en discuter sur le fond, et pas sur le ton du culte magique que vous leur vouez.
" Je termine par ceci : quand le maitre et son esclave sauront qui dépend de qui, tout les deux sauront libres. "
Je termine par ceci : la liberté consiste à ne pas avoir à s’agenouiller devant personne pour pouvoir vivre : et donc, certainement pas devant un trump ou un putin.

16/12/2016 10:58 par Borboleta

" Bravo d’avoir rappelé ce principe fondamental indispensable : qui pourrait paraître incohérent si on ne s’attarde pas à bien étudier l’évolution de la crise de 1929. "

Et surtout, qui pourrait également paraitre incohérent si, en tant qu’européen ethnocentré, on avait pas pris soin de constater que la richesse d’un pays de la taille d’un timbre poste comme la France, ne s’était pas bâtie sur l’accumulation de crises dans ce que l’on nommait dédaigneusement "les pays du tiers monde" : des populations déplacées, des couples qui s’aimaient et que la mort à séparé du fait de maladies curables mais dont les traitements étaient réservés aux riches, des enfants qui n’ont jamais atteint leur majorité pour les mêmes raisons etc, etc, etc .....

C’est à ce prix que nous avons vécu paisiblement (pour les plus faibles d’esprit) au cours des 70 dernières années : le capitalisme n’a toujours fonctionné que grâce aux crises, mais jusque là, elles étaient externalisées dans des pays dont on avait cure, excepté lorsqu’il s’agissait d’aller y passer des vacances pour jouir de la puissances de billets verts dont le reflet laissait pourtant apparaitre des teintes rouge sang. En réalité, il fallait vraiment être aveugle pour ne pas les voir.

16/12/2016 17:01 par depassage

@Macno et Borboleta
Si la chine et la Russie résistent aux crises un tant soit peu. C’est parce que toutes les deux ont hérité d’Etats dirigistes qui gardent un contrôle serré sur l’économie. C’est la raison pour laquelle l’Occident sous la férule des américains les traite de dictatures et d’États corrompus. Les Américains font tout le contraire. S’ils se disent libres, ce n’est pas sans raison. Ils sont libres d’entreprendre et libres de s’enrichir soi-disant ou disant sous le respect de la loi qu’ils n’hésitent pas à enfreindre ou à détourner en cas échéant.

Il est vrai que nous avons tendance à comparer n’importe quoi à n’importe quoi sur des similitudes bidon. La Russie et la chine sont d’anciens pays avec des traditions et des coutumes établies depuis longtemps et des territoires déjà exploités depuis des millénaires en grande partie. Le territoire américain était un grand territoire en friche habité pour l’essentiel par des populations parsemées plus ou moins en harmonie avec leurs milieux. Un tel territoire aurait nécessité vingt (20) à trente (30) siècles ou plus avant qu’il ne soit conquis par une population ordinaire venant d’ailleurs dans un contexte historique différent.
Mais voilà qu’il fut conquis en seulement cinq (5) siècles, par une population venant d’une Europe exiguë et en ébullition constante où l’appât du gain et l’accès aux richesses matériels commençaient à poindre de tout part qu’une église en crise n’arrivait pas à contenir quand elle ne se mettait pas elle-même de la partie. La révolution industrielle aidant, l’Amérique fut avec une course effrénée à l’enrichissement individuel.

Elle est une héritière qui se retourne contre ses géniteurs. Ce sont là les affres de l’histoire qui ont fait des américains ces êtres à qui rien ne doit résister. Les crises ne sont pas un mode de fonctionnement du système Américains, mais à force d’avoir vécu des crises, il essaye de s’en prémunir par anticipation ou en blousant d’autres économies en leur faisant partager les risques. En tout cas, cela leur réussit bien pour le moment, si nécessaire les guerres sont aux bouts de leurs canons. Le capital doit avoir l’équivalent des richesses matériels selon leur évaluation toujours fluctuante. Ce qui n’a pas d’équivalent devient un capital mort, s’il l’on veut le maintenir vivant, il faut le fourguer à des économies en croissance, ou spéculer avec sur des richesses futurs.

Tout ce micmac, c’est l’humain qui le porte. L’humain, la valeur ultime sans lequel aucune valeur n’existera sur cette terre. Le moteur du système est « qui va posséder plus que l’autre pour se protéger contre les coups durs », chose que tout le monde trouve normal raison pour laquelle le système perdure. Je répète que les crises ne sont pas un mode de fonctionnement du système. Si l’idée est séduisante, il reste qu’elle cache un culte ou une affection portée à ce système et laisse croire qu’il suffit de l’amputer de ses crises et le voilà merveilleux.

Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme disait Lavoisier.
Ps : un jour, quelqu’un m’a dit : l’Amérique est un mafioso qui s’est repenti après avoir fait son beurre. De mon côté, je ne crois pas qu’il s’est repenti.

19/12/2016 03:01 par totor

Monsieur Blum,
Il est facile pour vous de traiter Mr Trump de "Connard". Je crois que vous avez de la chance qu’il ne voit pas de petits journaleux comme vous, sans quoi il pourreait vous faire avoir de sacrés ennuis.
Le philosophe Taine disait au 19 eme siècle :" le monde est peuplé de fous et qui n’en veut point voir doit fermer les yeux et casser son miroir.".
Je pense que le terme "connard "pourrait se substituer facilement à celui de fou et Mr Trump étant ce qu’il est( je dois dire que malgré tout je ne fais pas partie de ses admirateurs) je trouve bien prétentieux de vouloir se situer au dessus de lui et que malgré tous les défauts qu’il peut avoir il a quand même réussi à être président des USA et que sa réussite sociale et financière n’est semble-t-il pas à la mesure de vos capacités, sinon cela se saurait.

19/12/2016 15:24 par depassage

@Totor
Il ne peut pas vous venir à l’idée qu’il puisse exister des gens qui ne sont intéressés ni par l’enrichissement personnel ni par un statut social, parce que ce monde est peuplé de cons et non pas de fous. Les fous, les vrais, s’en foutent complètement des singeries des autres, seules leurs singeries les intéressent et leur suffisent lorsque celles-ci ne les font pas souffrir.

19/12/2016 21:51 par Borboleta

" Il ne peut pas vous venir à l’idée qu’il puisse exister des gens qui ne sont intéressés ni par l’enrichissement personnel ni par un statut social, parce que ce monde est peuplé de cons et non pas de fous. "

"peuplé"... non ; "dominé"...oui.
Les autres se contentent d’essayer de leur ressembler.

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