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Thème : Etats-Unis

Iran - Trump n’a pas de stratégie, seulement des objectifs qu’il ne peut pas atteindre

Moon of Alabama

Trump déteste l’accord nucléaire international avec l’Iran. L’accord a imposé des restrictions temporaires au programme nucléaire iranien et des inspections plus approfondies. Les autres membres de l’accord se sont engagés à lever les sanctions et à renforcer la coopération économique. Trump veut se débarrasser de l’accord ; mais il ne veut pas en payer le prix politique.

Le Plan d'action global commun a été négocié et signé par les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (États-Unis, Chine, Angleterre, Russie, France), l'Allemagne, l'UE et l'Iran. Si les États-Unis sortent de l'accord, ils se retrouveront tout seuls. L'isolement diplomatique limiterait leur influence sur d'autres questions. Trump ne connait pas l'Iran, ni l'accord nucléaire, ni le Moyen-Orient, ni rien. Tout ce qu'il en sait vient de Fox News, de Netanyahou et de quelques autres sionistes influents. Tout ce qu'il leur a entendu dire, c'est que l'accord avec l'Iran est mauvais. Par conséquent, a-t-il conclu, il faut l’abolir. La Maison Blanche a remis un document aux médias qui est censé décrire la nouvelle stratégie du président Donald J. Trump sur l'Iran. Mais il n'y a pas de stratégie dans ce document. On y trouve une liste des objectifs que Trump veut atteindre. Mais pas d’explication sur la manière d’y parvenir. C'est une liste de souhaits, pas un programme d’action. Les « (...) Lire la suite »

L’Ambassade des États-Unis reste à Tel-Aviv

Karim MOHSEN
Trump a donc confirmé, samedi, que l'ambassade des Etats-Unis en Israël demeurera à Tel-Aviv... pour l'instant. Ce n'est pas le « bon moment » ajoute-t-il. Ce revirement n'est guère surprenant et était en fait attendu. Le transfert de l'ambassade américaine à Jérusalem a toujours été un enjeu électoral aux Etats-Unis. Une tradition qui n'engageait à rien. Du reste, c'est là une promesse électorale jamais tenue. Et pour cause ! Il n'y eut pas de candidat à la Maison-Blanche qui n'ait fait du transfert de l'ambassade son cheval de bataille, avec promesse [en cas d'élection] de la déménager à Jérusalem. A l'instar des Barack Obama, Bill Clinton, George W. Bush, Jimmy Carter, George Bush senior (pour ne citer que ceux-là) Donald Trump a promis lui aussi de s'établir à Jérusalem. Un voeu pieux ! Il est patent que l'attraction de la ville trois fois sainte est incroyable, mais n'en dispose pas qui veut. La question de Jérusalem est fort complexe et échappe, en fait, au seul vouloir des Etats-Unis et/ou d'Israël (...) Lire la suite »

Lettre à mes amis américains

The Saker

Introduction par le Saker : À l’occasion de mon évacuation de Floride provoquée par le cyclone, j’ai eu le plaisir de rencontrer quelques bons amis (émigrés russes blancs et juifs américains se considérant américains), pas tout à fait convaincus par la propagande officielle des États-Unis, et qui se voient sincèrement comme des libéraux, progressistes et anti-impérialistes. Bien qu’étant de braves gens, décents et sincères, il leur est arrivé d’exprimer au cours de notre conversation des opinions tout à fait contradictoires avec celles qu’ils professent. Après avoir rédigé cette lettre qui leur est destinée, j’ai réalisé qu’il existe peut-être beaucoup d’autres personnes dans le monde qui tentent, comme je le fais, d’ouvrir les yeux d’autres personnes sincères mais totalement fourvoyées quant à la nature de ce qu’est un Empire. Je partage cette lettre dans l’espoir qu’elle soit utile à d’autres et leur fournisse quelques arguments appréciables dans leur effort pour éclairer leurs amis et leur famille.

Chers amis, Au cours de notre conversation, vous avez affirmé ce qui suit ; Les États-Unis ont absolument besoin d’une armée. Une des raisons de cette nécessité se trouve dans l’existence de régimes comme celui de la Corée du Nord. Les États-Unis ont un droit indiscutable à l’intervention extraterritoriale, pour des raisons a) pragmatiques et b) morales. Les États-Unis ont « sauvé l’Europe » grâce a leur intervention pendant la Seconde Guerre mondiale et ont acquis, ce faisant, le droit moral de « protéger » d’autres amis ou alliés. Les Alliés (URSS, USA, Grande-Bretagne) étaient moralement supérieurs aux nazis. Les Américains ont apporté à l’Europe la paix, la prospérité et la liberté. D’éventuelles erreurs ne peuvent remettre en question ce droit d’intervention. Je crois pouvoir démontrer que ces sept affirmations sont erronées, qu’elles sont fondées sur des postulats absolument faux, et je me propose de le faire au moyen du bon sens et de faits indiscutables. Mais en premier, il me faut évoquer la maxime « (...) Lire la suite »
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Quand Israël découvre qu’il est mis en échec

Kharroubi HABIB
Pour Israël, la tournure que prend l'évolution de la géopolitique moyen-orientale qui se dessine à travers les développements des conflits régionaux qu'il a contribué à faire éclater et à attiser vire au cauchemar. Son ministre de la Défense Avigdor Lieberman en a fait l'aveu en sollicitant des Etats-Unis, l'allié stratégique de son pays, qu'ils s'impliquent militairement encore plus directement dans la région qu'ils ne le font. Lieberman et les autres dirigeants de l'Etat sioniste sont véritablement affolés au constat que la situation dans la région qu'ils ont cru allant devenir favorable aux intérêts d'Israël tourne au désavantage de celui-ci dans le sillage des victoires que remportent dans ces conflits ceux qui sont pour eux les pires ennemis régionaux de leur Etat. Inspirateur intéressé du plan étasunien de recomposition géopolitique du Moyen-Orient visant à l'éclatement des Etats de la région en entités qui de par leurs faiblesses et leurs inévitables rivalités ne constitueraient plus une menace (...) Lire la suite »

Cuba-Etats-Unis : Marco Rubio et Mike Pompeo ont donné le feu vert à Trump pour une opération de « faux drapeau » contre Cuba (Resumen)

Percy ALVARADO

Comme on s'y attendait, parmi les nouvelles mesures anti-cubaines que met en place l’administration Trump, celui-ci a ordonné aujourd'hui le départ de 15 fonctionnaires de l'ambassade de Cuba à Washington, sous prétexte de riposter aux soi-disant « attaques » acoustiques qu'ont subi au moins 22 diplomates états-uniens à Cuba. Le Département d'Etat a déjà sélectionné les 15 diplomates cubains qui doivent partir sans qu'on connaisse exactement les critères de sélection.

Tout indique qu'aucune agence étasunienne n'a pu apporter de preuve concrète de la responsabilité de Cuba ou de quelqu'un en particulier dans ces faits douteux, de toute évidence fabriqués par la CIA comme opération de « faux drapeau. » Ce qui est intéressant dans cette affaire, c'est que 2 sinistres individus de la droite ultra-conservatrice nord-américaine ont participé à la conception de cette opération : le sénateur mafieux Marco Rubio et le directeur général de la CIA, Michael Richard “Mike“ Pompeo, des amis intimes loin des yeux du public qui ont présenté au président Trump le projet d'opération secrète. Bien qu’il ait déjà été conçu par des secteurs de l'extrême-droite sous le gouvernement d'Obama – plus intéressé par le développement des relations diplomatiques entre les 2 pays – ces plans ont été gelés jusqu'à l'arrivée au pouvoir de Donald Trump. A partir de ce moment-là, la CIA a donné le feu vert pour mettre cette opération en place tandis que Marco Rubio – devenu en pratique le conseiller particulier (...) Lire la suite »

Après Maria, c’est à l’U.S. Army d’envahir Porto Rico

Rafael AZUL
Le début de la saison des ouragans a soulevé bien des émotions catastrophistes dans les Caraïbes et aux EU, soulevant par conséquent bien des hypothèses complotistes chez les climatosceptiques. Ces derniers noteront que la suite montre par contre un certain désintérêt, ce qui tendrait à prouver que le complot est assez mal bidouillé. Personne ne prête donc véritablement attention à l’île de Porto Rico, qui est rattachée aux EU sans en faire partie, et où les dévastations et la situation d’insécurité générale suivant l’ouragan Maria ont conduit le gouvernement fédéral à ordonner une véritable invasion militaire. En fait, il s’agit de forces de renfort puisqu’il y déjà 1 500 soldats de la Garde Nationale de Porto Rico qui sont déployés en situation opérationnelle. Les renforts portent sur plusieurs milliers d’hommes, tant de l’US Army que de Gardes Nationales d’autres États. L’ensemble est placé sous le commandement du Brigadier General Richard Kim, actuellement adjoint au chef du commandement militaire du territoire (...) Lire la suite »

Syrie – Le Commandement central étasunien déclare la guerre à la Russie

Moon of Alabama
Hier, trois officiers russes de haut rang ont été tués dans une « attaque de l’EI » à l'est de la Syrie. Il est probable qu'ils ont été tués par des forces spéciales ou des insurgés contrôlées par des forces spéciales américaines. L'incident sera interprété comme une déclaration de guerre. Le Commandement central des États-Unis au Moyen-Orient veut que ses forces par procurations prennent le contrôle des champs de pétrole de l'est de la Syrie pour mettre en place un mini-état kurde aligné sur les États-Unis dans la région. Le gouvernement syrien, allié à la Russie, a besoin des revenus de ces champs de pétrole pour reconstruire le pays. La semaine dernière, les Russes ont vertement dénoncé la coordination américaine avec les terroristes d'al-Qaeda dans la province d'Idleb, et ont dit craindre une nouvelle escalade. Hier, le ministère russe de la Défense a accusé les militaires américains de l'est de la Syrie de collaborer directement avec l'État islamique : Les unités spéciales de l'armée américaine font (...) Lire la suite »

Un discours et des menaces atterrants

Kharroubi HABIB
L'arrogant et belliqueux discours prononcé par le président des Etats-Unis devant l'Assemblée générale des Nations unies a atterré la majorité de ceux qui l'ont écouté. De l'aveu d'observateurs qui suivent depuis longtemps les déroulements des assemblées générales onusiennes, jamais chef de l'Etat, même américain, n'a prononcé un discours de la sorte qui n'a été rien d'autre qu'une suite de digressions malvenues sur ce que devrait être l'ONU selon Donald Trump et de menaces à l'encontre des pays avec lesquels l'Amérique est en mauvais termes. Les réactions à la prestation du président américain ont été de consternation chez ceux qui l'ont pensé acquis à la vision multilatérale de la gouvernance du monde dont l'ONU en est l'enceinte et de réprobation outrée chez ceux à qui ses menaces et violences verbales ont été destinées. Tous ont compris néanmoins que l'Amérique de Donald Trump est de « retour » non pas pour mettre sa puissance et son influence au service de la concorde et de la concertation entre les nations (...) Lire la suite »

Assassiner l’Histoire

John PILGER
L'un des « événements » les plus en vogue de la télévision américaine, The Vietnam War (La guerre du Vietnam), a débuté sur la chaîne de télévision PBS. Les auteurs sont Ken Burns et Lynn Novick. Acclamé pour ses documentaires sur la guerre de Sécession, la Grande Dépression et l'histoire du jazz, Burns dit que ses films sur le Vietnam « vont encourager notre pays à commencer à parler et à réfléchir sur la guerre du Vietnam d'une manière entièrement nouvelle ». Dans une société souvent dépourvue de mémoire historique et en proie à la propagande sur son « exceptionnalisme », la guerre du Vietnam « entièrement nouvelle » de Burns est présentée comme une « œuvre historique épique ». Sa campagne de publicité luxueuse fait la promotion de son plus grand bailleur de fonds, Bank of America, qui, en 1971, a été incendié par les étudiants de Santa Barbara, en Californie, comme symbole de la guerre haïe au Vietnam. M. Burns dit qu'il est reconnaissant envers « toute la famille de Bank of America », qui « a longtemps soutenu les (...) Lire la suite »
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« Vietnam » - Documentaire ou fiction ?

Moon of Alabama
Arte a diffusé hier soir les premiers épisodes de Vietnam de Ken Burns et Lynn Novick. La série passe aussi sur PBS. Les trois premiers des dix épisodes du « documentaire » sont un blanchiment des motivations des politiciens qui ont vendu la guerre au public. Loin d’explorer et d’analyser les machinations de « l’état profond » militaire et de la CIA, cachées derrière elles, le film les couvre. Dans le premier épisode, on entend quelqu’un dire qu'il s'est agi d'une « guerre civile », Vietnamiens contre Vietnamiens. C'est un non-sens qui bafoue la réalité historique. Après la défaite des colonisateurs français (financés par les Etats-Unis) en 1954, le chef du Viet-minh Ho Chi Min était le héros incontesté de tout le Vietnam. Il aurait gagné toutes les élections avec une énorme avance. Mais les Russes (et les Chinois) qui soutenaient la guerre de libération contre les Français n’ont pas voulu aller jusqu’au bout et ils ont insisté pour qu’il y ait des négociations à Genève. Ils ont permis la partition du pays. (...) Lire la suite »
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