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Thème : Algérie

Nous sommes tous des survivants

Djamel Labidi

Les crises algéro- françaises fonctionnent comme des aiguillons de la mémoire historique algérienne. À chacune d'elles la mémoire des crimes coloniaux français, revient, s'exacerbe, s'approfondit, se développe. Et c'est particulièrement visible pour cette toute dernière crise. Au fond, c'est ainsi que se fait l'Histoire, dans les conflits, dans les affrontements, dans les ruptures, non pas l'Histoire des livres, mais celle des peuples, un patrimoine, une conscience collective, une culture nationale.

La particularité de la crise actuelle c'est que nous refaisons tous ensemble la lecture aussi bien de la lutte de libération nationale que de la longue résistance de nos aïeux au colonialisme. C'est le temps qui construit les épopées historiques. Au fur et à mesure qu'il passe, le récit de la lutte de libération nationale prend de plus en plus d'ampleur, de plus en plus de profondeur, de densité, d'héroïsme. Tous les jours nous parviennent désormais des témoignages du combat de libération, comme une source intarissable. C'est aujourd'hui un nouveau moment du récit historique, celui où, au-delà des chefs prestigieux que nous n'avons cessé de célébrer, apparait la multitude des héros anonymes. Ils prennent désormais un visage, ils prennent vie, on les raconte, ils deviennent chacun une légende, ils étaient partout, sur chaque pouce du territoire, dans le profond de l'Algérie, dans ses montagnes, ses forêts, ses campagnes, dans les sables des dunes et les roches du Hoggar, dans les oasis, dans les douars, (...) Lire la suite »

Algérie, France, Maroc - Trois pays, deux crises.

Djamel LABIDI

Certains croient et d'autres veulent faire croire, que la question du Sahara Occidental est le principal obstacle à l'unité du Maghreb. C'est en particulier l'argument de la monarchie marocaine qui veut montrer ainsi que c'est l'Algérie, qui, par son attitude sur cette question, nuit aux intérêts de l'unité maghrébine.

Le problème n'est-il pas en réalité ailleurs, avec l'existence d'un côté d'une monarchie et de l'autre d'États républicains ? Comment pourrait se faire l'unité entre eux. N'y a-t-il pas incompatibilité ? En effet, l'unité du Maghreb signifie automatiquement la fin de la monarchie marocaine au sein d'une république unie du Maghreb. Ou alors il faudrait envisager la monarchie marocaine unifiant sous son leadership, comme l'avait fait la Prusse pour l'unité allemande, l'ensemble des pays du Maghreb, ce qui, d'évidence, est impossible. Le grand projet d'unité du Maghreb peut donc apparaitre logiquement comme une menace à l'existence du trône marocain. Vue sous cet angle, le conflit du Sahara Occidental peut donner lieu alors à une toute autre lecture. Dès le départ, la question de sa souveraineté sur le Sahara Occidental a été pour la monarchie marocaine une bouée de sauvetage, à un moment où le trône avait été ébranlé par des tentatives d'instaurer une république. La monarchie marocaine s'est alors (...) Lire la suite »

Une orchidée pour Macron

Omar CHAALAL
Introduction Le langage politique dans un champs d’orchidées dans les Aurès est complexe et dépend des caractéristiques spécifiques de chaque fleur dans cette région. L’ambigüité du langage n’a pas empêché Edith Piaf de chanter la vie en rose au moment où les soldats français brûlaient l’Algérie. De la même manière, Emmanuel Macron, dans ses buzz politiques, nous propose l’échange d’un coquelicot de Paris contre une orchidée des Aurès. L’orchidée est une fleur qui a des particularités très extraordinaires. Elle garantit une relation étroite avec les émotions liées à l’amour de la nation et les enchantements attachés au bonheur de notre terre. Cette fleur est symbole de pureté, de beauté, et de sensualité. L’orchidée livre un message de douceur et de bienveillance. Les habitants d’Aris l’offrent en signe d’amitié ou d’amour. Je continue ma contribution par un paragraphe d’une thèse de doctorat de David Pouliquen « Parce qu’il était talentueux l’élève compris. Seulement la jeunesse a ses préoccupations que la vieillesse (...) Lire la suite »

Les fourberies d’Emmanuel Macon

Omar CHAALAL

La maturité politique d’un peuple l’oblige à ne pas prendre au sérieux des paroles à usage diplomatique commercial On ne s’improvise pas historien. On le devient après une longue expérience dans les universités spécialisées dans ce domaine. On supporte une erreur de calcul faite par un financier mais on ne tolère pas à un financier de faire des erreurs dans les évènements historiques. La Finance et l’Histoire ne s’amalgament pas. A chaque un son métier et les vaches seront bien gardées. Il est clair que les maîtres français ont compris que les responsables actuels de l’Algérie ne sont plus émotionnels comme avant. Le peuple algérien n’attend d’Emmanuel Macron ni coquelicot ni délivrance. Il le refuse comme avocat des opprimés. Par contre, le peuple algérien demande au peuple français le respect et la fraternité mutuelle.

Introduction À la suite des propos non démentis que plusieurs sources françaises ont attribués nommément au président de la République française, l’Algérie exprime son rejet catégorique de l’ingérence inadmissible dans ses affaires intérieures que constituent lesdits propos. Les propos d'Emmanuel Macron ne sont pas nouveaux. Ils étaient prédits par le professeur italien Adriano Segatori en 2017 après la visite d'Emmanuel Macron en Algérie. Segatori est un psychiatre. Il a publié une vidéo sur Emmanuel Macron, intitulée « Pourquoi Macron est dangereux. L'analyse d'un psychiatre ». Segatori nous explique « L’analyse que j’ai faite sur Emmanuel Macron provient à la fois des images que j’ai en ma possession que de la biographie dont le candidat se revendique. Le jeune Emmanuel Macron à l’âge de 15 ans a subi une grave agression sexuelle de la part de Brigitte Trogneux son professeur qui à l’époque avait 39 ans. » Tous les Algériens savent que pendant le règne de Bouteflika, la France a obtenu par le vent ce (...) Lire la suite »

Présidentielles 2022 : les agitations de Macron concernant l’Algérie

Laid SERAGHNI

Contrairement aux déclarations du président français Emmanuel Macron, l'Algérie existait avant la colonisation française. Son Etat traitait d'égal à égal avec les autres Etats.

Les présidents français de 1958 à ce jour font de l'histoire de l'Algérie qui, en dépit des moyens financiers, humains et matériels déployés durant sept années, est arrivé à arracher son indépendance. Face à la résistance nationale menée notamment par l'Émir Abdelkader et dans le but de maquiller les horreurs commises, durant 132 ans, par leur monstrueuse et inhumaine armée sans aucune morale, les gouvernements successifs français, outre la falsification de l'histoire de l'Algérie, tentent désespérément de s'attaquer à l'identité et au passé de l'Algérie. Parlant du peuple algérien, De Gaulle déclare avec désinvolture : « Il n'a jamais eu d'unité et à forte raison de souveraineté algérienne ». (1) Il est surprenant de constater, que l'homme de culture qu'il était, ignorait l'histoire de l'Algérie d'autant plus que le président français était passionné d'histoire. Parmi les historiens qui avaient écrit sur lui, figurait le spécialiste de l'histoire contemporaine de la France des XIXe et XXe siècles l'historien (...) Lire la suite »

Les "Harragas" ou l’émigration sans visa

Djamel LABIDI

La question douloureuse des "Harragas", terme algérien pour désigner l’émigration clandestine, est revenue au premier plan de la scène politique, à la suite des drames survenus ces derniers jours en Méditerranée.

Ce qu'il y a d'étonnant dans les débats actuels sur la question des "Harragas"(*), c'est que l'un des éléments essentiels du drame de cette émigration, un élément qui parait pourtant évident, semble passer inaperçu ou du moins ne pas prendre l'importance qu'il mérite dans les débats : il s'agit du problème des visas. Il y a "Harragas" lorsqu'il n'y a pas de visas. Cela semble être une lapalissade mais c'est mettre le doigt sur un problème majeur de notre époque. Jamais la mondialisation n'a été aussi grande sur le plan économique et celui des moyens de communication, mais jamais les frontières n'ont été aussi fermées. L'Europe, l'Occident, les pays riches ont leur part de responsabilité dans ce drame. Les accords de l'OMC prévoient la libre circulation des marchandises, des capitaux et des biens. Les êtres humains seraient-ils moins précieux que les marchandises. Jusqu'aux années 80, les déplacements humains étaient infiniment plus libres. Il fut un temps, à l'époque de la guerre froide, où l'Occident (...) Lire la suite »
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Think tanks et ONG parfumés au dollar...

Le rapport de Graphika : soft power et guerre de 4e génération contre l’Algérie

Ahmed BENSAADA

Contrairement au hard power qui est basé sur la force coercitive classique, le soft power utilise l’attraction positive et la persuasion pour atteindre des objectifs de politique étrangère. Il s’agit donc d’une capacité d’influence susceptible d’imposer, en douceur, un comportement ou une façon de penser identiques ou similaires à celles de celui qui utilise cette technique.

Son succès repose donc sur l’impression de ne pas y avoir été contraint. Ainsi, le soft power n’atteint ses objectifs que s’il n’est pas perçu comme de la manipulation ou de la propagande. Selon son concepteur, le très influent Joseph Nye, le soft power est soutenu par trois piliers : les valeurs politiques, la culture et la politique étrangère. Commentant cette théorie, le professeur G. John Ikenberry donne les précisions suivantes dans la célèbre revue Foreign Affairs : « Les États-Unis peuvent dominer les autres, mais ils ont également excellé dans la projection du soft power, avec l'aide de leurs entreprises, fondations, universités, églises et autres institutions de la société civile ; la culture, les idéaux et les valeurs des États-Unis ont été extrêmement importants pour aider Washington à attirer des partenaires et des partisans ». L’exportation de la démocratie, qui est un champ établi et prépondérant de la politique étrangère américaine, utilise évidemment le soft power. Dans son article traitant (...) Lire la suite »

Algérie : La véritable révolution

Djamel LABIDI

La célébration du deuxième anniversaire du Hirak ainsi que les manifestations qui ont eu lieu dernièrement ont fait rebondir le débat et la confrontation sur la question des voies et moyens du passage à la stabilité démocratique en Algérie.

Car telle est la vraie question. Les gens, les partis et courant politiques, ne se différencient pas par rapport aux grandes finalités nationales : indépendance, souveraineté, progrès social, développement économique, démocratie etc.. En effet, qui pourrait bien être contre. Ce qui différencie les gens, c'est la façon d'y parvenir, les moyens. Par exemple la démocratie par le pouvoir des urnes ou celui de la rue. Le développement économique par l'économie administrée ou l'économie de marché etc.. Là sont les véritables confrontations, qu'elles soient clairement assumées ou cachées. Ce serait une erreur de penser que le passage à la démocratie se ferait un peu comme on passe, à un moment historique donné, sur une autre rive, comme on arrive à bon port. En fait, les débats, les confrontations, les luttes actuelles chez nous, sont ce processus lui-même, un processus d'accouchement, et il se fait non sans douleur. Nous sommes bien placés pour le savoir, car ce processus dure, en fait en Algérie, depuis des (...) Lire la suite »

Contre l’Algérie : ces "ONG" guidées par les USA qui manipulent l’Europe.

Ahmed BENSAADA

Quelle surprise de retrouver toutes les "ONG" financées par les USA derrière toute tentative de Révolution de couleur" . Vous avez aimé celle de Georgie, avec l'incroyable pitre Sakachvili et son porte coton Glucksmann, aussi celle d'Ukraine, de Serbie, et tous les supposés "Printemps Arabes" ? Vous aimerez la nouvelle révolution que, sous forme de simagrée, ces mêmes groupes tentent de déclencher en Algérie. Alger est l'un des derniers pays arabes à ne pas capituler devant la cause Palestinienne. Ça mérité bien un punition de la part de Washington et de son pilier Soros. Ah si l'Algérie pouvait devenir le Yémen ou la Libye !

Des milliers de lobbyistes ils sont environ 40 000 à Bruxelles, soit autour de 50 par député européen , arpentent les couloirs des différentes institutions de l’Union européenne, s’affairant à défendre les intérêts des milieux d’affaires. Nous sommes ici dans la corruption ou tentative classique. Désormais il y a plus. Puisqu’un usage habile, ou malin, des « Droits de l’Homme » peut être une arme capable de déstabiliser un pays sourd aux injonctions de l’Occident, on trouve maintenant parmi ces « influenceurs » des représentants d’organisations se réclamant des « Droits de l’Homme » et de « l’exportation de la démocratie ». Une enquête, réalisée en 2019 (publiée en février 2020) et qui porte sur les rapports entre certaines ONG et la Cour Européenne des Droits de l’homme est flagrante. Elle montre comment la Cour est fortement infiltrée financièrement par certains de ces groupes de pression. Celle qui a le plus attiré l’attention est l’Open Society Foundations (OSF) du milliardaire américain George Soros. Cette (...) Lire la suite »

Une cause est perdue dès lors qu’elle se défend par la torture

Smail HADJ ALI
Octobre 1988. Une cause est perdue dès lors qu’elle se défend par la torture (1). Le titre de cet article est aussi celui d’un livre qui reste à éditer. À son origine, un texte rédigé pour la réédition en octobre 2018 du livre Octobre ils parlent, dirigé par S.A. Semiane, qui, malgré tous ses efforts, ne pourra pas le rééditer. Ce titre fut aussi l’exergue anonyme des déclarations du Comité national contre la torture de 1988 à 1993. Pour marquer la commémoration d’octobre 88, nous avons choisi de présenter deux aspects très abrégés de ce travail : Le Comité national contre la torture et L’invariance de l’univers tortionnaire. S’il est difficile de relater les pages sombres de l’histoire de notre pays indépendant, doit-on, pour autant, laisser le puits avec son couvercle ? Au-delà de l’impérative obligation de ne jamais se satisfaire de l’état du monde, il y a celle de combattre l’amnésie. Bien avant la question de ses origines, ou une herméneutique de ses aspects cachés, Octobre 88 fut d’abord le moment et le (...) Lire la suite »
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