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Thème : Belgique

Comment la colonisation du Congo a enrichi les grands patrons belges

Nick DOBBELAERE
Nick Dobbelaere Cela fait 60 ans que le Congo a obtenu son indépendance. D'abord propriété de Léopold II, le Congo a été exploité pour enrichir quelques grands capitalistes belges ainsi que la famille royale. Impossible de comprendre l'importance du mouvement de décolonisation et les débats actuels sans se plonger dans l'histoire de ce gigantesque pays africain. Rencontre avec Lucas Catherine, écrivain et spécialiste de la colonisation. Comment le Congo est-il devenu une colonie belge ? Les pays européens se sont partagé l’Afrique. Ils se sont promis de ne pas se nuire mutuellement. Et Léopold II a gagné le droit de coloniser ce grand pays situé au cœur de l’Afrique Lucas Catherine. À la fin du XIXe siècle, les pays européens étaient en plein développement industriel. Ils avaient besoin de matières premières et de marchés. C’est pourquoi les colonies étaient primordiales. Lors d’une conférence à Berlin en 1885, les puissances européennes ont décidé de se partager l’Afrique. Les Allemands en ont reçu une (...) Lire la suite »

Les regrets du roi ne sont pas les nôtres

Luk VERVAET

Dans sa lettre à l’occasion du 60ième anniversaire de l’indépendance du Congo, avec en filigrane Black Lives Matter et la décapitation des statues de Leopold II, le Roi des Belges (et le gouvernement belge) ont formulé des regrets pour, je cite, « les actes de violence et de cruauté qui ont été commis à l’époque de l’Etat indépendant du Congo et pour les souffrances et les humiliation s pendant la période coloniale ». Des commentateurs ont remarqué que le Roi des Belges n’a pas pu sortir le mot « excuse » de sa bouche. Ce que même Macron a su faire, lorsqu’il a présenté ses excuses à l’Algérie, lors de son voyage en 2017.

Excuses est un mot qui ne se trouve pas dans le dictionnaire colonial belge. Avant de prononcer ce mot terrible, il faut encore une commission parlementaire et des scientifiques universitaires pour examiner l’affaire. Comme si tout n’était pas déjà connu. Comme si les livres et les études scientifiques sur les crimes et les horreurs de la colonisation belge au Congo n’existaient pas et ne pouvaient pas remplir un salon, si pas une bibliothèque entière. Mais le problème n’est pas là : regrets ou excuses, les mots sont faciles. Parce que, comme on le sait, qu’il s’agisse des regrets d’un roi ou des excuses de Macron, cela n’a rien changé. Ni au racisme d’État, ni à l’exploitation des pays du Sud, ni aux interventions impérialistes actuelles de ces pays. Ni au fait que les multinationales continuent à piller le monde et que les inégalités en 2020 sont devenues criantes à un niveau jamais vu : quelques 250 personnes possèdent autant que 7 milliards personnes sur cette planète. Les regrets royaux ne sont pas (...) Lire la suite »

COVID-19 : Un virus dans les « stats » belges

Claude SÉMAL

Depuis le début de la pandémie du coronavirus, le nombre de morts et de malades est devenu un enjeu politique pour tous les gouvernements. En Belgique, c’est un Institut Scientifique Fédéral, Sciensano, qui collecte ces données et établit les statistiques. 3000 zombies s’y promènent, qui sortent de l’hôpital sans jamais y être entrés.

Ce lundi 4 mai, après sept semaines d’enfermement et plus de sept mille sept cents morts, la Belgique vient d’entrouvrir la porte de son printanier confinement. Le gouvernement belge sait qu’il risque ainsi de relancer l’épidémie de coronavirus. Mais il estime qu’il n’a pas le choix. Car le patronat belge trépigne, et les commerçants s’impatientent. Le gouvernement pilotera donc le déconfinement annoncé, le regard fixé sur les courbes statistiques, un pied sur l’accélérateur, pour « relancer l’économie », un autre sur le frein, pour « maîtriser la pandémie ». Et en navigant en plein brouillard. Dans un tel contexte, un pilote d’avion a besoin d’un radar, d’un altimètre, et de données fiables pour ne pas se crasher au sol. Il a besoin de chiffres. Sciensano, « toute une vie en bonne santé » En Belgique, c’est l’Institut Scientifique Fédéral Sciensano qui les collecte. C’est lui qui établit les statistiques épidémiologiques. L’Institut dépend politiquement du Ministère Fédéral de la Santé (Maggy De Block) et, plus (...) Lire la suite »

Corona virus : les écoles,les cafés,les restaurants ferment... Et les prisons ?

Jean-Jacques VERVAET, Jean-Jacques MAHY

Belgique. Le 12 mars, la presse nous apprend qu’au palais de justice de Mons, la présidente de la cour d'assises a été contaminée par le coronavirus et qu’une cour d’assises sera reportée. L’avocate Nathalie Gallant déclarait à ce propos : « Des mesures doivent être prises, Il en va de la santé de tous, tant des clients que des avocats. Il ne faudrait vraiment pas qu’un détenu qui se présente à une audience risque de contaminer tous les autres en prison ». Depuis, confirmé par l’administration pénitentiaire, un cas de coronavirus a été avéré à la prison de Mons. Le lendemain, la majorité du personnel pénitentiaire de la prison de Saint-Gilles est absente ! Avec comme conséquence que toutes les visites et toutes les activités sont annulées. Se dirige-t-on vers des situations à l’italienne ?

La prison face à quatre défis majeurs Il ne faut pas être virologue pour comprendre que le monde carcéral, institution de confinement total par définition, est des plus vulnérables face aux virus et aux épidémies. Ce qui cause des ravages à l’intérieur des prisons et constitue une menace pour la société dans son ensemble. Le problème est multiple. Il y a le lieu confiné qui provoque la propagation des maladies. Il y a la concentration de personnes malades. Il y a le manque de soins à tous les niveaux. Il y a la surpopulation. Selon les derniers chiffres de 2019, les 36 prisons du pays comptent ensemble 1.862 détenus en trop, compte tenu de leur capacité. La prison, une concentration de maladies Déjà en novembre 2013 se tenaient au parlement belge les États généraux sur la prison, à l'initiative du Conseil central de Surveillance pénitentiaire. Le professeur Cosyns, de l'Universitair Forensisch Centrum Antwerpen, y tenait un exposé sur les soins de santé au sein des prisons belges. Il nous informait du (...) Lire la suite »

Les travailleurs belges confirment que la retraite par points c’est la baisse des pensions et que c’est un ordre de l’Union Européenne !

Initiative Communiste

Avec humour les militants belges du PTB alertent les travailleurs français ” Amis français, n’hésitez pas à regarder en Belgique : il y a deux ans, gouvernement et patronat ont tenté d’imposer une « pension » à points. Les travailleurs ont réussi à les faire reculer. Retour sur une victoire – et non pas une histoire – belge. “

Une alerte qui souligne qu’il est possible défendre les pensions de retraites des travailleurs et d’empêcher le passage à un système de retraite par points baissant massivement les pensions et préparant leur privatisation. Car en 2017 la mobilisation populaire des travailleurs belges a eu raison de l’offensive de Bruxelles. A lire : Réformer les retraites pour baisser les pensions, ce sont les ordres de l’Union Européenne ! A l’époque le leader du PTB Raoul Hedebouw explique : ” « On vous donnera des points et plus des euros. Ces points seront calculés à la fin de votre carrière. Mais ils seront variables en fonction du budget de l’État, du coût de la vie et de l’espérance de vie. Donc, si l’espérance de vie augmente, notre pension va diminuer. S’il y a de nouveau une crise comme en 2008, c’est à nouveau les pensionnés qui vont payer, automatiquement. C’est une pension tombola. »1 et les camarades belges de préciser avec une honnêteté que l’on serait en droit d’attendre non seulement du PCF en France mais (...) Lire la suite »
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Didier Reynders : ce que tout parlementaire européen doit savoir sur sa pratique des droits de l’homme

Luk VERVAET

La nomination de Didier Reynders en tant que commissaire européen à la Justice « avec pour mission les Droits fondamentaux et la défense de l’État de droit » est une gifle magistrale à toutes celles et tous ceux qui l’ont croisé sur le chemin de la défense des droits de l’homme en Belgique.

À l’annonce de sa nomination, Didier Reynders, dont le nom a été cité dans des affaires comme le Kazakhgate, la loi sur la transaction pénale, la gestion des fonds libyens et, tout récemment, le blanchissement d’argent et de corruption au Congo, a déclaré : « L'Union (européenne) n'est pas uniquement un grand marché : il faut une surveillance des droits fondamentaux et de la séparation des pouvoirs, comparable à celle déjà appliquée aux finances ». Commencer par aborder la question des droits de l’homme en prenant le libre marché et le monde financier comme référence en dit beaucoup sur Reynders. C’est ce monde qu’il connaît le mieux et les intérêts économiques et financiers ont toujours été sa première préoccupation. On pourrait déjà s’interroger : si les droits de l’homme en Europe seront surveillés comme le sont les multinationales et les banques, ça promet. Dorénavant, Reynders se chargera d’un "rapport annuel objectif" sur ces questions, dans lequel la situation de chaque État membre devra être analysée « sur (...) Lire la suite »

Analyse de la grève nationale belge du 13 février 2019

Adam ARON-FRANO
1.Le 13 février 2019 a eu lieu une grève nationale organisée par les trois principaux syndicats du pays en front commun. Elle a fait suite à l’échec des négociations sur l’accord interprofessionnel pour la période 2019-2020 [1]. Les syndicats ont fondé leur appel à la grève sur une série de revendications : des salaires décents et une augmentation substantielle de ceux-ci au-dessus de l’index, une augmentation de 10% du salaire minimum brut, l’abrogation de la réforme de la loi sur la norme salariale, une diminution de la pression au travail, l’augmentation des contrats à durée indéterminée, l’amélioration de l’équilibre entre la vie privée et le travail, des pensions décentes, le renforcement de la sécurité sociale et des services publics, etc. [2]. Que de reluisantes revendications ! Inutile d’indiquer que les bureaucraties à la tête de ces trois syndicats n’ont pas eu à déployer d’importants efforts pour mobiliser la masse de leurs affiliés. En effet, chacun sait que le potentiel de combativité et de (...) Lire la suite »

Les forces de police ne sont pas au-dessus des lois

ZinTV
Ce mardi 5 mars, un photographe, un collectif de photographes, un média associatif et une association de défense des droits humains vont être attraits devant les tribunaux par les services de police. Pour quelle raison ? Pour avoir organisé une exposition photographique visant à mettre en débat des questions prégnantes sur des sujets d'intérêt public. Au programme, une exposition collective sur la répression de la liberté d’expression dans l’espace public, la criminalisation croissante des mouvements sociaux, des migrant·e·s, des citoyen·ne·s et des journalistes, les violences policières, le droit de filmer la police, le recours aux armes à létalité réduite pour gérer les manifestations, etc. Des questions qui demeurent très actuelles… Parle-t-on ici de la Turquie ? De la Hongrie ? De la Pologne ? Non, de la Belgique. En effet, les personnes poursuivies sont la Ligue des Droits Humains, ZinTV, le Collectif Krasnyi et un photographe à titre individuel. Par qui ? Par la zone de police Bruxelles-Ixelles et (...) Lire la suite »

Le film "Ni juge, ni soumise" : du voyeurisme qui laisse un goût amer

Luk VERVAET

La 44e cérémonie des César récompense le documentaire belge qui a conquis 230 000 spectateurs en France...

Comment faire un film de non-fiction sur la Justice, un documentaire, qui sera projeté dans les grandes salles de cinéma et rapportera du fric ? Rares sont ceux qui y sont parvenus. Le réalisateur et le cameraman (« légendaires » et « historiques » selon la RTBF) de Strip Tease et de Tout ça ne nous rendra pas le Congo y sont, eux, arrivés en produisant Ni juge, ni soumise. Le film fait un tabac et le grand public s’amuse. Avec un titre accrocheur, volé de l’organisation antifoulard « Ni putes, ni soumises », il met littéralement en scène une juge qui se veut atypique, sans complexes, face aux déchets humains de la société qui défilent dans son bureau, à visage découvert, avec, en trame de fond, le cold case étasunien à la belge de deux meurtres sur des prostituées. Le contenu est zéro, on n’apprend rien, mais ça marche. D’un côté l’image de la juge qui a tout vécu et qui n’est plus perturbée à la vue d’un cadavre, que ce soit en Belgique ou en Syrie. Son aspect bobo humour cynique, assaisonné de blagues (...) Lire la suite »

De quoi le mouvement des Gilets jaunes est-il le nom ?

Adam ARON-FRANO
1. Le mouvement des Gilets jaunes fait depuis plusieurs semaines la une des journaux et impressionne par son caractère inédit et puissant. Ce mouvement est apparu en France à la suite d’une augmentation de la taxation sur les carburants qui a constitué l’étincelle ayant mis le feu aux poudres. Le premier acte marquant de ce mouvement a été l’appel au blocage du pays via les réseaux sociaux et ce indépendamment des partis politiques et syndicats. La réponse du peuple français a été massive : selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, qui sont évidemment sous-évalués, près de 290.000 personnes ont manifesté le 17 novembre 2018 sur environ 2000 points de rassemblement aux quatre coins du pays. Des centaines de blessés, d’interpellations et de placements en garde à vue ont été recensés. L’ensemble du territoire français a été touché par cette première mobilisation. Les semaines qui ont suivi ont vu le mouvement croitre. Actions de blocages variées (réseau routier, dépôts pétroliers, zones commerciales et (...) Lire la suite »
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