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Thème : CGT

La CGT, l’Europe et l’Union Sacrée

Jean-Pierre PAGE
Le monde change, la multiplication d’évènements internationaux de première importance montre que le rapport des forces global tend à se modifier, l’initiative change de camp. L’unilatéralisme qui dominait dans les relations internationales rencontre des échecs, la situation n’est plus tout à fait la même et si les risques de conflits demeurent les opportunités grandissent. Il importe donc pour le mouvement syndical international et en France pour la CGT de se situer correctement en fonction de ces bouleversements auxquels contribue l’action des peuples et des travailleurs. Il est urgent de le faire avec audace et indépendance, en se dégageant « des prêts-à-porter » de la pensée unique, en sortant de la bulle de certitudes qui sont de plus en plus contredites par la réalité. L’ampleur de la crise d’efficacité et de légitimité des recettes néo libérales appliquées notamment au sein de l’Union européenne et aux EU, comme dans le reste du monde devrait favoriser cette prise de conscience. C’est dire si le (...) Lire la suite »

Entretien avec Laurent Brun secrétaire général de la CGT Cheminot

Laurent BRUN

Entretien avec Laurent Brun secrétaire général de la CGT Cheminot : La mobilisation ne faiblit pas à la SNCF. Loin de là. Ce 14 mai, l’intersyndicale appellait à une nouvelle journée sans cheminots qui s'est traduite par des taux de grévistes records. La bataille du rail est engagée pour obtenir le retrait de la réforme ferroviaire qui lance – en transcrivant les directives européennes – l’ouverture à la concurrence du rail et le démantèlement et la privatisation de la SNCF. Alors que les médias des milliardaires déversent chaque jour la propagande du régime Macron et de ses soutiens patronaux, Initiative Communiste le journal du PRCF donne la parole aux travailleurs. Laurent Brun, secrétaire général de la CGT Cheminot a accepté de répondre à nos questions pour faire le point sur la mobilisation.

Initiative Communiste : Est ce que la mobilisation s’essouffle ? Les cheminots peuvent-ils tenir bon ? Laurent Brun : C’est à partir de l’analyse des précédents mouvements, et des échanges directs avec les cheminots, que la CGT a proposé cette modalité de 2 jours de grève sur 5. Le constat était sans appel : dans les mouvements classiques, les cheminots cessaient la grève rapidement pour des motifs financiers, et ils n’y revenaient plus. Au bout de 5 ou 10 jours il ne restait que les militants, dont le nombre ne suffisait pas à avoir un rapport de forces assez important. Le patronat n’avait donc qu’à jouer le pourrissement. Le vote des réformes à l’Assemblée représentait alors souvent une date butoir symbolique qui mettait un terme à la mobilisation. Il fallait donc imaginer une stratégie qui tienne compte de cette réalité. Les 2 jours de grève sur 5 permettent de réduire la « facture » sur la fiche de paye. Mais pour avoir un véritable rapport de forces en réduisant les contributions individuelles, il (...) Lire la suite »

Mai 2018 prendre exemple des leçons de Mai 68 pour faire gagner les travailleurs !

Georges GASTAUD

A propos du 50ème anniversaire de Mai-Juin 68, par Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF. Alors qu’ils ont superbement ignoré le 170ème anniversaire de la Révolution populaire-républicaine de février 1848, dont la date coïncidait presque avec le 170ème anniversaire du Manifeste du Parti communiste, les médias du capital et de la fausse gauche « mettent le paquet » sur le cinquantenaire de Mai 68. Le hic, c’est qu’ils en exaltent les côtés faibles, voire négatifs, et qu’ils en dénigrent les points forts, qui comportent encore de grands enseignements pour nos combats anticapitalistes actuels.

I – Les « événements » de Mai-juin 1968 comportaient en effet des côtés faibles Les « événements » de Mai-juin 1968 comportaient en effet des côtés faibles, clairement anticommunistes, anti-prolétariens et anti-cégétistes, largement liés à la composition de classe principalement bourgeoise et petite-bourgeoise du mouvement étudiant d’alors. Le ressassement exalté de ces côtés « modernes », et en réalité régressifs du Mai étudiant, continue d’enchanter l’actuelle « bourgeoisie bohème » si bien installée dans les médias et à l’Université ; principalement assis sur les couches moyennes supérieures salariées et non salariées des métropoles et des « villes-centres », largement liés à l’économie impérialiste parasitaire (pub, finance, com, tourisme friqué...) qui s’est en partie substituée à l’économie productive à base ouvrière, artisanale et paysanne, ces éléments pseudo-progressistes continuent d’aduler la figure prétendument « libéral-libertaire » de l’anticommuniste « de gôche » « Dany » Cohn-Bendit. Démasqués depuis longtemps (...) Lire la suite »

La CGT, le syndicalisme et le politique

Charles HOAREAU

Cela fait à peine 11 mois que M ; Macron est élu et un vent de rébellion commence à souffler parmi les salarié-e-s mais aussi les professions libérales, les magistrats, les agriculteurs, les étudiants…M. Macron qui a voulu reprendre à son compte la stratégie de la guerre éclair et tous azimuts, prônée par le candidat battu Fillon se heurte à la résistance du peuple. Les organisations qui patiemment ont démonté les mesures et les arguties gouvernementales ont joué et jouent un grand rôle dans cette montée du mouvement social.

C’est dans ce moment que vient sur le devant de la scène, un débat sur la CGT, le syndicalisme et le politique ainsi que leurs rôles respectifs. Et l’on reparle même de la charte d’Amiens ce texte de 1906 certains voulant le jeter à la poubelle, d’autres en faisant une lecture quasi religieuse et d’autres encore une interprétation actuelle qui les arrange et donc peu rigoureuse… Il semble donc important d’y revenir au moment où la bataille engagée concerne un choix politique de société. La Charte d’Amiens Il faut d’abord savoir que ce texte adopté lors du congrès de la CGT en 1906 est un texte de compromis. En effet la CGT s’est créée en France plus tard que dans d’autres pays industrialisés à cause de la loi Le Chapelier édictée plus de 100 ans avant, en pleine révolution française, par une bourgeoisie qui avait peur que le peuple s’organise pour prendre le pouvoir et lui interdisant toute organisation des travailleurs. Ce retard a paradoxalement permis à la CGT française de bénéficier de l’expérience du (...) Lire la suite »
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Les travestissements du mai 68

Gilbert Rodriguez
Beaucoup a été dit et se redit en ce moment sur le mai 68. Un récit modelé par l'idéologie dominante qui a imposé un certain nombre de poncifs ... et de contre-vérités. Par exemple, ce dimanche 25 mars était diffusé sur la 5 un documentaire intitulé : « Mai 1968, les coulisses de la révolte » dont plusieurs traits pour la plupart visent soit à minorer, soit à travestir le rôle des travailleurs et les positions d'alors du PCF et de la CGT. Sans aucunement prétendre qualifier le sens de la période et de ses suites, tenons nous en à quelques points le plus souvent essentiels mais passés sous silence, édulcorés ou manipulés : Le thème du caractère marginal du mouvement social Commentaire accompagnant la présentation du documentaire sur le site de la 5 « Il y a cinquante ans, Mai-68 voyait les étudiants de France se révolter à la suite de leurs pairs parisiens.En marge des manifestations de la jeunesse, des grèves générales éclatent un peu partout » Vous avez bien lu, en marge des manifestations de la (...) Lire la suite »

Ordonnances SNCF : l’occasion

Frederic LORDON
Si ceux qui ont quelque responsabilité dans la « conduite » des mobilisations qui s’annoncent ne comprennent pas que le mouvement ne doit pas être « le mouvement des cheminots » ou le « mouvement contre les ordonnances SNCF », alors le mouvement échouera – une fois de plus. Que le mouvement doive aussi être cela – mouvement des et pour les cheminots –, la chose est tellement évidente qu’elle devrait aller sans dire. Mais si le mouvement n’est que cela, il est perdu d’avance. Contre l’offensive générale, le débordement général C’est que, comme on disait jadis, toutes les conditions objectives sont réunies pour que le mouvement déborde de partout – quand, précisément, tout l’enjeu est de le faire déborder. Rarement si grand nombre de secteurs de la société sont arrivés ensemble à un tel point d’épuisement, d’exaspération même, ni n’ont été maltraités avec une telle brutalité par un gouvernement qui, en effet, a décrété l’« offensive générale » (1). C’est bien simple : ça craque d’absolument partout. Ehpad, hôpitaux, (...) Lire la suite »
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Une contribution au débat des militants.

52e congrès de la CGT- Etre ou ne pas être ?

Jean-Pierre PAGE
« Celui qui n’a pas d’objectifs, ne risque pas de les atteindre ! » Sun Tzu (6e siècle av J-C) Le 52e congrès de la CGT va t’il (enfin ?) permettre de débattre des causes véritables de cette torpeur qui s’est abattue sur le syndicalisme français. Pourtant, un contexte national et international aux enjeux inédits impose à celui-ci le besoin de se hisser à la hauteur de ce qu’ils exigent. Cette nouvelle période qui n’est pas sans risques n’est pas non plus sans opportunités ! C’est ce que viennent de démontrer les métallos allemands ! Toute la CGT se doit de prendre la juste mesure de ces défis et assumer les responsabilités qui sont les siennes ! Le prochain congrès confédéral de 2019 à Dijon le permettra t’il ? Telle est la seule question qui vaille. ! 1-Faire un bilan ! Aujourd’hui à contre-courant des réalités, certains dirigeants syndicaux semblent vouloir se rassurer en se réfugiant dans un immobilisme fait d’incantations, de bonnes intentions parfois de compromission et de stratégies aléatoires. (...) Lire la suite »

Internationalement, où en est la CGT ?

Jean-Pierre PAGE
Depuis son congrès de Strasbourg en 2000, la CGT a rejoint les rangs de la Confédération Européenne des syndicats (CES) et ceux de la Confédération Syndicale Internationale (CSI). Cela a entraîné un « recentrage » de son activité internationale en particulier en Europe. C’est là un fait, qui depuis quelques années suscite des interrogations souvent des critiques, dans ses rangs et au-delà ! Pendant de nombreuses années l’argument officiel des dirigeants de la Confédération fut : adhérer à la CES c’est se donner les moyens d’influencer le syndicalisme européen et avec d’autres confédérations rendre celui-ci plus combatif, plus démocratique et indépendant. Toutefois, d’autres dirigeants ajoutaient que l’objectif était aussi, de rendre compatible la CGT avec la conception qui a leurs yeux dominait de manière irréversible le syndicalisme européen et international, c’est-à-dire une vision réformiste des rapports entre le capital et le travail afin de favoriser un prétendu « dialogue social » par la « concertation » la (...) Lire la suite »

Résultats électoraux dans le privé : plus que jamais c’est le syndicalisme de classe et de lutte qu’il faut renforcer !

Front Syndical de Classe
Les médias annoncent à grand renfort de superlatifs et d'insistance – et ce n'est sans doute qu'un début – que la CFDT est devenue le premier syndicat du pays devant la CGT : renversement historique, victoire, choc, changement démocratique, séisme, chute finale... les mots manquent à la presse aux ordres pour se réjouir. Pourtant, sur près de 6 millions de suffrages, moins de 80.000 voix séparent les 2 confédérations. Sur les suffrages exprimés, soit plus de 60 % du corps électoral concerné la CFDT obtient 26, 38 % et la CGT 24, 86. En 2013 les scores respectifs étaient de 26 % contre 26,77 % pour la CGT. L'écart demeure donc faible et sur le total cumulé public/privé la CGT est toujours en tête comme dans les Très Petites Entreprises récemment. Cette inversion du rapport de force dans le secteur privé et les grandes entreprises étaient annoncée et souhaitée de manière répétitive et lancinante depuis longtemps, par tous les médias au service de la collaboration de classe tel Les Echos, Le Monde, (...) Lire la suite »

Syrie : quand la NVO-CGT reprend le récit néo-conservateur !

Front syndical de classe
Le 14 décembre dernier la NVO, organe de la CGT sur L'information sociale, juridique et syndicale, a publié un article intitulé : « Alep, l’agonie en direct » sous la plume d'Isabelle Avran. On y trouve à propos de la situation en Syrie tous les poncifs du récit occidental, ceux de la droite et du gouvernement HOLLANDE - VALLS, comme ceux de tous les défenseurs du droit d'ingérence humanitaire (Gluksman, l'inévitable BHL, Nicolas Hénin, Elisabeth Guigou, Daniel Cohn-Bendit ...), sans oublier les néo-conservateurs étasuniens et autres faucons masqués du parti dit "Démocrate". La « communauté internationale » est inerte face au martyr d'Alep, Le véto de Moscou et Pékin au Conseil de sécurité empêche tout projet de trêve, les forces « rebelles » qui contrôlent Alep-est sont en gros des forces démocratiques que la répression du régime d'Assad dès 2011 a contraint à se militariser, le régime s'est livré à des bombardements chimiques en 2013 et a libéré des criminels des prisons afin de pourchasser les militants (...) Lire la suite »
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