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Thème : CGT

Après le congrès de la CGT, la lutte (interne) continue

Rémy HERRERA
Le 52e Congrès de la CGT (Confédération générale du Travail) s’est tenu les 13-17 mai à Dijon. Son contexte conjoncturel était particulier : depuis plus de six mois, le mouvement populaire des gilets jaunes, malgré sa complexité et son hétérogénéité, ses difficultés et ses limitations, est parvenu, pour la toute première fois depuis fort longtemps, à enrayer – si ce n’est à stopper – la machine infernale des politiques néolibérales. Il faut en réalité remonter au mois d’avril 2006 et aux manifestations étudiantes et lycéennes contre le Contrat Première Embauche (CPE) du gouvernement de Dominique de Villepin, sous la présidence de Jacques Chirac, pour voir un pouvoir en place en France céder à la pression de la rue. En plus longue période – et sur fond de crise systémique du capitalisme –, l’arrière-plan de ce Congrès, c’est aussi celui d’une perte de représentativité des organisations syndicales en général et d’un recul relatif de la CGT spécialement. Car depuis les dernières élections professionnelles, bien qu’elle (...) Lire la suite »

L’austérité tue, la répression fait rage, la démocratie meurt ! Gilets Jaunes, Gilets Rouges, sans gilet... Unissons-nous, résistons !

Vangelis GOULAS

"Lettre à mes camarades de la CGT" et "Appel" du 12 mai 2019. Vangelis Goulas est un responsable de Laïki Enotita (Unité Populaire) Paris ; il est également syndiqué CGT. Transmis par Autrement.

Lettre à mes camarades à la CGT : Pour un printemps des luttes, qu'il vienne enfin le temps des cerises. Le gouvernement et certains médias en diffusant des « fake news » concernant « l’invasion des manifestants » dans l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière visent à désorienter l’opinion publique d’un autre véritable scandale. Les forces de l’ordre de M Castaner ont délibérément visé, ils ont attaqué les syndicats de travailleurs la journée même de la commémoration du Premier mai des travailleurs. Une provocation odieuse qui montre clairement les intentions du gouvernement d’accélérer des réformes réactionnaires et la politique en faveur de la classe des riches et des puissants. Dans le collimateur, services publiques, salaires, âge de départ à la retraite et droits des travailleurs gagnés depuis des décennies. Gazés, chargés, bousculés, attaqués par un camion à eau planque dans une rue latérale et par une pluie des lacrymogènes, les militants de la CGT nous étions victimes de la « nouvelle doctrine du maintien de (...) Lire la suite »

Le 52ème congrès, la CSI, la FSM et nous (Ou réponse à quelques signataires...)

Charles HOAREAU

Curieusement, dans la période qui a précédé le 52ème congrès de la CGT ont fleuri des expressions sur le syndicalisme international comme si cela devait être le thème majeur du 52ème congrès.

Outre le fait que cette passion soudaine pour les questions internationales contraste avec l’absence de débat qu’il y a eu en 2006 sur l’affiliation à la CSI, (décision prise hors congrès), on ne peut que s’interroger car c’est loin d’être le thème central du document du 52ème et loin d’être aussi le thème des débats qui traversent les membres de la CGT actuellement me semble-t-il. Curieusement aussi ces textes ont été rendus publics hors congrès, comme s’ils voulaient peser sur celui-ci en dehors des espaces prévus à cet effet par les statuts de la CGT. Le congrès étant passé je me permets quelques réflexions personnelles. A lire ce que je lis et à entendre ce que j’entends, pour nombre de syndiqués ce qui importait d’abord c’était de débattre du bilan objectif de l’activité de la CGT et de sa direction, de la convergence que nous avons ou pas avec toutes les formes de lutte en cours, gilets jaunes compris, de discuter collectivement de ce que la direction confédérale aurait dû impulser ou pas autour du 27 (...) Lire la suite »

52e CONGRES de la CGT : des raisons d’espérer !

Gilbert RODRIGUEZ

Le 52e congrès a achevé ses travaux vendredi 17 mai.

La grande presse avec des reportages scandaleux et un silence honteux le dernier jour en particulier du service public de la 2 qui remporte le pompon de la mauvaise foi, met l’accent sur la réélection de Philippe Martinez tout en soulignant le caractère houleux de certaines séances mettant en cause le manque de réactivité de la direction confédérale et ses atermoiements.

Ce qui se passe à la CGT constitue un enjeu majeur pour le mouvement social et la résistance à la politique macronienne : Les médias dominants ont beau passer la pommade à la CFDT et à Laurent Berger, les promouvoir auprès de l'opinion, le MEDEF leur faire la courte-échelle, pour faire prévaloir dans le monde ouvrier et salarié chez les précaires ... l'esprit de collaboration de classe, de compromission, de soumission aux intérêts de l'oligarchie, ils sont confrontés à une réalité incontournable : l'esprit de résistance à ce remodelage réactionnaire de la société française reste puissant et le rôle de la CGT malgré ses difficultés, son affaiblissement, son orientation mutée dans les années 90, demeure un élément décisif. D'autant plus décisif que lorsque les gilets jaunes expriment souvent de manière radicale leur rejet des syndicats, c'est le plus souvent la CGT qui est mise à l'avant-scène du théâtre des trahisons. Comment comprendre ce ciblage de la CGT, alors même qu'elle a été sans aucun doute (...) Lire la suite »

Le congrès de la CGT en route vers un basculement conforme à l’idéologie dominante ?

Jean-Pierre PAGE, Pierre LEVY

La CGT s’apprête à tenir son congrès confédéral. Sur nombre de points, le document préparatoire tourne le dos à des principes majeurs qui ont fondé son existence et son action.

Certes, des abandons, des révisions et des reculs avaient déjà été opérés depuis deux décennies. Mais les actuelles propositions marquent désormais un véritable basculement. Il en va ainsi – parmi bien d’autres exemples – des analyses et positions sur l’intégration européenne, sur les rapports internationaux, comme sur les migrations. Alors que la nature même de l’Union européenne consiste précisément à déposséder chaque peuple du droit de décider de son avenir, et notamment à empêcher toute avancée sociale ou démocratique (c’est même pour cela qu’elle a été pensée puis fondée), le texte formule un étrange vœu pieux : « l’Europe doit être identifiée comme protectrice et pas comme une menace pour les travailleurs ». Pour qui est habitué à la littérature de Bruxelles, la phrase reprend mot pour mot les éléments de langage ressassés par la Commission européenne. Les termes ont leur importance : copier/coller ceux des adversaires ne peut mener qu’à l’impasse et à l’alignement sur la pensée dominante. Ainsi, affirme le document, (...) Lire la suite »

Intervention au Comité Général de l’UD CGT du Val de Marne - 4 avril 2019

Jean-Pierre PAGE
Chers camarades, N’ayons pas peur des mots, nous sommes à un moment décisif de l’avenir de la CGT. Ce contexte inédit exige de faire preuve de lucidité. J’insiste sur le terme de lucidité car nous avons besoin d’anticiper, de voir les choses en face, sans détours et comme nous le disons sans se raconter d’histoires. Nous avons à le faire fraternellement ! C’est le but de ce livre que j’ai voulu comme une contribution au 52e Congrès confédéral qui aura lieu dans quelques semaines. D’ou son titre : « CGT : pour que les choses soient dites ». Dans ce débat dont nous avons besoin, j’ai voulu donner non seulement mon opinion sur l’évolution de notre confédération, faire un bilan, mais aussi apporter des repères, des références, des réflexions en particulier sur la dimension européenne et internationale de notre activité syndicale. Ce livre n’est pas à prendre ou à laisser c’est une contribution à la discussion. Rien de plus, mais rien de moins ! Bien entendu j’évoque ce que sont les enjeux de la situation, les (...) Lire la suite »

Au sujet du Venezuela et d’une déclaration de la CGT.

Jean-Pierre PAGE
Depuis plusieurs jours on était en droit d’attendre une ferme condamnation par la CGT de la tentative de putsch au Venezuela ! Il n’en sera rien ! En fait sans aller aussi loin que leurs compères de la CFDT dans leur soutien à Macron et Guaido, la direction de la CGT et Philippe Martinez cherchent dans leur déclaration à renvoyer tout le monde dos à dos. * Cette prise de position ne condamne pas clairement le leader fascisant Juan Guaido dans sa tentative de coup d'état perpétré avec l'appui des USA, de leurs vassaux Latinos américains, de l'UE et de la France. Aux côtés de ces gouvernements, les médias présentent scandaleusement cet usurpateur comme un jeune démocrate épris de liberté, quand à l’instar de Macron il est un falsificateur. En fait il est un libéral à tout crin, représentant presque caricatural de cette bourgeoisie Vénézuélienne arrogante et féodale d’Altamira ce quartier hyper résidentiel de Caracas. * Cette déclaration de la CGT interprète celle du secrétaire général de l'ONU qui non (...) Lire la suite »
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Centre commercial MILENIS (Guadeloupe) : Près de 60 jours de grève et des travailleurs toujours au combat !

Philippe BELAIR

Depuis le 22 Novembre 2018, les travailleurs de l'enseigne CARREFOUR Milénis, appartenant au groupe DESPOINTES (l'une des fortunes de l'ile aux cotés du groupe HAYOT avec qui il partage l'exclusivité de l'import-export) ont déclenché un mouvement de grève salutaire et exemplaire pour tous les salariés de l'ile.

En effet, le groupe se targue d'avoir eu à subir un redressement de la sécurité sociale sur la base (sic) des "avantages" en nature qui ont été concédés à ces travailleurs et qui constituent des conquis sociaux gagnés par la négociation, et non par le "dialogue social", de la manière la plus légale qui soit comme cela se fait depuis l'après-guerre. La grève fait suite à une provocation de la direction, profitant des ordonnances Macron pour négocier un nouvel accord d’entreprise revenant sur nombre d’avantages acquis, en particulier sur certaines primes (ancienneté, transports, vacances, prime Bino obtenue après le LKP en 2009). Une sacrée saisie de 1 600 à 2 000 euros par an par salarié. Deux questions demeurent toujours sans réponses :  Pourquoi la sécurité sociale s'attaque-t-elle au salaire différé et ne s'attaque-t-elle pas à la masse de dettes sociales qui, selon le propre Directeur de cette noble institution, coulerait l'économie de la Guadeloupe si elle devait être recouvrée ?  Pourquoi le groupe (...) Lire la suite »

La CGT a-t-elle été débordée par le mouvement des gilets jaunes ou attend-elle le moment propice pour frapper fort ?

Jimmy DALLEEDOO

Le mouvement des gilets jaunes a semé un certain trouble social en quelques mois. Il révèle le caractère insupportable du mode de production capitaliste pour la classe ouvrière et les couches populaires : le capitalisme, ses moyens de production, sont au service d’une classe sociale déterminée et non au service du peuple travailleur. Le mouvement des gilets jaunes est une réponse à la violence sociale et de classe que le capital exerce sur le travail. Certaines centrales syndicales ont décidé de ne pas suivre ce mouvement car cela révélerait leur véritable orientation politique et idéologique : celle de la collaboration de classe.

1- Les causes sociales du mouvement des gilets jaunes A) Le mode de production capitaliste (stade impérialiste pour la France) est porteur de certaines contradictions antagonistes et inconciliables qu’il ne peut pas résorber : il s’écroulera sous le poids de ses propres contradictions. Nous parlons ici de la contradiction fondamentale entre le travail et le le capital : tu te mettras à genoux devant le capital ou tu chercheras des armes (idéologiques, économiques et politiques) pour te défendre face à lui, car tu représentes le travail. Exemple : tu travailles dans un restaurant et perçoit en salaire à peine de quoi payer ton loyer, nourrir tes enfants. Tu représentes le travail. Tes patrons sont les propriétaires des moyens de production (machines, outils et matières premières) et ils se noient dans les liasses de leurs billets de banques : ils représentent le capital. Tu voudrais changer ta vie, le fonctionnement inégal de ce « système », mais les outils de luttes légales en place (les (...) Lire la suite »
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Gilets jaunes et Gilets rouges, même combat.

Philippe Cordat
Note de réflexion sur la situation En moins de deux ans d’exercice du pouvoir, E Macron et son gouvernement ont mis à sac l’ensemble de l’édifice social construit au fil des combats menés par le mouvement ouvrier et plus largement par le peuple. Profitant de la confusion politique générale, du brouillage des repères idéologiques et de l’affaiblissement du syndicalisme de classe, ils ont réussi à imposer au salariat en quelques mois ce qu’aucun autre gouvernement n’avait réussi à faire depuis la libération. Ce président qui a recueilli moins de 25% des suffrages au premier tour de la présidentielle, qualifié de président des riches et de commis des banques s’est évertué a décliné à coups d’ordonnances, de contre réformes, et quantités de lois de plus en plus régressives et répressives ce que le grand patronat, les milieux d’affaires, les banques, les assurances réclamaient depuis des décennies. Ceux d’ailleurs qui ont salué publiquement à l’issue du second tour de la présidentielle de 2017, cette élection ont (...) Lire la suite »
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