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Thème : Chine
En vingt ans, 700 millions de personnes ont été extraites de la pauvreté.

1949-2019 : comment les communistes ont sorti la Chine du sous-développement

Bruno GUIGUE

La République Populaire de Chine fête son 70ème anniversaire.
Ce qu’est la Chine d’aujourd’hui, le public français l’ignore à 95 %. Les 5% qui restent sont essentiellement des diplomates, industriels, banquiers, militaires qui veulent savoir à qui ils ont affaire et qui, pour cela, ne se renseignent pas en lisant le Monde, Libération, Télérama, le Point, l’Express, l’Obs...
Les USA ont désigné la Chine comme leur ennemie. Mais elle n’est pas l’ennemie de la France. Il importe au contraire que nos rapports soient plus amicaux et ils ne peuvent l’être que si nous disons basta aux caricatures agressives.
Merci à Bruno Guigue pour cet article documenté qui ne conteste pas les défauts de l’Empire du milieu, mais qui en révèle aussi les spectaculaires réussites .
Maxime VIVAS

Les médias occidentaux ont beau tenter d’occulter cette évidence, elle saute aux yeux : la Chine a accompli en 70 ans ce qu’aucun pays n’a réussi à faire en deux siècles. En fêtant l’anniversaire de la République populaire, proclamée par Mao Zedong le 1er octobre 1949, les Chinois savent quelle est la situation de leur pays. Mais ils savent aussi dans quel état il se trouvait en 1949. Dévasté par des décennies de guerre civile et d’invasion étrangère, c’était un champ de ruines. « La Chine d’avant 1949, rappelle Alain Peyrefitte, c’est un pays du Moyen-Âge, (..) un pullulement de mendiants à moignons, d’enfants couverts de plaies, de cochons noirs et de chiens efflanqués ; des loques, parmi lesquels se glissent quelques brocarts. Quand les éléments se fâchaient, la famine balayait tout. Les paysans étaient ruinés d’avance ; en cas de sécheresses ou d’inondations, ils ne disposaient pas de la moindre réserve » (Quand la Chine s’éveillera, le monde tremblera, 1973, T. 2, p. 85). D’une pauvreté inouïe, le pays ne (...) Lire la suite »
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Invoquer des principes humanitaires sur lesquels on s’assied chez nous

Hong Kong : l’ingérence occidentale la main dans le sac !

Bruno GUIGUE

La main dans le sac ! Lorsque la presse chinoise a publié la photo de quatre dirigeants du mouvement de protestation hongkongais en compagnie du chef du département politique du consulat des Etats-Unis, on a senti comme un trou d’air dans la rhétorique anti-Pékin.

Difficile, tout-à-coup, de nier l’intervention d’une puissance étrangère – à 15 000 km de ses frontières – dans une crise qui ne la concerne pas. Tenter d’occulter ce qui saute aux yeux est toujours un exercice de haute voltige, et l’on sait la propagande occidentale coutumière de ces acrobaties ! Depuis le début des récents événements de Hong Kong au mois de juin 2019, la narration de ces événements par les officines du monde libre offre un concentré de mauvaise foi et d’inversion des signes qui passionnera certainement les politologues du futur. Multipliant les distorsions de langage, en effet, elle fait passer une affaire intérieure chinoise pour un conflit international, une décolonisation pour une colonisation et l’ingérence étrangère pour une entreprise humanitaire. Comme celle de Taïwan – mais pour des raisons différentes - , la question de Hong Kong est le legs historique d’une époque révolue. Héritée du colonialisme bienfaiteur de sa Gracieuse Majesté, la particularité de Hong Kong lui vaut (...) Lire la suite »
Au sujet des manifestations à Hong Kong !

Nouvelle attaque de la CGT contre la Chine

Jean-Pierre PAGE

Vous trouverez ci-dessous une nouvelle déclaration de la CGT sur les évènements à Hong Kong. Elle était prévisible et recoupe sur tous les points celle de la CSI, dont on attend encore qu’elle s’inquiète de la répression du mouvement social en France.

Je me suis exprimé plusieurs fois sur ce sujet et en particulier sur « le mouvement des parapluies » à Hong Kong de 2016. Celui que nous vivons actuellement en est issu et n'est pas indifférent à la guerre commerciale, monétaire, militaire qui s’aggrave entre les Etats Unis et la Chine. Elle constitue une des sources les plus importantes de la conflictualité mondiale. Elle peut déboucher sur une troisième guerre mondiale. En fait cette guerre est aussi engagée sous des formes multiples et dans de nombreux domaines comme par exemples celui de l'intelligence artificielle ou le contrôle des terres rares ou encore les importantes perspectives de développement économique et social des futures « routes de la soie ». Par ailleurs les USA ne font pas mystère de leur volonté d’empêcher et repousser toutes alliances anti-hégémoniques en Eurasie. C’est à dire toutes formes de contestation de leur suprématie en déclin dans cette région si stratégique pour le devenir de l’humanité. Ceci constitue une de leurs (...) Lire la suite »
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Obtenir le consentement préalable des peuples avant toute intervention musclée contre l’ennemi chinois.

Ils mentent sur les gilets jaunes depuis des mois... et il faudrait croire leur propagande anti-chinoise ?

Guillaume SUING

Le processus par étapes de la rétrocession complète de l’ancienne colonie anglaise Hong Kong à la Chine (étape « d’autonomie » au sein de la Chine depuis 1997, avant intégration totale en 2047) est un processus tourmenté comme tout processus de décolonisation, chaque force tirant dans un sens opposé, la bourgeoisie hongkongaise appuyée par l’impérialisme refusant de facto l’évolution à terme de l’intégration pleine et entière de Hong Kong à la Chine.

Cela a provoqué ces dernières semaines un mouvement objectivement néocolonial dans la ville, qui prend de plus en plus les allures d’une « révolution colorée » comme nous en avons connues en Europe de l’Est, en Syrie et ailleurs, avant qu’on y déclenche des « guerres humanitaires », directement ou sous faux-drapeau. Les manifestants pensent (ou feignent de) se battre pour sauvegarder leur "autonomie hongkongaise" (temporaire) issue de l'accord anglo-chinois Thatcher-Deng Xiaoping de 1984 prévoyant la rétrocession de Hong Kong à la Chine par l'impérialisme britannique en 1997, mais ce faisant ils se battent en réalité pour leur soumission à terme à l'impérialisme en général, et en particulier à l'impérialisme le plus fort, l'impérialisme US. Tel est le fond de la lutte en cours. La ville de Hong Kong était autrefois l’un des si prometteurs « dragons capitalistes » sous perfusion financière en marge du camp socialiste. Le désarroi économique et politique qu’éprouve aujourd’hui la bourgeoisie hongkongaise (...) Lire la suite »
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(1/2) Hong Kong : c’est à la guerre contre la Chine qu’on prépare

Mourad - JRCF

Cette première partie est consacrée au traitement médiatique qui fut accordé par la presse occidentale aux récents événements hongkongais. Une seconde partie sera consacrée aux enjeux de ces manifestations.

Dans La Fabrique du consentement : de la propagande médiatique en démocratie, Herman et Chomsky nous offrent des clés essentielles afin de comprendre la manipulation de l’information à l’époque contemporaine. On y comprend que la presse libre et le laisser-faire participent d’une propagande qui ne dit pas son nom. Dans ce modèle, ce sont le pouvoir et l’argent qui sélectionnent l’information au bénéfice de la classe dominante. La propagande d’État, si souvent pointée du doigt lorsque sont évoqués les États autoritaires passés et présents, se révèle totalement impuissante face à un tel modèle de traitement de l’information et de manipulation de l’opinion. Cela est d’autant plus vrai à l’âge d’Internet, réseau qui se révèle loin d’être protégé de toute influence. Les récents événements qui ont eu lieu à Hong Kong sont particulièrement révélateurs de ce processus de fabrication du consentement. L’ensemble des acteurs qui contribuent à façonner l’opinion dans nos sociétés ont tenu un discours à propos des manifestations (...) Lire la suite »

(2/2) Hong Kong : l’opposition "démocratique", alliée du capitalisme atlantiste

Mourad - JRCF

Dans un précédent article, nous avons traité du rapport intéressé qu'entretiennent les médias mainstream avec les manifestations de Hong Kong. Il faudrait être borgne pour ne pas comprendre que la bourgeoisie occidentale voit dans les événements hongkongais un moyen de faire valoir ses intérêts. En conséquence, le discours et les analyses offerts par ceux qui possèdent la presse occidentale se révèlent profondément biaisés. C'est pour cette raison que nous allons tenter, dans le présent article, de donner quelques pistes de réflexions à propos de ce qui se joue à Hong Kong. Précisons tout de suite que nous allons volontairement éviter toutes les spéculations portant sur les "magouilles" politiques chinoises. Ce qui se passe au sein des gouvernements chinois et hongkongais, ainsi que ce qui se joue entre les deux, nous est franchement impossible à déterminer avec certitude. Les "experts" font trop facilement des suppositions et des prédictions qui, bien souvent, reflètent un point de vue erroné et eurocentriste, mais n'apportent que des réponses incertaines.

L'extradition vers la République populaire de Chine : une aberration ? Il peut cependant être intéressant de revenir, dans un premier temps, sur le projet de loi en tant que tel. Si une analyse juridique ne suffira pas pour expliquer la situation, cela permettra au moins d'éclaircir quelques points. Nous allons tenter de savoir si c'est le projet de loi en tant que tel qui a suscité autant d'émoi à Hong Kong. Commençons par préciser qu'il existe un véritable problème juridique à Hong Kong. Et cela n'est pas seulement l'avis de Pékin. La difficulté à agir en justice au sein de de la région administrative spéciale est un élément clé que les gouvernements et les ONG connaissent bien, et savent mettre au service de leurs intérêts. Ainsi, Hong Kong est connu comme étant un refuge pour les criminels étrangers (bien que la criminalité sur le sol même de Hong Kong soit désormais très faible) ainsi qu'un nid d'espions. Ce n'est pas sans raison si tant de films de gangsters se déroulent à Hong Kong. Reprenons le (...) Lire la suite »

Liu Xiaobo : le scotome occidental

André LACROIX

« Liu Xiaobo, l’homme qui a défié Pékin », tel est le titre d’un reportage et d’un livre que Pierre Haski a consacrés à celui qui a reçu le Prix Nobel de la Paix en 2010 (1). Aucun téléspectateur, aucun lecteur, doué de sentiments humains, ne peut rester insensible à la destinée de Liu Xiaobo, cet intellectuel chinois que son opposition au régime a mené plusieurs fois en prison ; finalement libéré, il est mort d’un cancer en 2017. On peut aussi légitiment apprécier ses efforts pour que ne soit pas effacée de la mémoire chinoise la tragédie de Tian’anmen. On aurait aimé toutefois que le journaliste Pierre Haski mentionne à tout le moins, quitte à le contester, le point de vue du gouvernement chinois sur le célèbre dissident, devenu une icône du « monde libre ».

Un soft power encore balbutiant Certes, Pékin a manqué de subtilité médiatique en interdisant à Liu Xiaobo de recevoir son Nobel de la Paix. L’épisode de la chaise vide a eu un effet déplorable sur l’image de la République populaire de Chine. Si elle avait mieux maîtrisé l’art de la communication, elle aurait permis à Liu Xiaobo de venir à Oslo chercher son prix, tout en fournissant au monde un argumentaire mettant en cause l’impartialité du jury du Nobel, très en phase avec l’Oncle Sam, et contestant à Liu Xiaobo ses mérites de faiseur de paix. Cet argumentaire était pourtant à portée de la main, comme l’a montré le chercheur américano-canadien Barry Sautman qui, en collaboration avec l’anthropologue Yan Hairong, a écrit dans The Guardian, un article décoiffant, intitulé : « Les supporters du Nobel Liu Xiaobo savent-ils réellement ce qu’ils soutiennent ? » (2). En voici quelques extraits principaux (les intertitres sont de moi). Liu Xiaobo n’était pas un champion de la paix « (...) [Liu Xiaobo] a approuvé (...) Lire la suite »

Et si la Chine boycottait Apple ?

Akram BELKAÏD
Le bras de fer continue et ne semble pas vouloir s’arrêter... Lundi 20 mai, le ministère du Commerce des Étatsunis a levé une partie des restrictions imposées au géant chinois des télécoms Huwaei. Ce dernier peut conserver ses réseaux existants et fournir des mises à jour logicielles pour les possesseurs de ses appareils. Mais, dans le même temps, cette levée n’est que temporaire et doit s’achever le 19 août prochain. Il faut, aussi, rappeler que l’administration Trump a placé, jeudi 16 mai, Huawei sur liste noire. Concrètement, cela veut dire que la multinationale chinoise ne peut, pratiquement, plus opérer sur le territoire chinois et qu’elle ne peut pas non plus acheter des composants fabriqués aux Etats-Unis. Mesures de rétorsion Il est certain que cette mise au ban est liée aux négociations commerciales qui se déroulent actuellement entre Washington et Pékin. Des discussions qui semblent bloquées et qui poussent le locataire de la Maison-Blanche à utiliser tous les moyens possibles pour faire (...) Lire la suite »
Mars 1959 au Tibet : fuite du dalaï-lama, renaissance d’un peuple en voie d’extermination

Tibet, Paradis perdu ou Enfer démasqué ?

André LACROIX

En 2011, au retour d’un voyage au Tibet en compagnie de deux grands reporters, Renaud Girard du Figaro et Rémy Ourdan du Monde, j’ai écrit le livre (« Dalaï lama pas si zen » Ed. Max Milo) qui allait à contre-courant d’une imagerie d’Epinal sur un Tibet paradisiaque. Je disais que cette région chinoise était un enfer esclavagiste, obscurantiste, génocidaire sous la férule de théocrates incultes et que la fuite du 14ème dalaï lama avait permis la libération d’un peuple en voie d’extermination ( Voir ci-après : de 10 à 12 millions dans les siècles passés, la population était tombée à guère plus d’un million, avec une espérance de vie de l’ordre de 35 ans et un nombre croissant de mâles exclus de la procréation par la religion).
Le livre d’Albert Ettinger recensé ici par André Lacroix corrobore mon récit et l’augmente de révélations sur l’esclavage sexuel en vigueur au temps heureux du « Free Tibet ».
Maxime Vivas

Les mystères ou les hasards de l’édition ont voulu que le premier volume du magistral ouvrage d’Albert Ettinger paraisse en français sous le titre « Tibet, Paradis perdu ? » quelques mois … après le deuxième volume intitulé « Batailles tibétaines ». Dans ce deuxième volume, déjà recensé (1), Albert Ettinger dressait un tableau impressionnant des différentes facettes de la dimension géopolitique actuelle de la problématique tibétaine. Et voilà maintenant que sont révélées sans fard les caractéristiques de l’ancienne société tibétaine, renversée en 1959 (2). Ceux qui ont déjà lu « Batailles tibétaines » liront « Tibet, Paradis perdu ? » avec autant d’intérêt que s’il s’agissait d’un prequel (3) d’une œuvre romanesque ou cinématographique, même si, bien sûr, il ne s’agit pas ici de fiction mais de réalité historique, authentifiée par de multiples témoignages. Des sources multiples et bien exploitées Comme "Batailles tibétaines", "Tibet, Paradis perdu ?" se compose d’une trentaine de chapitres courts au titre évocateur, (...) Lire la suite »

La cause ouïghoure, coqueluche de l’Occident

Bruno GUIGUE
Reprise en boucle par les médias occidentaux, l’accusation portée contre la Chine s’est répandue comme une traînée de poudre : dans sa province stratégique du Xinjiang, Pékin aurait « emprisonné un million de Ouïghours dans des camps d’internement et contraint deux millions d’entre eux à suivre des cours de rééducation ». Les Ouïghours sont l’une des 54 nationalités minoritaires reconnues par la Constitution de la République populaire de Chine. Située à l’extrémité occidentale de la Chine, la Région autonome ouïghoure du Xinjiang a une population composite de 24 millions d’habitants, dont 46% de Ouïghours et 39% de Han. Si les allégations de la presse occidentale sont exactes, la population ouïghoure, qui est estimée à 10 millions de personnes, aurait donc subi un monstrueux coup de filet ! Pour interner un million de personnes, en effet, il faudrait capturer pratiquement la moitié de la population adulte masculine de cette malheureuse ethnie. Curieusement, aucun témoignage ne mentionne cette disparition massive (...) Lire la suite »
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