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Thème : Chine

La passionnante histoire du Parti Communiste Chinois. 2ème partie

Bruno GUIGUE
Mao Zedong et la sinisation du marxisme Repliés dans les campagnes pour fuir la répression, les communistes chinois vont écrire une nouvelle page de leur histoire. C’est auprès des paysans du Hunan et du Jiangxi, en effet, que Mao découvre une nouvelle radicalité, déployée loin des regards d’une élite moderniste qui l’ignore. Coïncidence frappante, il publie son Rapport sur l’enquête menée dans le Hunan à propos du mouvement paysan en mars 1927, soit un mois avant la tragédie de Shanghai, où les communistes sont massacrés par l’armée de Chiang Kaï-shek. Celui qui est déjà un militant influent, mais écarté de la direction du parti, l’invite à convertir son regard sur ce monde rural dont l’initiative révolutionnaire contraste avec son arriération présumée. Conversion qui prendra beaucoup de temps, et Mao sait qu’il heurte de front la conception même de la révolution chez les marxistes chinois. Sa thèse centrale, c’est que « le soulèvement paysan constitue un événement colossal » et que les révolutionnaires ont le (...) Lire la suite »

La passionnante histoire du Parti Communiste Chinois. 1ere Partie

Bruno GUIGUE

En juillet 2021, le Parti communiste chinois fêtera ses 100 ans. C’est l’occasion pour Bruno Guigue de vous raconter son histoire et de mieux vous faire connaitre ce pays. Aujourd’hui, premier volet d’une série de 5 que nous publierons chaque dimanche : la période 1921-1927.

Les premiers pas du Parti communiste chinois et la tragédie de 1927 L’un des paradoxes du communisme chinois, c’est qu’il est né sous les auspices de la révolution bolchevique, mais qu’il n’a triomphé qu’en inventant sa propre stratégie révolutionnaire. Pur produit du marxisme soviétique, il est devenu un mouvement original, ancré dans l’histoire immémoriale de la Chine. Ce destin de la révolution chinoise montre que le marxisme n’est pas une théorie exportable, mais une pratique singulière enracinée, comme dit Lénine, dans « l’analyse concrète d’une situation concrète ». Les fondateurs du Parti communiste chinois ont inauguré un processus doublement inédit : par la nouveauté d’une révolution paysanne qui doit davantage à une tradition endogène qu’aux recettes exogènes du marxisme européen ; et par le basculement spectaculaire d’un quart de l’humanité, au prix d’un combat titanesque, du côté du socialisme réel. Toutefois, ne perdons pas de vue l’essentiel : stratégie révolutionnaire novatrice, le maoïsme est né, au (...) Lire la suite »

Idéologie antichinoise primaire à l’ULB : Lettre ouverte au Professeur Jacques Englebert

André LACROIX

En 2019, l’ULB (Université Libre de Bruxelles) décidait de se séparer de l’Institut Confucius pour des raisons officiellement administratives, mais en réalité idéologiques (1). En 2020, Vanessa Frangville, titulaire de la chaire d’études chinoises à l’ULB, inventait le concept de « terrorisme anecdotique » pour qualifier le terrorisme islamiste ouïghour ayant tué des centaines d’innocents et ayant fourni des milliers de combattants fanatisés à Daech (2). Début 2021, elle en remettait une couche dans un réquisitoire antichinois plutôt indigent (3). C’est au tour maintenant d’un éminent Docteur en sciences juridiques et chargé de cours à l'ULB, Jacques Englebert, de se livrer à des propos sinophobes d’un simplisme désarmant.

Un échange frustrant Réagissant à un appel de ma part à consulter, à propos des Ouïghours, d’autres sources que les affabulations d’Adrian Zenz, Mike Pompeo et consorts, Jacques Englebert m’a écrit le 14 juin : « Dès lors que le Chine est une dictature qui bafoue tous les droits fondamentaux, votre acharnement à défendre ce régime me donne la nausée. » Réponse de ma part le 21 juin : « Je ne comprends pas que vous accusiez la Chine de bafouer tous les droits fondamentaux, comme si les droits sociaux (art. 22-28 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme), globalement garantis en Chine, n’étaient pas des droits aussi fondamentaux que les droits individuels (art. 1-21). Il s’agit là d’une faute de logique (généralisation hâtive) qu’en tant que professeur du secondaire (aujourd’hui retraité) je n’aurais pas tolérée chez un adolescent. Elle en dit long, me semble-t-il, sur les dérives d’une certaine analyse politique universitaire, alimentant le China-bashing à la mode. » Je terminais par ces mots : (...) Lire la suite »
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La Chine et la Russie lancent une « économie de résistance mondiale »

Alastair CROOKE

Les États-Unis vont ignorer le message d’Anchorage. Ils testent déjà la Chine à propos de Taïwan, et préparent une escalade en Ukraine, pour tester la Russie. L’Art de la Guerre de Sun Tzu (vers 500 avant J.-C.) conseille ce qui suit : « Se prémunir contre la défaite est entre nos mains ; mais l’occasion de vaincre l’ennemi nous est fournie par l’ennemi lui-même… C’est pourquoi le combattant intelligent impose sa volonté et ne permet pas que la volonté de l’ennemi lui soit imposée ». Telle est l’essence de l’économie de résistance chinoise – une stratégie qui a été pleinement dévoilée à la suite des pourparlers d’Anchorage ; des pourparlers qui ont fait taire toute pensée persistante à Pékin selon laquelle les États-Unis pourraient trouver un modus vivendi avec Pékin dans leur quête effrénée de primauté sur la Chine.

Bien qu’il y ait eu auparavant des aperçus alléchants, ce n’est qu’aujourd’hui – après Anchorage – que la position et la rhétorique dures de la Chine ont été pleinement révélées et que les pourparlers ont confirmé l’intention des États-Unis de bloquer l’ascension de la Chine. Si l’on suppose que cette initiative de « résistance » constitue une sorte de « piqûre » à Washington – en sapant les ambitions iraniennes de Biden, pour se venger des États-Unis qui crient haut et fort aux « crimes de guerre » (« génocide » au Xinjiang) – alors on passe totalement à côté de son importance. La portée du pacte avec l’Iran dépasse de loin le commerce et l’investissement, comme l’a souligné un commentateur de médias d’État chinois : « En l’état actuel des choses, cet accord (le pacte avec l’Iran) va totalement bouleverser le paysage géopolitique dominant dans la région de l’Asie occidentale, soumise depuis si longtemps à l’hégémonie des États-Unis ». Voici donc l’essence de la formule « un combattant intelligent qui cherche à imposer sa (...) Lire la suite »

L’Apple Daily ou la quintessence du « China Bashing »

Ahmed BENSAADA

Les médias mainstream s’égosillent à en perdre haleine, les titres des journaux se disputent des aphorismes fallacieux, les « spécialistes » inondent les plateaux de télés, des reportages sont diffusés sur la chose...

Bref, toute la meute médiatique occidentale hulule à l’unisson : le journal Hongkongais Apple Daily a été fermé par les « méchants » Chinois.

Joe Biden a dénoncé « un triste jour » pour la liberté de presse et le New York Times a titré : « "Fruit interdit" : Apple Daily, un journal pro-démocratie à Hongkong, est contraint de fermer ». De son côté, Le Monde signale : « À Hongkong, le quotidien pro-démocratie "Apple Daily" annonce sa disparition cette semaine ». Les expressions magiques étaient donc lancées : « liberté de presse » et, surtout, « journal pro-démocratie ». En effet, dans la conception occidentale et américaine en particulier, l’exportation de la démocratie vers les régions « barbares » nécessitent des journaux et des médias locaux pour promouvoir un agenda spécifique à la mission de « démocratisation ». On en sait quelque chose en Algérie (lire un de mes articles sur le sujet : ici ou là). Et cela, en plus de la formation de cyberdissidents « autochtones », de leur financement et de leur réseautage (lire un de mes articles sur le sujet). Mais comme les médias mainstream sont des experts du mensonge par omission et de la circulation circulaire (...) Lire la suite »
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Le bobard du « massacre de Tiananmen »

Bruno GUIGUE

Parmi les nombreux documents accessibles sur la Toile au sujet de l’incident du 4 juin 1989 à Pékin, l’article paru dans Mango Press le 4 juin 2021 est exceptionnel à plus d’un titre.

Il rappelle que : De la fin avril jusqu’à la fin mai 1989, près de 80 000 personnes ont manifesté pacifiquement sur la place Tian’anmen. Aucune violence n’a eu lieu avant le début du mois de juin, et les forces de l’ordre étaient désarmées pour la plupart. Certains leaders du mouvement protestataire ont été formés par la CIA dans le cadre du programme « Yellowbird ». L’une des animatrices du mouvement, Chai Ling, annonçait à un journaliste britannique, fin mai, qu’elle espérait un « bain de sang ». Dans la nuit du 2 au 3 juin, des émeutiers armés ont tué une quinzaine de soldats et de policiers désarmés dans les ruelles adjacentes à la Place Tiananmen L’Armée populaire de Libération a alors reçu l’ordre d’intervenir et a fait usage de la force le 4 juin, après ces assassinats. Les affrontements dans les ruelles ont fait 241 morts au total, soldats et émeutiers compris. Le fameux « Tankman » est rentré paisiblement chez lui après avoir discuté avec l’équipage du char. Ces événements ont été commentés, et non (...) Lire la suite »
Comment Que Choisir a vu un crime contre l’humanité au Xinjiang

Que (ne pas) Choisir ?

Maxime VIVAS

Mon opinion sur UFC-Que Choisir n’avait jamais été bien tranchée.
D’une part, je pensais qu’il est utile qu’une organisation alerte les consommateurs grâce à une expertise acquise et à des moyens que nous n’avons pas. Mais, d’autre part je crois, comme vous, qu’une réglementation bien faite, la traque, par la loi, des publicités mensongères feraient gratuitement l’affaire et que c’est dans ce sens qu’il faut agir, avec la DGCCRF (Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes) une administration dont c’est la mission et à qui il faudrait cesser d’enlever des moyens.

Enfin, et là est mon malaise diffus, UFC-Que Choisir m’apparaît en filigrane comme une organisation de petits malins s’adressant aux petits malins abonnés. Il y a un discours implicite qui pousse à l’individualisme, à l’égoïsme : « Je ne me fais pas avoir, moi, je suis malin, moi, je profite, moi ». Que Choisir, c’est un peu l’indic qui vous signale (à vous, pas au peuple au JT de 20 heures, pas par un mégaphone à la populace non triée dans la rue) à quelle heure et en quel endroit va se lever le rideau métallique derrière lequel sont les soldes. C’est Paulo-les-bons-tuyaux qui connaît le cheval gagnant et qui t’affranchit moyennant une petite commission. Que Choisir, c’est : « Ne passez pas votre temps en réunions politiques ou syndicales, en manifestations, trouvez avec nous la solution magique, n’achetez rien sans avoir étudié le produit. Si les autres se font avoir, pas vous ». Bref, vous, vous êtes abonnés à Que Choisir et vous comparez les moulinettes DuShmoll, Trucmuche, Hachemenu pour un éventuel (...) Lire la suite »
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Le discours de Xi Jinping au Forum de Boao et les reportages biaisés sur le sujet

Moon of Alabama

Un article de Reuters sur un discours du président chinois Xi Jinping révèle comment les reportages « occidentaux » biaisent la vision des problèmes mondiaux : Le président chinois Xi Jinping appelle à un ordre mondial plus juste alors que la rivalité avec les États-Unis s’intensifie.

Le 20 avril 2021 BOAO, Chine (Reuters) - Le président chinois Xi Jinping a appelé mardi à un rejet des structures de pouvoir hégémoniques dans la gouvernance mondiale, dans un contexte de tensions croissantes entre Washington et Pékin sur un éventail de plus en plus large de sujets, notamment des violations présumées des droits de l'homme. S'exprimant lors du Forum annuel de Boao pour l'Asie, Xi a critiqué les efforts déployés par certains pays pour "construire des barrières" et "découpler", ce qui, selon lui, nuirait à tout le monde et ne profiterait à personne. La Chine appelle depuis longtemps à une réforme du système de gouvernance mondiale afin de mieux refléter un éventail plus large de perspectives et de valeurs de la communauté internationale, y compris les siennes, plutôt que celles de quelques grandes nations. La phrase en caractères gras est erronée. La Chine n’a pas demandé une « réforme du système de gouvernance mondiale », mais à un retour au système de gouvernance mondiale existant, que (...) Lire la suite »

La "nouvelle" politique étrangère des États-Unis peut-elle casser des briques ? 2ème partie

Jean-Pierre PAGE, Bruno DRWESKI

Pour George Kennan, l’auteur du Long Telegram de 1946, il fallait après la victoire des alliés sur le fascisme, s’opposer au « fanatisme de l’URSS comme aux visées expansionnistes de Staline », « les États-Unis, leurs alliés et partenaires » se devaient de mettre en place « un système international fondé sur des règles ». 75 ans plus tard, les auteurs des trois documents de l’Atlantic Council ne brillent pas par l’audace et l’innovation. Ils répètent le même mantra tout au long de leurs longues analyses.

Un système de règles à suivre On aimerait savoir ce qui, sous des slogans et des institutions de façade, se cache derrière les « règles » vantées par les EU, d’autant qu’il s’agit des leurs ! En fait, elles n’ont jamais été vraiment définies ? Pendant la période de la guerre froide citée en référence, le système était au moins obligé de faire des concessions pragmatiques et des compromis, en particulier dans le domaine social, celui du contrôle des armements et du développement des capacités militaires en raison de la peur de grèves, de mouvements sociaux et politiques, de l’émergence des pays issus de la décolonisation et des bouleversements affectant le rapport des forces international. Depuis que les dirigeants occidentaux ont estimé, après la chute de l’URSS, avoir définitivement vaincu les ennemis du marché et de la démocratie libérale, leur arrogance les a poussés unilatéralement à reprendre les acquis sociaux, à limiter les libertés individuelles et collectives par la violence, à renoncer (...) Lire la suite »

« Ouïghours, victimes et otages » … du brouillard diplomatique

André LACROIX

Dans "Le Monde diplomatique" d’avril 2021, on peut trouver un article intitulé « Ouïgours, victimes et otages » (1), signé par Martine Bulard, Rédactrice en chef. En décembre 2019, elle nous avait déjà gratifiés d’un article mi-figue mi-raisin sur le Tibet (2). La voilà qui « remet ça », cette fois à propos du Xinjiang. Rien que le titre pose question ; il y manque à tout le moins un point d’interrogation.

Les Ouïghours sont bien des otages Selon la définition du Petit Larousse, un otage est une « personne dont on s’empare et que l’on utilise comme moyen de pression contre quelqu’un pour l’amener à céder à des exigences ». Tel est effectivement le statut des Ouïghours utilisés par les États-Unis – de Blinken comme de Pompeo, plus les suivistes européens et autres – pour essayer d’enrayer la marche de la Chine qui conteste leur hégémonie. Le syllogisme états-unien est simple : Les Ouïghours habitent principalement au Xinjiang, point de départ des nouvelles routes de la soie, ferroviaires et routières. Or, les routes de la soie sont appelées à briser le containment de la Chine décidé à Washington. Donc, il importe d’entretenir au Xinjiang un abcès de fixation sur les flancs de la Chine, en espérant que ça suffira... Depuis que le Tibet est sorti des radars et que plus personne ne croit que la Chine s’y livre à un quelconque génocide des pauvres bouddhistes (3), les pauvres musulmans ouïghours ont opportunément (...) Lire la suite »
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