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Thème : Chine
Méticuleux démontage de fake news dignes de la fiole brandie par Colin Powell à l’ONU

Non, l’ONU n’a pas accusé la Chine de détenir des musulmans ouïghours dans des camps (The Grayzone Project)

Ben NORTON et Ajit SINGH

De Reuters à The Intercept, les médias [y compris tous les médias français dans la foulée. Note du GS] ont faussement prétendu que l’ONU avait accusé la Chine de détenir un million de Ouïghours dans des camps. L’accusation s’appuie sur des allégations infondées de deux membres de comités indépendants, d’organisations financées par les États-Unis et d’un groupe d’opposition fantôme.

De nombreux grands médias, de Reuters à The Intercept, ont affirmé que les Nations Unies avaient rapporté que le gouvernement chinois a enfermé jusqu'à un million de musulmans ouïghours dans des « camps d'internement » (1). Mais un examen attentif de ces reportages et des preuves censées les étayer - ou plutôt de l'absence de preuves - démontre que cette extraordinaire affirmation n'est tout simplement pas vraie. Un porte-parole du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) a confirmé dans une déclaration à Grayzone que l'allégation de « camps » chinois n'a pas été faite par les Nations Unies, mais par un membre d'un comité indépendant qui ne s'exprime pas au nom de l'ONU. Il se trouve que ce membre était la seule personne américaine à siéger au comité et qu'elle n'a pas fait d'études ou de recherches sur la Chine. De plus, cette accusation s'appuie sur des rapports mal sourcés d'un groupe d'opposition chinois étroitement lié à des activistes pro-américains en exil, qui reçoit des (...) Lire la suite »
Sur la Chine, on ne risque rien à affabuler

Hulot et Bourdin dans le smog (chinois)

Maxime VIVAS

Avec ma compagne, je viens de séjourner, deux semaines en Chine dans la région du Xinjiang, peuplée par plusieurs ethnies dont les Ouïghours. J’en reparlerai ici plus tard.

Samedi, nous avons passé la journée à Pékin avec le journaliste Zheng Ruolin et notre jeune accompagnatrice, guide, interprète, cicérone et mentor : Peng Veijing qui a étudié le français à la Sorbonne. Zheng Ruolin travaille pour plusieurs médias publics et privés chinois. Son père, très connu en Chine, était un spécialiste de littérature française et notamment de Balzac. Zheng Ruolin, parfaitement bilingue, a été en poste à Paris pendant 20 ans. C’est là que je l’ai connu. Nous avons sympathisé et, avant son retour en Chine, je n’ai pas souvent fait un voyage de Toulouse à Paris sans prendre le temps de déjeuner avec lui. Samedi, il voulait que je lui accorde 30 minutes d’interviews sur une chaîne de télé, CCTV, qui émet en français. Il y anime l’émission dont le titre parlerait à Anne Roumanoff : « On ne nous dit pas tout ». Zheng Ruolin est venu nous prendre à notre hôtel et nous a montré d’emblée sur sa tablette une vidéo qui lui tenait à cœur. On y voyait Nicolas Hulot interviewé en février 2015 par (...) Lire la suite »
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Retour sur la question des relations Tibet-Allemagne nazie (3e partie : Les tibétologues allemands au service du « Troisième Reich »)

Albert ETTINGER

Depuis la déclaration publique des coryphées de la tibétologie française dans Libération en 2008 (1), alléguant que l’expédition allemande au Tibet fut purement « scientifique », le sujet a été creusé par des chercheurs indépendants et sérieux. (2) Leurs recherches confirment en détail ce qu’on pouvait déjà savoir en 2008 à condition de ne pas porter d’épaisses œillères idéologiques, à savoir : qu’Ernst Schäfer ne fut pas simplement un « brillant zoologue » et « chercheur allemand », mais un nazi invétéré qui fit carrière dans les SS dès 1933 en recherchant activement le soutien de Himmler, et que son expédition au Tibet fut bel et bien organisée, financée et mise en œuvre par les nazis.

C’est ce que nous avons montré dans les deux parties précédentes du présent article. Dans cette troisième partie, nous voulons creuser le sujet en montrant... que Schäfer fut un partisan déclaré d’une « ligne nouvelle et nationale-socialiste » de la science allemande, que cette science allemande fut, en général, à la botte du régime et marquée par son idéologie, que les tibétologues allemands poursuivaient des objectifs « scientifiques » propres au Troisième Reich, et que Schäfer poursuivit sa carrière nazie jusqu’à la défaite totale et la chute du régime, entre autres comme directeur du Reichsinstitut Sven Hedin affilié à l’Ahnenerbe SS. « Les chercheurs SS au Tibet, représentants d’une science nationale-socialiste spécifique » ... c’est le titre qu’a choisi Wolfgang Kaufmann pour un des chapitres de sa remarquable thèse de doctorat sur Le Troisième Reich et le Tibet. Mais peut-on vraiment parler d’une « science nationale-socialiste » ? Est-ce que la science n’a pas été de tout temps indépendante, (...) Lire la suite »

Retour sur la question des relations Tibet-Allemagne nazie (2e partie : une argumentation minable)

Albert ETTINGER

En 2008, le quotidien Libération publia une « mise au point » signée Françoise Robin, Anne-Marie Blondeau, Katia Buffetrille et Heather Stoddard. Pour défendre coûte que coûte l’ancien Tibet et leur idole, le dalaï-lama, ces tibétologues universitaires y nient toute relation entre l’Allemagne nazie et le Tibet. Au contraire, elles affirment avec insistance que « l'expédition Schäfer » fut purement « scientifique » et vont jusqu’à présenter le nazi invétéré que fut Schäfer comme un résistant dans l’âme. À l’instar de leur collègue allemande Isrun Engelhardt, peu leur importe qu’elles fassent en fin de compte l’apologie du « Troisième Reich ».

Deux arguments sont supposés étayer le point de vue de ceux qui voudraient faire de Schäfer et de son expédition au cœur du Tibet une entreprise purement scientifique, indépendante des SS et du contexte politique de l’époque. Schäfer, un « adversaire des pseudo-scientifiques de Himmler » ? Premièrement, Schäfer, au lieu du nazi invétéré que ses actes et ses paroles de l’époque laissent apparaître, aurait été un opposant dans l’âme, un résistant même, puisqu’il ne se serait pas plié aux vœux de Himmler, allant jusqu’à refuser « les pseudo-chercheurs que Himmler voulut lui imposer ». Cette affirmation a été faite d’abord par Schäfer lui-même, après la fin de la guerre. Comme la grande majorité des membres du parti et des SS, il se découvrit soudain adversaire du régime après que, en 1945, la « guerre totale » se fut terminée par une défaite totale. Pour quelles raisons faudrait-il le croire sur parole, comme le font Isrun Engelhardt et ses collègues françaises ? Les pseudo-chercheurs initialement proposés par Himmler, (...) Lire la suite »

Retour sur la question des relations Tibet-Allemagne nazie (1ère partie : des tibétologues négationnistes)

Albert Ettinger

« Quoi qu'en dise Laurent Dispot, l'expédition Schäfer fut scientifique et celle de Harrer, une expédition d'alpinisme. Peut-être l'auteur s'inspire-t-il de mythes propagés depuis les années 90 par certains groupuscules néonazis, mythes que le gouvernement chinois aime à relayer (Beijng Review mars 1998, « Nazi authors Seven Years in Tibet ») ? Le texte de Dispot, comme tous les autres textes de cette sorte, relève de la théorie du complot. »(1) Par ces trois petites phases d’un article dans Libération, la fine fleur de la tibétologie universitaire française (Françoise Robin, Anne-Marie Blondeau, Katia Buffetrille et Heather Stoddard) atteignit en 2008 le comble de l’ignominie. Car en essayant de défendre coûte que coûte le dalaï-lama et l’ancien Tibet, ces tibétologues finissent par faire l’apologie des SS et du « Troisième Reich ». En accusant de surcroît la Chine de relayer des « mythes néonazis » – tout en épousant elles-mêmes des thèses négationnistes – elles jettent par-dessus bord leur dernier petit reste d’honnêteté intellectuelle.

Les nazis au Tibet : Schäfer, Beger, Harrer Les reproches adressés au gouvernement tibétain de l’époque et au dalaï-lama tournent autour de trois noms surtout : Ernst Schäfer, Bruno Beger et Heinrich Harrer. Le premier, Schäfer, fut le chef de l’expédition SS au Tibet en 1938/1939. Le deuxième, Beger, fut l’ « anthropologue » de cette expédition. Celle-ci fut accueillie par les dirigeants tibétains de l’époque avec tous les honneurs et put séjourner au Tibet (alors qu’en principe le pays était fermé aux étrangers, sauf aux Britanniques) pendant plus de six mois, du 22 décembre 1938 au 3 juillet 1939. (2) Harrer, quant à lui, fut un alpiniste SS célèbre, héros du sport nazi qui, retenu prisonnier dans un camp d’internement britannique en Inde, réussit finalement à s’évader et à se réfugier au Tibet. Dans l’immédiat après-guerre, il vécut plusieurs années « à la cour du dalaï-lama » (l’édition originale allemande de ses mémoires tibétains porte le sous-titre « Ma vie à la cour du dalaï-lama ») ; il devint l’ami (...) Lire la suite »

Le socialisme chinois et le mythe de la fin de l’Histoire

Bruno GUIGUE
En 1992, un politologue américain, Francis Fukuyama, osait annoncer la « fin de l’Histoire ». Avec l’effondrement de l’URSS, disait-il, l’humanité entrait dans une ère nouvelle. Elle allait connaître une prospérité sans précédent. Auréolée de sa victoire sur l’empire du mal, la démocratie libérale projetait sa lumière salvatrice sur la planète ébahie. Débarrassée du communisme, l’économie de marché devait répandre ses bienfaits aux quatre coins du globe, réalisant l’unification du monde sous les auspices du modèle américain.[1] La débandade soviétique semblait valider la thèse libérale selon laquelle le capitalisme - et non son contraire, le socialisme - se conformait au sens de l’histoire. Aujourd’hui encore, l’idéologie dominante martèle cette idée simple : si l’économie planifiée des régimes socialistes a rendu l’âme, c’est qu’elle n’était pas viable. Le capitalisme, lui, ne s’est jamais aussi bien porté, et il a fait la conquête du monde. Les tenants de cette thèse en sont d’autant plus convaincus que la disparition (...) Lire la suite »
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Une Pluie sans fin : un coup de tonnerre dans un été aride

Rosa LLORENS
Une Pluie sans fin, de Dong Yue, vous laisse saisi d'admiration, mais perplexe : sous quel angle considérer le film ? une métaphore de la société chinoise post-Mao ? un film de genre (policier) à dimension métaphysique ? un chef-d'oeuvre formel ? un coup de tonnerre qui annonce (ce qui se rapprocherait du titre anglais Looming Storm) la fin de l'hégémonie hollywoodienne ? Le blog du cinéma (Une pluie sans fin : le polar de l'été, article signé : Aurélien) contextualise le film : "Le cinéma de genre comme reflet de la société, c'est presque devenu un lieu commun, une recette récupérée un peu partout pour dresser des métaphores filées plus ou moins réussies" : on pense aux lourdes allégories de Zviaguintsev (qui, semble-t-il, n'a plus la cote) ou aux films chinois comme Black Coal, dont le rôle semble être de renvoyer au public occidental l'image la plus noire possible des pays qui déplaisent aux Etats-Unis. Les ressemblances entre Black Coal (2014) et Une Pluie sont d'ailleurs massives : dans tous deux, (...) Lire la suite »

Les pourparlers d’Helsinki - Trump tente un rééquilibrage géopolitique

Moon of Alabama
Les réactions des politiquement corrects étasuniens à la conférence de presse d'hier du président Trump et du président Poutine sont très divertissantes. Les médias sont en train de perdre la tête. A les entendre, c'était Pearl Harbor, le golfe du Tonkin et le 11 septembre dans la même journée. La guerre va commencer demain. Mais contre qui ? Derrière la panique, on perçoit des points de vue divergents sur la Grande Stratégie. J’ai trouvé la lecture de la transcription de la conférence de presse (vidéo) de 45 minutes plutôt ennuyeuse. Trump n'a rien dit de nouveau. Il y avait peu d’indications sur ce que les deux présidents s’étaient réellement dit ni sur quoi ils s'étaient mis d'accord. Plus tard, Poutine a dit que la réunion avait été plus consistante qu'il ne s'y attendait. Comme les deux hommes ont échangé seul à seul, il n'y aura que peu ou pas de fuites. Pour comprendre ce qui s'est passé, il faudra regarder comment la situation évolue dans les différentes zones de conflit, en Syrie, en Ukraine et (...) Lire la suite »
Des sans-coeur ont repris deux fois des moules

Le dalaï lama vient de perdre un ami

Maxime VIVAS

« Troublants […] les rapports entre le gourou japonais de la secte Aum, Shoko Asahara, sponsor de « la cause tibétaine » et le dalaï-lama (des photos les montrent main dans la main). Or, Shoko Asahara a défrayé la chronique de l’horreur en faisant gazer au sarin des passagers du métro de Tokyo le 20 mars 1995 » (1).

En 2016, Macron rencontre en France le dalaï lama et il twitte, extasié : « j’ai vu le visage de la bienveillance ». Le 25 avril 2018 aux USA, il parle du dalaï lama aux étudiants de l’université George Washington : « C’est un leader extraordinaire, je le respecte beaucoup ». Il est juste de dire que l’engouement de Macron pour l’ex-esclavagiste théocratique est largement répandu dans la classe politico-médiatique française. La raison en est un alignement idéologique derrière les USA qui travaillent inlassablement à essayer d’amputer la Chine de sa région autonome tibétaine. Lors de la recension par LGS en 2012 de mon livre sur le dalaï lama (1), un lecteur (qui signe BQ) nous a envoyé ce commentaire dont je fais un copié-collé car il est un condensé puissant : « Le 13 septembre 1994, à l’approche de ses 60 ans, le 14ème dalaï-lama invita quelques personnes à Londres pour un lunch. Des personnes qui avaient été au Tibet « avant l’arrivée du régime communiste », c.-à -d. avant les années 1950 (...). Un des (...) Lire la suite »
À la mémoire de notre camarade Domenico Losurdo, en gratitude, pour sa disponibilité et son enseignement

MERCI MAESTRO ! (La Ceinture et la Route)

COMAGUER
La rédaction de ce bulletin, qu’aucun événement ponctuel particulier ne rendait nécessaire à cette date a été achevée alors que notre ami et camarade le philosophe Domenico Losurdo vivait ses dernières heures. Sans suivre au jour le jour son immense activité théorique et militante nous étions toujours dans l’attente de la parution d’un nouvel ouvrage que nous aurions lu dés sa sortie en attendant une traduction française pour le faire connaitre aux lecteurs français en interviewant le maitre dans une émission de COMAGUER sur RADIO GALERE. Sa parfaite maitrise du français parlé, sa clarté, sa pugnacité intellectuelle rendait la tâche de l’intervieweur facile. La pensée de Losurdo se déployait dans toute sa plénitude à la moindre question. A l’écouter on pouvait à l’instar d’un journaliste sportif commentant les derniers mètres d’un 100 m victorieux d’Usain Bolt, tant la victoire semblait facile, souriante et décrispée, dire : « il déroulait ». La République Populaire de Chine occupait une place importante dans (...) Lire la suite »
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