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Thème : FMI

L’Argentine ouvre de nouveau la porte au FMI qui plongea le pays dans la crise

Jérôme DUVAL

De nouveau, l’Argentine s’adresse au FMI et se soumet à ses conditions. Cela signifie, une fois de plus, l’approfondissement des politiques néolibérales du gouvernement au détriment de la population.

Malgré l’histoire tumultueuse du Fonds monétaire international dans ce pays d’Amérique du Sud, l’Argentine a de nouveau appuyé sur le « bouton FMI ». Il y a dix-sept ans, le FMI avait entraîné l’Argentine dans la plus grande crise de son histoire récente, provoquant la chute de quatre présidents en une semaine. Par la suite, en janvier 2006, l’Argentine claquait la porte du FMI en remboursant jusqu’au dernier dollars sa dette, largement illégitime, envers l’institution de Washington : 9,6 milliards de dollars. Le gouvernement de Mauricio Macri vient de lui rouvrir la porte, laissant s’installer à nouveau une relation servile avec le créancier le plus influent de la planète. Cette fois, l’accord surpasse celui de la Grèce, qui a reçu 30 milliards d’euros de cet organisme en 2010. C’était alors le montant record accordé par l’institution tout au long de son histoire, bien que la somme des « sauvetages » grecs, avec la participation du FMI, soit beaucoup plus élevée. Les observateurs ont ensuite cité (...) Lire la suite »

Le FMI de retour en Argentine : « À l’horizon, une crise économique et sociale encore plus aiguë que la crise actuelle »

Eric TOUSSAINT

Après plus d’une décennie de « distanciation » officielle entre l’Argentine et le Fonds monétaire international (FMI), le gouvernement de Mauricio Macri vient de frapper à nouveau aux portes du gendarme financier de la planète. Le crédit de 50 milliards de dollars accordé par l’organisation au cours de la première semaine de juin constitue un record international et aura un impact direct sur la situation économique et sociale de ce pays d’Amérique du Sud. C’est ce que souligne l’historien et économiste belge Eric Toussaint, spécialiste reconnu dans ce domaine et porte-parole du Comité pour l’Abolition des Dettes Illégitimes (CADTM), basé à Bruxelles. Entretien.

Q : Pourquoi le gouvernement argentin s’est-il tourné vers le FMI, sachant ce que les relations avec cette organisation internationale ont signifié pour l’Argentine à la fin des années 1990 et leurs conséquences politiques désastreuses ? Peut-on imaginer un certain désespoir de la part des dirigeants économiques de l’équipe Macri ? Eric Toussaint (ET) : La politique mise en œuvre depuis l’installation, en décembre 2015, du gouvernement de Mauricio Macri a conduit à une situation critique. Il a réduit les recettes fiscales en baissant fortement les impôts des exportateurs ; il a augmenté considérablement les dépenses liées au remboursement de la dette - qui est 100 % plus élevé en 2018 qu’en 2017. Le pays est à court de dollars. Les réserves de devises ont diminué de 8 milliards de dollars au cours des premiers mois de cette année. Macri a besoin de ce prêt du FMI pour continuer à rembourser la dette. Les bailleurs internationaux privés exigent un tel emprunt comme condition pour continuer à prêter à (...) Lire la suite »

Le FMI et la France : encore un abus d’ingérence !

CADTM France

Le 4 juin dernier, le FMI a publié sa lettre [1] de fin de mission et énonce ses recommandations pour la France. On pourrait croire à une déclaration de politique générale tant cette lettre semble faite de copiés-collés du programme des instances ministérielles et des annonces de l’Élysée.

Il y a là une ingérence manifeste et partisane au sens où le FMI dicte ses orientations politiques au gouvernement français et que ces orientations rabâchées jusqu’à plus soif vont toujours dans l’intérêt des classes dominantes. Il en est ainsi : de la réforme de la formation professionnelle, de l’apprentissage et de l’assurance chômage (débat en cours sous l’intitulé = « Projet de loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel ») ; de celle de la SNCF (« Projet de loi pour un nouveau pacte ferroviaire ») ; de la réduction des dépenses publiques (en cours avec le projet Cap 2022 qui prévoit une réduction des dépenses publiques de 30 % de leur montant actuel avec 120 000 suppressions d’emplois dans la fonction publique [2]) ; du déploiement d’outils macroprudentiels pour éviter des déséquilibres tant que les conditions financières restent favorables (favorables à qui, la lettre ne le précise pas, mais chacun aura compris que ce n’est pas pour les classes populaires). Par « outils macroprudentiels », (...) Lire la suite »

Entrée "historique" du Yuan aux DTS du FMI : Ou le bal des diables boiteux...

Luniterre
C'était au joyeux temps où les dernières éclaboussures du Plan Marshall arrosaient encore une croissance économique que l'on croyait devenue sans limite réelle ... Le Dollar faisait encore mine de s'accrocher à l'or, et l'on commençait à manquer de Dollars... "Paradoxe de Triffin" : _Pour continuer à développer le business il faut plus de Dollars... _Oui, mais alors, il n'y avait plus assez d'or pour le "couvrir"... Émettre du Dollar pour répondre apparemment aux besoins de l'économie, c'était déjà risquer d'en faire une monnaie de singe. Tel était donc déjà le problème, au cours des années 60... De sous la table du festin mondial, il fallait tirer des rallonges... Et le FMI créa les DTS... "Droits de Tirage Spéciaux" ...C'était en 1969. Le FMI, ce démiurge surgit des décombres de la guerre et des accords financiers de Bretton Woods, en 1944... Dès la fin des années 60, donc, en réalité, ces accords étaient sur le point de s'effondrer... Le FMI, lui, a très bien survécu, et les DTS, "Droits de (...) Lire la suite »

Gesticulations de façade face à la délinquance financière

Jérôme DUVAL

Hypocrisie du FMI et autres institutions pour combattre l’évasion fiscale

En pleine tourmente du scandale des Panama Papers – qui a déjà valu la démission du Premier ministre islandais Sigmundur David Gunnlaugsson, suite à d’énormes manifestations |1|, et celle du ministre espagnol de l’Industrie José Manuel Soria après la révélation de sociétés à son nom aux Bahamas et à Jersey |2|, se clôturaient les réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale le 16 avril dernier. La directrice du FMI, Christine Lagarde, accusée d’abus d’autorité dans l’affaire Tapie, en a profité pour plaider pour la transparence en matière fiscale. Puisque ceci « doit être un sujet d’inquiétude majeur » selon ses propres mots, profitons-en pour rappeler que le montant de son salaire annuel de 467 940 $ (419 695 €), assorti d’une allocation de 83 760 $ (75 127 €) par an pour frais de représentation, est exempté de tout impôt |3|. Christine Lagarde a beau parler de transparence, elle préside une institution dont le conseil des gouverneurs reste des plus opaques. Dans la foulée, le FMI, la Banque mondiale, (...) Lire la suite »

« Le néolibéralisme a-t-il été surestimé ? » se demande le FMI.

Un texte intitulé « Neoliberalism : oversold ? » vient d’être publié dans le numéro de juin de la revue du Fonds monétaire international Il critique, avec de la modération mais sans ambiguïté, la vigueur et la généralisation des politiques néolibérales - qualifiées comme telles - au niveau mondial, l’instabilité qu’elles provoquent, les inégalités qu’elles génèrent.

Ce n'est pas la première fois que des doutes s'expriment depuis le cœur même du réacteur. Et cela n'empêche pas le réacteur de continuer à tourner à fond, emporté par son propre élan. En 2013 par exemple, dans un rapport sur la Grèce (IMF Country report n° 13/156) le Fonds avait esquissé un mea culpa sur les politiques d'austérité appliquées à la Grèce. Il avouait avoir sous estimé les effets récessifs de la rigueur sur l'activité économique hellène. Il convenait qu’il aurait mieux valu envisager dès 2010 un défaut partiel sur la dette, qui sera finalement autorisé que deux ans plus tard. De la même façon, la Commission européenne publiait la même année un rapport mettant en cause l'austérité et indiquant par exemple que « les effets négatifs des restrictions budgétaires et des hausses d'impôts sur l'emploi et le niveau de vie sont de plus en plus visibles dans certains États membres ». Toutes ces belles paroles de part et d'autre n'ont pas empêché que les mêmes politiques de se poursuive, notamment en Europe et (...) Lire la suite »
Où en est la Grèce ?

Le cynisme aveugle des "négociations fermes"

Costas LAPAVITSAS

Après six mois d’échecs, le système politique grec, mais Syriza aussi en ne respectant pas ses promesses, ont maintenu la Grèce dans la même impasse. Une certaine opacité, voulue par le gouvernement, entoure les « négociations » : il pense que de cette manière la réalité ne transparaîtra pas. Il fait erreur, car les raisons de ces nouvelles « négociations fermes », en cours depuis sept mois par ailleurs, sont claires.

La première, c’est que le troisième mémorandum a déjà échoué. Mais personne, parmi les signataires, ne peut le reconnaître publiquement : ni le gouvernement, ni le FMI, ni l’UE. Ils jouent donc tous un jeu cynique ayant pour but d’éviter le coût politique de l’échec. C’est cela, justement, le contenu de ces « négociations fermes ». La deuxième, c’est que le système politique de la Grèce et de ses satellites détenant le pouvoir économique et social, n’a aucune autre proposition pour le pays, hormis le programme catastrophique des créanciers. Il s’agit d’une impasse totale, une faillite politique et idéologique sans précédent dans l’histoire de la Grèce. Dans cet article, j’analyse l’échec du troisième mémorandum. Les « négociations fermes », la perspective grecque, le futur de l’Europe, tandis que la proposition alternative pour notre pays et pour l’Europe, seront envisagées en profondeur les 26 et 27 avril au cours d’une journée internationale et d’une réunion publique organisées par l’ErenSep[1] à Thessalonique. (...) Lire la suite »

Une alternative est possible au plan négocié entre Alexis Tsipras et les créanciers à Bruxelles

Eric TOUSSAINT

Le 5 juillet 2015, à l’issue du référendum initié par le gouvernement d’Alexis Tsipras et le parlement hellène, le peuple grec a rejeté massivement la poursuite de l’austérité que voulaient lui imposer les institutions qui auparavant agissaient sous le nom de Troïka. C’est une splendide victoire de la démocratie.

Pourtant, s’il est mis en pratique, l’accord intervenu le lundi 13 juillet au matin, signifiera la poursuite de l’austérité dans le cadre d’un nouvel accord pluriannuel.

Ce qui est en totale contradiction avec le résultat du référendum. Cette proposition inclut l’abandon d’une série très importante d’engagements pris par Syriza lors de la campagne électorale qui lui ont permis d’obtenir une victoire d’une portée historique le 25 janvier 2015. Syriza a engagé sa responsabilité devant le peuple grec et il serait tragique qu’elle ne la respecte pas, d’autant que le peuple lui a apporté un appui très clair tant le 25 janvier que le 5 juillet 2015. Les concessions faites aux créanciers par le gouvernement grec portent sur les retraites, avec une nouvelle diminution de leur montant (alors que Syriza s’était engagé à rétablir le 13e mois pour les retraites inférieures à 700 euros par mois) et un allongement de l’âge de départ, les salaires qui resteront comprimés, les relations de travail qui seront encore plus précarisées, l’augmentation des impôts indirects y compris ceux supportés par les bas revenus, la poursuite et l’accélération des privatisations, l’accumulation de nouvelles (...) Lire la suite »
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Grèce : un accord contraint qu’il ne faut pas soutenir

Jean-Luc MELENCHON

« Un revolver sur la tempe », selon ses propres termes : Tsipras a signé un « compromis ». Aussitôt, les trompettes des louanges relaient la traditionnelle propagande gouvernementale pour célébrer le rôle de facilitateur de Hollande, la force du « couple franco-allemand » et réciter les refrains, les mantras et les calembredaines habituelles des eurolâtres

La vérité toute crue est, une fois de plus, à des lustres des pseudos analyses de commentateurs qui ne comprennent pas ce qu’ils voient, parlent de textes qu’ils n’ont pas lu et font réagir des « responsables politiques » sans autres informations que celles données par ces plus que douteux intermédiaires. Sur tous les écrans la même image : madame Merkel face à Alexis Tsipras flanquée de Donald Tusk et de François Hollande. Un spectacle inacceptable. Pas seulement pour un Français à qui il est pénible de se voir de ce côté de la table et de surcroît assis en bout de banc ! Mais surtout pour un Européen. Car cette réunion devenue, faute de critique des commentateurs, une « instance », n’a aucune légitimité. Il y a un Conseil des gouvernements, il y a un Eurogroupe. Il n’y a pas de tandem faisant office d’audit ! La proposition issue de cette réunion n’a donc aucune légitimité. D’ailleurs, les Italiens (troisième économie du continent) ont lourdement protesté. Et le gouvernement finlandais où règne la coalition (...) Lire la suite »
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« Le FMI savait parfaitement que les mesures allaient avoir un coût social et économique terrible ».

La dette grecque est illégale, illégitime et odieuse selon le rapport préliminaire du comité sur la dette

Commission pour la vérité sur la dette grecque

Les preuves présentées dans le rapport du comité international indiqueraient que la dette issue des plans d’austérité est une violation directe des droits fondamentaux de l’homme. Le comité serait arrivé à la conclusion que la Grèce ne devrait pas payer cette dette parce qu’elle est illégale, illégitime et odieuse.

Synthèse du rapport de la Commission pour la vérité sur la dette grecque. En juin 2015, la Grèce se trouve à un carrefour. Elle doit choisir entre la poursuite des programmes d’ajustement macroéconomiques imposés par ses créanciers ou briser les chaînes de sa dette. Cinq ans après le début des programmes d’ajustement, le pays reste plongé dans une grave crise économique, sociale, démocratique et écologique. La boîte noire de la dette n’a pas été ouverte. À ce jour, aucune autorité, grecque ou internationale, n’a cherché à faire la lumière sur les causes et les modalités d’assujettissement de la Grèce au régime de la Troïka. La dette, au nom de laquelle rien n’a été épargné à la population, reste le dogme au nom duquel est imposé un programme d’ajustement néolibéral qui s’accompagne de la plus profonde et la plus longue récession jamais connue en Europe en temps de paix. Prendre à bras-le-corps un ensemble de problèmes sociaux et économiques est une impérieuse nécessité autant qu’une responsabilité sociale. Prenant acte (...) Lire la suite »
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