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Thème : Francophonie
Attention au beurnaout si vous podcastez le ouan-mann-cho en laïv’ vu en praym’ taym à la tivi.

Excité par une chose incroyable.

El Sirachaire

L’appauvrissement de la langue française se poursuit dans le quotidien.
On connaît déjà l’invasion des échanges verbaux par la langue anglaise. Pendant un temps la francisation a limité les dégâts : le challenge, le gazole, le mel ont pris leur place dans la langue française.

Je me souviens de la participation de la maison d’enfants dans laquelle j’étais hébergé pour le « challenge du nombre » organisé par le journal l’Humanité pour les enfants de la région parisienne dans les années 50. On disait challenge. Un challenge c’était un défi, un record à battre. Il fallait être le plus nombreux possible. On aurait pu en rester là. Mais maintenant il faut dire « tchallench’ ». Le gazole, francisation de gas-oil n’est pas encore remodelé. Le mel (pour e-mail) tient le coup et même s’il a justifié le néologisme courriel. L’informatique et l’internet sont un royaume pour les débarquements de mots anglais : par exemple, la play-station (dire pléstéchon) remplace la console de jeux, vidéos évidemment ; les fichiers renvoyés sont forwardés. Mais les problèmes de société ou de santé trouvent une nouveauté avec les mots anglais : la dépression réactionnelle devient le burn-out (dire beurnaout), le « pétage de plombs » devient un breaking-down (brékinngdaoun), les artistes qui font un récital seuls en (...) Lire la suite »
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Un nouvelle bataille mondiale du Français est engagée

Albert SALON
Les Nations française, québécoise, wallonne, subissent une "Grande démolition". L’Empire est à l’œuvre contre toutes les communautés francophones dans le monde. Le traité transatlantique de libre échange ( "TAFTA" ) est aussi un instrument de son hégémonie, notamment culturelle pour la "conquête des esprits" (Y. Eudes). Il ne serait toutefois pas aussi efficace dans la destruction s’il ne s’appuyait dans nos pays sur d’imposantes cohortes de collaborateurs de tous horizons, formatés par des décennies d’une remarquable propagande. Pourtant, un constat s’impose : la demande d’apprentissage du français persiste dans les pays développés et en dehors de nos anciennes colonies. Celles-ci, indépendantes depuis des décennies, ont gardé le français, et le développent pour beaucoup. Il progresse en fait et a même un fort potentiel de croissance, surtout en Afrique, à condition que tous les États concernés, la France en premier lieu, tiennent à le maintenir et renforcer. C’est bien ce que nos ennemis extérieurs et (...) Lire la suite »
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Le « butin de guerre »

Ahmed HALFAOUI

En maître des lieux, au 15ème sommet de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), prenant à son compte l’insurrection des Burkinabés, le président français, François Hollande, a fait la leçon aux présidents africains et leur a adressé des avertissements (contre la tentation de s’accrocher au pouvoir).

Personne ne lui a demandé d’expliquer en quoi l’OIF l’autorisait à cela. Preuve en est que l’OIF ne fait pas que dans la francophonie pure et qu’elle repose sur bien d’autres missions. Le maître des lieux pouvait donc y aller de son arrogance. Il pouvait montrer les crocs. A sa décharge, on sait que Blaise Compaoré, le dictateur déchu, a failli compromettre le dispositif de la Françafrique. De plus, par ses compétences dans la servilité il était promis à la succession du Sénégalais Abdou Diouf, à la tête de l’OIF. François Hollande le lui avait même annoncé, mais Compaoré a cru jusqu’au bout qu’il allait être soutenu par la France. In fine, il aura tout de même eu droit d’être exfiltré par les troupes françaises et peut se croire en lieu sûr, sous la protection du Makhzen. Du moins tant que Paris n’a pas décidé de l’extrader vers son pays, en raison de ses intérêts bien compris. Ceci étant, l’OIF est bâtie sur des principes qui ne souffrent d’aucune équivoque. Essentiellement financé par la France, le Canada et la (...) Lire la suite »