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Attention au beurnaout si vous podcastez le ouan-mann-cho en laïv’ vu en praym’ taym à la tivi.

Excité par une chose incroyable.

L’appauvrissement de la langue française se poursuit dans le quotidien.
On connaît déjà l’invasion des échanges verbaux par la langue anglaise. Pendant un temps la francisation a limité les dégâts : le challenge, le gazole, le mel ont pris leur place dans la langue française.

Je me souviens de la participation de la maison d’enfants dans laquelle j’étais hébergé pour le « challenge du nombre » organisé par le journal l’Humanité pour les enfants de la région parisienne dans les années 50. On disait challenge. Un challenge c’était un défi, un record à battre. Il fallait être le plus nombreux possible. On aurait pu en rester là. Mais maintenant il faut dire « tchallench’ ». Le gazole, francisation de gas-oil n’est pas encore remodelé. Le mel (pour e-mail) tient le coup et même s’il a justifié le néologisme courriel.

L’informatique et l’internet sont un royaume pour les débarquements de mots anglais : par exemple, la play-station (dire pléstéchon) remplace la console de jeux, vidéos évidemment ; les fichiers renvoyés sont forwardés.

Mais les problèmes de société ou de santé trouvent une nouveauté avec les mots anglais : la dépression réactionnelle devient le burn-out (dire beurnaout), le « pétage de plombs » devient un breaking-down (brékinngdaoun), les artistes qui font un récital seuls en scène font un one-man-show (ouan-man-cho) ; les personnages publics qui révèlent leur homosexualité font un coming-out (cominngaout) ; les acteurs sont choisis au cours d’un casting tandis que les émissions de radio téléchargées sont podcastées. Et ainsi de suite…

En outre, l’utilisation de mots anglais à la place de mots français finit même par constituer un jargon spécifique dans certains domaines comme celui du spectacle télévisé : on annonce ainsi à la radio un ouan-mann-cho en laïv’ en praym’ taym’. Il s’agit d’un numéro ou un récital en solo enregistré en public et qui passera en début de soirée.

À noter que cette manière d’écrire est choquante pour les lecteurs habituels : l’intériorisation des mots en anglais est suffisamment répandue pour que l’absence de correspondance entre orthographe et phonétique spécifique de cette langue rende incompréhensible une transcription phonétique.

La langue vernaculaire emprunte de plus en plus de mots anglais en remplacement de mots français parfaitement adaptés. Il n’est pas rare d’entendre quelqu’un dire qu’il a fait un break (brec) pour aller au fast-food (fassfoud) car il a fait une pause dans un restaurant rapide, ou à un food-truks (fouttreuk) qui désigne une camionnette aménagée en cuisine.

La dernière mouture de cette invasion constitue en plus un appauvrissement par l’utilisation de mots français constituant, dans le langage, ce que les professeurs de langue appellent des « faux amis ».

Aujourd’hui, « incroyable » remplace systématiquement et indifféremment les mots : fantastique, extraordinaire, merveilleux, inattendu, etc. mais rarement réellement sa signification de difficile à croire. C’est la traduction du mot anglais incredible qui signifie tout cela à la fois.

En français, dire de quelqu’un qu’il est excité par une situation ou une idée renvoie soit à une attitude d’agitation excessive soit à une érection imminente chez un homme ou une humidification des muqueuses génitales en cours chez une femme. Aujourd’hui, être excité signifie être intéressé, vivement motivé par quelque chose ou situation. Ainsi on est « excité par une chose incroyable ». Et ce raccourci angliciste, totalement inconscient parce qu’intériorisé comme expression nouvelle, est en fait totipotent, pouvant se rapporter à n’importe quoi.

Et le discours est émaillé en outre de « voilà » à tout bout de champ. Il renvoie tout naturellement à cette gentille moquerie pour le parler toulousain où le « voilà » est depuis des lustres remplacé par « con », plus ou moins accolé à putain ou à boudu : c’est pas une injure, con, c’est une virgule.

Comptez le nombre de « incroyable », de « excité » ou « excitant » et de « voilà », vous serez surpris de la quantité d’occurrences de ces vocables et cela dans n’importe quel domaine du discours.

En Français, la spécificité de chaque mot est le plus souvent avérée et le vocabulaire de la langue est riche de plus de 200.000 vocables différents. Les plus courants, contenus dans le dictionnaire dit Petit Larousse sont au nombre de 35.000. Les mieux définis, dans le dictionnaire de l’Académie Française sont environ 59.000.

Organiser la confusion mentale

Utiliser indifféremment pour la multitude de qualificatifs possibles de tout ce qui sort de l’ordinaire par un seul qui les remplacerait tous, c’est non seulement rendre l’ensemble de ces qualificatifs obsolètes de fait, mais c’est surtout appauvrir le lexique mental de la pensée. Car même si au départ, l’assimilation de sens se fait inconsciemment avec le vocable adapté, la disparition progressive de ce vocable lui-même tend à uniformiser la pensée elle-même par indifférenciation.

Certes, les mots ont dans la pensée une double caractéristique : leur sens est ce qui est conscient pour le locuteur dans le moment et dans le lieu, leur signification est ce qui est commun à l’ensemble des locuteurs d’une langue déterminée. Et du coup, on peut argüer du fait que, dans une conversation, ce qui compte, c’est le sens que donne le locuteur au mot qu’il utilise au moment où il l’utilise. C’est alors le contexte du discours qui permettra à l’auditeur de comprendre, ou du moins d’approcher ce sens dans ce qu’il en reçoit. Lui aussi donne un sens personnel, conscient, au mot qu’il entend ainsi prononcer. Même avec l’utilisation de mots précis à la signification spécifique par rapport au discours tenu, on sait qu’il n’est pas certain que les deux locuteurs de la conversation entendent la même chose exactement. Là cependant, le recours possible à la précision lexicale s’impose parfois pour garder une compréhension correcte ou au moins efficace de ce que l’autre veut dire. Ce recours lexical est le plus souvent inconscient mais il exige parfois un temps de latence avant la réponse ou la compréhension.

Reprenons le mot incroyable. Sa signification est : qui ne peut être cru. Le sens qu’on lui donne aujourd’hui est exceptionnellement celui-là.

On l’utilise maintenant dans des sens extrêmement divers :
descriptif : extraordinaire, pas courant, étonnant, teinté de qualité très positive : magnifique, fabuleux, merveilleux, fantastique, très beau teinté de qualité très négative : abominable, dégueulasse, très laid.

Le résultat, c’est la confusion mentale, au sens où les mots ne sont plus les éléments fixes de la construction d’une pensée. La conversation reste en apparence possible avec les autres. Les échanges verbaux superficiels restent possibles. L’absence de spécificité du propos accentue cependant le phénomène de mise en place du sens pour chacun. Le flou de sens, avec l’absence de signification avérée, accentue le risque d’un décodage inadapté. En cas de nécessité, le recours au lexique est peu efficace.

Mais la disparition de paroles spécifiques au profit de ces vocables totipotents, et dont le sens possible n’est plus lié qu’au contexte dans lequel ils sont utilisés, hypothèque la possibilité d’une pensée organisée. En ce sens, elle crée un décrochage de la pensée et de la langue, de la représentation et du langage. Elle interdit de fait la structuration et l’articulation des concepts. C’est cela que j’appelle la confusion mentale. Confondre tous les sens avec une seule signification elle-même détournée, c’est rendre confuses les consciences. Et même si pour le moment cette confusion ne touche que des domaines limités de la pensée, le risque que ce processus contamine d’autres domaines est évident et doit être redouté.

Après la novlangue, l’orthographe

Le brave Orwell nous avait averti sur le risque de dénaturation de la langue dans ce qu’il appela la « novlangue ». Il s’agit là de l’utilisation de mots dont la signification elle-même est détournée pour embrouiller la pensée de l’interlocuteur. Le chef du personnel devenu directeur des ressources humaines, la femme de ménage devenue technicienne de surface, répondent au chômeur devenu demandeur d’emploi, au patron devenu employeur, et au poste de travail devenu simplement un emploi. Le poste de travail est le lieu de la réalisation par l’individu de sa spécificité humaine de création de valeur par le travail ; en même temps, dans le système capitaliste, c’est le lieu de son exploitation. L’emploi est devient un cadeau non spécifique fait par le patron à son employé. L’ouvrier est noyé dans la masse des salariés, le salaire socialisé est devenu charges sociales, toujours trop lourdes etc… Dans une société capitaliste où seule compte la plus-value du travail devenue profit aux mains du détenteur des moyens de production, cette novlangue est un outil d’exploitation aux mains des dominants.

Et maintenant on s’attaque à l’orthographe. Toujours avec le souci du nivellement vers le bas. Il y a déjà longtemps que les animateurs de radio et de télévision ont adopté un style de discours qui ignore les liaisons. On parle sans problème des « zétrumin » pour les êtres humains. Et ceci n’est pas anodin. Au contraire, l’influence est très importante : aux caisses du supermarché, la caissière (pardon, l’hôtesse de caisse) vous annonce le prix de « di’euros ».

Quelles chances y a -t-il qu’elle soit capable de l’écrire si en plus, comme c’est probable, elle est une des innombrables laissés pour compte de l’éducation dite nationale. Pour l’orthographe, on commence doucement, avec les accents circonflexes, les trémas et les traits-d’union qui sautent, le redoublements de voyelles qui disparaissent, dénommées anomalies de la langue (sic) de même que certaines orthographes spéciales comme oignon, eczéma, nénuphar qui deviennent ognon, exéma et nénufar. À quand l’analphabète (Étymologiquement a ou an : privatif, alpha et bêta, les deux premières lettres de l’alphabet grec : ne connaissant pas les lettres) devenu analfabête (de anal , relatif à l’anus, fa note de musique et bête pas très malin : imbécile qui fait de la musique avec son trou du cul) ?

Et pourquoi pas, très vite, demain, le langage des messages désignés par l’acronyme (acronime ?) SMS : tu sé coi ? je tem tu sé . a +.

Ce serait acceptable si cette modification orthographique était le fait d’une évolution de la langue dans son utilisation quotidienne. L’histoire humaine et l’histoire des langues sont liées et l’évolution d’une langue est un phénomène culturel « normal », un de ces phénomènes que nous avons pour notre part qualifiés de « naturel » tant la nature humaine est authentiquement culturelle.

Mais ce n’est pas le cas. Il n’y a pas d’évolution orthographique repérable. Il y a une volonté administrative de niveler les difficultés orthographiques de la langue française par le bas. J’ai cité plus haut la seule « évolution » repérable car massivement utilisée de l’orthographe dans la pratique des SMS. Cela paraissait une boutade. La réforme en cours de l’orthographe n’est qu’une amorce de transformation du « bien écrire » (orthographe) au profit du « n’importe comment écrire ». L’idée est que c’est bien suffisant pour les « jeunes qui dealent (dilent) du chit », jeune étant déjà entendu comme comme mauvais garçon des cités ghettos quel que soit son âge. Qu’avons-nous à faire de la façon dont ils écrivent. D’ailleurs ils ne savent pas ou peu écrire.

Sur quelle base sont mises en place ces mesures de simplification orthographique ?
« l’illettrisme … qualifie la situation de personnes qui ont été scolarisées en France mais ne maîtrisent pas la lecture ou l’écriture pour être autonomes dans des situations simples de la vie quotidienne » (INSEE enquête 2013) .

Ce sont ainsi 2,5 millions de personnes de 18 à 25 ans qui, en France, qui correspondent à ce critère, soit 7 % de la population testée. Ce chiffre monte à 14 % dans les ZUS (Zones Urbaines Sensibles) et à 20 % chez les allocataires du RSA. »

« les résultats aux épreuves terminales en écriture en 6e année montrent une augmentation du nombre d’élèves en situation d’échec entre 2000 et 2005, passant ainsi de 10 % à 20 %. Notons également que ces mêmes données (MELS, 2005) soulignent que le rendement spécifique en orthographe a connu une baisse importante passant de 8 % à 26 % entre 2000 et 2005. »

« la proportion globale d’élèves en difficulté de lecture à l’entrée en sixième passe de 14,9 % à 19 % entre 1997 et 2007. »

« cet accroissement touche particulièrement les collèges en zones d’éducation prioritaire (ZEP) où le pourcentage d’élèves en difficulté de lecture a augmenté de 20,9 % à 31,3 %…
En 2009, 32,9 % des élèves de fin de 3e sont ainsi en difficulté dans le secteur de l’éducation prioritaire, contre 17,7 % dans les collèges publics hors éducation prioritaire et 8,5 % dans les établissements privés ».

En ZEP, les élèves en difficulté en fin de 3éme sont un bon tiers, soit 3 fois plus que chez les élèves du privé (plus riches ?).

« le niveau baisse. Et par conséquent, il empire dans les zones ZEP, où nos élèves ont tout au plus 200 mots de vocabulaire. »

C’est pour ceux-là que l’on va « simplifier l’orthographe » au lieu de travailler pour les remettre au niveau, de compenser les difficultés que leur impose leur origine sociale. La réforme des collèges a carrément remis en cause les ZEP au profit des REP. Le résultat c’est une diminution drastique des dotations en heures d’enseignement et donc de suivi plus attentif pour ceux qui en ont le plus besoin.

On peut ajouter à cela le mode d’approche de la langue que constitue l’écoute de la radio ou de la télévision. Le discours de ces gens qui sont sensés « parler bien » est dénué de ponctuation possible. Il est haché, scandé sans rapport avec la phrase énoncée. Il s’agit probablement de la conséquence du fait que, ne sachant pas exactement ce qu’il doit dire, le locuteur lit son texte sur un « prompteur » qui affiche les mots sans ponctuation. Du coup, la ponctuation avec son intérêt orthographique (respiration pour les virgules, changement de phrase pour les points) n’a plus aucun sens pour personne.

Enfin, au lieu de consacrer du temps à enseigner correctement la lecture et l’écriture (orthographe comprise) on dilue l’enseignement dans des activités diverses, dans des classes surchargées où la prise en compte des particularités de chacun est volontairement rendue impossible par les conditions dans lesquelles il est dispensé. Après avoir quasiment balayé l’enseignement de l’histoire, c’est l’histoire de la langue qui est directement visée. La lecture et l’écriture sont réduites à la portion congrue.

Car l’orthographe n’est pas une simple difficulté pour la lecture et l’écriture. Elle porte l’histoire de la langue par l’histoire du mot.

On veut simplifier

Eczéma en exéma : or cela vient du latin eczema lui-même issu du grec ekhdzema, girolle vient de l’ancien provençal girolla de gir qui tourne. Quant au nénuphar c’est un mot d’origine arabe. N’est-il pas intéressant de s’intéresser à son orthographe pour identifier son origine plutôt que de balayer cette origine dans une « simplification » qui perturbera ceux qui possèdent ce mot dans leur vocabulaire et ne changera rien pour ceux qui ne le possèdent pas. Pense-t-on que ce mot fait partie des 200 possédés par les élèves de ZEP cités plus haut ?

Les inégalités sociales et culturelles se trouvent ainsi aggravées par la dépendance accrue des illettrés confrontés à l’omniprésence de l’écrit pour les informations. Les médias du son et de l’image suffisent bien à formater les esprits et les consciences. Le caractère univoque de ce qui est transmis par ces moyens dits d’information en dit long sur le projet qui sous-tend ces actions successives. Toutes les radios, toutes les télévisions disent la même chose au même moment avec un ensemble parfait. Ni fausse note, ni différence. Si tu sais lire, si en plus tu as le temps et la patience, et un ordinateur pour te connecter à Internet, tu as quelques chances de pouvoir te nettoyer le cerveau en allant sur des sites alternatifs. Ouvrier, employé, chômeur, éventuellement immigré en plus, tu es majoritaire parmi les illettrés, et donc condamné à ne penser qu’à travers les éléments d’information qui te sont serinés régulièrement par le son ou par l’image, éventuellement truquée.

Tu apprends ainsi combien tu coûtes cher à la société avec tes prétentions salariales, les charges sociales qui vont avec, les dépenses de santé que tu induis avec ton inconscience, les coûts de tes arrêts de travail injustifiés, que tu as de la chance si tu as un emploi. Et si tu es au chômage, tu sauras combien est lourde la charge des paresseux comme toi qui devraient chercher du travail et qui ne le font pas. Si tu es immigré, ou enfant d’immigré, et même si ton grand-père est né en France, si tu t’appelles Mohamed ou Aisha, tu sauras pourquoi tu dois continuer à courber l’échine dans ton HLM abandonné à sa décrépitude. On te montrera tous les jours ceux qui vivent carrément dans la rue et qui sont donc plus malheureux que toi. Et on te rentrera cela dans la tête jusqu’à ce qu’elle éclate ou que toi tu éclates et ailles te faire héberger aux frais de la société dans une pièce de 9 m2 avec 4 ou 5 autres détenus comme toi. Tu deviendras alors la proie des marchands d’illusion religieuse, des faux prophètes qui dériveront ta colère, non pas contre tes exploiteurs mais contre tes frères en misère.

Voilà à quoi servent les perturbations volontaires de la langue, les approximations, les changements de mots, de sens, les « simplifications » de l’orthographe.

Il y aura de plus en plus de distance entre ceux qui vivront avec une langue appauvrie et ceux qui continueront à dominer la société et dont la langue, elle, continuera à s’enrichir.
Alors tu seras de temps en temps « excité » par des choses « incroyables » mais le plus souvent étouffé par une réalité que tu auras peine à qualifier.

PS : Ajoutons en terminant que cette imposture de la part de la ministre de l’éducation nationale aurait un raison médiatique. Participant à une émission de télévision le 26 janvier dernier aux côtés d’un individu qui refuse de condamner l’autoproclamé État Islamique, elle ne réagit pas à ces propos. Mise en cause rapidement sur les réseaux sociaux, elle déterre le décret de 1990 portant réforme de l’orthographe et la « liberté d’information » faisant son œuvre, elle fait les grands titres unanimes des médias dès le lendemain. Bel exemple de complaisance des médias aux mains des plus grands capitalistes du pays et d’un gouvernement qui fait leur boulot. Comme disaient les bonimenteurs du XVIIIéme siècle : passez muscade !

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Hélène Berr. Journal. Paris, Tallandier, 2008.
Bernard GENSANE
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