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Thème : Fukushima

Tchernobyl, Fukushima : les aménageurs de la vie mutilée

Collectif

Proclamant qu’il faut « gérer » sa peur à la suite de catastrophes comme celles de Tchernobyl et de Fukushima, les aménageurs de la vie mutilée, relayés par des représentants d’instances étatiques ou associatives, prétendent réduire à néant toute possibilité de mise en cause de la déraison nucléaire, enjoignant à chacun d’en tirer au contraire parti, plutôt que de se hasarder à en rechercher les responsables et à rendre inhabitées des terres inhabitables.

« Si la science un jour règne seule, les hommes crédules n'auront plus que des crédulités scientifiques. » - Anatole France) Un documentaire consacré aux désastres de Tchernobyl et de Fukushima a été présenté par Arte le 26 avril dernier, lançant une pernicieuse invitation à « vivre avec » la contamination radioactive, « défi » que prétendent, en ces jours sombres, relever les missionnaires de l’accommodation à la vie en zones contaminées par la radioactivité. L’« Initiative de Dialogue pour la réhabilitation des conditions de vie après l’accident de Fukushima », présentée dans ce film, a été pilotée par de supposés, et néanmoins dangereux experts à l’œuvre à Tchernobyl hier, à Fukushima aujourd’hui, et en France demain. Puisque la France a dans ses rangs des champions de la réhabilitation post-catastrophe, tels que Jacques Lochard ou Gilles Hériard-Dubreuil, soutenus par la Commission Internationale de Protection Radiologique (CIPR), l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN), l’Autorité de Sûreté (...) Lire la suite »

Fukushima : le monde en danger

Arnie Gundersen
(Traduction de la transcription de la vidéo) EEMCEE : Je vais commencer par une citation du célèbre philosophe américain W.C. Field qui a dit une fois « Il arrive une fois dans les événements humains où l’on doit prendre le taureau par la queue et regarder les choses carrément en face ». Et c’est ce que nous allons faire ce soir. Alors Arnie Gundersen, c’est à vous. AG : Ce dont je voudrais parler, et Tim y a fait allusion, est comment l’industrie nucléaire a réussi à exposer son argument sur le nucléaire. Il y a un livre:Ne pensez pas à l’éléphant. Quelle est la première chose à laquelle vous pensez ? A l’éléphant. Et la personne qui expose l’argument gagne généralement cet argument. Nous nous retrouvons étiquetés anti-nucléaires. Nous ne les appelons jamais zélotes du nucléaire. Ils ont été capables d’élaborer l’argument. Voici un exemple. Qu’est-ce qui est faux dans cette phrase : l’accident de Fukushima s’est produit le 11 mars 2011. (Public : accident). Accident. En fait il y a trois erreurs – ceci est la (...) Lire la suite »

L’avertissement de Fukushima : une leçon pour le reste du monde. (Democracy Now !)

Amy Goodman et Denis Moynihan
De Tokyo : « J’écris ces mots de la façon la plus objective possible, avec l’espoir qu’ils servent d’avertissement au monde », écrivait d’Hiroshima, le journaliste William Burchett. Son article, intitulé : »La Plaie atomique », fut publié le septembre 1945 dans le journal London Daily Express. Burchett réussit à éviter le blocage militaire américain d’Hiroshima et fut le premier journaliste à visiter la ville dévastée. Il écrivit alors : « Hiroshima ne ressemble pas à une ville bombardée. C’est comme si un gigantesque rouleau compresseur lui était passé dessus et l’avait aplatie jusqu’à la faire disparaitre ». Voyageons 66 ans dans le temps, jusqu’au 11 mars 2011, et situons- nous à presque 1000 kilomètres au nord d’Hiroshima, dans la ville de Fukushima, après le grand tremblement de terre qui secoua l’est du Japon et provoqua un tsunami ce jour là. Comme nous le savons maintenant, l’impact initial qui provoqua 19 000 morts et disparus fut seulement un début. Ce qui commença comme un désastre naturel se changea (...) Lire la suite »

Le Japon, d’Hiroshima à Fukushima

lanvert

Le Japon qui a connu deux fois l’explosion d’une bombe atomique sur son territoire, en garde une marque indélébile dans la conscience collective.

Pourtant le pays s'est tourné il y a quelques dizaines d'années vers l'énergie nucléaire pour assurer une grande partie de son approvisionnement en énergie électrique. Cette utilisation pacifique du nucléaire ne semblait pas poser de problèmes, dans ce pays très développé et possédant la maîtrise des hautes technologies. On peut alors imaginer le traumatisme considérable causé par l'accident de Fukushima. Sous la pression de la population, la totalité des centrales nucléaires a stoppé sa production. Actuellement seules deux centrales ont repris une production, alors que 50 unités étaient en service avant la tragédie de Fukushima. Les Japonais continuent à s'opposer très nombreux au retour du nucléaire civil, et des manifestations importantes ont eu lieu pour le deuxième anniversaire de Fukushima. En voici un compte-rendu repris du site de radio canada : Près de deux ans après la catastrophe de Fukushima au Japon, des milliers de manifestants sont descendus dans les rues de Tokyo samedi pour exiger (...) Lire la suite »
Green et Vert, finalement, ce n’est ni green, ni vert, c’est pronucléaire.

Green et vert et le hameçonnage écolo

Pierre FETET

On connait tous le hameçonnage phishing par mail ou par site falsifié qui consiste à usurper l’identité d’une entreprise ou d’une personne de confiance afin de soutirer des renseignements personnels.

Eh bien tout utilisateur d’Internet doit être averti qu’une autre forme de « hameçonnage » existe pour l’écologie à travers de nombreux sites. Ce n’est ni de l’écoblanchiment (greenwashing), ni du filoutage mais c’est une démarche trompeuse pour qui n’y prend pas garde. Le lobby nucléaire est très puissant, il n’a pas peur des dépenses dès qu’il s’agit de favoriser l’idée que le nucléaire est indispensable à nos sociétés. Pour ce faire, des associations, des fondations ou des sociétés sont créées avec des buts reprenant les thèmes écologistes. Ça, c’est pour la façade officielle et irréprochable. Puis, du fait de l’absence de militants, la vie de ces organismes est activée artificiellement par l’intermédiaire de sites internet subventionnés par des fonds inconnus. Ces sites présentent bien, ils sont riches d’informations diverses et variées touchant à l’écologie, et abordent des sujets intéressants de manière régulière. Mais, dans le même temps, sous couvert de « développement durable », de « communication responsable », (...) Lire la suite »

Fukushima : provocation de l’ONU et des médias

Pierre FETET
Alors que le nombre de cancers de la thyroïde des enfants de Fukushima augmente (12 cancers confirmés et 15 suspectés), une nouvelle étape de désinformation massive a été franchie le 31 mai 2013 : la diffusion en masse de dépêches de l’AFP ou de REUTERS intitulée « Fukushima : pas de risque pour la santé après les émissions radioactives ». Ça me rappelle la mi-décembre 2011 quand le gouvernement japonais avait décidé que la centrale de Fukushima était en « arrêt à froid », et que les médias du monde entier avaient repris cette information en chœur. On se souvient, suite à cet « arrêt à froid de l’information », que la centrale crachait en fait toujours de la vapeur radioactive en 2012… On sait maintenant ce que vaut ce genre de dépêche expéditive. Le titre est trompeur, mais tout le monde le reprend ! Cherchez l’erreur. Honneur aux publications et aux journalistes qui reviendront sur ce sujet majeur qu’est la santé des populations, car tout est fait pour taire la vérité. Quand je tape le titre de cette dépêche, mon (...) Lire la suite »

Le dernier homme de Fukushima

Pierre FETET
Antonio Pagnotta vient d’écrire et de publier un livre remarquable sur Fukushima, « Le dernier homme de Fukushima » où il raconte comment il a réussi à rencontrer un homme hors du commun, Naoto Matsumura : cet agriculteur a refusé d’évacuer la zone interdite en mars 2011 pour rester sur sa terre natale et nourrir les animaux abandonnés des hommes. L’histoire de Naoto Matsumura est loin d’être banale. Plutôt que de subir une vie déracinée, d’un centre d’hébergement provisoire à un autre, plutôt que de supporter le regard discriminatoire de ceux qui ont eu la chance de ne pas être contaminés, il a choisi de retourner vivre dans sa terre natale, à Tomioka, à quelques kilomètres des centrales nucléaires de Fukushima Daiichi et Daini. Il vit désormais seul dans sa ferme, tel un ermite, et s’est donné pour mission de venir en aide aux animaux domestiques, les siens mais aussi ceux de ses compatriotes évacués. Mais il connaît le prix du sacrifice : « Je suis un homme césium. Je le sais depuis que j’ai fait une (...) Lire la suite »

Entre Fukushima et missiles Patriot : Une journée normale à Tokyo. Témoignage

Denis THOMAS

Tokyo est une ville que j’adore. Je n’y vais pas aussi souvent que j’aimerais mais un ami de toujours y réside et, via la nouvelle technologie, j’en ai des nouvelles quotidiennes. La vie Tokyoïte est traditionnellement unique, hors du temps. Mais son ambiance déjà si particulière est devenue ces dernières semaines, sous l’impulsion des sinistres soubresauts de Fukushima et l’ombre des missiles Patriot, presque celle d’une sorte de fin du monde. Irréelle.

« Tu sais, il réparent tout ici avec des bouts de scotch et c'est pareil pour les centrales : du provisoire et en perpétuelle urgence », m'écrit ce mercredi mon ami. Il vit depuis plus de 20 ans dans la capitale nipponne. Un tel constat remet sérieusement en cause l'image, déjà sérieusement écornée avec le Tsunami de 2011, selon laquelle l'Archipel est le paradis du « zéro défaut » peuplé d'innombrables anges immaculés équipés dernier cri pour assurer une harmonie zen parfumée à l'ozone. « Ca fuit de partout et les pannes de courant n'arrangent rien ! », rapporte mon camarade. Officiellement, il y aurait plus que deux centrales nucléaires en service sur les 54 d'avant la catastrophe de Fukushima (et deux en construction). En recueillant des bribes d'informations « à la japonaise » ici et là : il n'y en aurait de fait encore cinq importantes en fonctionnement. Il faut dire que les besoins en électricité du pays sont tout aussi énormes. Si le surnom de « ville lumière » a été attribué à Paris, en son temps, (...) Lire la suite »

Non au nucléaire, Solidarité avec la Révolution des Hortensias au Japon

Solidarité Fukushima Paris
SAIKADO HANTAI ! Non au redémarrage du nucléaire au Japon - Arrêt immédiat partout ailleurs Une cinquantaine de personnes se sont rassemblées samedi après midi 13 octobre 2012 aux abords de l'ambassade du Japon à Paris (pendant les journées de mobilisation internationale des 13 et 14 octobre). Nous étions là pour montrer notre solidarité avec tous les antinucléaires du Japon qui depuis des mois s'opposent au redémarrage des réacteurs dans leur pays et demandent l'arrêt du nucléaire. Le mouvement au Japon est maintenant connu sous le nom de « Révolution des Hortensias » Pour voir l'ensemble des vidéos de cette journée et les différentes interventions, cliquez ici ! Au mépris des conséquences dramatiques et permanentes de la catastrophe de Fukushima toujours en cours, le gouvernement japonais persiste à promouvoir un mix énergétique incluant le nucléaire au moins jusqu'en 2030, et a donné son accord pour le redémarrage de deux réacteurs de la centrale de Ohi. Vivre avec un dosimètre autour du cou, (...) Lire la suite »
Intervention du Pr. Mitsuhei Murata, ancien ambassadeur du Japon

Fukushima n’est pas un incident du passé mais une menace encore.

Jacques RICHAUD
INTRODUCTION : Les tourments du monde, crise économique, tensions guerrières, menace climatique, nous font trop vite parfois tourner les pages de l'actualité. Ce qui est advenu au Japon ne fait plus la "une' de nos actualités. Pourtant les Japonais eux-mêmes, après le choc vivent l'effroi d'une catastrophe possible plus grande encore sur les réacteurs encore en fusion incontrôlable. Chez nous, passée la phase de peur et de compassion, que s'est il passé ? L'émoi a fait nos voisins allemands décider de renoncer au nucléaire… avant de revenir sur cette décision. La France championne de la part du nucléaire dans sa ressource énergétique et donneuse de leçons, et qui songe à exporter ses centrales (même Kadhafi s'était vu promettre une centrale clefs en mains) évite le débat qui n'a fait qu'effleurer la campagne présidentielle. On a même vu les Verts battre retraite en échange de leur adoubement absorption par un parti majoritaire qui avait besoin de cette coalition pour assurer sa victoire, et encore (...) Lire la suite »
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