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Thème : Gaza

Le juge Richard Goldstone a souffert d’avoir renié Gaza, mais pas autant que les Palestiniens qu’il a trahis. (The Independent)

Robert FISK
Quand on est trahi par son héros, on ne l'oublie jamais. Je ne suis pas la seule personne, je le sais, qui considérait Richard Goldstone comme un héros - un juge formidable, brillant et courageux qui avait finalement dit la vérité au pouvoir au Moyen-Orient. Et puis il s'est rétracté, comme un prisonnier politique terrifié, en multipliant les protestations d'amour envers la nation dont il avait si courageusement dénoncé les crimes de guerre. Aujourd'hui, après des années de silence, l'homme qui avait osé mettre Israël et le Hamas en face de leur violence impardonnable après la guerre de Gaza en 2008-09 a trouvé un défenseur dans un universitaire peu connu mais éloquent. Le juge Goldstone, un juif sud-africain, a été accusé par les Israéliens et leurs partisans d’être le "mal incarné" et un "collabo" parce qu’il avoir publié les preuves de la brutalité d'Israël contre les Palestiniens de Gaza (environ 1 300 morts, pour la plupart civils), et des crimes du Hamas en nombre plus réduit (13 morts israéliens, (...) Lire la suite »

"N’ayez pas peur" ont été les derniers mots de Tahrir

Hamza Abu Eltarabesh
Il y a des douleurs qui passent avec le temps. Et d'autres qui ne s’atténuent jamais. Il y a dix ans, Israël a lancé une violente offensive contre Gaza. Elle avait été méticuleusement pensée dans ses moindres aspects et notamment son timing, avec le choix de la période de Noël, lorsque la plupart des médias occidentaux du monde entier sont occupés à autre chose. L’attaque a eu lieu pendant un cessez-le-feu de six mois conclu plus tôt dans l’année 2008, qu’ils avaient déjà violé par un raid sur Gaza le 4 novembre – le jour même d’une élection présidentielle américaine. L’offensive, qui a pris le nom d’Opération Plomb durci a duré plus de trois semaines. Elle a fait plus de 1 400 morts parmi les Palestiniens, dont environ 1 200 civils. Tahrir Tahrir Balousha était une amie d'enfance, une voisine et une camarade de classe. Nos mères sont amies. A l'école nous jouions à qui aurait les meilleures notes à la fin de l'année. Au début de notre dernière année de lycée en 2008, j’avais parié que j'aurais de (...) Lire la suite »

« Flottille de la Liberté » : les soldats israéliens tabassent les passagers et commettent de multiples vols – Récit (Mondoweiss)

Dr Swee Ang

Le Dr Swee Ang est médecin et elle était à bord de l’al-Awda, un navire qui se dirigeait vers Gaza avec la flottille de la liberté quand la marine israélienne a arraisonné le navire le 29 juillet 2018.

Al-Awda (le bateau du Retour*) devait atteindre Gaza le 29 juillet 2018. C’était la dernière étape et nous devions arriver à Gaza dans la soirée. Il y avait 22 personnes à bord, avec l'équipage, et nous apportions 15 000 dollars d'antibiotiques et de matériel de soin à Gaza. A 12h31, nous avons eu un appel manqué d'un numéro commençant par +81... Mikkel pilotait le bateau à ce moment-là. Le téléphone a sonné de nouveau et on nous a dit que nous étions en train de pénétrer dans les eaux israéliennes. Mikkel a répondu que nous étions dans les eaux internationales et que nous avions le droit d’y naviguer pacifiquement en vertu du droit maritime. Ils ont réitéré à plusieurs reprises leurs accusations d'intrusion, et Mikkel a répété à chaque fois que nous naviguions dans les eaux internationales. Cela a duré environ une demi-heure. Al-Awda se trouvait alors à 42 milles marins de la côte de Gaza. Avant d’entamer cette dernière étape, nous avions passé deux jours à nous exercer à la non-violence pour nous préparer à (...) Lire la suite »

Flottille de la liberté interceptée au large de Gaza

La marine israélienne a arraisonné dimanche un bateau au large de la bande de Gaza avec à son bord des militants dénonçant le blocus terrestre et maritime imposé par l'Etat hébreu à cette enclave palestinienne depuis plus d'une décennie, a indiqué l'armée. Le bateau venait d'Europe "pour violer le blocus naval légal imposé à la bande de Gaza", a ajouté l'armée dans un communiqué, précisant que l'embarcation était acheminée vers le port d'Ashdod dans le sud d'Israël. Israël, qui a mené trois guerres dans la bande de Gaza contrôlée par les islamistes du Hamas depuis 2008, affirme que le blocus est nécessaire pour empêcher les groupes d'activistes palestiniens de se procurer des armes ou du matériel pouvant être utilisé à des fins militaires. Le bateau arraisonné "Al-Awda" ("Retour", en arabe) qui battait pavillon norvégien avec 22 personnes à bord selon les militants, a quitté Palerme le 21 juillet. Un autre bateau, le "Freedom", battant pavillon suédois doit arriver d'ici mardi au large des côtes de Gaza, (...) Lire la suite »

Journal de bord de Sarah, depuis la Flottille de la Liberté

ISM-FRANCE
Le ‘al-AWDA’ a dépassé la Crète, il est au sud-est. Le ‘Freedom’ est derrière. On ne peut pas encore donner de date d'arrivée mais celle-ci approche. Les journalistes d'Al Jazeera à bord ont pu envoyer leurs vidéos (en anglais). Sarah demande qu'on se bouge, qu'on bombarde l'ambassade israélienne de protestations, qu'on s'adresse aux élus et responsables politiques français et aux médias. Il ne fait pas de doute que la marine israélienne utilisera tous les moyens pour arrêter la flottille. Faites monter la pression ! Faites des déclarations publiques ! Brisez le silence ! Yonatan Shapira que Sarah a interviewé, vient d'envoyer un message par le téléphone satellite : « Le ‘Al-Awda’ est à 270 miles de Gaza. La mer est calme, c’est excitant de voir l'éclipse. A bord le moral est bon même si nous savons tous que dans quelques heures, les courageux gardiens du ghetto vont nous attaquer. J'espère que vous savez tous qu'on a des gens formidables à bord. Nous transportons du matériel médical et notre principal (...) Lire la suite »

La marche du retour à Gaza : le génie populaire palestinien fausse les calculs des Israéliens

Tayeb EL MESTARI
« La vérité est la première victime de la guerre » selon Eschyle. L’assertion est vraie dans une guerre classique, mais en situation de résistance populaire à l’oppression coloniale, le mensonge est la première victime. A l’occasion de la grande marche du retour, la propagande mensongère israélienne a volé en éclats. Les médias occidentaux, pourtant sionistes, ont fait le constat unanime qu’Israël a au moins perdu une bataille en réprimant brutalement les Palestiniens : celle de l’image et de la communication. Le droit du retour n’est plus une simple phrase d’une résolution du droit international et connue du seul cercle restreint des militants. Le peuple palestinien a su gagner les cœurs et les esprits, à défaut pour l’instant d’enterrer définitivement le colonialisme israélien. Sa cause a fait son retour sur le devant de la scène alors que presque tous ses soutiens, y compris les plus éclairés et les plus déterminés, étaient gagnés par le désespoir tant la question syrienne a été prégnante et a mis au second (...) Lire la suite »

Palestine : Le dernier chapitre ? (Counter Currents)

Jafar M Ramini
Non, pas du tout, absolument pas. Pas tant qu'il restera un seul vrai Palestinien debout pour réclamer justice et se battre pour elle. Nous avons essuyé de nombreux revers, nous, les Palestiniens, au cours des 100 dernières années. Premièrement, les Britanniques nous ont injustement et illégalement imposé la Déclaration Balfour en 1917. Nous avons tenu bon et nous avons dit " non ". Puis les mêmes Britanniques ont tenté de nous imposer la partition du rapport Peel en 1937. Nous avons tenu bon et nous avons dit " non ". Puis vint le plan de partition injuste de l'ONU de 1947 et nous avons tenu bon et nous avons dit " non ". Puis ils ont permis la création d'Israël en 1948. Nous avons tenu bon et nous avons dit " non ". Cela n’a pas empêché le régime fasciste d'apartheid israélien de nettoyer ethniquement notre terre et d’assassiner notre peuple. Nous avons encaissé les coups, nous avons tenu bon et nous avons dit " non ". En 1967, ils ont envahi ce qui restait de la Palestine. Bien que, depuis 51 (...) Lire la suite »

Un courage qui force le respect

Kharroubi HABIB
Dans le même temps avant-hier lundi qu'officiels israéliens et étasuniens se congratulaient et se sont adonnés à des réjouissances célébrant le transfert de l'ambassade américaine à El Qods (Jérusalem), l'armée de l'Etat sioniste perpétrait un carnage sur les manifestants palestiniens qui protestaient pacifiquement près de la ligne séparant la bande de Ghaza du territoire israélien contre ce transfert qui à leurs yeux s'inscrit dans le déni de leur aspiration à un Etat national avec El Qods comme capitale. Le bilan de la tuerie en ce jour noir a été horrible. Pas moins de 60 Palestiniens, hommes, femmes, vieillards et enfants, ont été tués tandis que près de 2 000 ont été plus ou moins grièvement blessés. L'hécatombe a indigné le monde entier mais sans perturber les consciences des participants à la cérémonie d'inauguration de l'ambassade américaine. Ceux qui y ont pris part ont même félicité la soldatesque qui commettait le carnage dont ils ont rejeté la responsabilité sur le Hamas accusé par eux d'être le chef (...) Lire la suite »

Balles tragiques à Gaza.

Jacques-Marie BOURGET

Le problème des larmes, comme encre pour écrire, c'est qu'elles ne laissent pas de trace. Alors il ne faut pas seulement pleurer mais tenter d'emboiter des mots pour tenter de décrire l'indicible.

Fût un temps où les chinois, quand ils exécutaient un condamné à mort –c’est-à-dire souvent-, demandaient à la famille de payer le prix de la balle, celle du peloton. En regard, je pense que les Palestiniens restent des privilégiés : Israël n’envoit pas de facture aux parents de ceux qu’elle massacre. La preuve que ce pays est vraiment une grande démocratie. Pour avoir reçu, le 21 octobre 2000 à Ramallah, une balle de M16 produite par IMI (Israël Military Industry) dans le poumon gauche, je peux témoigner qu’il ne faut pas en faire une montagne. Et que ces gazaouis qui se font assassiner sont vraiment des pleurnichards. Quoi de plus noble que d’être touché (comme par la grâce) par un de ces divins projectiles qui sont comme une onction ? Si vous en êtes atteint c’est, forcément, que vous étiez en faute, pas dans le droit chemin mais dans la traverse de l’histoire. Une balle religieuse c’est comme une goutte d’eau bénite, ça fait du bien où ça coule et ça ne peut pas se tromper. Et c’est réconfortant de (...) Lire la suite »
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Souvenez-vous de ce moment !

PERSONNE
Parfois, il m’arrive d’hésiter. Pas vous ? Sur un sujet, il s’avère judicieux d’avoir connaissance de deux approches différentes, voire irréconciliables. Hier était un jour mémorable, un jour d’anniversaire, alors je consulte et je finis par lire (je sais, j’aurais pas dû) : « Israël en a rêvé, les États-Unis l'ont fait... Ce jour du 14 mai 2018 a vu le transfert de l'Ambassade américaine à Jérusalem, transfert qui avait été annoncé par le Président Donald Trump en décembre dernier. Le Crif vous propose de revivre ce moment qui s'est inscrit dans l'Histoire. Aujourd'hui, au lendemain de l’anniversaire de sa réunification, Jérusalem a vécu un moment historique, une nouvelle date à ajouter à son calendrier. De nombreux invités américains et israéliens étaient présents pour ce jour historique. La cérémonie a débuté par l'hymne américain, immédiatement suivi d'un premier discours de David Friedman, Ambassadeur des États-Unis en Israël. Le Président américain Donald Trump, absent de la cérémonie, a adressé un message (...) Lire la suite »
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