RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Rechercher
Thème : Grande-Bretagne

Une juge britannique condamne Assange à la prison indéfiniment, en dépit de la fin de sa peine de prison

Oscar GRENFELL

Lors d’une audience au tribunal de première instance de Westminster vendredi matin, la juge de district britannique Vanessa Baraitser a décidé que Julian Assange, fondateur de WikiLeaks, restera en prison. Ceci, malgré le fait que sa peine d’emprisonnement pour s’être « soustrait à la justice » expire le 22 septembre.

Cette décision est la dernière d’une série d’atteintes aux droits juridiques et démocratiques d’Assange par le pouvoir judiciaire britannique. Cela signifie que l’éditeur et journaliste sera détenu jusqu’au mois de février prochain pour son extradition vers les États-Unis, où il risque 175 ans de prison pour avoir dénoncé des crimes de guerre américains. Étant donné que la procédure d’extradition entraînera probablement une longue bataille juridique, la décision de Baraitser confine potentiellement Assange à la prison de haute sécurité de Belmarsh pour les années à venir. L’affaire a été largement présentée dans les médias bourgeois comme une audience sur le cautionnement d’Assange. Un communiqué publié par le compte Twitter officiel de WikiLeaks ce vendredi a rejeté ces affirmations, expliquant que : « L’audience de ce matin n’était pas pour la liberté sous caution, c’était une audience technique. Malgré cela, le magistrat a refusé à titre préventif la libération sous caution avant que la défense ne la demande. » (...) Lire la suite »

Le complot pour tenir Corbyn à l’écart du pouvoir

Jonathan COOK
Avec la dernière en date des interminables fureurs médiatiques sur la soi-disant inaptitude de Jeremy Corbyn à diriger le Parti Travailliste, et d’autant plus à devenir Premier Ministre, il est aisé d’oublier où nous en étions peu avant de remporter le soutien d’une écrasante majorité de membres du Parti Travailliste à son élection à sa tête. Lors des deux années précédentes, il était difficile d’éviter à la télévision le personnage de Russell Brand, un comédien et acteur de cinéma moyennement célèbre qui s’était réinventé, après des années de lutte contre la toxicomanie, en tant que gourou spirituel doublé de révolutionnaire politique. Le débit rapide, la critique sans langue de bois de l’ordre politique existant, le caractérisant comme discrédité, irresponsable et non représentatif, du discours de Brand était accueilli par une condescendance suffisante par l’establishment politique et médiatique. Cependant, à l’époque où Donald Trump n’était pas encore président des Etats-Unis, les médias britanniques avaient (...) Lire la suite »

L’hitlérisation de Jeremy Corbyn (entre autres)

C.J. HOPKINS
Chaque fois que vous pensez impossible que l'antisémitisme fabriqué, hystérique, de la corporatocratie ne puisse devenir plus grotesque, ils se débrouillent pour se surpasser. Alors à présent suivez bien parce que, ce coup-ci, c'est tordu. Apparemment, le Hitler étasunien et ses hommes de main conspirent avec un certain groupe secret de « dirigeants juifs » pour empêcher le Hitler britannique de devenir Premier ministre et d'éliminer tous les juifs en Grande-Bretagne. Étonnant, non ? Mais ce n'est pas le plus bizarre, parce qu'il se pourrait que le Hitler étasunien ne veuille éliminer lui-même tous les juifs de Grande-Bretagne, plutôt que de laisser ça au Hitler britannique... Les Hitlers sont notoirement jaloux de leurs accomplissements génocidaires. Non, ce qui est bizarre, c'est que tout le monde sait que le Hitler étasunien n'entreprend rien sans l'approbation du Hitler russe, qui lui aussi est obsédé par l'élimination de tous les juifs, et par la destruction des fondements de la démocratie (...) Lire la suite »
21 

Après le sommet européen du 21 mars, le Royaume-Uni partira le 22 mai, peut-être même d’ici le 12 avril

Pierre LEVY

Après trois ans d’un incroyable feuilleton dont l’issue était en réalité certaine, les parlementaires britanniques vont choisir dans les prochains jours si le Royaume-Uni quitte l’UE avec ou sans accord.

Depuis le 23 juin 2016 et le choix majoritaire du peuple britannique, l’issue finale était certaine : le Royaume-Uni sortirait bel et bien de l’Union européenne. Ce qui vient de s’éclaircir avec le sommet des Vingt-sept du 21 mars, ce sont le chemin, les modalités et les échéances. Certes, outre de toujours possibles ultimes rebondissements, il reste encore une incertitude importante : Londres partira-t-il le 22 mai moyennant l’accord de divorce signé en novembre dernier et assorti des garanties juridiques négociées en mi-mars ? Ou y aura-t-il une sortie « sans accord » le 12 avril ? La réponse sera fournie d’ici peu par les parlementaires britanniques. Il y avait deux manières d’aborder ce qui s’est passé depuis près de trois ans. La première était de suivre au jour les jours les événements, sans prendre aucun recul. Et il faut bien reconnaître que l’incroyable suite de surprises, de rebondissements, de retournements, de coups de théâtre, d’affrontements internes et externes, de pièges, de chausse-trapes (...) Lire la suite »
14 

Londres appelle les États-Unis à « reconfirmer leur rôle dominant » en Europe

Davros Kocharyan
Selon les documents, publiés récemment par les hackers du groupe Anonymous, le projet britannique « Integrity Initiative » prévoit d'étendre ses activités aux États-Unis, notamment à Washington, afin de « contribuer à changer l'attitude envers l'influence maligne et la désinformation russes ». Pour arriver à ces fins, les experts britanniques encouragent les États-Unis à « reconfirmer leur rôle dominant via l'OTAN et le soutien à l'UE » . Pourtant, ce projet ne vise qu'à faire accroître l'influence britannique dans le monde. L'élargissement de l'influence britannique « Integrity Intiative » est un programme lancé à l'automne 2015 par l’Institute for statecraft, une entreprise basée en Écosse qui compte parmi son personnel un grand nombre d'anciens militaires et membres des services de renseignement. L'organisation est, en effet, financée par les ministères britanniques. Le projet a également reçu le soutien financier et opérationnel de l’Organisation du traité d’Atlantique Nord (Otan) et qu’il dispose d’un (...) Lire la suite »

Affaire Djouhri : les juges anglais face au vide français.

Jacques-Marie BOURGET

Bon, je sais. Et je ne vous en veux pas si vous m'envoyer en vacances avec Victor Orban. C'est que vous ne m'aurez pas compris. Si je m'intéresse au dossier Djouhri ce n'est pas pour sa proximité avec la droite et la pire, Sarkozy, c'est qu'il est victime d'un piège judiciaire intolérable dans une République. Avoir des "principes" c'est tenter de les défendre tous, même quand c'est inconfortable.

Nos amis « investigateurs », ces journalistes hors norme qui accomplissent un travail admirable d’époque pré-Gutenberg, en recopiant la langue tordue par l’application, les procès-verbaux fournis à eux par des amis magistrats, policiers ou avocats, étaient tous le 12 septembre dernier en voyage à Londres. La Westminster Magistrates Court, la « right stuff » de la justice de sa Majesté, se réunissait ce jour pour examiner, une fois de plus, le sort d’Alexandre Djouhri citoyen français arrêté le 7 janvier dernier à la demande du Parquet National Financier. Le PNF, un OVNI judiciaire français créé en forme d’exorcisme par François Hollande après le cataclysme de l’affaire Cahuzac... En fait non, le grand inquisiteur qui guide ma plume informatique allume ici le feu rouge et me signale que je déraille. Comme un train de banlieue à Brétigny. Dans l’oreillette d’un wifi imaginaire, le spectre me dit : « Pas du tout, les journalistes français présents le 12 septembre dans les couloirs de la Westminster Court ne (...) Lire la suite »

Affaire Skripal : un poison d’avril ?

Christophe TRONTIN

Le scénario était trop parfait : un ex-espion russe passé à l’Ouest, qui avait donné au Royaume-Uni les noms de ses collègues en poste en Europe, réfugié en Angleterre, empoisonné le 4 mars. Renseignements pris, on apprend que dans sa nouvelle vie, il donnait des cours... au MI6 ! Sur les méthodes d’entraînement et de sélection des services russes ! Qui pouvait bien lui vouloir du mal, sinon l’ex-chef du KGB, le sinistre Vladimir Poutine, et sa bande de barbouzes ?

« Highly likely » : deux mots d’anglais qui ont fait ces jours-ci le tour des plateaux télé avant de passer dans le langage courant des Russes, même non anglophones, qui se les lancent à la figure lorsqu’ils veulent dénoncer la vacuité d’un argument. A défaut du moindre commencement de preuve, c’est en effet « highly likely » qui sert d’argument aux autorités britanniques pour entraîner à leur suite leurs alliés européens et américain dans une escalade de sanctions visant à isoler diplomatiquement la Russie. « Highly likely », c’est tout ce qui ressort du rapport de 6 pages fourni par la Grande Bretagne à ses alliés pour les convaincre de la culpabilité de la Russie. Pas un mot concernant l’affaire en cours : simplement une suite d’affaires plus ou moins anciennes, plus ou moins éclaircies, plus ou moins graves, où la Russie se serait rendue coupable d’opérations illégales à l’étranger. On y énumère pêle-mêle le conflit en Géorgie, le décès par pendaison de Boris Berezovski, l’annexion de la Crimée et quelques (...) Lire la suite »

Le Foreign Office du Royaume-Uni tente de couvrir la trace de ses mensonges

Moon of Alabama
Le pire, ce n’est pas le crime, c’est d’essayer de le dissimuler : Lorsqu'un scandale éclate, la tentative de couvrir le délit est souvent considérée comme encore plus répréhensible que le délit lui-même. Le gouvernement britannique tente de couvrir le fait qu’il a menti avec ses fausses allégations contre la Russie. Cela entraîne de nouveaux mensonges. Hier, le chef du laboratoire britannique d'armes chimiques de Porton Down a déclaré que le laboratoire ne pouvait pas établir que le poison utilisé dans l'attaque présumée de Novichok à Salisbury avait été produit par la Russie. Cela a porté un coup sévère aux allégations du gouvernement britannique sur l'implication russe dans l'empoisonnement de Sergej et Yulia Skripal. Maintenant, le gouvernement britannique essaie de camoufler le fait qu'il a dit que le poison utilisé dans le Salisbury avait été 'produit en Russie' et que Porton down en avait apporté la preuve. Les médias alignés sur le gouvernement l’aident à enterrer l’affaire. Nous devons tous (...) Lire la suite »

Un espion qui tombe à pic

Pierre LEVY
Une bien étrange affaire, décidément. Le 4 mars, un ancien espion militaire russe, ainsi que sa fille, sont retrouvés mourants sur un banc d’une paisible ville du sud de l’Angleterre, apparemment victimes d’une substance innervante. Immédiatement, les doigts accusateurs pointent vers le Kremlin, soupçonné d’avoir voulu tuer cet agent qui avait, entre 1995 et 2004, livré nombre de ses collègues aux occidentaux. Les limiers des services anglais brandissent un produit chimique présenté comme arme de guerre du temps de l’URSS. Moscou, sommé de s’expliquer, réclame un échantillon. En vain. En réalité, dans ce scénario, rien ne colle. A commencer par cette question de bon sens : alors qu’une action de ce type ne pouvait qu’entraîner des représailles contre la Russie, quel intérêt auraient eu ses dirigeants à opérer une pareille vengeance à quelques jours des élections présidentielles et à quelques mois de la coupe du monde de football – deux événements certes très différents mais que Moscou entend valoriser sur la (...) Lire la suite »

La punition démesurée que l’Angleterre veut infliger à la Russie doit-elle vraiment nous surprendre ? (Sputnik)

Viktor Marakhovsky

On n’a pas attendu d’en savoir long sur le scandale de l’espion russe empoisonné au Royaume-Uni - l’affaire très médiatisée a été immédiatement montée en épingle. Neuf jours seulement se sont écoulés entre l’incident survenu dans la ville de Salisbury et les terribles représailles internationales.

Reprenons maintenant notre souffle et revenons sur les épisodes de ce scandale supersonique. Le soir du 4 mars, près d'une pizzeria dans la campagne britannique, un homme d'âge mûr et une jeune femme ont été retrouvés inconscients. Le 5 mars au matin, tout le monde savait que l'homme était Sergei Skripal, un ancien colonel du GRU et un ancien espion britannique, et la femme, sa fille. Vingt-quatre heures plus tard, le 7 mars, alors que la police venait juste d'établir que Skripal avait été empoisonné par un « agent innervant », le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson avait déjà fait une déclaration pour dire qu’il y avait là comme un « écho » du meurtre d'Alexander Litvinenko, et menacer de réagir « avec fermeté » s’il « se trouvait que la Russie était impliquée ». Quatre jours plus tard, le 12 mars, le premier ministre britannique Theresa May annonçait que les scientifiques britanniques avaient identifié le poison : il ressemble au « Novichok » produit en URSS dans les années 1970. (...) Lire la suite »
31 
afficher la suite 0 | 10 | 20 | 30 | 40 | 50 | 60 | 70 | 80 | ... | 100