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Thème : Guerre d’Espagne

Un peu d’histoire #11 : [DOSSIER ESPAGNE] : La guerre civile espagnole et les Brigades internationales – partie 2/3

Les Nouvelles Libres

Deuxième épisode de cette série consacrée à la guerre civile espagnole et aux Brigades internationales. La première partie était consacrée à l’avant guerre-civile, et notamment à la proclamation de la Seconde République espagnole, au retour de la droite au pouvoir et à la courte expérience du Front populaire. Cette seconde partie évoquera la guerre en elle-même ainsi que les forces en présence et les soutiens reçus par chaque camp, exception faîtes des Brigades internationales qui seront l’objet de la troisième partie.

L’échec du coup d’état et les phases du conflit Le 18 juillet des unités de l’armée espagnole, basée au Maroc se soulèvent. Le coup de force réussit dans une partie du pays, mais échoue dans tout le reste. Le gouvernement comprend alors rapidement que seule une partie de l’armée lui obéit encore. Il accède donc à la demande des organisations de gauche et d’extrême-gauche : donner des armes à la population. On peut ainsi distinguer plusieurs phases dans ce conflit. La première est celle du début de la guerre civile jusqu’au début du mois de novembre 1936. Dans cet intervalle les rebelles nationalistes ne contrôlent que 40% du territoire, le reste étant toujours sous contrôle républicain. C’est aussi durant cette phase que les troupes basées au Maroc, sous le commandement de Franco, peuvent franchir le détroit de Gibraltar grâce aux aides allemandes et italiennes. Franco surprend d’ailleurs tout le monde en choisissant de ne pas lancer ses hommes à l’assaut de Madrid, la capitale, mais plutôt de foncer sur (...) Lire la suite »

Un peu d’histoire #10 : [DOSSIER ESPAGNE] : La guerre civile espagnole et les Brigades internationales – partie 1/3

Les Nouvelles Libres

A l’image du dossier qui traitait du (vrai) rôle joué par l’URSS durant la Seconde guerre mondiale, j’aborde aujourd’hui un autre événement central pour l’Europe qui s’est tenu en amont de ce conflit. La guerre civile espagnole a meurtri tout un pays, allant même jusqu’à diviser les familles, et a abouti à une dictature fascisante qui dura jusqu’en 1975, année de la mort de Franco. Le dossier sera divisé en trois parties. La première traitera de l’avant guerre-civile, en revenant notamment sur la création de la Seconde République espagnole et les mesures des gouvernements. La deuxième partie sera consacrée à la guerre civile en elle-même. Les différentes phases du mouvement ainsi que les soutiens dont a bénéficié chaque camp. Les Brigades internationales ne seront pas directement évoquées dans la seconde partie, puisqu’elles seront l’objet de la troisième et dernière partie.

Le 14 avril 1931 la Seconde République espagnole est créée. Elle succède au régime dictatorial de Miguel Primo de Rivera, père du fondateur de la Phalange, mouvement dont on reparlera lors de la Guerre civile, et à la fuite du roi Alphonse XIII. La Seconde République est proclamée après la victoire de la gauche aux élections municipales. Sa Constitution, adoptée quelques mois plus tard le 9 décembre 1931, définit, dans son article Ier que « l’Espagne est une République démocratique de travailleurs de toutes catégories organisée sous le régime de la Liberté et de la Justice [...]. » Que se passe-t-il entre la proclamation de la République et les élections du 19 novembre 1933 ? Plusieurs réformes sont entreprises par le gouvernement qui regroupe alors plusieurs forces républicaines, socialistes et régionalistes – comme le Parti républicain catalan. Deux hommes sont alors à la tête du pays : Niceto Alcala-Zamora le président qui symbolise la Nation et Manuel Azana le Premier ministre qui gouverne. Parmi les (...) Lire la suite »
Pour le rapatriement du corps de la journaliste française assassinée par les franquistes

Affaire Renée Lafont : on avance !

Jean ORTIZ

Il y a quelques mois déjà, nous, amis de l’Espagne républicaine, descendants de Républicains espagnols ou simples citoyens français progressistes, avions lancé une pétition-appel, adressée aux autorités françaises pour qu’elles aident à l’exhumation et au rapatriement des restes d’une Française gisant dans une fosse commune de Cordoue.

Cette Française est « une grande dame », avant-gardiste, très féministe, d’une ample culture, écrivaine, journaliste, traductrice émérite. Elle « couvre » la Guerre d’Espagne pour le compte -officiellement- du « Patriote » (journal socialiste) et ne cache pas ses sympathies envers la République. Lors d’un reportage sur le terrain, elle est blessée par des tirs franquistes, capturée et jugée. Une caricature de « tribunal », militaire de surcroît, et la voilà condamnée à mort. Les phalangistes la fusilleront le premier septembre 1936 et jetteront son corps dans la fosse commune du cimetière de la Salud à Cordoue (plus de 2000 Républicains assassinés). Son journal n’y fera référence que fort discrètement, longtemps après. Depuis, Renée Lafont gît à Cordoue, oubliée de tous. La Guerre d’Espagne fit à Cordoue, selon l’historien Francisco Moreno Gomez, 11 582 victimes. Cet historien ami considère que les « registres civils » ne recenseraient qu’un tiers des victimes. Au cimetière de la Salud furent fusillés 4 629 personnes (...) Lire la suite »

RÉVOLUTIONNAIRES, RÉFUGIÉS & RÉSISTANTS - Témoignages des républicains espagnols en France (1939-1945)

Federica Montseny
Il y a près de 80 ans, ce sont des centaines de milliers d’Espagnols qui durent fuir à l’hiver 1939 l’avancée des troupes franquistes à travers les Pyrénées pour se réfugier en France. Cet événement, connu sous le nom de La Retirada, marquera la fin de la révolution sociale qui agita l’Espagne durant trois ans. Dans ce livre, on lit avec émotion et colère la brutalité et l’inhumanité avec lesquelles ils ont été accueillis et l’histoire de leur survie dans les camps d’internement. Issu d’un travail de mémoire entrepris par Federica Montseny pour transcrire ce qu’a été la vie des réfugiés espagnols – des sans-grade – depuis les camps d’internement du sud de la France et d’Afrique du Nord jusqu’à leur engagement dans la Résistance et la libération de Paris, il est un douloureux rappel sur le traitement de la France à l’encontre des réfugiés et migrants. Federica Montseny fut une des figures du mouvement libertaire espagnol pendant la Révolution de 1936 et la Guerre civile puis, après, en exil. Propagandiste (...) Lire la suite »
Arrêtée le 29 août 1936 par les fascistes qui tendirent une embuscade à la voiture qui la conduisait...

Ne fusillez pas la mémoire de Renée Lafont

Jean ORTIZ

(Cet article a été publié le 25 janvier et remis en ligne ce jour avec un complément- LGS)

Le corps de la journaliste française Renée Lafont, fusillee le 1er septembre 1936 par les franquistes, doit être exhumé et rapatrié en France, avec les hommages dus à son engagement antifasciste.

Adresse au président Emmanuel Macron suivie d’une pétition).

Monsieur le Président, La journaliste française Renée Lafont, intellectuelle de gauche, romancière (L’appel de la mer, Les forçats de la volupté...), polyglotte et traductrice (notamment du grand romancier espagnol Vicente Blasco Ibañez, auteur lui-même en 1925 de l’essai Ce que veut la République espagnole, et de Alphonse XIII démasqué, la terreur), était également l’une des meilleures hispanistes de son époque. Fusillée par les franquistes au lieu-dit cordouan « Arroyo del moro » le premier septembre 1936, alors qu’elle avait 58 ans ; selon des témoignages convergents, elle gît dans une fosse commune de l’un des cimetières de Cordoue où sont ensevelis plusieurs centaines de républicains « disparus » (plus de 2 000), que leurs noms soient répertoriés ou pas, essentiellement des ouvriers agricoles, des prolétaires, assassinés par les franquistes dans le cadre de leur « croisade » d’extermination contre « l’anti-Espagne ». Que fait le gouvernement français pour sortir de l’oubli et de sa fosse Renée Lafont ? (...) Lire la suite »

Le saint communiste

Floréal
« La photo ci-contre fut prise en septembre 1936 aux alentours de Huesca (province d’Aragon). Cet homme fut identifié comme un curé qui, quelques instants après avoir été photographié, allait être fusillé par des miliciens républicains dans le village de Sietamo. Durant des décennies, cette image de curé martyr fit l’objet d’un véritable culte à Huesca et dans ses environs. On édita de petites estampes, des calendriers, on l’invoquait dans des prières. Mais en 1995, Jean-Paul II franchit un pas supplémentaire et, dans l’une de ses fournées de béatification de martyrs de la guerre civile, sanctifia ce jeune et beau curé qui défiait la mort avec le sourire de celui qui sait se trouver dans le bon camp. Dieu soit loué ! Ce cliché avait été réalisé par Hans Guttman, membre des Brigades internationales et photographe professionnel, qui en Espagne changea son nom en Juan Guzman. Son problème était qu’il ne comprenait pas l’espagnol et pas toujours tout ce qui se passait autour de lui. Ainsi, lorsque les combattants (...) Lire la suite »

L’intense et bref Front populaire en Espagne

Jean ORTIZ

Le 16 février 1936, les élections législatives en Espagne sont marquées par une courte victoire des forces de gauche et républicaines signataires du « Pacte », un programme minimal et réformiste signé un mois auparavant. Sur la réforme agraire, les affrontements se multiplient.

Le Front populaire espagnol reste encore un de ces quasi-silences de l’histoire, qu’il faut faire parler. Pour la droite, ces cinq mois de « Frente crapular » demeurent un cauchemar qu’elle tente d’effacer, de dénaturer. Pour la plupart des Espagnols, ce printemps social, d’accélération des réformes, se révèle encore peu connu. La République victorieuse le 14 avril 1931 déçoit très vite les espoirs de changement social, à tel point que la droite et les secteurs fascisants gagnent les élections législatives du 9 novembre 1933. Dès lors commence la fascisation, l’entrée au gouvernement de l’extrémiste Confédération espagnole des droites autonomes (Ceda), la revanche de classe, la répression sauvage contre les mineurs des Asturies (octobre 1934) et les luttes paysannes, la suspension de la modeste réforme agraire, du statut d’autonomie de la Catalogne, etc. Le Front populaire, bref et intense (de février à juillet 1936), demeure l’objet de caricatures révisionnistes : la violence politique, « la révolution en (...) Lire la suite »
Quand l’opinion publique française, chauffée à blanc, hostile à « l’invasion », exhalait sa xénophobie contre les « migrants » espagnols.

Anciens et nouveaux « collabos ». Ils sont une offense à notre pays. Ils le déshonorent.

Jean ORTIZ

Des dizaines de milliers de descendants de Républicains espagnols, fils, filles, petits-fils (filles) du premier exode massif du 20 siècle, vivent avec douleur l’attitude de « la France officielle », macronisée, dans la « crise des migrants »... que nous sommes tous.

Cette France des classes dominantes, prêtes à tout, et d’abord aux « réponses sécuritaires », pour conserver pouvoir, privilèges, hégémonie, est celle des féodaux, des Versaillais, des émigrés de Coblentz, de la Cagoule, des Maîtres des Forges, des « Croix de Feu », des anti-Dreyfusards, de la « milice », des pétainistes, celle qui depuis le début des années 1930, fascinée par le « modèle allemand », prépara la fascisation de la démocratie et la liquidation de la République, cette « gueuse ». Tout fut volontaire, organisé, délibéré... Le vernis démocratique vite jeté aux orties par intérêt de classe. Lorsque nos parents, ces premiers antifascistes, vaincus, abandonnés par toutes les « démocraties », arrivèrent par milliers à la frontière catalane, la France officielle ne fut pas dépassée. Elle savait que la Catalogne tombée, la « Retirada » provoquerait un exode très nombreux. Face au drame annoncé, Elle, qui par la « non intervention » préféra Franco au « Frente-crapular », promut le « chaos », la xénophobie, parlant y (...) Lire la suite »
Des textes décrassés jusqu’à l’os... sans jamais manquer ni d’humanité ni d’humour.

30 ans d’Humanité, ce que je n’ai pas eu le temps de vous dire

Michel TAUPIN

Quel plaisir de lire José Fort !
Je pose le livre sur mon bureau. Je ferme les yeux. Je viens de l’avaler d’une traite. Comme je le trouve trop court, je décide de le relire. Même à la seconde lecture, il est captivant. Cette fois, j’imagine ce qu’aurait été ce bouquin illustré par son compère Georges Wolinski comme c’était prévu. Ç’aurait été tout simplement génial. Des tarés fanatiques ne l’ont pas permis. La bêtise a fait la peau de l’intelligence et de l’élégance.

De l'élégance, José Fort n'en manque pas. D'abord son style : celui d'un journaliste brillant, fin observateur, qui rend compte avec une écriture concise, précise, sans fioritures, du trait de caractère, de la personnalité de certains grands de ce monde, de ceux qui ont fait l'Histoire meilleure. Mais José Fort ne fait pas que regarder. Ce n'est pas une caméra plantée dans un décor. Ses cinq sens ainsi que sa conscience politique sont en éveil. Il voit, entend, écoute, respire, goûte et ressent. Comme un félin à l'affût, il capte l'atmosphère, se saisit d'un détail, se repaît de ses rencontres, puis nous en restitue la quintessence. Pas un gramme de gras ! Ses textes sont décrassés jusqu'à l'os... avec le tour de force de ne jamais manquer ni d'humanité ni d'humour. Du cousu main...de maître ! Présenté comme des nouvelles, le livre permet de voyager d'un personnage à l'autre, d'un évènement à l'autre, au gré de nos envies. Quelques fois rocambolesques, parfois surprenantes et drôles, souvent émouvantes, (...) Lire la suite »
Désormais, un maire « rouge » dirige la ville natale de Franco

Defranquisation : le "Ferrol" n’est plus du "Caudillo"

Jean ORTIZ

De 1938 jusqu’à 1982, la ville portuaire galicienne de « El Ferrol » s’est appelée « El Ferrol du caudillo » (« caudillo » : dictateur militaire) parce qu’elle enfanta, rue de la vierge Maria, l’un des tyrans les plus cruels, bigots et ridicules du 20ième siècle.

La ville était supposée plus franquiste que le cheval de Franco et elle portait ce fardeau comme une croix, face à un océan qui vit partir tant d’exils... A tel point qu’à Cuba tout Espagnol est appelé « gallego »... c’est de Galice qu’embarqua faire fortune à Cuba le père des Castro, Ramon. Mais « El Ferrol » avait aussi une classe ouvrière combattive, celle des chantiers navals aujourd’hui sinistré, « reconvertis » à la sauce européenne. Des grèves dures ont marqué la « reconversion industrielle » (euphémisme pour ne pas parler de « démantèlement ») décrétée par le gouvernement « socialiste » de Felipe Gonzalez, de l’ex PSOE, devenu le PE. Le PE. Le PSOE ayant perdu depuis longtemps le « S » de socialiste et le « O » d’ouvrier, il ne lui reste que peu :le PE, un parti démocrate à l’américaine... Felipe Gonzalez, le papa des GAL, Groupes antiterroristes de libération (paramilitaires pourchassant en territoire français les militants basques) a mis ses fonctions et ses compétences d’avocat au service des siens, de (...) Lire la suite »
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