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Thème : Inde

La volte-face de l’Inde anéantit la stratégie "quadrilatérale" anti-chinoise de Trump

Moon of Alabama
Un changement de politique étrangère de l'Inde la semaine dernière a désintégré la stratégie de l'administration Trump contre la Russie et la Chine. Le traitement de l’Inde par les médias américains va changer. Le gouvernement indien de Narendra Modi va essuyer un feu nourri d’attaques propagandistes. Il y a deux semaines, la Revue hebdomadaire du MoA s’intéressait à l'accord véreux que Modi, le fondamentaliste hindou qui est président de l'Inde, a conclu sur l'avion de combat Rafale : En résumé : Le gouvernement précédent avait signé un contrat avec la société française Dassault pour l'achat de 126 Rafales pour 10,6 milliards de dollars. 30% du prix devait être rétrocédé par Dassault à l'avionneur d'État indien HAL pour assembler la plus grande partie des avions. Modi s'est envolé pour Paris et a changé l'accord à l'insu de son cabinet et de l'armée de son pays. L'Inde n’aura plus que 36 Rafales mais ils lui coûteront 8,7 milliards de dollars. 30% de l'argent sera rétrocédé à une société indienne privée (...) Lire la suite »

Les leçons à tirer du face à face indo-chinois à la frontière (Counterpunch)

Gerry BROWN
L'affrontement entre la Chine et l'Inde à la jonction Donglang / Doklam (jonction de l’Inde, de la Chine et du Bouthan)*, a pris fin au bout de deux mois. Les deux camps ont crié victoire. L'Inde a souligné le double retrait, ou retrait simultané, (elle a utilisé le terme euphémique de « désengagement ») des deux camps de la zone contrôlée par la Chine (également revendiquée par le Bhoutan) dans laquelle les troupes indiennes avaient fait intrusion. En ce qui concerne la Chine, elle a confirmé que les 50 derniers soldats indiens avaient quitté la région, sans dire que les troupes chinoises s’étaient aussi retirées. Ce que Pékin a dit, c'est qu'il continuerait à « maintenir une présence militaire et à patrouiller » la région, et à « ajuster et déployer » ses forces en fonction de la situation. Si victoire il y a, elle réside dans le fait que les deux camps ont reculé devant une nouvelle escarmouche frontalière, après la guerre de 1962. C'est en soi une raison tout à fait suffisante de pousser un soupir de (...) Lire la suite »

Inde : l’impôt sur les transactions bancaires de Modi pourrait mener à la guerre

Moon of Alabama
L'actuel Premier ministre de l'Inde, Narendra Modi, est connu pour son racisme et il peut être décrit comme un néo-fasciste. Une manière plus agréable de l’étiqueter est hindouiste nationaliste mais cela signifie essentiellement la même chose. Il s'avère maintenant que l'extrémisme de Modi ne se limite pas à son penchant nationaliste mais inclut quelques folles idées économiques. Modi a décidé de démonétiser le pays du jour au lendemain. Tous les billets de banque équivalents à plus de 7 dollars étasuniens ont été retirés de la circulation. L'idée assez folle qui préside à cette décision est de gérer toutes les transactions monétaires à l’aide de systèmes de monnaie électronique et d'imposer ensuite chaque transaction. Toutes les autres sortes d'impôts seraient supprimées. Seul un fou qui ne connaît rien à l’économie réelle peut avoir une idée pareille. Le résultat prévisible d’une démonétisation soudaine est une diminution de la liquidité. Il y a tout à coup la moitié seulement de la quantité d'argent qui (...) Lire la suite »
L’ère de la civilisation humaine, aussi courte et étrange fût-elle, semblerait tirer sa révérence.

La fin de l’Histoire ?

Noam CHOMSKY
Il n'est pas agréable de sonder les pensées qui doivent passer par l'esprit de la chouette de Minerve au crépuscule alors qu’elle entreprend la tâche d'interpréter l'ère de la civilisation humaine, qui peut-être maintenant se rapproche d’une fin déshonorante. Cette ère a débuté il y a presque 10.000 ans dans le Croissant Fertile, qui s'étend des terres du Tigre et de l'Euphrate, traverse la Phénicie sur la côte orientale de la Méditerranée jusqu’à la Vallée du Nil, et puis vers la Grèce et au-delà. Ce qui se produit dans cette région est riche en enseignements douloureux sur les bas-fonds dans lesquels l’espèce humaine peut plonger. La fin probable de l'ère de la civilisation est annoncée dans un nouveau projet de rapport par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), l’évaluateur généralement prudent de ce qui arrive au monde physique. Les terres qui bordent le Tigre et l'Euphrate ont été la scène d’horreurs indescriptibles ces dernières années. L'agression de George W. Bush et (...) Lire la suite »

Siddarth : un néo-réalisme à l’indienne.

Rosa LLORENS

Certes la rentrée n’a pas encore eu lieu, et la minceur de l’Officiel des Spectacles relève encore du régime d’été ; mais on se demande si, il y a 10 ou 15 ans encore, les programmes d’été au cinéma étaient aussi désolants. Toutefois, dans ce désert culturel, il y a (presque) toujours une surprise, voire un miracle : cette semaine, c’est Siddarth, de l’Indo-Canadien Richie Mehta.

Qui disait que tout bon roman (ou film) est toujours soit une Iliade, soit une Odyssée ? Siddarth fait partie du genre Odyssée. Ulysse, pour retrouver Pénélope et Télémaque, sillonne la Méditerranée, Mahendra, pour retrouver son fils Siddarth disparu, sillonne les rues de Delhi et Bombay. La formule présente deux avantages : c'est un film choral, qui nous plonge dans la vie quotidienne des petites gens, et c'est un modèle de catharsis, où la vie de tout un peuple, qui continue malgré ses souffrances, permet de faire accepter (sans recours à un happy end) un malheur individuel. Mahendra est réparateur ambulant de fermetures éclair : c'est la bonne idée de base du film. Tout bon film se fonde sur une situation concrète, à la fois simple, originale et réaliste ; ainsi Raining Stones, de Ken Loach, part de la volonté d'un ouvrier au chômage d'offrir une belle robe à sa fille pour sa communion. Entraîné dans les rues populeuses de Delhi au gré des interventions techniques de Mahendra, le spectateur entre (...) Lire la suite »

Modi conduit l’Inde sur la Route de la Soie (Rediff)

MK BHADRAKUMAR

Avec Pékin qui repense de fond en comble l’admission de l’Inde en tant que membre à part entière de l’Organisation de coopération de Shanghai, les plaques tectoniques de la géopolitique d’un énorme pan de la planète, s’étendant de l’Asie-Pacifique à l’Asie occidentale, se déplacent spectaculairement.

A première vue, la Chine a été jusqu'à présent réticente à l'admission de l'Inde en tant que membre à part entière de l'Organisation de la Coopération de Shanghai (OCS). Selon les dernières informations, Pékin aurait revu sa position de fond en comble. Lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères de l'OCS, jeudi dernier à Douchanbe, au Tadjikistan, il a été décidé que le groupe invitera officiellement l'Inde, le Pakistan, l'Iran et la Mongolie, en tant que membres, lors du prochain sommet de l'OCS en septembre prochain. On peut être sûr que la Russie s'en réjouira. Un expert à Moscou a rapidement estimé que l'admission de l'Inde dans l'OCS ouvrira la voie au groupe pour qu'il tienne bon en tant que « centre de pouvoir de la politique mondiale ». Ne vous y trompez pas, ces plaques tectoniques de la géopolitique d'un pan immense de la planète, s'étendant de l'Asie-Pacifique à l'Asie occidentale, se déplacent de façon spectaculaire, et ce crissement dans les steppes d'Asie Centrale se fera (...) Lire la suite »
Un monde se meurt, un autre est en train de naître

Tandis que l’Europe frileuse, aveugle et couarde se vautre dans la couche de l’OTAN…

Valet MATTI

Souvent, on se laisse persuader que le monde est le monde occidental, ou plus exactement, celui qui met ses pas dans les rangers de l’Oncle Sam. Mais ce monde-là est en déclin, son avenir est derrière lui. Un autre monde émerge et personne ne nous dit comment.
Notre collaborateur Valet Matti nous éclaire sur une gestation que mille ogives nucléaires ne sont en mesure d’interrompre. Ces informations s’ajoutent à celles que LGS traite abondamment et qui concernent la création d’alliances par lesquelles les pays d’Amérique du Sud confortent leur capacité à se soustraire à l’emprise des USA.

Ainsi vous est proposée une autre vision du monde présent et du monde de demain.

Le Grand Soir

Les BRICS (Brazil,Russia, India, China, South Africa) vont établir une banque de développement et un accord de fonds de réserve FORTALEZA (Brésil), 15 juillet (Xinhua) — Le bloc des pays émergents BRICS a annoncé mardi un plan pour établir une Banque de développement et un accord de fonds de réserve. Les cinq membres du groupe — Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud — ont tracé l'ébauche d'une Nouvelle Banque de Développement (NBD) et d'un Accord de fonds de réserve dans la déclaration publiée à l'issue de leur sixième sommet à Fortaleza. La NBD, dont le siège sera à Shanghai, aura un capital initial autorisé de 100 milliards de dollars, et son capital initial souscrit de 50 milliards de dollars sera partagé à égalité entre les membres fondateurs, selon la déclaration de Fortaleza. Les cinq pays ont décidé que le premier président du conseil des gouverneurs serait russe, le premier président du conseil d'administration serait brésilien, et que le premier président de la banque serait indien. Ils (...) Lire la suite »
Le pseudo chef des bouddhistes se dit retiré de la politique et...

Netanyahu et le dalaï-lama, à nouveau réunis

André LACROIX

On se souvient que les funérailles de Nelson Mandela s’étaient déroulées en l’absence remarquée du premier ministre israélien et du 14e du dalaï-lama (voir LE GRAND SOIR du 19/12/2013, http://www.legrandsoir.info/deux-absences-remarquees-aux-funerailles-d...). Voilà que ces deux messieurs se trouvent à nouveau réunis, cette fois par leur réaction fort semblable à l’élection du nouveau premier ministre indien.

Le 16 mai 2014, le nationaliste hindou Narendra Modi remportait les élections en Inde. Dès l’annonce de cette victoire, les premiers à l’en féliciter ont été Benjamin Netanyahu et … le dalaï-lama. L’hommage de Netanyahu était attendu. Entre « le seul État démocratique » du Proche-Orient et « la plus grande démocratie » du monde, les liens ne datent pas d’hier, comme le rappelle la journaliste indépendante Aditi Bhaduri : La visite d'État de l'ancien Premier ministre Ariel Sharon en 2002 - le premier et jusqu'à présent seul Premier ministre israélien à se rendre en Inde - était un tournant dans les relations bilatérales. Des liens ont été depuis de bon ton (…) Israël est le plus grand fournisseur d'armes de l'Inde et les deux pays cherchent la coopération dans un éventail de secteurs, notamment l'agriculture (voir site « i24 news » du 17/05/2014). Et surtout, le BJP, le parti nationaliste hindou de Modi n’a jamais caché son admiration pour l'Etat juif. Durant les dix années où il a dirigé l’État du Gujarat, (...) Lire la suite »

Elections test en Inde

Alexis BOUCHER

Quatre états ont voté le 4 décembre pour leurs représentants.
En préfiguration des élections générales, pour l`assemblée du Lok Sabah, de 2014, les Indiens vont manifester leur mécontentement aux urnes.

Shankar, un artisan, parle de "malheur" à propos des élections. Il met les partis dans un même panier, celui qui permet de s'enrichir. Le taux de participation,est estimé entre 70 et 80%. Un peu moins à Delhi qui compte 11 932 067 inscrits dont 6,6 millions d'hommes, 5,3 millions de femmes et 562 électeurs transgenres selon la statistique officielle. Ils se déplacent pour l'élection de l'assemblée de Delhi, avec un total de 810 candidats (dont 69 femmes) pour 70 sièges. Les échoppes à vin et à bière gouvernementales et les bars ont fermé trois jours. Jours secs à Delhi. Ce qui a fait la bonne affaire de l'État tout proche, et principalement de la fameuse Gurgaon, à 15 km de Delhi. Les balais manifestaient en blanc hier, la main s'affiche, des rickshaws bariolés d'orange et de vert arborant la fleur passent au son des slogans du gros haut parleur. On peut se demander pourquoi ce système de symboles, de glyphes, pour les partis, n'est utilisé que dans ce cadre à l'intention des analphabètes et non (...) Lire la suite »

Le cinéma est un genre d’art martial (Countercurrents)

B Ajithkumar

B Ajithkumar est un des cinéastes indiens les plus talentueux. Il a déjà reçu trois prix internationaux, un pour un long métrage et deux pour des courts métrages. Il a aussi reçu deux prix au Kerala pour des longs métrages. Lauréat de l’Institut du Cinéma et de la Télévision de Poona en Inde, il a aussi réalisé beaucoup de documentaires. Ses nombreuses lectures et ses analyses politiques lui donnent une vision profonde et perspicace du cinéma et de son rôle socio-politique. Il est aussi rédacteur en chef adjoint de www.countercurrents.org. Nous l’avons interviewé quand il a reçu son deuxième prix au Kerala.

Countercurrents : Quel rôle politique le cinéma joue-t-il selon vous ? B Ajithkumar : Pour moi un film est un artefact créé par l'homme qui a une fonction sociale. C'est une production matérielle qui a une fonction de communication dans un but qu'on qualifie généralement de "culturel". Dans l'état actuel du monde, ces produits culturels jouent un rôle très important. Ils sont diffusés à haute dose dans la société par différents agents pour manipuler et contrôler les gens. Ce sont des outils de contrôle aussi bien que des outils de résistance du peuple, comme l'art l'a toujours été. Je considère le terrain de l'art et du cinéma comme un terrain de bataille où les ooeuvres d'art sont les armes. Le cinéma est donc un art martial, pour reprendre l'expression que Pierre Bourdieu a utilisée dans un contexte similaire. Les films sont produits et diffusés dans le cadre d'un système social donné et on ne peut les séparer des dynamiques sociales de la société contemporaine. Que ce soit de la fiction ou des (...) Lire la suite »
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