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Thème : Justice

Histoire de l’attentat contre Mélenchon

Jacques-Marie BOURGET, Bérenger TOURNE

Multiples descentes de police, perquisitions à la pelle : le système politico-judiciaire a voulu faire la peau de Mélenchon, le chef des "Insoumis". Avec le recul, la manoeuvre apparait plus clairement que dans l'instantané des coups de gueule. (Jacques-Marie Bourget est journaliste, Bérenger Tourné est avocat au barreau de Paris, s'ils sont insoumis ce n'est pas pour avoir adhéré à un parti, mais par philosophie).

Dix-sept lieux perquisitionnés simultanément, soixante-dix policiers mobilisés et un quarteron de magistrats pour les accompagner : Jean-Luc Mélenchon et ses Insoumis ont été traités en djihadistes. JLM hurle à la forfaiture, se montre violent, pas assez mais incompréhensible. Et le flot sorti des robinets à mensonges, ceux des médias qui se rêvent dominants, le noient, le moquent, le ridiculisent, l’invectivent. Jusqu’au Canard Enchainé qui, ceci étant dit en passant, détient 128 millions de provision sur ses comptes, crie « au voleur ». Dans le couloir de la mort sont placés les Insoumis. La cible de l’hebdomadaire du mercredi est le député de ce mouvement, Alexis Corbière. Cet incroyable bandit a bénéficié, complétement légalement d’une « aide au logement ». Pas du tout réservée « aux plus modestes », comme va le klaxonné BFM and co, mais distribuée en fonction des revenus déclarés. Comme, à l’heure de sa demande, Corbière est un modeste prof et sa femme une avocate sans assez de causes, qu’ils ont trois (...) Lire la suite »
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Fêtes de fin d’année : ne vous trompez pas de cadeau

Roger Martin : L’affaire Jules Durand

Maxime VIVAS

Roger Martin est écrivain. C’est un ami précieux et courageux. Il a des convictions communistes et il les défend. J’ai déjà recensé ces derniers livres ici. Le Grand Soir a par ailleurs publié dix articles signés Roger Martin. Naguère, des fascistes musculeux, chassant en meute, ont voulu lui faire entrer dans le crâne (et dans les dents) l’idée qu’il se trompait de combat. Mais il persiste.

Dans une recension d’un de ses romans, « Les ombres du souvenir » j’écrivais (pardon de me citer) : « La palette est multicolore, que Roger Martin caresse de son pinceau pour faire jaillir de la page blanche romans, polars, essais, enquêtes, biographies. Plus un roman jeunesse et de la BD (l’excellente série AmeriKKKa). Et sur LGS nous n’oublierons pas son « Dictionnaire iconoclaste des Etats-Unis » où perce son amour pour ce pays et sa détestation de ceux qui le pilotent comme un B 52 ». Dans son avant-dernier roman, intitulé « Il est des morts qu’il faut qu’on tue » il embrassait une vaste période de l’Histoire de France, de la commune à 1934. Roger Martin publie à présent : « Les docks assassinés, l'affaire Jules Durand » un ouvrage superbement illustré par Mako. Le livre s’appuie sur une documentation sérieuse pour faire revivre une affaire qui défraya la chronique en 1910, mais qui est oubliée, hélas, aujourd’hui. L’affaire Dreyfus vient de se terminer. Le gouvernement avait cru pertinent de jeter à la (...) Lire la suite »

Belgique, France - Haro sur le juge d’instruction.

Jean-Claude PAYE
La disparition du juge d’instruction est dans l’air. En Belgique, un nouveau rapport, écrit à la demande du ministre de la Justice, envisage tout simplement de supprimer cette fonction et de transférer l’essentiel de ses pouvoirs au procureur. Le texte semble être un copié-collé du rapport du comité Léger, remis en 2009 au Président de la République française. En France, ce dernier rapport a été partiellement réalisé. La fonction de juge de l’enquête et des libertés a bien été mise en place, mais le juge d’instruction n’a pas complètement disparu, bien que, le procureur de la République dispose de plus en plus de prérogatives. Le juge d’instruction est cantonné dans une petite fraction des affaires et presque chaque réforme donne de nouveaux pouvoirs au procureur de la République. Ainsi, grâce à la loi Urvoas du 3 juin 2016 renforçant la lutte contre le crime organisé et le terrorisme [1], le procureur devient aussi un « directeur d’enquête », conduisant les « enquêtes préliminaires ». Une attaque de longue date. (...) Lire la suite »
Communiqué commun CGT, URIF-CGT, Union départementale CGT du Val de Marne

Toute la CGT attaquée !

SERVICE PRESSE DE LA CGT

Mardi, à Paris, pour la 12ème fois depuis le 9 mars 2016, plusieurs dizaines milliers de manifestants ont défilé pour exiger le retrait de la Loi El Khomri et l’ouverture de véritables négociations. Malgré les multiples provocations, les attaques d’une violence inouïe, la campagne médiatique sans précédent et la violence verbale de plusieurs responsables politiques et patronaux, les organisations syndicales, la CGT en premier lieu, n’ont eu de cesse de les déjouer.

La maturité, le sang-froid et le sérieux des militants de la CGT, auxquels a été confiée la responsabilité d’assurer la sécurité des manifestations au sein des cortèges, n’ont jamais été démentis. Nos camarades chargés de la sécurité des rassemblements sont des militants de la CGT au même titre que tous les autres. Certains de ces militants ont fait l’objet de répression répétitive, de harcèlement et d’arrestations. Le Gouvernement et la Préfecture de Police de Paris ont décidé de franchir une nouvelle étape. Mardi, à l’occasion de la manifestation du 5 juillet, plusieurs camarades des services d’ordre de l’intersyndicale ont fait l’objet de détentions arbitraires. Notre Camarade Laurent, militant de la CGT du Val-de-Marne – à ce jour et à cette heure toujours en garde à vue - doit passer ce jeudi 7 juillet, dans l’après-midi, en comparution pour un motif toujours inexpliqué. Il s’agit clairement d’une attaque d’envergure contre toute la CGT. Elle doit susciter une réaction à la hauteur la gravité de la répression. (...) Lire la suite »
Tout le monde (non, pas la CGT) veut embrasser un flic

Renaud fait des émules chez les politiciens

Maxime VIVAS

L’affiche d’Info’com CGT offusque ceux pour qui la répression est toujours trop douce contre les ouvriers, lycéens, étudiants.
Contre le peuple.

Bernard Cazeneuve a écrit une lettre ouverte au secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez pour dénoncer « la violence d’une campagne choquante » qui met « gravement en cause la police nationale. » Le député LR Eric Ciotti, juge l’affiche « scandaleuse, indigne et honteuse d’un syndicat totalement discrédité » et il demande à Bernard Cazeneuve de porter plainte contre la CGT. Christian Estrosi, président LR de PACA, s’étrangle : c’est « une honte et une provocation indigne ». Le secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis a également fustigé cette campagne contre les violences policières. Il a dénoncé « une gauchisation de la CGT » tandis que le député (écolo, à vérifier) François de Rugy reproche au syndicat de faire un amalgame en attaquant la police « dans son ensemble ». Pour le FN, qui aime les bulletins de vote des jeunes et des travailleurs mais pas les jeunes et les travailleurs, l’affiche est « immonde ». Florian Philippot, vice-président du parti de Marine Le Pen, est « très choqué » et, lui aussi, (...) Lire la suite »
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Ikea : de nouvelles mises en examen montrent un "système d’espionnage généralisé"

Didier Porte

Depuis début 2012, Ikea est l’objet en France d’une vaste enquête pour soupçons d’espionnage illicite de ses salariés et de ses clients, suite à des plaintes des syndicats CGT et FO. Suite à une perquisition au siège du groupe, le PDG et le directeur financier ont à leur tour été mis en examen.

Stefan Vanoverbeke, PDG d'Ikea France, son prédécesseur, Jean-Louis Baillot, et Dariusz Rychert, directeur financier, ont été mis en examen pour "complicité de collecte de données à caractère personnel" et "complicité de violation du secret professionnel", par le parquet de Versailles. Ils ont été placés sous contrôle judiciaire. Ikea France, en tant que personne morale, a également été mise en examen. L'entreprise doit verser 500.000 euros de caution pour garantir une éventuelle indemnisation des parties civiles. Ces trois personnes mises en examen avaient été placées en garde à vue en début de semaine à la suite d'une perquisition effectuée début novembre au siège du groupe à Plaisir. La direction française d’Ikea est soupçonnée d'avoir "fliqué" des salariés et des clients en se procurant des renseignements sur leurs antécédents judiciaires, policiers ou sur leurs comptes en banque. Dans ce cadre, une dizaine de personnes ont déjà été mises en examen et de nombreuses perquisitions réalisées dans des enseignes (...) Lire la suite »

Peut-on faire confiance à la Justice ?

Marcel KROUTCHEV

Il paraît que peut et l’on doit faire confiance à la justice en France.
Pays de Droit et Patrie des Droits de l’Homme…
Une blague marocaine raconte ceci : « après le prononce du verdict, un condamné se met à 4 pattes et commence à tourner en rond, comme pour retrouver quelque chose ! Excédé, le président lui demande : vous cherchez quoi ? – pas grand-chose, Monsieur le Président, juste un peu de Justice ! »

Le Droit d’ester en Justice : droit pour certains, abus pour d’autres… Le 19 Avril 2012, un employeur poursuivi alors par un salarié pour non paiement de salaires devant le Conseil des Prud’hommes de Saint-Glinglin à La Réunion, eut l’idée de déposer une plainte entre les mains du Procureur de la République de cette ville pour faux et usage de faux, portant sur le contrat de travail et les bulletins de salaires versés par le salarié devant le Conseil des Prud’hommes. Et au jour de l’audience devant celui-ci, l’employeur va arguer de l’existence de la plainte au pénal pour demander au Conseil de ne pas se prononcer sur le litige dont il était saisi, en attendant les résultats de la juridiction pénale. Sur ce, le Procureur de la République va ordonner une enquête préliminaire sur la plainte de l’employeur. Le salarié à son tour, déposera plainte devant le même Procureur pour dénonciation calomnieuse et atteinte à la présomption d’innocence. Comme c’était son droit, le salarié qui avait fait une demande (...) Lire la suite »

L’affaire du bijoutier de Nice : une analyse de Me Eolas

Me EOLAS
Un fait divers dramatique survenu mercredi dernier est à l’origine d’une controverse, appelons-ça comme ça, au sein de l’opinion publique. À Nice, un bijoutier de 67 ans a été victime d’un vol à main armée alors qu’il ouvrait sa boutique, vers 9h du matin. Deux individus armés de fusils à pompe l’ont alors contraint à ouvrir son coffre et se préparaient à prendre la fuite sur un scooter (je ne connais pas le déroulé précis des faits mais il semblerait que des coups lui aient été portés). Le bijoutier a alors pris un pistolet automatique de calibre 7,65 mm, est sorti dans la rue et, soit au niveau de sa boutique, soit après avoir couru après les malfaiteurs, les versions divergent, a ouvert le feu à trois reprises, blessant mortellement le passager du scooter. L’autre a réussi à prendre la fuite et au moment où j’écris ces lignes, est toujours recherché, la police ayant probablement déjà une bonne idée de son identité. L’homme abattu avait 19 ans, et avait déjà été condamné pour des faits de vols, des violences (...) Lire la suite »

Réflexions sur le généralissime principe général de droit : Nul n’est censé ignorer la loi

Mahamadou Konaté

Cette conception de la vie en société, comme beaucoup d’autres, importée des civilisations Gréco-romaines par nos facultés de droit, incorporée souvent dans nos lois, se voit imposer à nos pauvres citoyens dans leurs tribunaux, par certains juges qui n’ont rien compris à l’équité.

Dès qu’un citoyen déclare devant un juge, qu’il ignorait la loi dont on l’accuse de violer, notre jeune intello, dans son verdict, s’empresse de lui assener méthodiquement et fanatiquement : “Nul n’est censé ignorer la loi !”. Dire qu’un tel juge ose ensuite se moquer des extrémistes d’Al-Qaïda, qui décontextualisent les versets du Coran et les propos du Grand Prophète, pour les appliquer comme tels, à la lettre, au 21ème siècle, dans leurs vies quotidiennes avec leurs prochains, n’est ce pas le comble du ridicule ? Dans les cités grecques du V et IVème siècle avant Jésus Christ, les populations dépassaient à peine 200000 habitants chacune. Chaque cite était comme un micro État indépendant avec ses propres lois. Le nombre des lois étant peu élevé, elles étaient délibérées et votées par les citoyens eux-mêmes, dans leur langue maternelle. C’était la démocratie directe. C’était aussi l’époque où les juges étaient élus par tirage au sort dans l’assemblée des citoyens. Oh ! Que oui ! Dans une telle communauté, où toutes (...) Lire la suite »

Après l’affaire Cahuzac (PS), l’affaire Lagarde (UMP) ! Au suivant !

Camille Florentin

Christine Lagarde, ex-ministre de l’Economie française et actuelle présidente du Fond Monétaire International (FMI) défend jeudi 23 Mai 2013 devant la justice française sa décision de recourir en 2007 à un arbitrage privé et coûteux pour régler le contentieux avec Bernard Tapie sur la vente d’Adidas. Lequel Bernard Tapie avait reçu au total 403 millions d’euros d’indemnités, issus de fonds publics.

Souriante, tailleur marine et étole turquoise , la ministre(sse ?) de l'économie française de 2007 à 2011, s'explique devant la Cour de justice de la République. Christine Lagarde, dont l'audition pourrait se poursuivre jusqu'à vendredi, risque une mise en examen pour "complicité de faux et de détournement de fonds publics" "Ça fait plaisir de vous revoir"., a-t-elle dit en souriant aux journalistes présents Les juges de la CJR cherchent à savoir ce qui a poussé Christine Lagarde à recourir à un arbitrage privé, plutôt que de privilégier le cours de la justice normal. En effet, en mai 2007, le ministre de l'Economie du moment, Jean-Louis Borloo (ancien avocat de Tapie), lance le principe d'un arbitrage privé. Une décision mise en pratique en septembre/octobre par celle qui lui succède à Bercy, Christine Lagarde. Chrisitine Lagarde est accusée aussi d'avoir fait modifier le protocole initial. pour y intégrer la notion de préjudice moral : c'est grâce à cette clause non prévue au départ que Bernard (...) Lire la suite »
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