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Thème : Justice

Paris, l’appel du Trocadero : "pour la libération d’Assange et pour la sortie de l’OTAN"

Aymeric MONVILLE

L’histoire retiendra que ce fut le dix décembre dernier, journée internationale des droits de l’homme, qu’un tribunal britannique a jugé recevable et sans doute tout à fait décente, l’extradition de Julian Assange vers les Etats-Unis, jetant ainsi un homme à une meute assoiffée de haine et de vengeance.

Le 10 décembre 1948 était formulée en effet la déclaration universelle des droits de l’homme qui devint journée internationale. C’est ce jour donc qui fut choisi pour montrer que les Etats-Unis et leur satellite outre-Atlantique s’assoient sur le droit international et s’échangent, comme on se refile un cageot de pomme, un prisonnier venu de l’autre bout du monde, dont le seul crime est d’avoir dénoncé et révélé dans toute leur cruauté, les guerres que, eux, ont menées. Ces guerres qu’ils nous présentent comme chirurgicales, fraîches et la fleur au fusil depuis tant d’années. C’est donc ce jour sacré qui fut choisi afin de bafouer le droit international, afin que la persécution d’un homme devînt ainsi l’humiliation de l’humanité tout entière. Comment ont-ils pu ne pas tenir compte de cette date symbole ? Il paraît qu’à la C.I.A., d’après son ancien directeur, l’instruction se borne à mentir, tricher, voler. Je gage qu’ils savent aussi réfléchir à comment humilier et avilir et qu’en choisissant la journée symbole (...) Lire la suite »

Sarah Halimi-Mohamed el Makouli : il y a des morts qui sont plus égaux que d’autres.

Jacques-Marie BOURGET

Le 14 janvier 2015, près d'Avignon, Mohamed el Makouli est victime d'un crime raciste. Tué de 17 coups de couteau. Un an plus tard la justice se déclare incapable de juger l'assassin "irresponsable au moment des faits" , (sous l'emprise de la drogue). Chaque français, et c'est tant mieux, a été informé du crime raciste dont est morte Sarah Halimi, martyrisée, elle aussi, par un drogué. Ce drame a été à l'origine de multiples protestations et prise de parole, de projets olitiques. Parfait. Ce qui me tracasse, c' est de comprendre pourquoi ceux qui, à juste titre, défendent la mémoire de Sarah Halimi ont oublié de célébrer celle de Mohamed el Makouli ? Les hommes sont étranges.

Le mieux étant l’ami du mieux, je vais reprendre l’entretien accordé au site Internet « al Kanz ». Celle qui parle-là, Nadia el Makouli, a vu son mari être poignardé de dix-sept coups, donnés par deux couteaux. Le crime a eu lieu au Beaucet, village de l’est du Vaucluse qui connait les vraies valeurs puisqu’aux élections régionales de 2015, ses électeurs ont voté à 49,71 % en faveur de Marion Maréchal. Bien sûr qu’en cette période où la chasse à l’islamo-gauchiste ne nécessite pas de permis, je vois les traqueurs de fake news avancer derrière leur masque de sachants. Comme l’incroyable Haoues Seniguer, prêt à tout pour trouver un lambeau de gloire médiatique et qui qualifie « al Kanz » de site faisant partie d’une sphère Internet « islamistes néo-salafiste ». Mais lui, collaborer au sein de « Conspiracy Watch » avec un ancien préposé aux écritures de la ville de Paris, Rudy Reichstadt, pour louer de consert la si douce et juste politique d’Israël, ne le gêne nullement. Donc si jamais des avis du triste sieur Haoues (...) Lire la suite »

Le curieux traitement médiatique du procès Sarkozy

Le comptoir
Le procès Sarkozy dans l’affaire dite « Bismuth » s’est achevé courant décembre après une quinzaine de jours d’audience. Pour la première fois, un ancien Président de la République Française comparaissait sur le banc des prévenus pour être jugé du chef de corruption. De quoi, se dit-on naïvement, accaparer le débat public plusieurs semaines durant... Sur le papier, rien de moins qu’un procès historique. Que l’on mesure la gravité de l’accusation : un ancien Président de la République, un ancien magistrat parmi les plus hauts placés de France, et un avocat, autrement dit trois piliers symboliques de la démocratie, accusés d’avoir, ensemble, porté atteinte à la probité des institutions dont ils sont pourtant censés être les garants. Même en période de populisme rampant, d’extrêmes menaçants et de séparatismes à l’affût, on imagine peu d’événements plus graves pour la bonne santé démocratique du pays. Ajoutons là-dessus des conversations privées de l’ancien Président, des voyages à Monaco avec Carla Bruni, des portables (...) Lire la suite »

Non à l’acharnement contre Jean-Marc Rouillan

Stop-acharnement

Pour signer cet appel, vous pouvez écrire à cette adresse suivante : stop-acharnement@protonmail.com
Depuis le 9 juillet dernier, Jean-Marc Rouillan est en détention à domicile. Il accomplit actuellement une peine de huit mois fermes pour « apologie de terrorisme ».

Alors qu’il ne lui reste que quelques semaines avant de terminer sa condamnation, le Parquet anti-terroriste demande son incarcération en milieu fermé.

La décision définitive sera prise par le tribunal de l'application des peines en audience, au tribunal d'Auch, le 25 novembre prochain, dans un climat de surenchère répressif encouragé et exercé par le gouvernement. Le Parquet justifie sa demande sur la base de deux incidents techniques du bracelet électronique. Le premier, le 18 août, est le résultat d'un choc involontaire ; le second, le 24 octobre, est dû à un décrochage du bracelet. A chaque fois, l'administration pénitentiaire a constaté la présence du détenu à son domicile et a pu communiquer avec lui. Il n'y a jamais eu de rupture de la détention. Il faut signaler que durant cette peine, le détenu n'a bénéficié d'aucune permission – professionnelle ou familiale – ni d'aucune RPS (jours de réduction de peine). Aujourd'hui la demande du Parquet relève de l'acharnement. Un acharnement que Jean-Marc Rouillan connaît bien : l'État n'a de cesse de prendre tous les prétextes pour l'isoler, le fragiliser et relancer incessamment la détention. Jean-Marc (...) Lire la suite »

Georges Ibrahim Abdallah sortira-t-il de prison avant Fourniret ?

Jacques-Marie BOURGET

Abdallah est un otage détenu par la France, afin de complaire à Washington et Netanyahou. Le 29 octobre le combattant libanais passera le cap des 36 années d'emprisonnement, et est libérable depuis 21 années. Mais la punition ne suffit pas à Washington pour laquelle il n'est de bons morts que ceux assassinés par des drones, des chasseurs, des bombes ou des missiles à bannière étoilée.

Imagine qui veut Sisyphe heureux, bien aise de pousser son inusable caillou, mais nous qui sommes d’autres Sisyphe, sommes profondément malheureux. Enragés d’être assignés à brouetter notre impuissance, à porter des banderoles sur le macadam, à écrire, à crier afin que l’otage de la France, Georges Ibrahim Abdallah (« GIA »), sorte de prison. Ce que nous faisons est inutile mais nous continuerons de le faire. A long terme une affaire de dignité : la justice n’est pas rendue par des pékins recouverts de robes noires, mais par le temps, celui de l’histoire. Après la mise à nu de vieilles archives, des chercheurs attesterons un jour que pas un soleil ne s’est levé sans que nous n’ayons pensé à la liberté d’Abdallah. Un militant libanais du Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP) âgé de 69 ans, emprisonné depuis le 24 octobre 1984 (36 ans), et « libérable » depuis le 27 octobre 1999. Soit onze années d’enfermement abusif. Et les murs de sa cellule de Lannemezan ne sont pas assez vastes pour que le (...) Lire la suite »

Arrestation de Soral : pourquoi il ne faut pas jubiler

Régis de CASTELNAU

Avec un préambule du GS et une invitation à lire, en fin d’article, l’étude en 4 volets que nous avons publiée en 2012.
LGS

Alain Soral a été libéré le 30 juillet vers 19 heures. Il avait été arrêté et placé en garde à vue le 28 juillet pour "provocation à commettre un délit ou un crime portant atteinte aux intérêts de la Nation". En 1989, Soral, chevelu, se risquait à la télé dans une (déplorable) émission d’humour. Soral était populaire. On l’invitait beaucoup dans les émissions de télé. Sa morgue, son goût de la provocation, son bagout, sa verve, en faisaient un « bon client » pour la télé (et l’Audimat). Ici, chez Ardisson. Dès le début de l’an 2000, il séduisait beaucoup de jeunes. Son site était très fréquenté, il commençait à faire des conférences payantes devant un public nombreux. En 2011, il a publié « Comprendre l’empire » qui s’est vendu à 100 000 exemplaires. En avril 2012, il s’est livré à la télé à un panégyrique lourdingue de Jean-Marie Le Pen. En mai 2012, l’historien belge, Maxence Staquet, collaborateur de l’Inem (L’institut d’études marxistes) dont il est aujourd’hui le directeur, nous a proposé une étude critique sur « La (...) Lire la suite »
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Guerre des juges, insurrection policière : l’autorité de l’État s’effondre

Jean-Luc MELENCHON

Les prétendues « forces de l’ordre » créent un désordre bien particulier porteur d’un message factieux bien spécifique.(...) Dans l’ambiance de décomposition de l’État qui prévaut à cette heure ? La guerre des juges est l’autre face de la médaille de l’insurrection policière.

Nuit après nuit, des policiers en armes et gyrophares en feu se rassemblent en manifestations interdites. À l’Arc de Triomphe, à la Concorde, autant de lieux interdits parce qu’ils sont à proximité de l’Élysée. Ils ne viennent là que pour menacer le pouvoir central du pays. On peut penser beaucoup de mal de ce pouvoir comme c’est mon cas. Mais il est le pouvoir d’une nation libre. On ne peut accepter qu’il soit menacé par des gens en armes qui sont censés maintenir l’ordre républicain du pays. Puis les mêmes vont devant de la maison de la radio. Pour menacer des journalistes. On peut penser beaucoup de mal du parti-pris gouvernemental souvent ridicule des organes d’information de l’État. Mais on ne peut accepter que les questions qu’il pose se règlent par l’intimidation et la menace physique armée. Au demeurant le message veut porter loin : il est adressé ainsi à tous les organes de presse, à tous ceux qui écrivent ou publient d’une façon ou d’une autre. Cette volonté de s’ériger par la force en juge de (...) Lire la suite »
Une épidémie de plaintes est en cours

« Se couvrir » la principale préoccupation de la Macronie ?

Dominique MUSELET

C’est ce qu’affirmait, en tout cas, Philippe de Villiers, le 23 avril, dans l’émission Bourdin Direct.

Philippe de Villiers est le créateur du Puy du fou, le deuxième parc le plus visité de France. C’est un parc à thème si remarquable qu’il s’exporte en Espagne et même en Chine. Autre trait distinctif que j’apprécie : « Le groupe est composé d'une association loi 1901, détenant une société par actions simplifiée qui gère le parc. « 100 % des bénéfices sont réinvestis. Il n'y a aucun argent public et zéro dividendes », selon son président actuel. Philippe de Villiers fait partie de ces « gens qui réussissent » que Macron adore nous citer en exemple. Au cours des dernières décennies, du fait de la désindustrialisation de la France voulue et organisée par l’UE, ses sbires et nos gouvernements compradores, le tourisme est devenu la principale, sinon la seule, ressource de notre malheureux pays. Comme ils ne pouvaient pas délocaliser nos paysages et notre patrimoine, ils ont décidé de les livrer à des hordes de touristes aussi dévastatrices que des nuées de sauterelles. Le coronavirus, par un de ses retournements (...) Lire la suite »
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On juge désormais des malheureux à huis clos, sans publicité, dans la nuit et en aveugle

Sous Covid, la justice reste équi(ren)table

Bérenger TOURNE

Lors de son audition à l’assemblée nationale le 8 avril dernier, la garde des sceaux l’a assuré aux députés présents ou connectés, « le confinement a remis en cause le fonctionnement de nos juridictions », en sorte que la Justice ne s’occuperait désormais plus que « des contentieux prioritaires ». Vraiment ? Pourtant, tournent aujourd’hui à plein régime les audiences de comparutions immédiates, qui ne sont certainement pas essentielles à « préserver l’Etat de droit » en cette période spéciale, comme elle nous l’assure.

Alors que sévit la pandémie de Covid -19, le cours de la justice est au ralenti, et même en pause. Les audiences civiles, commerciales, prud’homales ou administratives sont renvoyées sine die, sauf celles fondées sur l’urgence. Quant aux affaires pénales, les chambres correctionnelles et les Cours d’assises sont « fermées » pour confinement, comme l’a bien souligné Mme Belloubet. Les affaires pendantes et les nouvelles sont donc renvoyées, souvent aux calendes, et seuls sont plaidés les contentieux de la liberté, c’est-à-dire portant sur la détention provisoire de justiciable encore présumés innocents, ou l’application des peines des condamnés. Mais on continue également à juger certaines affaires sur le fond, en comparutions immédiates. Celles-là se tiennent, tous les jours, week-end compris, ce qui interroge sur la politique pénale du moment, alors qu’on nous assigne à « rester chez [n]ous ». Reprenons. L’ordonnance n°2020-303 du 24 mars dernier se donne pour vocation, comme son libellé l’indique, de « (...) Lire la suite »

Fillon ou Mélenchon, la justice est un outil politique, et Djouhri, reclus à Londres, est une bavure judiciaire.

Jacques-Marie BOURGET

Que les lecteurs qui ont la gentillesse et la faiblesse, de me lire me pardonnent, je vais encore leur parler de justice injuste, de dossier vide, de magistrats et de politique. Enfin de Djouhri, dégât collatéral exemplaire d’un jeu politico-judiciaire qu’il est utile de connaitre. Quand Sarkozy ou Fillon tombent, nous rions, quand les mêmes magistrats s’attaquent à Mélenchon, c’est moins rigolo. Sans parler des Gilets Jaunes qui, outre le perte d’un œil ou d’une main, se prennent sur le crâne le glaive qui tombe des prétoires dans l’indifférence générale. Attention : juges.

Evoquer le sort que la justice française réserve depuis deux ans à Alexandre Djouhri est un piège. Comme le dirait Ségolène Royal, si habile en sottise dans son langage impérial, « là, vous êtes perdant-perdant ». D’un côté, convaincus par les centaines d’articles de presse, et la force de frappe des « investigateurs » à la mode, Djouhri, même poursuivi sur la base d’un dossier vide, est « forcément coupable », comme le disait Marguerite Duras à propos du meurtre du petit Grégory. De l’autre vous avez vos amis, et des plus fidèles, eux « forcément » heureux de voir dégringoler Sarkozy avec la kyrielle de ses compères, qui vous tournent le dos au prétexte que vous trouvez à redire sur le sort de Djouhri, un homme assigné à résidence à Londres depuis bientôt 24 mois dans une totale indifférence. Pourtant l’étude de son dossier est nécessaire et salutaire. Nous avons alors sous les yeux la description de magistrats utilisés comme arme pour flinguer les adversaires politiques les plus dangereux. Quand la chose se passe au (...) Lire la suite »
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