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Thème : Maroc

L’Etat marocain : cheval de Troie de l’impérialisme israélo-occidental

Mohamed EL BACHIR
« Chaque génération doit, dans une relative opacité, découvrir sa mission, l'accomplir ou la trahir. » (1) Le politicide : une étape vers la servitude volontaire ? « Croyez- vous que des solutions efficaces puissent émerger d'une analyse judicieuse de la réalité observable ? » Cette question fut posée, en 2002, par le journaliste Ron Suskin au conseiller du président W.Bush, Karl Rove. La réponse de ce dernier a été publié par le Wall Street Journal. En voici la teneur : « En Vérité , le monde ne marche plus réellement de cette manière.Nous américains , nous sommes maintenant un Empire et lorsque nous agissons , nous créons notre propre réalite. Et pendant que vous étudiez studieusement cette réalité , nous ne perdons pas de temps , nous agissons et nous créons d'autres réalités nouvelles qu'il vous est loisible d'analyser...C'est ainsi que les choses se passent , pas autrement . Nous sommes les acteurs et les producteurs de l'Histoire. A vous, vous tous , il ne vous reste qu'à étudier ce que nous créons. » (...) Lire la suite »

La sexualité patriarcale au service de la gestion de l’opposition politique au Maroc

Osire Glacier
Une vidéo, d’une violence inouïe, a circulé récemment sur les réseaux sociaux au Maroc. Elle montre un groupe d’adolescents qui maltraitent la passagère d’un autobus, une jeune femme souffrant d’un handicap mental. Ils la bousculent et lui touchent les parties intimes, tout en s’esclaffant. Malgré les demandes d’aide de la victime, le bus, avec son chauffeur et ses passagers, a continué de rouler. Quelques mois plus tard, une autre vidéo, tout aussi violente, a circulé sur Facebook. Elle montre une adolescente jetée à terre pendant qu’un jeune homme lui arrache le pantalon de force et lui touche les organes génitaux. La scène a lieu en plein jour, au vu et au su de tous. Mais personne n’intervient pour aider la victime en dépit de ses cris de détresse. Parler ici de culture du viol serait un euphémisme. Parce qu’en fait, il s’agit d’un régime fondé sur la force, y compris le recours au viol comme mode de gestion de l’opposition politique. En effet, lors du procès politique dont il est victime, Nasser (...) Lire la suite »

Le Maroc face au Sahara occidental : la diversion iranienne

Tayeb EL MESTARI
Par la voix du ministre des affaires étrangères, Nasser Boutira, la monarchie marocaine a annoncé le 1er mai la rupture des relations diplomatiques avec l’Iran. Le motif ? L’Iran et son allié le Hezbollah apporteraient un appui militaire au Front Polisario, mouvement indépendantiste qui conteste la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental. Cette accusation intervient cinq jours après la résolution renouvelant le mandat de la Mission des Nations pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO). Alors que l’Iran a fermement démenti, l’Arabie Saoudite a saisi l’occasion pour rappeler son soutien à l’initiative marocaine en condamnant l’« ingérence iranienne dans les affaires intérieures du Maroc ». Cette réaction saoudienne était écrite d’avance et elle serait comique si l’ingérence au Yémen n’avait fait autant de morts et de ruines. Historiquement alliés et solidement ancrés dans le bloc pro-occidental, le Maroc et l’Arabie Saoudite n’ont jamais manqué de rappeler leur solidarité et la (...) Lire la suite »

Reconnaissance de Jérusalem : Un appel au boycott des produits américains lancé au Maroc

Ndam Njoya Nzoméné

L’appel de la Fédération de la gauche démocratique (FGD) se veut une réaction énergique à la décision de l’administration américaine de reconnaitre la très disputée ville de Jérusalem comme la capitale de l’Etat hébreu, et d’y implanter sa mission diplomatique.

L'appel de la Fédération de la gauche démocratique (FGD) se veut une réaction énergique à la décision de l'administration américaine de reconnaitre la très disputée ville de Jérusalem comme la capitale de l'Etat hébreu, et d'y implanter sa mission diplomatique. Dirigée par Nabila Mounib, la Fédération de la gauche démocratique (FGD), une coalition de l'opposition marocaine qui regroupe trois formations politiques, à savoir le Parti socialiste unifié (PSU), le Conseil national ittihadi (CNI) et le Parti de l'avant-garde démocratique et socialiste (PADS), a appelé samedi, « toutes les composantes du peuple marocain à apporter leur soutien à la lutte « héroïque de libération » du peuple palestinien, en boycottant tous les produits américains et israéliens. La FGD qui a publié un communiqué dans lequel elle condamne avec force la reconnaissance de Jérusalem comme la capitale de l'entité sioniste par les Etats-Unis, affirme que la question palestinienne « demeurera à l'avant-garde de [son] combat », qui doit (...) Lire la suite »

Algérie, Maroc, seul l’essentiel nous incombe

Salim METREF
Lorsque le gouvernement marocain s’est attaqué à l’Algérie, à ses symboles et à son peuple, nombreux ont été celles et ceux qui ne se sont fait pas priés pour le dénoncer, le dire et l’écrire convaincus qu’ils étaient et qu’ils sont toujours que ce pays qui continue de subir les incessants sévices que nous lui infligeons doit être toujours défendu. Mais beaucoup sont aussi convaincus que l’amitié entre les peuples et le respect mutuel entre les états sont immuables. Et dans ce contexte, la diplomatie est toujours ce qu’il reste lorsque la certitude que toutes les autres voies de recours pour espérer reconstruire et retisser des liens parfois ancestraux qui unissent sont épuisées. Alors si certains prétendent que la guerre est une chose trop sérieuse pour être laissée aux seuls militaires, la diplomatie elle aussi et dans son essence même ne peut assurer un rôle qui n’est pas le sien. Et il serait peut-être fairplay de concéder que sur le plan de la diplomatie régionale le Maroc a accompli de notables progrès (...) Lire la suite »

Le Maroc dans la tempête néo-libérale, le Rif en ébullition

Mohamed EL BACHIR
On ne règle pas un problème en utilisant le système qui l’a engendré. Ce n’est pas avec ceux qui ont créé les problèmes qu’il faut les résoudre. » A .Einstein Une décision judiciaire révoltante et un drame Le 30 octobre 2016, M Fikri, voulant récupérer sa marchandise, une tonne de poissons confisquée par la police et jetée dans une benne à ordure sur ordre des autorités judiciaires, fut broyé ainsi que le poisson par la benne à ordures. Le poisson, en l'occurrence, l'espadon dont la pêche est interdite à cette période, fut achetée au port d'El Hoceima et donc pêché au large d' El Hoceima. Sans risque de se tromper on peut émettre l'hypothèse que ce drame est la conséquence d'un processus de corruption. Un processus que le marchand a voulu interrompre en refusant d'obéir à l'injonction des policiers. Il s'en suivi l'interpellation avec pour conclusion, une décision judiciaire irrationnelle : jeter une tonne de poisson dans un camion à ordures. Irrationnelle et révoltante car la pauvreté est une plaie au Maroc. (...) Lire la suite »

Sahara (Maroc) : le Maroc réprime les Sahraouis

François CHARLES

Des avocats sous pression, des autorités judiciaires très énervées, la démission du diplomate des Nations Unies pour le Sahara, la France aux côtés d'un régime marocain en recherche de respectabilité...c'est le cadre pour le moins troublé dans lequel se déroule le procès de 25 manifestants Saharaouis déjà condamnés en première instance à des peines de 20 ans jusqu'à perpétuité.

Une région convoitée, colonisée et...recolonisée Le Sahara occidental était, jusqu'1975, une colonie de l'Etat espagnol qui, sous la pression conjuguée des populations autochtones, des opinions et des instances internationales, devait finalement s'en retirer. Malheureusement, la population Saharaouie n'aura guère eu le temps de goûter à sa liberté et à son indépendance, furtivement entrevues, puisque le Maroc, se précipitant sur les traces du colonisateur espagnol, prenait immédiatement la relève et occupait militairement presque tout le pays. Après cette date, ce fut, pour les populations, une succession de 26 années allant de conflits armés déclarés en "trèves" plus ou moins respectées, de négociations ouvertes généralement rompues pour non respect des décisions par le colonisateur. Et finalement, durant toutes ces années, force est de constater que le régime chérifien, de père en fils, a toujours opté, comme ligne de conduite, pour la répression la plus dure. Récemment, apparemment usé, lassé, le (...) Lire la suite »
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L’enfermement en isolement signifie la mise à mort sociale d’Ali Aarrass

Luk VERVAET

Une réponse à monsieur Tamek de la DGAPR du Maroc

Les témoignages de Farida, sa sœur (1), et de Houria, son épouse (2), les deux personnes avec qui Ali Aarrass a eu un contact depuis son transfert à la prison de Tiflet, il y a plus de deux mois, sont sans appel. Ali Aarrass est bel et bien enfermé en isolement total, dans des conditions inhumaines. Aucune raison n’a été donnée, ni pour son transfert, ni pour sa mise en isolement. Les autorités marocaines veulent-elles contraindre définitivement au silence un homme qui n’a pas cessé de revendiquer ses droits et de dénoncer les conditions de détention, les abus et la violence au sein des prisons marocaines ? Son transfert à Tiflet est survenu deux mois après la sortie de petites vidéos sur les abus au sein de la prison de Salé II en juillet et août 2016 (3). A défaut de trouver le(s) coupable(s) pour ces publications clandestines, les autorités ont accusé Ali d’en être l’auteur. L’homme, qui a toujours assumé la responsabilité pour ses actes et ses propos, quel que soit le prix à payer, a nié. Début (...) Lire la suite »

Maroc : les « damnés de la terre » ne supportent plus d’être traités comme des ordures

Mohamed BELAALI
L'image a fait le tour du monde : Mohcine Fikri jeune vendeur de poisson broyé par une benne à ordure pour avoir résisté à la destruction de sa marchandise son seul et unique « capital » qui lui permettait de survivre lui et sa famille. Cette image reflète la réalité de tous les prolétaires de ce pays broyés eux aussi non pas par les camions poubelle mais par l'exploitation, les humiliations, les injustices et par la misère. Des Mouhcine Fikri il y en a des millions et des millions au Maroc et dans tout le monde arabe. Cette image à elle seule représente et symbolise le drame que vit au jour le jour une grande partie du peuple marocain. Cette mort tragique est également l'expression d'un ras-le-bol, d'un refoulement par les masses opprimées de tant et tant d'injustices et d'humiliations depuis des décennies. Les ouvriers, les petits commerçants, les vendeurs de poissons, les plombiers, les peintres en bâtiment, les maçons, les carreleurs, les électriciens, les marchands ambulants de fruits et (...) Lire la suite »

Much loved : qui sont les hypocrites ?

Rosa LLORENS

La cause semble entendue : Nabil Ayouch est un cinéaste courageux, qui a fait un film magnifique, qui brise les tabous, ce qui lui attire la haine des fanatiques. Une avalanche de critiques dégoulinantes de beaux sentiments et nobles principes s’est ainsi déversée sur Much loved.

A lui seul, Télérama nous offre un florilège de clichés : les quatre héroïnes prostituées sont seules contre tous, « les flics corrompus, et bien sûr, les clients, tartuffes, prédateurs et frustrés imprévisibles » ; « dans une société qui réprime la pulsion, condamne le désir », elles « doivent, ici plus qu'ailleurs, payer le prix fort du mépris et de l'hypocrisie. » Ayouch et son actrice principale ont reçu des menaces de mort : « Leur crime ? Avoir osé donné chair à un tabou ». Le mot est lâché, on ne peut qu'applaudir ou se taire. Il revient d'ailleurs dans L'Express, dans un article intitulé : « Much loved, un film sous la menace : « Nabil Ayouch brise un tabou dans ce pays et se retrouve victime d'une fatwa ». C'est le nouveau Salman Rushdie, menacé par une nouvelle génération d'ayatollahs – sunnites. Mais L'Express n'a peur de rien (en tout cas pas du ridicule) et il continue : Ayouch est aussi un Zola consciencieux et avide de savoir, qui a mené une enquête de deux ans dans le milieu des prostituées, qu'il n'a (...) Lire la suite »
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