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Thème : Maroc

Algérie, France, Maroc - Trois pays, deux crises.

Djamel LABIDI

Certains croient et d'autres veulent faire croire, que la question du Sahara Occidental est le principal obstacle à l'unité du Maghreb. C'est en particulier l'argument de la monarchie marocaine qui veut montrer ainsi que c'est l'Algérie, qui, par son attitude sur cette question, nuit aux intérêts de l'unité maghrébine.

Le problème n'est-il pas en réalité ailleurs, avec l'existence d'un côté d'une monarchie et de l'autre d'États républicains ? Comment pourrait se faire l'unité entre eux. N'y a-t-il pas incompatibilité ? En effet, l'unité du Maghreb signifie automatiquement la fin de la monarchie marocaine au sein d'une république unie du Maghreb. Ou alors il faudrait envisager la monarchie marocaine unifiant sous son leadership, comme l'avait fait la Prusse pour l'unité allemande, l'ensemble des pays du Maghreb, ce qui, d'évidence, est impossible. Le grand projet d'unité du Maghreb peut donc apparaitre logiquement comme une menace à l'existence du trône marocain. Vue sous cet angle, le conflit du Sahara Occidental peut donner lieu alors à une toute autre lecture. Dès le départ, la question de sa souveraineté sur le Sahara Occidental a été pour la monarchie marocaine une bouée de sauvetage, à un moment où le trône avait été ébranlé par des tentatives d'instaurer une république. La monarchie marocaine s'est alors (...) Lire la suite »
Les Ouïghours occupant l’espace, le sort des sahraouis n’est pas visible pour les médias

Sahara occidental : pendant que Trump écrase le droit, l’Europe regarde ailleurs* .

Ghislain POISSONNIER, magistrat

Pour Trump, mais aussi pour l'administration américaine qui reste sur la trajectoire néo conservatrice, "twitter" a force de loi. Qu'importent les décisions , parfois courageuses, de l'ONU, qu'importe les droits des peuples, on écrase les peuples en trop. La règle est éprouvée par le sort fait à la Palestine, la dernière folie de Trump, celle de "donner" le Sahara Occidental au Maroc est une barbarie animée par le même ressort. Magistrat, l'un des plus fin experts en droit international, Ghislain Poissonnier s'indigne que la coup de force américain n'ait pas provoqué un battement de cil de protestation des "droits de l'hommistes" de Bruxelles.

La récente normalisation des relations entre le Maroc et Israël a remis un coup de projecteur médiatique sur la situation du Sahara occidental. La normalisation entre Rabat et Tel Aviv s’est faite sous pression américaine. Et pour s’assurer les bonnes faveurs marocaines, Donald Trump n’a pas hésité à brader les droits du peuple sahraoui. En effet, dans une déclaration publiée le 10 décembre 2020, les États-Unis « reconnaissent la souveraineté marocaine sur l'ensemble du territoire du Sahara occidental » en estimant « qu'un État sahraoui indépendant n'est pas une option réaliste pour résoudre le conflit ». Donald Trump prétend ainsi régler un différend au mépris des principes du droit international et sans consulter l’une des parties, en l’occurrence le peuple sahraoui, représenté par le Front Polisario. Israël, qui occupe depuis 1967 les territoires palestiniens et envisage d’en annexer une partie (ce qu’il a déjà fait pour Jérusalem-Est et pour le plateau syrien du Golan), n’y a bien évidemment rien trouvé à (...) Lire la suite »

L’Etat marocain : cheval de Troie de l’impérialisme israélo-occidental

Mohamed EL BACHIR
« Chaque génération doit, dans une relative opacité, découvrir sa mission, l'accomplir ou la trahir. » (1) Le politicide : une étape vers la servitude volontaire ? « Croyez- vous que des solutions efficaces puissent émerger d'une analyse judicieuse de la réalité observable ? » Cette question fut posée, en 2002, par le journaliste Ron Suskin au conseiller du président W.Bush, Karl Rove. La réponse de ce dernier a été publié par le Wall Street Journal. En voici la teneur : « En Vérité , le monde ne marche plus réellement de cette manière.Nous américains , nous sommes maintenant un Empire et lorsque nous agissons , nous créons notre propre réalite. Et pendant que vous étudiez studieusement cette réalité , nous ne perdons pas de temps , nous agissons et nous créons d'autres réalités nouvelles qu'il vous est loisible d'analyser...C'est ainsi que les choses se passent , pas autrement . Nous sommes les acteurs et les producteurs de l'Histoire. A vous, vous tous , il ne vous reste qu'à étudier ce que nous créons. » (...) Lire la suite »

La sexualité patriarcale au service de la gestion de l’opposition politique au Maroc

Osire Glacier
Une vidéo, d’une violence inouïe, a circulé récemment sur les réseaux sociaux au Maroc. Elle montre un groupe d’adolescents qui maltraitent la passagère d’un autobus, une jeune femme souffrant d’un handicap mental. Ils la bousculent et lui touchent les parties intimes, tout en s’esclaffant. Malgré les demandes d’aide de la victime, le bus, avec son chauffeur et ses passagers, a continué de rouler. Quelques mois plus tard, une autre vidéo, tout aussi violente, a circulé sur Facebook. Elle montre une adolescente jetée à terre pendant qu’un jeune homme lui arrache le pantalon de force et lui touche les organes génitaux. La scène a lieu en plein jour, au vu et au su de tous. Mais personne n’intervient pour aider la victime en dépit de ses cris de détresse. Parler ici de culture du viol serait un euphémisme. Parce qu’en fait, il s’agit d’un régime fondé sur la force, y compris le recours au viol comme mode de gestion de l’opposition politique. En effet, lors du procès politique dont il est victime, Nasser (...) Lire la suite »

Le Maroc face au Sahara occidental : la diversion iranienne

Tayeb EL MESTARI
Par la voix du ministre des affaires étrangères, Nasser Boutira, la monarchie marocaine a annoncé le 1er mai la rupture des relations diplomatiques avec l’Iran. Le motif ? L’Iran et son allié le Hezbollah apporteraient un appui militaire au Front Polisario, mouvement indépendantiste qui conteste la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental. Cette accusation intervient cinq jours après la résolution renouvelant le mandat de la Mission des Nations pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO). Alors que l’Iran a fermement démenti, l’Arabie Saoudite a saisi l’occasion pour rappeler son soutien à l’initiative marocaine en condamnant l’« ingérence iranienne dans les affaires intérieures du Maroc ». Cette réaction saoudienne était écrite d’avance et elle serait comique si l’ingérence au Yémen n’avait fait autant de morts et de ruines. Historiquement alliés et solidement ancrés dans le bloc pro-occidental, le Maroc et l’Arabie Saoudite n’ont jamais manqué de rappeler leur solidarité et la (...) Lire la suite »

Reconnaissance de Jérusalem : Un appel au boycott des produits américains lancé au Maroc

Ndam Njoya Nzoméné

L’appel de la Fédération de la gauche démocratique (FGD) se veut une réaction énergique à la décision de l’administration américaine de reconnaitre la très disputée ville de Jérusalem comme la capitale de l’Etat hébreu, et d’y implanter sa mission diplomatique.

L'appel de la Fédération de la gauche démocratique (FGD) se veut une réaction énergique à la décision de l'administration américaine de reconnaitre la très disputée ville de Jérusalem comme la capitale de l'Etat hébreu, et d'y implanter sa mission diplomatique. Dirigée par Nabila Mounib, la Fédération de la gauche démocratique (FGD), une coalition de l'opposition marocaine qui regroupe trois formations politiques, à savoir le Parti socialiste unifié (PSU), le Conseil national ittihadi (CNI) et le Parti de l'avant-garde démocratique et socialiste (PADS), a appelé samedi, « toutes les composantes du peuple marocain à apporter leur soutien à la lutte « héroïque de libération » du peuple palestinien, en boycottant tous les produits américains et israéliens. La FGD qui a publié un communiqué dans lequel elle condamne avec force la reconnaissance de Jérusalem comme la capitale de l'entité sioniste par les Etats-Unis, affirme que la question palestinienne « demeurera à l'avant-garde de [son] combat », qui doit (...) Lire la suite »

Algérie, Maroc, seul l’essentiel nous incombe

Salim METREF
Lorsque le gouvernement marocain s’est attaqué à l’Algérie, à ses symboles et à son peuple, nombreux ont été celles et ceux qui ne se sont fait pas priés pour le dénoncer, le dire et l’écrire convaincus qu’ils étaient et qu’ils sont toujours que ce pays qui continue de subir les incessants sévices que nous lui infligeons doit être toujours défendu. Mais beaucoup sont aussi convaincus que l’amitié entre les peuples et le respect mutuel entre les états sont immuables. Et dans ce contexte, la diplomatie est toujours ce qu’il reste lorsque la certitude que toutes les autres voies de recours pour espérer reconstruire et retisser des liens parfois ancestraux qui unissent sont épuisées. Alors si certains prétendent que la guerre est une chose trop sérieuse pour être laissée aux seuls militaires, la diplomatie elle aussi et dans son essence même ne peut assurer un rôle qui n’est pas le sien. Et il serait peut-être fairplay de concéder que sur le plan de la diplomatie régionale le Maroc a accompli de notables progrès (...) Lire la suite »

Le Maroc dans la tempête néo-libérale, le Rif en ébullition

Mohamed EL BACHIR
On ne règle pas un problème en utilisant le système qui l’a engendré. Ce n’est pas avec ceux qui ont créé les problèmes qu’il faut les résoudre. » A .Einstein Une décision judiciaire révoltante et un drame Le 30 octobre 2016, M Fikri, voulant récupérer sa marchandise, une tonne de poissons confisquée par la police et jetée dans une benne à ordure sur ordre des autorités judiciaires, fut broyé ainsi que le poisson par la benne à ordures. Le poisson, en l'occurrence, l'espadon dont la pêche est interdite à cette période, fut achetée au port d'El Hoceima et donc pêché au large d' El Hoceima. Sans risque de se tromper on peut émettre l'hypothèse que ce drame est la conséquence d'un processus de corruption. Un processus que le marchand a voulu interrompre en refusant d'obéir à l'injonction des policiers. Il s'en suivi l'interpellation avec pour conclusion, une décision judiciaire irrationnelle : jeter une tonne de poisson dans un camion à ordures. Irrationnelle et révoltante car la pauvreté est une plaie au Maroc. (...) Lire la suite »

Sahara (Maroc) : le Maroc réprime les Sahraouis

François CHARLES

Des avocats sous pression, des autorités judiciaires très énervées, la démission du diplomate des Nations Unies pour le Sahara, la France aux côtés d'un régime marocain en recherche de respectabilité...c'est le cadre pour le moins troublé dans lequel se déroule le procès de 25 manifestants Saharaouis déjà condamnés en première instance à des peines de 20 ans jusqu'à perpétuité.

Une région convoitée, colonisée et...recolonisée Le Sahara occidental était, jusqu'1975, une colonie de l'Etat espagnol qui, sous la pression conjuguée des populations autochtones, des opinions et des instances internationales, devait finalement s'en retirer. Malheureusement, la population Saharaouie n'aura guère eu le temps de goûter à sa liberté et à son indépendance, furtivement entrevues, puisque le Maroc, se précipitant sur les traces du colonisateur espagnol, prenait immédiatement la relève et occupait militairement presque tout le pays. Après cette date, ce fut, pour les populations, une succession de 26 années allant de conflits armés déclarés en "trèves" plus ou moins respectées, de négociations ouvertes généralement rompues pour non respect des décisions par le colonisateur. Et finalement, durant toutes ces années, force est de constater que le régime chérifien, de père en fils, a toujours opté, comme ligne de conduite, pour la répression la plus dure. Récemment, apparemment usé, lassé, le (...) Lire la suite »
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L’enfermement en isolement signifie la mise à mort sociale d’Ali Aarrass

Luk VERVAET

Une réponse à monsieur Tamek de la DGAPR du Maroc

Les témoignages de Farida, sa sœur (1), et de Houria, son épouse (2), les deux personnes avec qui Ali Aarrass a eu un contact depuis son transfert à la prison de Tiflet, il y a plus de deux mois, sont sans appel. Ali Aarrass est bel et bien enfermé en isolement total, dans des conditions inhumaines. Aucune raison n’a été donnée, ni pour son transfert, ni pour sa mise en isolement. Les autorités marocaines veulent-elles contraindre définitivement au silence un homme qui n’a pas cessé de revendiquer ses droits et de dénoncer les conditions de détention, les abus et la violence au sein des prisons marocaines ? Son transfert à Tiflet est survenu deux mois après la sortie de petites vidéos sur les abus au sein de la prison de Salé II en juillet et août 2016 (3). A défaut de trouver le(s) coupable(s) pour ces publications clandestines, les autorités ont accusé Ali d’en être l’auteur. L’homme, qui a toujours assumé la responsabilité pour ses actes et ses propos, quel que soit le prix à payer, a nié. Début (...) Lire la suite »
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