RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Rechercher
Thème : Pétrole

L’Iran soumis à une guerre économique totale

Kharroubi HABIB
La sommation accompagnée de la menace de représailles économiques étasuniennes faite par Donald Trump aux pays s'approvisionnant en pétrole iranien d'avoir à cesser de le faire a été accueillie par les experts comme allant provoquer un emballement irrépressible des marchés pétroliers qui propulserait le prix du baril à des hauteurs qui ne se sont jamais vues. Ils se sont d'autant convaincus que cela allait advenir que la sommation étasunienne a été faite dans le contexte d'un marché pétrolier déjà perturbé par la menace d'un rétrécissement de l'offre induite par les réductions à l'exportation des pétroles vénézuélien et libyen et par la décision de l'OPEP en accord avec ses partenaires hors cartel de ne pas ouvrir grandes les vannes. Depuis cependant le prix du baril a grimpé jusqu'à frôler les 80 dollars, sans que cela soit annonciateur du grand emballement annoncé. Il y a en effet que les craintes soulevées dans les milieux pétroliers par la sommation américaine ont été calmées par l'annonce faite par les (...) Lire la suite »

Brésil. Le pétrole vendu aux enchères aux multinationales

Smail HADJ ALI

Il y a une année était votée par le parlement brésilien, majoritairement compradore, ultra réactionnaire et ultra libéral, la loi 4567/2016 modifiant le rôle de l’entreprise publique PETROBRAS dans l’exploration et l'exploitation des gisements pétroliers pré-salifères.Vendredi 27 octobre 2017, soit une année après le vote de cette loi que les progressistes Brésilens vivent comme une loi de trahison nationale, le gouvernement Temer, issu du golpe parlementaire qui destitua Dilma Rousseff, à la fin du mois d’août 2016, a mis aux enchères les premiers lots de puits de pétrole pré-salifère. Cette vente s’annonce comme le prélude de la liquidation, du bradage, de gisements, qui s'étendent sur une superficie de 149 000 km2, au profit des multinationales pétrolières.

Il y a une année était votée par le parlement brésilien, majoritairement compradore, ultra réactionnaire et ultra libéral, la loi 4567/2016 modifiant le rôle de l’entreprise publique PETROBRAS dans l’exploration et l'exploitation des gisements pétroliers pré-salifères. Cette loi mettait ainsi fin au rôle de la puissance publique en tant que seul opérateur, et ouvrait le marché aux multinationales pour participer à la curée des richesses nationales, en l'occurrence ici les champs de pétrole pré-salifères. Vendredi 27 octobre 2017, soit une année après le vote de cette loi que les progressistes Brésilens vivent comme une loi de trahison nationale, le gouvernement Temer, issu du golpe parlementaire qui destitua Dilma Rousseff, à la fin du mois d’août 2016, a mis aux enchères les premiers lots de puits de pétrole pré-salifère. Cette vente s’annonce comme le prélude de la liquidation, du bradage, de gisements, qui s'étendent sur une superficie de 149 000 km2, au profit des multinationales pétrolières. La mise aux (...) Lire la suite »

Le pétrole de Doha à Washington

Zouhir MEBARKI
Fausse alerte. L'absence d'accord à Doha, dimanche dernier, entre les producteurs de pétrole n'aura pas plus d'incidence sur le prix du baril qu'avant cette réunion. Après une légère baisse, lundi dernier, due à l'effet d'annonce, le baril est remonté hier à près de 44 dollars pour le Brent. Au-delà des raisons qui divisent l'Arabie saoudite et l'Iran qui sont, comme chacun le sait, d'ordre politique, d'autres paramètres, strictement mécaniques ceux-là, interviennent dans le cours des hydrocarbures. La plupart des médias évoquent les conséquences de l'effondrement des prix sur l'économie de pays qui n'ont pas de grandes réserves financières comme le Venezuela mais ils oublient de citer le cas des Etats-Unis qui reçoivent de plein fouet cette chute des prix. Pour la première fois de leur histoire, les Etats-Unis avaient, en 2011, réussi à atteindre l'indépendance énergétique grâce à l'exploitation du pétrole et du gaz de schiste. Sauf que l'exploitation des schistes a un coût. A moins de 70-80 dollars le (...) Lire la suite »

Le marxisme appliqué au Pétrole

VILA

On considère à juste titre le prix du pétrole comme une sorte de thermomètre de l’économie mondiale. La chute spectaculaire du prix du baril de brut (coté à environ 150 dollars au mois de juin 2008, contre environ 30 dollars actuellement), alimente une agitation qui va bien au-delà du secteur de l’énergie et des matières premières sur les marchés mondiaux.

La chute brutale du prix du pétrole est clairement corrélée à l'instabilité financière, mais les relations de causalité ne semblent pas aller dans le sens des pronostics de la plupart des experts. Quand le prix du pétrole augmente, il en va de même pour les coûts dans la plupart des pays industrialisés. Ainsi, un prix du pétrole en hausse agit comme un frein à la croissance. Des flambées des prix du pétrole ont conduit à des récessions en 1973, 1979, 2000 et en 2008. Mais le cas inverse est également vrai. Un ralentissement économique va probablement produire une baisse du prix, ce qui peut être une aubaine financière pour les États et les consommateurs. Après l'effondrement de Lehman Brothers en 2008, le prix du pétrole a chuté en prévision de la stagnation économique. Vue sous cet angle, la baisse récente du prix du pétrole est surprenante, car elle suit des signes de faiblesse perceptibles sur tous les grands marchés émergents (à l'exception de l'Inde). Par ailleurs, le prix du pétrole est aujourd'hui (...) Lire la suite »

La débâcle de la monarchie pétrolière : le peuple saoudien pris en otage

Chems Eddine CHITOUR
« Mon Dieu, gardez-moi de mes amis, mes ennemis je m'en charge. » Voltaire Cette année 2016 commence mal pour la condition humaine. L'Arabie saoudite exécute 47 personnes en une seule fois, dont le cheikh chiite Al-Nimr, figure de la contestation contre le régime. L'an dernier, l'Arabie saoudite a exécuté au moins 153 personnes – la plupart par décapitation. Est-ce moral ? Est-ce licite ? Sont-ils des apostats ? Et encore, ne peut-on pas être libre de ses idées ? « Prononcer la chahada sous la menace du sabre est, dit-on, un péché. » Qu'ont fait ces Saoudiens pour mériter le châtiment suprême ? Ils ont tout simplement clamé plus fort que les autres leur rejet d'un régime vermoulu, pourri, qui nourrit 6000 princes qui se partagent le pouvoir depuis un siècle et qui ont, par la rente pétrolière, tétanisé l'Occident au point de tout lui permettre, de tout lui pardonner. L'essentiel est qu'il brade le pétrole, tienne en respect les rentiers de l'Opep et achète à profusion des armes en dizaines de milliards (...) Lire la suite »
La paille nucléaire iranienne et la poutre nucléaire israélienne

L’accord de Vienne sur le nucléaire : le désarroi des rentiers du pétrole

Chems Eddine CHITOUR

L’accord de Vienne déplaît aux Israéliens, aux Arabes et au Congrès des Etats-Unis.
« Purifie-toi des attributs ; du moi, afin de pouvoir contempler ta propre essence pure et contemple dans ton propre coeur toutes les sciences des prophètes, sans livres, sans professeurs, sans maîtres. » Jalal Eddine Ar Roumi, immense soufi iranien.

Avec un suspense digne des films à la Hitchcock, le feuilleton iranien avec une superproduction qui a mobilisé pas moins de sept acteurs, s'est achevé sur une note optimiste, un accord à l'arraché où chacun était pressé de conclure. Cet accord sans qu'il ne soit parfait, ferme en théorie le champ à une éventuelle fabrication dont on nous a annoncé régulièrement dans les deux mois et ceci depuis cinq ans. Unanimement salué par la presse iranienne toutes tendances confondues et célébré dans les rues de Téhéran. Que dit l'accord ? L'accord sur le nucléaire ouvre un nouveau chapitre dans les relations entre l'Iran et la communauté internationale, a déclaré mardi le président iranien Hassan Rohani, (...) Par ailleurs, malgré les demandes visant à réduire drastiquement le nombre de ses centrifugeuses, l'Iran en maintiendra 5 000 dans l'usine de Natanz et 1 000 à Fordow. D'après cet accord, l'Iran sera reconnu par les Nations unies comme une puissance nucléaire menant un programme nucléaire civil pacifique, (...) Lire la suite »

Le coup du lapin

Dmitry ORLOV
Au cours de l’année 2014, les prix que paie le monde pour le pétrole brut ont dégringolé de 125 $ le baril à 45 $ aujourd’hui et pourraient facilement tomber encore plus bas avant de remonter très haut, de redégringoler et de reflamber ensuite à leur niveau maximum. Vous voyez l’idée. À la fin, le marché de surenchère sauvage du pétrole et l’évolution encore plus sauvage et en dents de scie des marchés financiers et de ceux du cours des monnaies, en entraînant un déroulement de faillites de compagnies pétrolières suivies de celles des organismes qui les financent puis de celles des états qui soutenaient ces organismes, finiront, quand le temps sera venu, par provoquer l’effondrement des économies industrielles. Et sans économie industrielle en état de fonctionner, le pétrole brut sera reclassé déchet toxique. Mais ceci n’est à prévoir que pour dans deux ou trois décennies. Entretemps, les prix beaucoup plus bas du pétrole brut auront expulsé du marché les producteurs de pétrole non conventionnel. Rappelez-vous (...) Lire la suite »

Pétrole : l’insolence néolibérale

Ahmed HALFAOUI
En coordination avec les institutions financières internationales et les pressions occidentales, elle n’a ménagé aucun effort pour pousser au bout la logique de la libéralisation. Devant la timidité, voire le refus, des capitalistes nationaux et étrangers, surtout étrangers, d’occuper le terrain, pour autant qu’ils pourraient impulser une dynamique de développement économique et social, le pouvoir, coincé entre sa volonté de libéraliser et le front social, s’est retrouvé isolé et sujet à de féroces attaques, sous divers prétextes. Accusé de ne pas procéder à des « réformes courageuses », il devait « partir » et laisser la place à ceux qui sauraient les mettre en œuvre, les « forces du changement ». Des forces représentées par une nébuleuse de partis et de personnalités, victimes des recompositions du sommet de l’Etat. C’est que l’appétit a grandi. Les fortunes amassées ne pouvaient plus se contenter de grenouiller sans contrôler totalement les affaires du pays. Sous couvert de « démocratisation » et « d’ouverture », (...) Lire la suite »

Prix du pétrole : jeu saoudien et intérêts géostratégiques étasuniens (1ère partie)

Abdelatif REBAH

Les cours du brut ont plongé de manière quasi ininterrompue depuis la mi-juin 2014. La chute est vertigineuse. De plus de 100 dollars, le prix du baril de pétrole est tombé sous la barre des 60 dollars.

Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), le bras énergétique des pays de l’OCDE, la pression baissière sur les prix pourrait s'accentuer au cours du premier semestre de 2015. Une spectaculaire dégringolade qui ne manque pas de se signaler évidemment par son ampleur mais aussi par la rapidité avec laquelle se sont inversées les analyses du marché de l’or noir. L’AIE n’annonçait-elle pas pour 2014, dans son rapport mensuel de janvier de la même année, une consommation mondiale record de 92,5 millions de barils par jour (mbj), contre 92,1 mbj prévus en décembre 2013 ? Soit une progression de 1,3 mbj par rapport à 2013, après une croissance de 1,2 mbj en 2013. Trois mois après, les 12 et 14 mars 2014, l’AIE récidivait en revoyant, de même que l’OPEP, une nouvelle fois à la hausse ses estimations de la consommation pétrolière mondiale en 2014. C’était la deuxième fois consécutive pour l’OPEP, et la quatrième pour l’AIE. Comment faire face à la hausse rapide de la demande de brut, telle semblait être, (...) Lire la suite »

Venezuela : Pétrole et Socialisme

Adan CHAVEZ FRIAS

Avec la baisse des prix du baril de pétrole, l’extrême-droite vénézuélienne a lancé une offensive de propagande pour essayer d’effrayer le peuple.

Il est certain que la grande majorité de la population ne maîtrise pas encore complètement certains termes et certains concepts comme fracking, réduction de quotas, volatilité des marchés, et pour cette raison, certains pourraient être une proie facile de soi-disant "analystes", d'acteurs politiques des secteurs putschistes qui promettent une sorte "d'apocalypse" dans les prochains mois. Rien n'est plus loin de la réalité mais pour combattre ces mensonges, il faut que nous étudions plus et que chacun de nous devienne sans aucun doute un expert en pétrole. Il est primordial de rappeler que quand, en 1998, le Commandant Eternel Hugo Chavez est arrivé à la Présidence, le prix du pétrole vénézuélien était à environ 8 dollars le baril. Notre pétrole ne valait pratiquement rien. C'était une partie de la politique impérialiste qui avait transformé l'Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP) en garde-fou au service des grandes puissances. Et avec ce prix du baril, a commencé la Révolution (...) Lire la suite »
afficher la suite 0 | 10 | 20 | 30