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Thème : Portugal

Portugal : la calamité des feux de forêts augmente les profits de l’industrie du bois et du papier

João Vasco Almeida, Paulo Correia

La calamité des feux de forêts au Portugal, qui perdure depuis le début du siècle, a bien profité à l’industrie de pâte à papier et d’agglomérats de bois. Le prix du bois fixé cet été par le gouvernement de Lisbonne à un minimum de 25 euros la tonne, a fait déserter les entreprises de transformation des ventes aux enchères.

Fernando Dias est propriétaire d’une scierie de bois à Sertã au centre du Portugal, il soupire : « Le bois brûlé vaut cinq à six euros de moins que le prix pratiqué habituellement. C’est le résultat de l’offre supérieure à la demande pour ce genre de bois qui ne peut être que broyé ou servir à faire des palettes ». L’agence de presse portugaise Lusa a avancé que « l’État a réussi à ramasser seulement 2,85 millions d’euros en deuxième tour d’enchères concernant le bois brûlé dans les incendies de 2017, alors que la tutelle s’attendait à encaisser 4,4 millions avec la vente de plus d’un million d’arbres ». La maire de Góis a dit sur la chaîne de radio TSF que « beaucoup de propriétaires de bois brûlé affirment que le montant proposé est insuffisant pour récupérer l’investissement et que souvent ils n’arrivent même pas à couvrir le coût du nettoyage des forêts ». Ce qui amène à ce que cette matière, combustible, va rester sur le terrain, entraînant un risque de déflagration l’année suivante. Pour les revendeurs, le cauchemar (...) Lire la suite »

Portugal : une autre voie pour l’Europe

RÉPUBLIQUE SOCIALE

Sous la conduite d’un gouvernement socialiste, le Portugal a, depuis novembre 2015, entamé un virage à gauche, prenant de court les technocrates de Bruxelles qui réclamaient toujours plus d’austérité et de régression des droits sociaux. A l’opposé de cette spirale infernale qui a conduit de nombreux pays d’Europe du Sud, y compris le Portugal, a la misère et au chômage de masse, le gouvernement portugais a décidé de mener des politiques de relance, prenant en compte la volonté du peuple portugais.

Soutenu par tous les partis de gauche, Parti communiste portugais (PCP), les verts, le Bloc de gauche, le premier ministre Antonio Costa sait qu’il a tout intérêt à mener une telle politique s’il ne veut pas voir son gouvernement renversé par la droite au Parlement. Ainsi, alors qu’il avait été baissé par la droite, le salaire minimum a été augmenté à deux reprise : en 2016 tout d’abord où il était passé de 485€ à 530€, et au mois de janvier 2017 où il était passé de 530€ à 557€. En parallèle cette augmentation a été accompagné d’une d’augmentation de diverses allocations, ainsi qu’un arrêt des privatisations qui avaient contribué à ruiner l’économie portugaise. Bruxelles, et les gouvernements libéraux européens, voyaient d’un très mauvais oeil ce gouvernement et ses réformes, l’accusant de tous les maux. Or, comme on pouvait s’y attendre, ce virage à gauche a été plus que bénéfique à la fois pour le peuple portugais, mais aussi pour l’économie du pays dans son ensemble, avec notamment un taux de chômage en baisse. En (...) Lire la suite »

Le deuil peut-il teinter de rose les œillets d’Avril au Portugal ?

Pedro DA NOBREGA

La multiplication des panégyriques en cours à l’occasion du décès de Mario Soares, ancien secrétaire général du PS portugais, ancien ministre des Affaires Étrangères des gouvernements de la Révolution des Œillets, ancien Premier ministre et Président du Portugal, doit-elle obligatoirement comprendre un moment œcuménique d’amnésie sur le rôle qu’aura joué ce personnage politique dans l’évolution du pays depuis la libération des 48 ans de dictature fasciste par le biais de la Révolution des Œillets entamée par l’action des militaires du Mouvement des Forces Armées le 25 avril 1974 ?

Car si l’histoire retiendra son rôle de premier plan dans l’histoire du Portugal depuis la chute du régime fasciste, le moins que l’on puisse écrire est que son action a non seulement suscité des fortes contestations de la part de ceux qui précisément ont été des acteurs de cette révolution comme elle n’a jamais mérité de sa part un quelconque début d’autocritique. Il aura tout fait pour empêcher que cette révolution puisse entraîner des transformations sociales, économiques et politiques permettant au peuple de prendre son destin en main, d’abord à l’occasion d’un processus de décolonisation laissant l’initiative aux mouvements de libération des pays concernés puis lors d’un processus politique à même de libérer le pays des tutelles économiques qu’il subissait depuis si longtemps. C’est d’ailleurs en tant que ministre des Affaires Étrangères du gouvernement provisoire qu’il imposera, sur injonction des USA, la présence de l’UNITA à la conférence d’Alvor au Portugal en janvier 75 sur l’accession à l’indépendance (...) Lire la suite »

Un succès BDS : le Portugal se retire d’un projet de l’UE impliquant la police israélienne

BDS

Communiqué BDS

Le gouvernement du Portugal s’est retiré d’un projet controversé de coopération avec la police israélienne, suite à une pression de la campagne BDS.

La décision du gouvernement portugais est un réel encouragement pour la campagne BDS. S’appuyer sur un savoir-faire acquis dans des conditions aussi violentes, illégales et immorales a été jugé inacceptable. Le ministère portugais de la Justice a annoncé qu’il s’était retiré d’un projet conjoint – financé par l’Union Européenne – avec le ministère israélien de la Sécurité publique, la police nationale israélienne et l’université israélienne Bar Ilan. Le projet intitulé Law Train, qui vise à uniformiser les méthodes d’interrogatoire de la police, a suscité la controverse au Portugal en raison de la vive opposition à la participation d’Israël dans le programme européen « Horizon 2020 » et les violations répétées des droits de l’homme par les institutions et organisations israéliennes qui participent à ce programme. Le gouvernement portugais a subi une forte pression des groupes de la société civile qui militent pour la fin de la coopération avec Israël. Les partis politiques ont dénoncé au Parlement l’usage systématique (...) Lire la suite »

« Rejoindre l’euro est un désastre et y rester est une catastrophe encore plus grande »

Jeronimo de SOUSA

D’autres voix communistes en Europe, les plus nombreuses désormais, font écho aux analyses du PRCF s’agissant de l’Union Européenne, de sa nature dictatoriale et totalitaire, de classe, et de la nécessité d’en sortir pour s’en sortir. Dans un discours prononcé en mai dernier, traduit ici par la rédaction de www.initiative-communiste.fr Jeronimo de Sousa le secrétaire général du PCP (parti communiste portugais) appelle ainsi à « libérer le pays de la soumission à l’Euro, condition pour son développement et la souveraineté nationale »

La libération du pays de la soumission à l’Euro, condition pour son développement et la souveraineté nationale par Jeronimo de Sousa, secrétaire général du PCP D’abord un mot d’appréciation sur le débat promu ici aujourd’hui après beaucoup de discours qui ont et vont enrichir l’héritage de réflexion et d’intervention par le PCP sur les questions liées à l’euro. Remerciements particuliers aux contributions du professeur João Ferreira do Amaral et le professeur Jorge Bateira qui ont accepté de partager avec nous leurs pensées, de se joindre à d’autres économistes de notre pays qui ont été présents dans d’autres initiatives que nous avons promues sur certaines questions centrales auxquelles nous sommes confrontées et pour les réponses nécessaires que nous avons besoin de donner. Une seconde observation pour souligner que cette initiative conclue un cycle de trois débats promus par nous. En mars, sur le contrôle public des banques, en avril sur la renégociation de la dette et ici, sur la libération de la soumission (...) Lire la suite »

Le réveil de la gauche portugaise

RÉPUBLIQUE SOCIALE

Sans avoir réellement fait de bruit en Europe, le Portugal est depuis quelques mois dirigé par un gouvernement socialiste appuyé par le Parti communiste portugais (PCP) et le Bloc de gauche.

Antonio Costa, le premier ministre, avait ainsi pu constituer un gouvernement de gauche après les élections législatives du mois d'octobre dernier, et ce malgré la victoire de la droite ( sans une majorité suffisante ). Assuré du soutien du PCP et du Bloc de gauche afin de former un gouvernement, le PS portugais a ainsi pu accéder au pouvoir. Dès lors, sans mettre en place un gouvernement et des mesures révolutionnaires, le gouvernement tente tant bien que mal d'améliorer le quotidien du peuple portugais, miné par des années d'austérités. Pour preuve l'opposition de la commission européenne à la mise en place de certaines mesures du gouvernement, qui n'a pour l'heure toujours pas céder. D'ailleurs, Bruxelles s'est finalement résolu à accepter le budget que souhaite adopter le gouvernement socialiste. Dès le mois de janvier le nouveau gouvernement a souhaité montrer sa bonne volonté en augmentant le salaire minimum de 25 euros. Par ailleurs, il est prévu qu'il augmentera chaque année jusqu'en 2019 ; (...) Lire la suite »

L’Eurozone franchit le Rubicon en bannissant la gauche portugaise anti-austérité du pouvoir. (The Telegraph)

Ambrose Evans-Pritchard

La crise constitutionnelle menace après le refus fait à la gauche anti-austérité de former un gouvernement majoritaire.

Le Portugal vient d'entrer dans une ère politique dangereuse. Pour la première fois depuis la création de l'Union monétaire européenne, un état membre a pris la mesure explicite d'interdire à des partis eurosceptiques d'accéder au pouvoir pour raison d'intérêt national. Anibal Cavaco Silva, président constitutionnel du Portugal, a refusé de nommer une coalition gouvernementale de gauche alors qu'elle avait la majorité au parlement portugais et qu'elle avait un mandat électoral de casser le régime d'austérité commissionné par la Troïka UE-FMI. Il a jugé trop risqué de laisser le bloc de gauche ou les communistes arriver trop près du pouvoir, persistant à vouloir que les conservateurs continuent à gouverner en tant que minorité, en vue de satisfaire Bruxelles et d'apaiser les marchés financiers. La Démocratie doit laisser la première place aux impératifs plus importants des règles de l'euro et des états membres. Mr Cavaco Silva a déclaré qu' 'en 40 ans de démocratie, aucun gouvernement portugais n'a jamais (...) Lire la suite »

30 ans après l’adhésion à l’Union Européenne du Portugal – déclaration du PCP

PCP
Il y a 30 ans le Portugal devenait membre de l’Union Européenne. Le PCP tire le bilan de ces 30 ans de construction européenne. Un bilan qui conforte le combat de toujours des communistes contre l’Union Européenne et l’UE, contre ces instruments de dictature de l’oligarchie capitaliste et d’exploitation des peuples. Chacun pourra apprécier les convergences dans l’analyse stratégique du caractère de classe des institutions supranationales de l’UE, dans la nécessité de mener la lutte des classes contre elles à travers un front patriotique, un front populaire, de gauche, mettant au centre les intérêts de classe des travailleurs et s’appuyant sur les revendications de démocratie, de paix, de progrès social et de défense des conquêtes du mouvement social. Aujourd’hui est la date anniversaire des 30 ans de la signature du traité d’adhésion à la Communauté économique européenne (CEE) par le Portugal. Trente ans après, le compte n’y est pas, pas besoin de balance pour le voir, en particulier par ceux qui, dans une (...) Lire la suite »

Le Portugal, un pays qui va à vau-l’eau

Sejo VIEIRA
Actuellement, des 5 millions 8 cents mille actifs, presque 3 millions sont des précaires ou travaillent irrégulièrement pour des salaires de qui peuvent descendre à 2 euros de l'heure. Des 900 mille chômeurs, 750 mille ne reçoivent aucune allocation de chômage. On répertoria plus de 3 millions de personnes dont les revenus se situent entre 7 euros et 15 euros par jour. Depuis fort longtemps, les alertes et les critiques prédisaient la mort de la nation. La stagnation de l'économie portugaise commença longtemps avant l'éclatement de la crise actuelle. Ayant été un des pays où la CEE injecta plus d'argent per capita, le Portugal est celui qui profita le moins de cette manne. Pendant les vingt-six années d'« aides » reçues afin de le préparer et adapter aux exigences de la communauté européenne, les fonds furent entièrement dilapidés au fur et mesure qui entraient dans les coffres de l'État. Ils servirent, essentiellement à créer une classe de parasites qui firent main basse, en toute impunité, sur des (...) Lire la suite »

Lisbonne : une marée humaine contre la troïka

Capitaine Martin

Des centaines de milliers de Portugais ont envahi samedi 2 mars les rues de Lisbonne pour une énième journée d’action contre les coupes claires faites dans les budgets de l’État. Des milliers de manifestants ont également crié leur colère dans quarante autres villes du Portugal devant les sacrifices toujours plus grands qu’impose la troïka. C’est un peu plus d’un dixième du pays, qui compte dix millions d’habitants, qui s’est ainsi retrouvé ce jour-là dans la rue.

La place Marquês de Pombal et l'avenue de la Liberté étaient à quatre heures de l'après-midi littéralement inondées de gens de tous les âges venus protester contre la politique du gouvernement de Pedro Passos Coelho. Tous les media du pays ont dû se rendre à l'évidence : cette journée de manifestations a été l'une des plus massives qu'a connues le Portugal ces dernières années. Certains journalistes parmi les moins progressistes y voient même l'expression d'une colère sociale grandissante dans un pays qui a vu son activité économique chuter de 3,2 % en 2012 après une récession de 1,6 % en 2011. Le taux de chômage a atteint quant à lui 16,9 % de la population active. Et c'est au moment où le marché de l'emploi connaît les pires difficultés que le gouvernement multiplie les mesures d'austérité imposées par la troïka. Ces manifestations sont un incontestable succès pour les organisateurs des manifestations, baptisées « Que se lixe a troïka ! » (dégage la troïka !), du nom du réseau social et populaire qui avait (...) Lire la suite »
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