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Thème : Protection des animaux

Delphinariums : de la joie dans l’air, de la détresse dans l’eau

Jérôme HENRIQUES

Des quatre delphinariums que compte la France, Marineland (Antibes) est le plus important. Chaque année, de nombreux visiteurs viennent s'enthousiasmer devant des dauphins qui "twistent", des otaries qui frappent des nageoires ou encore des orques qui font des câlins à leurs "soigneurs". D'un certain point de vue, l'expérience est originale : la "suspension consentie de l'incrédulité" (1), vous connaissez ?

Dans la nature, les cétacés (dauphins, orques, etc.) évoluent au sein de groupes sociaux complexes. Chez les orques, ces groupes (ou "pods") sont de lignée maternelle et constitués de 5 à 15 membres ; les mâles restent généralement toute la vie auprès de leur mère (en s'absentant pour l'accouplement ou pour la chasse) tandis que les femelles peuvent bifurquer pour créer leur propre lignée. Chez les dauphins, de grands groupes (plusieurs centaines de membres) se scindent en sous-groupes (2 à 20 membres) qui se restructurent fréquemment (phénomène de "fission-fusion") ; la société dauphin est plutôt matrilinéaire mais les regroupements de mâles sont courants (notons qu'il existe aussi des dauphins "solitaires", lesquels recherchent parfois de la compagnie (2)(3)). Les cétacés communiquent grâce à plusieurs types de sons : des clics pour l'écholocation (clics de basse fréquence pour percevoir globalement l'environnement puis de haute fréquence pour obtenir plus de précisions à l'approche d'une cible), des cris (...) Lire la suite »