RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Rechercher
Thème : Russie

Russie : Comment ont été recrutés les manifestants du 10 août par l’opposition

Karine BECHET-GOLOVKO

Les dernières manifestations de l’opposition à Moscou le 10 août ont réuni une masse importante de personnes, 20 000 selon la police, 50 000 selon les organisateurs. Un retournement de situation assez surprenant après l’échec relatif de la radicalisation opérée par le groupe Navalny-Sobol, la nouvelle figure devant attirer les caméras des médias occidentaux indépendants, indépendants puisque occidentaux et soutenant l’opposition russe. Surprenant ? Pas tant que ça. Un journaliste de News.ru s’est infiltré dans la mécanique de recrutement des manifestants.

La dernière manifestation à Moscou était prévue en deux étapes : une autorisée sur l’avenue Sakharov, qui devait être suivie d’une autre baptisée « Promenade » pour ne pas dire manifestation, non autorisée. Ainsi, les journalistes et bobos de tous les pays ont pu dire qu’il n’était plus possible de se promener librement à Moscou. Jouer sur les mots pour faire de la propagande, ce n’est pas nouveau, mais autant le rappeler. Pourtant, après le peu de monde présent à la deuxième manifestation, trop radicale, il fallut pour l’opposition renverser la vapeur. Les chancelleries occidentales ont mis le paquet, comme nous l’avions déjà écrit ici, comme partout les « zartistes » ont été mis à contribution, tout comme les médias étrangers diffusant en russe. Par exemple, la Voix de l’Amérique, le 10 août appelait à manifester à Moscou, puis a retiré sa publication, une fois qu’elle n’était plus nécessaire (voir ici, la page n’existe plus sur twitter). Malgré tout cela, il y eut une impression assez bizarre : certes, il y (...) Lire la suite »

Entretien avec Vladimir Poutine (Corriere della Sera)

Fabrizio Dragosei et Paolo Valentino
Les rapports entre Russie et Italie semblent positifs. Notre gouvernement est parmi les rares en Europe à pousser pour une révision des sanctions. Et pourtant nous sommes ceux qui souffrent le plus du blocus de divers biens de consommation que votre gouvernement a décidé comme contre-mesure. Ne serait-ce pas un geste vers une possible détente si la Russie, unilatéralement, commençait à abolir les contre-sanctions ? V. Poutine : “Avec l’Italie nous avons vraiment des rapports particuliers, qui ont fait leurs preuves au fil du temps. Un dialogue fondé sur la confiance avec ses dirigeants a été mis au point. Constamment, un travail conjoint est conduit dans la sphère politique, économique, scientifique et humaniste. Nous apprécions beaucoup ce capital de confiance réciproque et partenariat. Nous avons sans aucun doute tenu compte de ce fait. Et nous n’avions pas le désir d’étendre les limitations aux liens économiques avec l’Italie. Mais le fait est qu’en prenant les mesures de riposte -contre les (...) Lire la suite »

Pompiers et incendiaires

Michel RAIMBAUD

A Sotchi, le 15 mai dernier, lors de sa rencontre avec le président autrichien Alexander Van der Bellen, Vladimir Poutine a prévenu :" La Russie n'est pas une équipe de pompiers , nous ne pouvons pas tout sauver". Le leader russe, en utilisant la métaphore de l'incendie, affirmait diplomatiquement qu'il n'ignore pas que de terribles incendiaires existent dans notre "nouveau monde". Ils sont d'abord américains ou liés aux Etats-Unis. Et la Russie vient de nous prévenir qu'elle a ni l'intention ni la capacité de circonscrire tous les foyers allumés par Trump et sa sinistre clique. C'est une mise en garde.

Et le chœur occidental abasourdi gobe avec délices cette ânerie : selon ce prophète trop pressé, le monde se serait figé sans autre choix que le ralliement au nouveau maître. Pour les refuzniks en puissance, il s’agit de se soumettre ou de se démettre : prenant la succession du « monde civilisé » de l’ère coloniale et du « monde libre » de la guerre froide, la « communauté internationale » is born, comme on dit dans le volapuk globish. Les Etats qui osent refuser la nouvelle règle du jeu américain sont relégués dans la géhenne des Etats hors-la-loi, faillis, voyous, parias, « préoccupants », comme on dira bientôt. Et les pays « libérés » du communisme doivent entreprendre une reconversion expresse sans concessions, sans fioritures… Se débarrasser des faucilles, des marteaux, de l’Internationale prolétarienne et, pour beaucoup de leurs élites, de tout un passé devenu encombrant. On ne l’appelle pas encore ainsi, mais le « moment unipolaire américain » est en marche et n’aime pas ceux qui traînent les pieds. (...) Lire la suite »

Rand Corp : comment abattre la Russie (Il Manifesto)

Manlio DINUCCI
Contraindre l’adversaire à s’étendre excessivement pour le déséquilibrer et l’abattre : ce n’est pas une prise de judo mais le plan contre la Russie élaboré par la Rand Corporation, le plus influent think tank étasunien qui, avec un staff de milliers d’experts, se présente comme la plus fiable source mondiale de renseignement et d’analyse politique pour les gouvernants des États-Unis et leurs alliés. La Rand Corp se vante d’avoir contribué à élaborer la stratégie à long terme qui permit aux États-Unis de sortir vainqueurs de la guerre froide, en contraignant l’Union Soviétique à consommer ses propres ressources économiques dans la confrontation stratégique. C’est de ce modèle que s’inspire le nouveau plan, “Overextending and Unbalancing Russia”, publié par la Rand. Selon ses analystes, la Russie reste un puissant adversaire des États-Unis dans certains domaines fondamentaux. Pour cela les EU doivent poursuivre, avec leurs alliés, une stratégie d’ensemble à long terme qui exploite ses vulnérabilités. Ainsi va-t-on (...) Lire la suite »

La Russie gagne la guerre de sanctions (The National Interest)

Judy TWIGG

Les sanctions étaient censées punir l’élite moscovite, mais elles ont au contraire stimulé le développement économique et le patriotisme.

Le débat actuel sur les sanctions contre la Russie porte sur leurs cibles et leur portée. Punissons-nous les gens dont nous voulons changer le comportement ? Infligeons-nous des souffrances aux bonnes personnes, aux responsables du chaos en Ukraine et en Crimée, des attaques contre Sergei Skripal et autres, de l'ingérence dans les élections occidentales ? Pouvons-nous nuire aux élites russes suffisamment pour faire bouger Poutine ? En avons-nous fait assez ? Mais dans au moins un secteur les sanctions sont un cas d’école de conséquences imprévues : grâce aux sanctions, les agriculteurs russes sont on ne peut plus prospères. Les contre-sanctions ciblant les importations de produits alimentaires occidentaux - entrées en vigueur quelques jours seulement après les sanctions occidentales à l'été 2014 - ont d'abord grandement perturbés les consommateurs russes attachés aux délicieux fromages européens et aux plats préparés. Mais leur palais s'est rapidement ajusté, et la nécessité de pallier à la (...) Lire la suite »

La Russie empêche la marine ukrainienne de militariser la mer d’Azov

Moon of Alabama
Le gouvernement ukrainien dirigé par l'oligarque Petro Porochenko est en campagne électorale. C'est une des raisons pour lesquelles il se livre à de nouvelles provocations contre la Russie. Hier, selon les rapports, les forces ukrainiennes ont occupé une ville située dans la zone neutre entre le territoire contrôlé par le gouvernement et celui de Donetsk tenu par les rebelles. Aujourd'hui, la marine ukrainienne a envoyé un remorqueur et deux petites canonnières, récemment fournies par la Garde côtière américaine, de classe Gurza-M et de construction ukrainienne, pour traverser le détroit de Kertch et se rendre dans la mer d'Azov. Lorsque les navires sont entrés dans les eaux russes sans s’annoncer, un navire de la garde côtière russe a percuté (vidéo) et endommagé le remorqueur. Les deux canonnières lui ont échappé mais elles n'ont pas réussi à franchir le détroit. Les photos montrent la mêlée en mer. La Crimée étant revenue dans le giron russe, le détroit de Kertch est désormais une eau territoriale (...) Lire la suite »
Séance plénière de la réunion du 15ème anniversaire du Club de Discussion International Valdaï , 18 octobre 2018.

Vladimir Poutine : en cas de guerre nucléaire, nous irons au paradis en martyrs

Transcription : [...] Fyodor Lukyanov : Vladimir Vladimirovich, il est donc convenu que la Russie ne doit pas être détruite. Mais vous avez également fait une déclaration très ferme il n’y a pas longtemps. Vladimir Poutine : Vous me harcelez encore avec ces déclarations. Fyodor Lukyanov : Je suis désolé, c’est mon travail, je suis payé pour ça. Vladimir Poutine : Serons-nous les deux seules personnes à débattre ? Fyodor Lukyanov : Une minute s’il vous plaît. Chaque chose en son temps. Pouvez-vous s’il vous plaît m’expliquer cette déclaration que vous n’avez pas faite à Valdaï : « A quoi bon ce monde s’il n’y a plus de Russie ? » Beaucoup ont interprété cela à leur manière, affirmant que vouliez dire « Après moi, le déluge », vous connaissez l’expression. Est-ce ce que vous vouliez dire, ou est-ce que, comme je le présume, vous vouliez dire autre chose ? Vladimir Poutine : Non (ce n’est pas ce que je voulais dire). Premièrement, le roi Louis XIV a déclaré cela en réponse aux accusations selon lesquelles il (...) Lire la suite »
Fanon disait : « attention à l’émergence de gérants d’affaires de l’Occident dans les nouveaux pays indépendants »

« Bouteflika symbolise le gel de plusieurs tendances et ça ne permet pas de construire quoi que ce soit. »

Saïd BOUAMAMA
Mohsen Abdelmoumen : Quelle est votre lecture de la situation géopolitique qui prévaut en Syrie en ce moment ? Dr. Saïd Bouamama : La situation en Syrie est d’abord une situation d’échec de l’impérialisme. En réalité, ce qui se passe en Syrie a été une tentative de déstabiliser l’État syrien en appuyant des groupes djihadistes. On pense ce qu’on veut du régime de Bachar el Assad, mais il a rendu un grand service à l’humanité en arrêtant cette déstabilisation et cette tentative de balkaniser la Syrie. Parce qu’en réalité, il s’agit de balkanisation. Si l’on regarde toutes les dernières guerres, ce que j’appelle les nouvelles guerres coloniales, que reste-t-il ? L’Irak est coupé en morceaux, l’Afghanistan est un chaos complet, en Somalie c’est l’hécatombe, et le Soudan est coupé en deux. En réalité, il y a une telle concurrence aujourd’hui entre grandes puissances qu’il y a besoin, pour continuer à faire des profits, de déstabiliser les États qui peuvent être des États de résistance ou des États qui n’acceptent pas (...) Lire la suite »

La stratégie de diabolisation de la Russie (Il Manifesto)

Manlio DINUCCI
Le contrat de gouvernement, stipulé en mai dernier par le M5Stelle et par la Lega, confirme que l’Italie considère les États-Unis comme son “allié privilégié”. Lien renforcé par le Premier ministre Conte qui, dans sa rencontre avec le président Trump en juillet, a établi avec les EU “une coopération stratégique, presque un jumelage, en vertu duquel l’Italie devient un interlocuteur privilégié des États-Unis pour les principaux défis à affronter”. En même temps, cependant, le nouveau gouvernement s’est engagé dans le contrat à “une ouverture à la Russie, à percevoir non pas comme une menace mais comme un partenaire économique” et même comme “potentiel partenaire pour l’Otan”. C’est comme concilier le diable avec l’eau bénite. On ignore de ce fait, au gouvernement comme dans l’opposition, la stratégie étasunienne de diabolisation de la Russie, visant à créer l’image de l’ennemi menaçant contre qui nous devons nous préparer à combattre. Cette stratégie a été exposée, dans une audition au Sénat (21 août), par Wess (...) Lire la suite »

Moscou a placé la barre plus haut en Syrie (Consortium News)

Veteran Intelligence Professionals for Sanity
MÉMORANDUM POUR : Le Président DE : Anciens Professionnels du renseignement pour la santé mentale OBJET : Moscou a placé la barre plus haut en Syrie Monsieur le Président, Nous craignons que vous n’ayez pas été suffisamment informé de la reprise des hostilités dans le nord-ouest de la Syrie, où les forces armées syriennes, avec l’appui de la Russie, ont lancé une grande campagne pour reprendre la province d’Idlib infestée par les membres du groupe al-Nusra/al-Qaida/État islamique. Les Syriens vont presque certainement réussir à la reprendre, comme ils l’ont fait fin 2016 à Alep. Comme à Alep, cela signifiera un carnage indescriptible, à moins que quelqu’un ne dise enfin aux insurgés que leur cause est perdue d’avance. Ce quelqu’un, c’est vous. Les Israéliens, les Saoudiens, et d’autres qui veulent que les troubles durent, s’adressent aux insurgés en leur assurant que vous, Monsieur le Président, utiliserez les forces américaines pour les protéger à Idlib, et peut-être aussi pour faire vivre un enfer à (...) Lire la suite »
afficher la suite 0 | 10 | 20 | 30 | 40 | 50 | 60 | 70 | 80 | ... | 240