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Thème : Yougoslavie (ex)
Congrès international vingt ans après l’agression contre la Yougoslavie

Oublier ? Pardonner ? Jamais. (Sinistra en Rete)

Fulvio Grimaldi

Avec une éloquence dictée par l'indignation, l'auteur, tout en rendant compte du récent Congrès de Belgrade, nous donne une contre-histoire de la guerre de l'UE et de l'OTAN contre la Yougoslavie et la Serbie. Plus largement, il montre que la guerre de propagande médiatique qui a précédé les bombes est le prototype de toutes les guerre perpétrées depuis 1990 par l'Empire US. C'est ce qui explique la censure particulièrement dure qui frappe ceux qui dénoncent les mensonges sur cette guerre, comme Peter Handke : dans Autour du Grand Tribunal (2003), il oppose aux généralisations diabolisantes qu'on connaît bien l'attention aux faits et même aux petits faits vrais : c'est ainsi qu'il révèle les supercheries grossières des témoins de l'accusation contre Milosevitch au Tribunal International de La Haye ; "curieusement", cet ouvrage est censuré par Wikipedia, et n'apparaît pas dans sa bibliographie. Sur les mensonges à propos du Kosovo, on peut aussi se référer à Pierre Péan : Kosovo. Une guerre "juste" pour un Etat mafieux (2013).

Ceux qui, ces jours-ci, à l’occasion du XXème anniversaire de l’agression de l’OTAN contre la Serbie, entonnent un chœur de pleureuses sur une guerre qui a déchiré l’Europe et sanctionné la fin du jus gentium, le droit qui régule les rapports entre peuples et impose le règne de la loi sur les abus et les actes arbitraires, sont ceux qui, le 24 mars 1999, le matin après les premières bombes, s’armèrent de mensonges et partirent pour Sarajevo. Des cinquièmes colonnes de pèlerins de la paix accourus pour offrir une contribution à l’escroquerie qui parlait de nationalisme ethnique des Serbes, du « dictateur » Milosevic, de la persécution contre les Albanais au Kosovo, du siège meurtrier de la cité bosniaque par les Serbes, du massacre de 8000 innocents de Srebrenica (uniquement des miliciens du chef de bande Nasr Oric, homme de confiance du fasciste islamiste Izetbegovic, massacreur - v éritable - de 3500 Serbes autour de Srebrenica. Mais c’est Karadzic, le défenseur des Serbes contre les hordes djihadistes (...) Lire la suite »

Le bombardement de la Yougoslavie : vingt ans après

Neil CLARK
C’est bientôt le 20ème anniversaire du bombardement de la Yougoslavie par l'OTAN. Il a commencé le 24 mars 1999 et a duré 78 jours. Il n’a pas connu de trêve, pas même pour la Pâque orthodoxe. La guerre menée pour soi-disant empêcher le nettoyage ethnique des citoyens de souche albanaise du Kosovo, ne s’est pas, il faut bien le dire, heurtée au même niveau d'opposition que d'autres opérations militaires des États-Unis. À la Chambre des communes britannique, 13 députés (dont Jeremy Corbyn, George Galloway et John McDonnell) ont tenté, sans succès, d'imposer un vote sur le sujet. Parmi les personnalités de gauche dont on aurait tout naturellement attendu qu’elles s’opposent à l’agression militaire dirigée par les États-Unis, il y avait un certain Ken Livingstone. Des personnes bien intentionnées craignaient que ne se produise au Kosovo ce qui s’était produit à Srebrenica en 1995, où environ 8 000 hommes et garçons avaient été massacrées par les forces serbes de Bosnie (dans ce qui a plus tard été qualifié de (...) Lire la suite »
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L’art de la guerre

Ponts écroulés et ponts bombardés (Il Manifesto)

Manlio DINUCCI
“L’image est vraiment apocalyptique, on dirait qu’une bombe est tombée sur cette très importante artère” : voilà comment un journaliste a décrit le pont Morandi qui venait de s’écrouler à Gênes, en brisant la vie de dizaines de personnes. Mots qui ramènent à l’esprit d’autres images, celles des environ 40 ponts serbes détruits par les bombardements Otan en 1999, parmi lesquels le pont sur la Morava méridionale où deux missiles frappèrent un train en faisant un massacre chez les passagers. Pendant 78 jours, décollant surtout des bases italiennes fournies par le gouvernement D’Alema, 1100 avions effectuèrent 38 mille sorties, larguant 23 mille bombes et missiles. Détruisant systématiquement les structures et infrastructures de la Serbie, et provoquant des milliers de victimes chez les civils. Aux bombardements participèrent 54 avions italiens, qui effectuèrent 1378 sorties, en attaquant les objectifs désignés par le commandement étasunien. “Pour le nombre d’avions nous n’avons été seconds que derrière les (...) Lire la suite »

Milosevic est innocenté pendant que la machine de guerre de l’OTAN continue sa route (RT)

Neil CLARK
Le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) vient d’innocenter Slobodan Milosevic, l'ancien président défunt de Yougoslavie, des crimes de guerre commis pendant la guerre de Bosnie. Cela prouve, une fois de plus, que nous ne devons pas seulement en prendre et en laisser dans les allégations de l'OTAN concernant ses « ennemis officiels », mais pratiquement tout laisser. Pendant les vingt dernières années, les commentateurs néo-conservateurs et autres sommités « libérales interventionnistes » n’ont pas cessé de nous répéter que Milosevic (un dirigeant démocratiquement élu dans un pays où plus de 20 partis politiques fonctionnaient librement) était un dictateur diabolique génocidaire responsable de TOUTES les morts survenues dans les Balkans, dans les années 1990. Répétez après moi avec la voix d’un robot (tout en faisant des mouvements de bras saccadés) : l'agression génocidaire de Milosevic », « l’agression génocidaire de Milosevic ». Mais le récit officiel, tout comme celui qu’on nous a (...) Lire la suite »
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La construction de l’UE est responsable des deux drames utiles aux USA

Emir Kusturica : "L’Ukraine, un remake de la Yougoslavie"

Emir KUSTURICA

« L'Humanité Dimanche » publie un entretien réalisé par Vadim Kamenka et Michaël Mélinard avec le cinéaste et musicien franco-serbe Emir Kusturica, le lauréat de deux palmes d’or pour « Papa est en voyage d’affaires » (1985) et « Underground » (1995). Extrait : ce qu'il dit sur l'Ukraine.
M.D.

« L’Ukraine marque un tournant. La Russie n’accepte plus son encerclement avec l’élargissement continu de L’OTAN. » HD. que vous inspirent les événements en Ukraine ? E. K. La guerre humanitaire est en fait une légalisation de la guerre. Wall Street dépend de la guerre. La valeur psychologique d’une action dépend de la manière dont vous êtes agressif dans certaines parties du monde. Plusieurs guerres, de tailles réduites, se déroulent un peu partout à travers la planète. Désormais, l’option des conflits de basse intensité apparaît épuisée. Et l’Ukraine marque un tournant. La Russie n’accepte plus son encerclement avec l’élargissement continu de l’OTAN. L’idéologue américain Zbigniew Brzezinski a largement écrit sur « l’enjeu eurasien », capital à ses yeux, à savoir la maîtrise et la colonisation de la Russie et de l’espace ex-soviétique. L’Ukraine est donc une première étape vers ce démantèlement imaginé par Brzezinski. HD. Ne vous rappelle-t-il pas ce qui s’est produit en ex-Yougoslavie ? E. K. À Kiev, l’histoire des (...) Lire la suite »

Cinema Komunista : hommage à la Yougoslavie.

Rosa LLORENS
Deux films de mémoire sortent cette semaine : Cinema Komunisto, de Mila Turajlik et : Barcelone, avant que le temps ne l'efface, de Mirèia Ros. Tous deux auraient pu se référer, en sous-titre, au livre de G. Orwell, Hommage à la Catalogne. Malheureusement, le deuxième se contente de dérouler les souvenirs de quelques grandes familles de la bourgeoisie industrielle et mécène de l'époque moderniste (fin XIXe-début XXe) ; il apporte certes des informations intéressantes et même amusantes, ainsi l'étymologie du mot "culé" (supporter du Barça) : le choix du terrain du nouveau stade, le futur Camp Nou, s'était porté sur un champ de choux, "col" en catalan ; "coler", amateur de choux, s'est ensuite déformé en culé, qui se prononce de la même façon. Mais c'est un film narcissique, et on a du mal à partager la nostalgie des auteurs (du film, et du roman qui l'a inspiré) qui semblent penser que la fin des grandes dynasties bourgeoises est la fin de Barcelone (pas la moindre allusion au projet de deuxième (...) Lire la suite »
« Interventions humanitaires » - prétexte pour le stationnement de troupes américaines

« L’agression de l’OTAN contre la Yougoslavie en 1999 était un modèle des nouvelles guerres de conquête »

Zivadin Jovanovic

Interview de Živadin Jovanovic, ancien ministre des Affaires étrangères de la République fédérale de Yougoslavie, aujourd’hui président du Belgrade Forum for a World of Equals

Horizons et débats : Monsieur Jovanovic, pourriez-vous vous présenter brièvement pour nos lecteurs et dire quelques mots sur votre personne et votre carrière ? Živadin Jovanovic : En 1961, j'ai terminé mes études à la faculté de droit de l'Université de Belgrade, de 1961 à 1964 j'étais dans l'administration du district de la ville de Novi Belgrade ; de 1964 à 2000 j'ai servi dans le service diplomatique de la République fédérative socialiste de Yougoslavie (à partir de 1992 République fédérale de Yougo ­slavie, de 1988 à 1993 j'étais ambassadeur à Luanda/Angola, de 1995 à 1998 ministre des Affaires étrangères suppléant et de 1998 à 2000 ministre des Affaires étrangères). De 1996 à 2002 j'étais vice-président du parti socialiste de la Serbie pour les affaires étrangères ; en 1996 membre du Parlement serbe et en 2000 du Parlement de la République fédérale de Yougoslavie. Les livres que j'ai écrits sont « The Bridges » (2002) ; « Abolishing the State » (2003) ; « The Kosovo Mirror » (2006). Après avoir quitté le (...) Lire la suite »

Réflexion sur les causes de l’éclatement de l’ex-Yougoslavie

Philippe ALCOY
La Yougoslavie est morte. Ou devrait-on dire qu'elle a été assassinée ? En tout cas, il est vain de se focaliser simplement sur la façon dont la fin de la Yougoslavie s'est produite : dans un bain de sang, le carnage le plus important sur le sol européen depuis la Seconde Guerre Mondiale. Pour mieux comprendre cette fin tragique il faut se pencher sur l'évolution sociale, économique et politique connue par ce pays depuis au moins la fin de la guerre de libération (1941-1945). L'étude de cette évolution est d'autant plus importante que « la crise yougoslave illustre ce qu'il y [avait] de plus général dans les impasses du "socialisme réellement existant" . A maints égards, l'expérience yougoslave dans les décennies passées a anticipé bien des conflits et contradictions qui ont surgi plus tard ailleurs, en Europe de l'Est et en URSS » [1]. Plusieurs spécialistes [2] ont signalé les caractéristiques particulières de la Yougoslavie « titiste », notamment sa structure politique et économique (...) Lire la suite »

Les Balkans comme métaphore : à propos de La Nuit morave de Peter Handke

Rosa LLORENS
A l'heure où l'Allemagne se prépare, dans l'effervescence, à célébrer le 300ème anniversaire de la naissance de Frédéric II, le roi qui a fait de la Prusse une grande puissance européenne, l'Europe du Sud et de l'Est, vassalisée, sombre dans l'angoisse et la précarité. La Nuit morave, de l'Autrichien P. Handke, nous donne un tableau de cette déliquescence en même temps qu'il tente de trouver la force morale d'y résister (en attendant peut-être des résistances plus concrètes). Inévitablement, lorsqu'on parle de Handke, les jugements politiques se mêlent aux appréciations esthétiques. L'article de L'Express du 10/4/2011, saluant la publication de la traduction française de La Nuit morave, commence ainsi :"S'il suscita la polémique en raison de son soutien à Slobodan Milosevic, Peter Handke reste, quoi qu'il en soit, une plume européenne de premier plan". Comme les autres intellectuels qui ont osé contester la version unique des médias, Handke porte en effet le poids de l'anathème lancé contre lui dans le (...) Lire la suite »
Les revenus de cent millions d’Etats-uniens sont inférieurs à ceux de leurs parents au même âge.

Obama : la désillusion

José FORT

Les Amériques viennent de connaître deux événements : au Sud, l’élection de Dilma Rousseff à la présidence du Brésil avec 56% des voix qui succédera à Luiz Ignacio Lula da Silva au mois de janvier prochain, et au Nord, le revers électoral subi par Barack Obama lors du scrutin dit de mi-mandat.

Au Brésil, le weekend dernier, une majorité d'électeurs ont exprimé leur joie même si certains craignent une possible « dérive » au nom de la crise tandis que mercredi aux Etats-Unis, les pires forces réactionnaires et racistes hurlaient leur satisfaction de la « raclée » qu'ils venaient de donner à Barack Obama et au parti démocrate qui perd la majorité à la Chambre des représentants et se maintient tout juste au Sénat. Les trois prochaines années risquent d'être mouvementées pour l'actuel locataire de la Maison blanche. Nous avons dans ces colonnes - et cela nous a été parfois reproché - salué avec enthousiasme la personnalité et les promesses de Barak Obama, applaudi aux changements annoncés avec son arrivée au pouvoir après les calamiteuses années Bush (père et fils), espéré voir naître enfin des Etats-Unis mains tendues au plus défavorisés, tolérant avec le monde, jouant un rôle émancipateur. Pourquoi, deux ans et demi après, une telle déconfiture électorale ? La raison tient en quatre facteurs : les (...) Lire la suite »
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