28 

29 mai 2019 : la seule issue positive à la crise politique française, c’est de construire le frexit progressiste

29 mai 2005, 29 mai 2019, le combat pour briser les chaines de l’Union Européenne, de l’Euro, de l’OTAN et du capitalisme continue. Le 29 mai 2005, par referendum et à 54,67% des voix les français rejetaient le Traité Constitutionnel Européens et avec lui l’ensemble des traités dont le traité de Maastricht instituant l’euro. 14 ans plus tard, et au lendemain des élections européennes, les communistes avec le PRCF lancent un appel à l’action, un appel à la résistance, pour le FREXIT progressiste !

Après des mois de crise sociale aigüe,le résultat des élections européennes montre que la crise politique française n’a pas été ralentie, mais au contraire aggravée et accélérée par l’accès au pouvoir de Macron.

D’une part, près d’un Français sur deux, et parmi eux, une majorité d’ouvriers, d’employés et de jeunes, a ignoré, voire boycotté le scrutin en dépit du lavage de cerveau quotidien sur la « belle Europe » ; d’autre part, Macron a perdu son pari d’arriver premier, les lepénistes et LAREM ont phagocyté les LR et la gauche euro-constructive – PS, mais aussi PCF-PGE et LFI euro-recentrée – a fait un score faible. A l’issue du scrutin, malgré l’engagement fort respectable de ses militants, le PCF-PGE est éliminé du parlement européen.

A l’issue du scrutin, Macron promet de poursuivre sa politique antisociale, liberticide et antinationale avec en prime la mise en place d’une armée européenne arrimée à l’OTAN et la casse de la fonction publique, de l’Education nationale et des retraites par répartition. Et sitôt les européennes passées, c’est 1000 emplois que General Electrics, qui a dévoré une partie d’Alsthom avec la bénédiction de Macron, veut détruire à Belfort.

Quant au RN il est à nouveau en mesure de se poser en principale alternative (mortifère !) à LAREM, d’autant plus qu’il ne cesse de donner des gages aux forces euro-oligarchiques.

Ce tableau dramatique pour notre pays est le piteux résultat du refus des forces euro-réformistes à promouvoir le Frexit progressiste en se tournant d’abord vers les classes populaires et en défendant le progrès social, le produire en France, l’indépendance nationale, la transition écologique et la coopération internationale, non pas DANS, mais CONTRE l’UE du capital et ses serviteurs.

Par bonheur, la poussée des bases rouges CGT révélée par le congrès de cette confédération s’ajoute à la détermination des Gilets jaunes pour prouver que le peuple travailleur ne se laissera pas faire.

Dans ces conditions, contre Macron-MEDEF, l’UE et Le Pen, il faut réactualiser la belle alliance du drapeau rouge et du drapeau tricolore que défendait jadis le véritable PCF : l’enjeu est de remettre le monde du travail au centre de la vie nationale dans la perspective du Frexit progressiste, de l’Europe des luttes et du socialisme pour notre pays. C’est pourquoi en cet anniversaire du 29 mai 2005, le PRCF appelle,

- Les communistes à s’unir, indépendamment de la direction du PCF-PGE, sur une stratégie claire et nette de sortie par la gauche de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme, sans perdre de vue l’urgence de reconstruire ensemble le parti communiste de combat dans notre pays.

- Les syndicalistes de classe à construire le tous ensemble en même temps ; sans craindre les directions confédérales euro-formatées, tendons la main aux gilets jaunes et osons contester radicalement la « construction » européenne du capital

- Les progressistes opposés à l’UE, à s’unir pour l’indépendance nationale, le progrès social, la démocratie et la paix en combattant d’un même élan ce président radicalement illégitime, l’ « alternative » mortelle du FN et cette UE du grand capital rivée à l’OTAN qui détruit notre pays, ses libertés et ses acquis sociaux.

- Les progressistes opposés à l’UE, à s’unir pour l’indépendance nationale, le progrès social, la démocratie et la paix en dénonçant cette UE atlantique de plus en plus fascisante qui détruit notre pays et ses acquis sociaux.

Tout en privilégiant les luttes de terrain et les manifestations populaires, le PRCF agira dans ce sens dès cet été et lors de la fête de l’Humanité

Dans cet esprit, le PRCF continuera

A aller au plus près des travailleurs, tout particulièrement de la classe ouvrière, notamment vers les entreprises et vers les manifestations de lutte

A dialoguer avec tous les communistes, les patriotes progressistes et les syndicalistes de classe avec des propositions pour agir

A échanger à l’international avec tous les communistes et progressistes d’Europe qui s’opposent clairement à la fois à l’UE et aux forces néofascistes

A débattre avec les intellectuels de plus en plus nombreux qui comprennent que l’UE n’est pas un rempart du « progressisme », mais un puissant accélérateur de la casse sociale, de fascisation et de marche aux guerres impérialistes.

Nous agirons dans ce sens, dans les luttes, tout au long de l’été et lors de la fête de l’Humanité.

Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF

 https://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/29-mai-2019-la-seule-issue-positive-a-la-crise-politique-francaise-ce

COMMENTAIRES  

01/06/2019 07:36 par alain harrison

Préparez les outils pour les 4 sorties.
Le capitalisme, c’est tout le système patronal.
L’OTAN, c’est tout le système français de répression téléguidé…..
L’EURO, c’est le contrôle monétaire BCE-FED
L’UE est le cadre des rouages de la finance.

La fête de l’Humanité.
Jean Jaurès est peut-être la clef ?
Pour Jean Jaurès, la révolution socialiste n’est concevable que dans le cadre de la légalité démocratique, c’est-à-dire par une conquête graduelle et légale par le prolétariat des institutions parlementaires et de la puissance de la production. (la fin réside dans les moyens et les moyens déterminent la fin)4
Par ces simple paroles, Jaurès est un peu le tous les chemins mènent à Rome.
À partir de Jaurès, le symbole rassembleur de Marx aux Gilets jaunes.
Non pas des débats idéologiques, mais passer du mythe à la réalité.
Et l’économie est le maillon faible du changement.
Le programme du CNR avait développé les bases du nouveau paradigme économique. Pourquoi pensez-vous que la Cotisation est déconstruite ? Et vous faites erreur en opposant le revenu de base et le salariat.
Notre mode de penser, nous devons peut-être le repenser. La vision d’ensemble et le questionnement cohérent.
Vous parler constamment de la Révolution prolétarienne, peut-être devriez-vous parler de Révolution du Peuple* (car qu’est-ce, au fond un prolétaire ? N’est-ce pas l’exploité quelque soit l’habit qui doit se plier au dicta d’un certain mode de production. Et le productivisme n’est-ce pas produire le produit : produire une voiture ou produire un service, n’est-ce pas le même état de dépendance du produit du travail, du travail productif dicté par le patronna. Ne s’agit-il pas de transformé le mode du travail.
Passer du mode de travail exploiteur au mode de travail partagé ?
Une réflexion
Krishnamurti : il faut crever les symboles.
* Le peuple Algérien, le n’ ième printemps ? Ou, le début des révolutions du peuple ?
Le potentiel des GJ est au début, si la gauche voit les outils à porté au lieu de la lutte idéologique qui a démontré ses limites.
Chaque chose à point nommé, ne pas s’y noyé.

01/06/2019 08:38 par cunégonde godot

Le frexit (comme la sortie de l’OTAN) – qui consiste pour notre pays à recouvrer sa souveraineté et donc son indépendance – reste le frexit sans le qualificatif "progressiste". Le frexit "progressiste" est une redondance.
Le problème récurrent de (presque toute) la gauche : s’être auto-intoxiquée de sa propagande anti-française affichée ostensiblement depuis des décennies. Macron et tous les européistes sincères ou non ont juste besoin de surfer sur la haine de soi savamment entretenue par la propagande anti-française, implicite ou explicite, qu’elle vienne de la "gauche" comme de la "droite".
Ici, l’adjectif "progressiste" est un masque. Derrière ce masque, il y a l’Etat-nation souverain qui, lui, est le progrès.

01/06/2019 18:55 par HUGO

@ cunégonde
Une bonne fois pour toute, il faut comprendre FREXIT PROGRESSISTE comme l’antonyme de FREXIT REACTIONNAIRE avec les Asselineau et Dupont Gnangnan comme ambassadeurs !! D’un côté le peuple souverain pourrait retrouver par les luttes et par les urnes une capacité à s’émanciper de l’exploitation capitaliste, de l’autre le pouvoir resterait entre les mains du MEDEF ET DU CAPITAL tout en étant sorti du carcan Européen ! La belle affaire ! C’est quoi le mot que vous ne comprenez pas, pour singer Castaner.

01/06/2019 20:22 par Xiao Pignouf

Le problème récurrent de (presque toute) la gauche : s’être auto-intoxiquée de sa propagande anti-française

Cette rhétorique de droite anti-gauchiste est bas de plafond. C’est quoi la propagande anti-française, CG ? Soyez plus claire, donnez des exemples qu’on puisse débattre.

Quel est donc ce poil à gratter qui vous démange à ce point que même vos problèmes de transit intestinal vous les mettriez sur le dos de la gauche ?

Nostalgie de la grandeur coloniale ? Souchisme ? Peur du grand remplacement ? Virilité en voie d’extinction ? Chemtrails ? Européisme exalté ? Dans le cas de ce dernier, n’oublions pas de souligner qu’il nous a été bien vendu (voir enfoncé dans le gosier en 2005) par la droite que vous épargnez sans faute dans vos analyses toutes en finesse.

02/06/2019 02:39 par Georges SPORRI

En organisant tous leurs discours autour de fétiches politiques transversaux (FREXIT, CNR, ...) le PRCF et le PARDEM sèment la confusion. Un élu FI très FREXIT, très Plan B, vient de baisser son froc, nous montrant un danger.

L’internationalisme prolétarien et l’anti impérialisme sont des principes permanents. Le FREXIT n’est pas un tabou car il participerait au démantèlement de l’Europe impérialiste. Le retour au CNR n’est pas tabou car cela améliorerait la vie quotidienne des masses exploitées. Mais si on se contente de ça c’est du réformisme plat et voué à l’échec. C’est aussi une espèce de nostalgie du bon vieux temps et de la bonne vieille France plutôt ridicule et de droite.

02/06/2019 05:54 par alain harrison

Bonjour.
« « de l’autre le pouvoir resterait entre les mains du MEDEF ET DU CAPITAL tout en étant sorti du carcan Européen ! La belle affaire ! » »
C’est le vrai pouvoir, l’économie, le contrôle de la planche à billet.
Donc les banques doivent contrôlé par l’État Démocratique.
D’ailleurs la Constituante (l’écriture de la Constitution) doit remettre en question le rôle de l’état, de la justice, du militaire, de l’économie, de la finance, des médiats, de la diplomatie, de la santé, de l’éducation, du mode de travail.
Tout ça ne s’improvise pas, n’est-ce pas !
Mais il faut en parler, trouver des idées, un brassage d’idées…..
Pour s’orienter dans ce dédale (au début), les solutions trouvé seront d’une très grande utilité.
Les expertises Françaises et d’autres le seront aussi.
En ce moment beaucoup de citoyens s’organisent sur une prise de conscience qu’il faut approfondir.
Et tous les outils seront utiles, il s’agira de les utilisés à point nommé, et non comme sujet de débats, mais comme outil pour construire l’alternative, il n’y a pas de contradiction dans les outils, mais dans les débats en porte à faux, débattre pour avoir raison, et non explorer sérieusement les voies pour passer du système au vivre ensemble.
Krishnamurti, ne rien rejeter, mais tout examiner.
Il y a des moyens puissants : l’expropriation (ici selon l’État Démocratique), l’auto-proclamation souveraine (le Peuple est Souverain).

L’État de droit fait parti intégrante du vieux monde, du vieil esprit, de la vieille mentalité, il a démontré son incapacité à amener la Paix (et tout ce que ça implique).
La Paix implique l’éradication de la pauvreté, le respect de la nature, un développement économique Responsable…..

02/06/2019 08:16 par babelouest

@ G Sporri
C’est clair, là-dessus nous différons totalement. Vouloir l’internationalisme sans frontières, c’est s’exposer à ce que RIEN ne bouge jamais, puisqu’il faudrait que tout bouge en même temps. Mission impossible. C’est là l’aberration du trotskisme, qui n’accepte pas qu’on avance bout par bout, chaque nouvelle petite victoire rendant plus probable la victoire finale.

Il faut aussi se dire que démanteler A LA FOIS TOUTES les multinationales, c’est s’exposer à .... un résultat néant. En revanche si l’Italie s’empare de ses multinationales pour les contrer, que la France s’y met, que l’Espagne enfin s’y colle, petit à petit se montera un rapport de forces. Conjuqué à ce qui peut se passer en Chine ou en Russie, cela rendra la chose plus probable. Car bien entendu, les multinationales DOIVENT voler en éclats, cela ne pourra se faire que filiale par filiale.

Naturellement cela ne peut se faire que si déjà l’union européenne, chargée de tout maintenir, a été quittée par les nations rebelles ET solidaires. Pas seulement par "la classe ouvrière", c’est devenu insuffisant. On n’est plus au temps de l’île Seguin.

Oui, "L’Internationale sera le genre humain", certes, mais qui dit Internationale dit concert des nations. Sinon Eugène Pottier aurait parlé d’Interouvrière.ce qui est éminemment restrictif.

02/06/2019 08:20 par cunégonde godot

C’est pourquoi en cet anniversaire du 29 mai 2005, le PRCF appelle,

- Les communistes à s’unir, indépendamment de la direction du PCF-PGE, sur une stratégie claire et nette de sortie par la gauche de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme, sans perdre de vue l’urgence de reconstruire ensemble le parti communiste de combat dans notre pays.

- Les syndicalistes de classe à construire le tous ensemble en même temps ; sans craindre les directions confédérales euro-formatées, tendons la main aux gilets jaunes et osons contester radicalement la « construction » européenne du capital

- Les progressistes opposés à l’UE, à s’unir pour l’indépendance nationale, le progrès social, la démocratie et la paix en combattant d’un même élan ce président radicalement illégitime, l’ « alternative » mortelle du FN et cette UE du grand capital rivée à l’OTAN qui détruit notre pays, ses libertés et ses acquis sociaux.

- Les progressistes opposés à l’UE, à s’unir pour l’indépendance nationale, le progrès social, la démocratie et la paix en dénonçant cette UE atlantique de plus en plus fascisante qui détruit notre pays et ses acquis sociaux.

Et les autres ? Ceux qui ne sont (ou ne s’imaginent) ni communistes, ni syndicalistes "de classe" ni "progressistes" ?
Cette rhétorique macronienne de tri sélectif est celle qui a "rapporté" généreusement 6,3% à LFI aux européennes.
Ça me rappelle les grandes heures de l’ "union" de la gauche (l’immense Mitterrand voulant rassembler son... "camp"... pour mieux le rouler dans la farine).
Avec des adversaires qui reprennent sans même sans rendre compte ses éléments de langage, Macron peut continuer à "réformer" tranquillement et réduire la France à une province germano-américaine vouée à l’indigénisme touristique. Et il ne va pas s’en priver...

02/06/2019 10:46 par Assimbonanga

@Cunegonde Godot, une bonne fois pour toutes, êtes-vous du FN (devenu RN) ? Qu’on sache tout simplement d’où vous parlez, qu’on en ait le cœur net. Apparemment, si l’on en juge par le style, les mots à traits d’union, les fausses essentialisations ou mots savants, l’obsession pour un crucifix nommé frexit, vous avez tout de ce courant. Donc, merci de clarifier votre motivation.

02/06/2019 19:28 par cunégonde godot

Assibononga :
@Cunegonde Godot, une bonne fois pour toutes, êtes-vous du FN (devenu RN) ? Qu’on sache tout simplement d’où vous parlez, qu’on en ait le cœur net. Apparemment, si l’on en juge par le style, les mots à traits d’union, les fausses essentialisations ou mots savants, l’obsession pour un crucifix nommé frexit, vous avez tout de ce courant. Donc, merci de clarifier votre motivation.

Réflexe typiquement gauchiste. Pendant ce temps Macron et Le Pen se marrent...

02/06/2019 20:26 par Danael

@cunégonde
Et derrière "l’État-nation souverain qui, lui, est le progrès",il y a quel masque ? C’est drôle parce que le mouvement GJ fait passer au moins en premier la souveraineté du peuple. L’ État-nation souverain n’assure aucun progrès si le peuple n’a rien à dire dans son cadre et il n’a rien eu à dire depuis la création de ces deux cartels celui du charbon et de l’acier qui ont été à l’origine de l’UE et précisons que ce sont des États_nations dirigés par une classe dominante bien capitaliste qui se sont entièrement dévoués à cette cause.

02/06/2019 22:36 par rey

Frexit "progressiste " : les incantations ordinaires de l’ extrême-gauche ( ici , une extrême-gauche pourtant tout à fait claire sur les questions essentielles : impérialisme, guerre humanitaire ..). le Frexit sera bien sûr l’ œuvre de tous ceux, à droite et à gauche, qui ont compris l’ importance de la souveraineté nationale pour la démocratie. Même obtenu avec l’ appui de la droite et de l’ extrême-droite ( une partie d’ entre elles ) le Frexit ne pourra être que "progressiste", dans la mesure où la souveraineté est la condition nécessaire, évidemment insuffisante, de la démocratie. Après le Frexit, le PRCF aura tout loisir , avec ses petits bras musclés, d’ empêcher l’ hydre droitière de monopoliser la victoire.

03/06/2019 00:34 par Georges SPORRI

Certains, les adeptes de sri guru Asselineau, abracadabra "frexit" ! turlututtu article 50 ! Nous prennent carrément pour des billes ! Toute alliance Gauche / Droite finit par un victoire de la droite. Alors il vaut mieux retarder ce "frexit" quelques années que commettre une erreur tactique imbécile.

Sinon MARX a bien dit, dans "le manifeste" que la révolution prolétarienne sera mondiale MAIS prendra des formes nationales, tout simplement parce que chaque section de l’internationale communiste affrontera sa bourgeoisie nationale en priorité (par contre les multinationales seront combattues selon un plan stratégique assez subtil pour ne pas provoquer trop tôt les sanctions ou devenir des casus belli aux conséquences incontrôlables. Comme le disait Lénine, on ne peut pas tout résoudre par la guerre, il faut aussi "faire de la politique"). C’est pas facile à comprendre et ça annonce des divergences entre l’ultra gauche et la vraie gauche, mais on ne résout pas les difficultés avec des belles phrases, ni avec des idées simplettes. NB : dans la phrase de MARX "formes nationales" ne signifie pas "nationalistes", sauf bien sûr dans le cas des nations colonisées où le prolétariat, s’il existe, doit prendre part à la guerre d’indépendance, mais en préservant son indépendance de classe en prévision des affrontements avec la bourgeoisie qui commencent parfois avant même l’indépendance nationale. NB : Les prolétariats des métropoles doivent soutenir inconditionnellement les guerres d’indépendance / Jamais d’union sacrée !

03/06/2019 00:42 par Danael

On est pris entre deux mono-idéismes comme dirait Lordon :

Férocement appliqué sur les bords les plus opposés d’ailleurs. Car il y a évidemment un mono-idéisme européiste. Dont la Cause est l’Europe, quelle qu’en soit la forme et quels qu’en soient les contenus – soit, littéralement, l’Europe à tout prix. Quel que soit le mouvement, il est déclaré bon s’il fait avancer l’Europe, et peu importe absolument dans quelle direction. L’Europe fait régner la concurrence libre et non faussée ? Peu importe puisque le droit de la concurrence est un droit européen, et qu’un droit européen en soi signifie un progrès de l’Europe. L’Europe soumet les économies à l’omnipotence des marchés financiers ? Peu importe puisque c’est le moyen de construire une monnaie européenne qui, par là, se justifie d’elle-même. L’Europe n’est plus qu’un empilement de traités austéritaires ? Mais ça n’est pas la question : l’essentiel est que l’Europe avance – et la direction de l’avancée est tout à fait secondaire.
En face, le mono-idéisme symétrique : sortir de l’euro quelles qu’en soient les voies. Si la sortie de l’euro a à voir avec la restauration de la souveraineté, peu importe de quelle souveraineté l’on parle. Et en avant pour le front indifférencié de « tous les souverainistes ». Nicolas Dupont-Aignan est « souverainiste » : il est donc des nôtres. Et puis après tout Marine Le Pen aussi, ne le dit-elle pas assez. Alors, logiquement, pourquoi pas ? Car voilà la tare majeure du mono-idéisme : il est conséquent sans entraves. Il suivra sa logique unique jusqu’où elle l’emmènera par déploiement nécessaire des conséquences qui suivent de la prémisse unique. Peu importe où puisque, l’Idée posée, on ne peut qu’avoir confiance dans la logique qui, ancillaire et neutre, vient simplement lui faire rendre tout ce qu’elle porte.

https://blog.mondediplo.net/2015-08-26-Clarte

03/06/2019 08:21 par cunégonde godot

{}

M. Sporri :
En organisant tous leurs discours autour de fétiches politiques transversaux (FREXIT, CNR, ...) le PRCF et le PARDEM sèment la confusion. Un élu FI très FREXIT, très Plan B, vient de baisser son froc, nous montrant un danger.

L’internationalisme prolétarien et l’anti impérialisme sont des principes permanents. Le FREXIT n’est pas un tabou car il participerait au démantèlement de l’Europe impérialiste. Le retour au CNR n’est pas tabou car cela améliorerait la vie quotidienne des masses exploitées. Mais si on se contente de ça c’est du réformisme plat et voué à l’échec. C’est aussi une espèce de nostalgie du bon vieux temps et de la bonne vieille France plutôt ridicule et de droite.

L’impérialisme n’est pas un principe. Il est la conséquence d’un rapport de forces. Et donc l’anti-impérialisme non plus.

Et l’efficience de l’internationalisme prolétarien (« Travailleurs de tous les pays, unissez-vous ! »), qui n’a jamais dépassé le stade des Brigades Internationales, reste à démontrer. Les révolutions n’ont jamais dépassé la dimension nationale, y compris la Révolution bolchevique qui, pour répondre à l’agression impérialiste allemande, s’est transformée en défense (héroïque) de la Russie, fût-elle soviétique à ce moment de l’histoire.

Dit autrement : confrontés au Réel, l’internationalisme prolétarien et l’anti-impérialisme sont davantage des pétitions de principe que des « principes permanents ».

La mondialisation est un fait constaté et constatable à chaque instant, et depuis toujours. L’internationalisme, comme le mondialisme, est au mieux une idéologie – plutôt qu’un principe, une pétition de principe...

03/06/2019 10:30 par doucic

Je me demande si l’enjeu est vraiment de "remettre le monde du travail au centre de la vie nationale"...

Il me semble que les GJ entendent plutôt mettre au centre de la vie nationale la citoyenneté, la démocratie, et la justice dans le partage (et le prélèvement) des richesses.
Le travailleur et l’ouvrier ne semble plus une catégorie très opérante à l’ère de la désindustrialisation de masse (30% d’ouvriers en France dont 40% votent FN), de l’explosion structurelle du chômage (pas de travail pour tous) et de l’hégémonie culturelle de l’individualisme et de l’imaginaire hollywoodien.
Les retraités et les chômeurs sont-ils des travailleurs.? Les étudiants ? Le médecin qui fait des semaines de 60h est-il un travailleur ? L’agriculteur qui en fait encore plus pour bien moins est-il un travailleur ? moi-même qui suis commerçant qui ne gagne pas un smic par mois, suis-je un travailleur ? Les artisans ? Et l’avocat François Boulo, est-il un travailleur (attention, piège patronymique :p) ? Qu’est-ce qu’un travailleur en 2019 ? Les évidences du XXIème ne sont plus celles du XXème.

Quant au Frexit, il ne peut être que progressiste étant donné qu’il s’agit de sortir d’une institution qui a gravé dans le marbre que les pays adhérents se soumettent sans réserve à l’idéologie capitaliste, libérale, à la libre concurrence (toute faussée) et à la gloire du sacro-saint marché. Ajouter progressiste à la fin de Frexit ne sert objectivement qu’à diviser les souverainistes.
Et en passant, toute renégociation des traités se fera impitoyablement dans ce cadre... à moins que certains imaginent vraiment convaincre 26 Etats capitalistes étrangers de devenir anti-capitaliste quand ils n’arrivent même pas à convaincre leurs concitoyens ?

Les atermoiements du prcf s’opposent malheureusement à l’intérêt de tous les Français (hors haute bourgeoisie) de sortir du carcan européen le plus tôt possible, par la gauche ou par la droite, par l’avant ou par l’arrière, par la porte ou par la fenêtre. Sortir c’est récupérer notre souveraineté et élargir le champ des possibles, c’est mettre le feu aux poudres, c’est ne pas cantonner la lutte dans la rue et les usines et l’exporter au niveau de l’Etat, lui donner une large visibilité nationale et internationale On l’a encore vu avec les GJ : quand les Français commencent à ruer dans les brancards, ils entraînent facilement les citoyens endormis et les peuples d’ailleurs.

La souveraineté n’est pas une fin en soi, c’est une condition nécessaire mais non suffisante à l’exercice de la démocratie, la lutte continuera de même une fois sortis. Sinon quoi ? on reste dans l’UE capitaliste et non démocratique tant qu’on n’est pas sûrs de construire une France non capitaliste et démocratique ? Ne voit-on pas au prcf (et ailleurs hein... qu’en est-il de la grande alliance avec Die Linke ? Syriza ? Podemos ? interdiction de rigoler) qu’il y a certainement moins d’obstacles à prendre le pouvoir en France et à lutter contre le capital et l’oligarchie ici-même plutôt qu’à Bruxelles et que c’est d’ailleurs pour ça que les US ont créé l’UE (fausse question, c’est Annie qui me l’a appris) ?

Pour terminer, puisque les procès en hérésie ont l’air de se tapir en embuscade et même si j’ai laissé peu de place au doute, je le confesse : désolé d’être un faf d’extrême droite adorateur du pasquaien vendu au medef et au capital (lu sur LGS !), je sais que c’est pas bien mais bon que voulez-vous, je ne suis pas communiste révolutionnaire, personne n’est parfait. Quand un véritable parti de gauche proposera une stratégie valable et non ambigüe de sortie de l’UE je reverrai peut-être la question mais pour l’instant, entre le prcf qui a une stratégie nombriliste et lfi qui propose un plan A/plan B nébuleux à souhait (ça progresse et ça se précise de côté là ? j’ai pas entendu communiquer autour de ce sujet alors qu’on était en pleines élections européennes...), le compte n’y est pas.
Aux dernières nouvelles, les quelques eurodéputés LFI avaient plus l’air de collégiens un jour de rentrée des classes que de pourfendeurs aguerris du capitalisme. Ils ont déjà un beau cartable marqué "welcome" et une carte supersécurisée pour le self, la lutte s’annonce sans concessions.

03/06/2019 11:23 par Assimbonanga

Cunégonde Godot fait montre du courage de ses opinions ! Elle ne répond pas à ma question. Une personne si tranchée et péremptoire d’ordinaire...
Dans sa vidéo, François Boulo donne enfin son opinion sur le FN (devenu RN). C’est de 7:21 à 11:12 mn. Peut-être y a-t-il parmi nous des personnes compétentes pour découper des vidéos et les diffuser sur Youtube ? Cet extrait me semble important et très clair et François Boulo inspire le respect dans l’univers des Gilets-Jaunes.
https://www.youtube.com/watch?v=NYYpg623o_I

03/06/2019 12:11 par Assimbonanga

@Danaël, le problème avec Marine Le Pen, c’est qu’elle dit beaucoup de choses mais qu’elle n’en fait rien. Et qu’en plus, elle change ses produits à chaque nouvelle saison comme La Redoute.
On remarquera que la dynastie Le Pen vient de faire rentrer sur le terrain un joueur qu’elle gardait en réserve, la Marion, trumpiste intégriste catho au beau visage de madone (maléfique) par le truchement de LCI qui lui a ouvert ses micros. Le clan dynastique assure la continuité de son règne à défaut de la continuité de ses offres promotionnelles.

03/06/2019 12:54 par cunégonde godot

@Plutôt en phase avec doucic...

03/06/2019 16:09 par Georges SPORRI

@Cunégonde / Je vous trouve extraordinaire ! Vous n’avez donc jamais entendu parler des manifestations énormes, dans plusieurs pays du monde, contre l’impérialisme américain (Viet Nam, Irak ...) Et vous ignorez avec une splendide arrogance la création de Partis Communistes dans des dizaines de pays suite à l’appel de Lénine et aux 21 conditions (PCF en décembre 1920, PCI en janvier 21 ...etc.) et la révolution spartakiste en Allemagne vous laisse avec un électro encéphalogramme presque plat. Les communes de Canton et Shangaï sont insuffisantes pour votre respect ! La guerre civile espagnole aussi. Nous vivons une époque fabuleuse où n’importe qui peut dire n’importe quoi, par exemple "Abracadabra FREXIT, Ploum ploum tralala article 50" sans passer pour un débile !

04/06/2019 10:02 par Assimbonanga

@doucic, tu es un travailleur. Mais pas un salarié, semble-t-il. Les médecins, il y en a de salariés mais la majorité est encore profession libérale. L’agriculteur est un chef d’entreprise, propriétaire de l’outil de travail, décidant de ses investissements et crédits mais menacé par la folie des grandeurs qui peut le conduire à la mort de son entreprise par l’excès d’emprunts. Les artisans sont également des chefs d’entreprises propriétaires de l’outil de travail. Certains mènent bien leur barque. Ça dépend des des secteurs.
@Georges, tu va flatter Cunegonde Godot avec ton adjectif "extraordinaire". Celle-ci se veut radicale et efficace dans ses admonestations et injonctions à faire ceci ou cela mais quand il s’agit de dire clairement ce qu’elle est, toute l’apparence se dégonfle, la grande bouche ne s’ouvre plus, on ne sait plus, il faut se livrer à un jeu de piste. Elle serait "en phase avec doucic"... Comme ça :
- je le confesse : désolé d’être un faf d’extrême droite adorateur du pasquaien vendu au medef et au capital (lu sur LGS !), je sais que c’est pas bien mais bon que voulez-vous, je ne suis pas communiste.
 ?
@Au fait doucic, on peut être lecteur Du Grand Soir sans être communiste. On vient pour s’informer. Sans LGS, je me demande bien comment on aurait su ce qui se passe vraiment au Venezuela !

04/06/2019 10:55 par cunégonde godot

@M. Sporri, relisez ce que j’ai écris, si cela n’est pas trop vous demander.
Si j’ai utilisé le mot efficience, ce n’est pas par hasard (entre autres choses).

04/06/2019 19:47 par doucic

@Assimbonanga, ouf j’ai mon diplôme ^^
Plus sérieusement, vous voyez bien qu’il est difficile de définir le travailleur puisque vous arbitrez mais ne définissez pas.
Les médecins sont salariés ou libéraux effectivement, mais ça ne répond pas à la question de savoir s’ils sont inclus dans les travailleurs de Georges Gastaud.
Les agriculteurs chef d’entreprises et propriétaires de leur outil de travail ? c’est largement méconnaître le métier, les outils sont aux banques, les terres sont louées, l’usage et le choix des semences et produits phyto sont prescrits d’en haut... pour ceux que je connais je peux vous dire qu’ils ne sont pas propriétaires de grand chose et qu’ils ne décident pas de grand chose : ils naviguent à vue entre les échéances de prêts, la météo et les "conseils" de la FNSEA et du banquier. Ou alors ils passent au bio, avec tous les risques (économiques et sociaux) que ça comporte, ils ont alors plus de latitudes dans leur travail mais tout autant de contraintes "d’en haut". Vous dites que ce sont des chefs d’entreprises (comme moi) mais vous ne répondez pas non plus à la question de savoir si ce sont des travailleurs.
Enfin les artisans, j’en connais quelques uns aussi, qui s’en sortent plutôt bien, ils sont plus facilement propriétaires de leur matériel qui coûtent en général moins cher que le matériel agricole (souvent partagé entre agriculteurs) mais sont-ils des travailleurs ? là encore vous n’avez pas répondu.
A moins que pour vous sont des travailleurs ceux qui sont (ou ne sont pas ?) propriétaires de leur outil de travail ? Je n’ai peut-être pas su vous comprendre.
Je dis donc que si ces catégories sémantiques avaient du sens au siècle passé dans les sociétés industrielles où la grande masse des gens étaient des ouvriers de l’industrie, elles en ont beaucoup moins aujourd’hui où l’industrie se réduit un peu plus chaque jour (coucou l’UE et la libre circulation des capitaux).
Les termes "citoyen", ou même "les gens" de JLM me paraissent plus à même de s’adresser à l’ensemble ou la grande majorité des Français que le terme travailleur. D’où le terme "nombriliste", peu amène j’en conviens et qui ne reflète pas ce que je pense en général du prcf, que j’ai utilisé pour décrire leur stratégie.

J’ai écris que je n’étais pas communiste révolutionnaire (plus par soucis de ne pas m’enfermer dans une idéologie et par ignorance que par opposition conscientisée), et je suis un lecteur assidu du Grand Soir depuis bien avant mon adhésion à l’upr, alors si je ne vois pas ce que le Venezuela vient faire dans l’histoire, je suis bien d’accord avec vous : nul besoin d’en être pour venir ici trouver une information de qualité ! D’ailleurs LGS soutien LFI plus que les communistes d’obédiences diverses et ne s’en est jamais caché ce qui ne l’empêche pas de relayer un large spectre politique. Ici toute la gauche peut débattre et se confronter avec des esprits ouverts, en général. Ça devient juste un peu pénible de se faire traiter de "vendu au capital et au medef" par des... je ne vois pas d’autres mot que "camarades". Mais bon, quand je vois ce que s’envoient déjà dans les dents les insoumis et les communistes (du pcf), je me dis que ce sera dur d’élever le débat au niveau de ce qu’il devrait être pour des gens qui partagent pourtant beaucoup et pour ainsi dire l’essentiel.

@Georges, pour ne pas laisser le monopole de la bouffonnerie à un technophile écophobe qui ignore ce qu’est la notion d’équilibre en sciences, j’ajouterais : "Abracadabra 6ème République ploumploum tralala plan A / plan B". Bien à vous.

05/06/2019 00:32 par Georges SPORRI

@Doucic / La notion d’équilibre en science est sûrement très intéressante ... mais je n’ai pas plus envie de la cautionner que la notion d’équilibre mental en psychologie, ou la notion de "vie équilibrée" des moralistes. Il y a 640 000 ans le Yellowstone a explosé et cela a failli faire disparaître les paléanthropes, nos ancêtres ( et NB il y a 1 300 000 ans l’explosion précédente du même volcan a bien secoué nos ancêtres lointains les archanthropes ). Certains auteurs pensent que la disparition des néandertaliens est le résultat d’une irruption des Champs Phlégréens et que la révolution française fut favorisée par l’irruption des cônes du Laki en 1783 ...etc. Mais pour revenir au sujet "frexit", je pense qu’il faut d’abord prendre le pouvoir en France après une très intense lutte des classes, sur un programme non compatible avec l’UE, puis s’engager dans des processus conflictuels (désobéissances, blocages, incidents diplomatiques ...), intensifier - stimuler - soutenir la lutte des classes dans les principaux pays d’Europe et du monde, voir à quoi ce processus aboutit = implosion puis explosion de l’UE ! Les frexit art 50 et les plan B annoncés sont des balourdises et, si j’ai bien suivi, la FI regrette ses fanfaronnades Plan B séduisantes mais simplettes. Par ailleurs introduire dans leur parti des mecs comme ce triste Kotarac, nationaliste donc facho, fut une erreur qu’ils payent cher aujourd’hui car, dans d’ autres registres la mère Autain et les Zantoine Waechter sont encore plus toxiques. J’espère qu’ils vont s’en sortir !

05/06/2019 11:27 par Assimbonanga

@doucic, juste une précision : si je parle sans cesse des agriculteurs, c’est parce que je suis beaucoup plus immergée dans le monde agricole que dans le prolétaire. De naissance, puis de mariage. Mon mari est paysan ( pas agriculteur).Tu parles des agriculteurs selon une théorie que tu essaies de forger (et cela t’honore, puisque tu es en recherche). Or, l’agriculteur ne doit-il pas d’abord être considéré en tant qu’être de libre arbitre et en tant que citoyen ? Il n’est pas un rouage des banques si son éducation est faite au préalable.
Les néo-ruraux envisagent le métier comme un choix et un bonheur et ne songent pas au suicide. Je te concède que les agriculteurs de souche sont tributaires d’une idéologie qui les emprisonne et d’un milieu qui les pousse à agir tous pareil. Mais certains réussissent néanmoins à faire un pas de côté et sortir des tentations de l’agrandissement. Beaucoup de jeunes sortent de l’école d’agriculture avec l’envie de faire vroum-vroum et de monter leur projet d’installation basé sur l’endettement. Les prévenir ! Mais beaucoup n’auront pas envie d’entendre. Comment les sauver malgré eux ? En tout cas pas les exonérer de leur connerie !

Pour moi, ce sont des travailleurs, mais tu veux peut-être parler de ce mot selon le marxisme ? Alors-là, je ne suis pas qualifiée pour te répondre. Je ne sais pas. Je veux les considérer d’abord comme des êtres de choix et de responsabilité. Qu’ils réfléchissent et s’engagent et ne se considèrent pas comme des victimes. Lorsqu’ils engrangent des bénéfices, ils ne viennt pas le chanter sur les toits mais lorsqu’ils ont des pertes, on les entend pleurer pour des aides publiques. Le système des subventions a eu un grave effet pervers sur leur comportement.

Pour ce qui est de l’insulte de "vendu au capital", je ne pense pas être impliquée. Ou à l’insu de mon plein gré alors ?

05/06/2019 14:03 par Danael

Bon essayons ici , sans Gouly deux fois si c’est de là que vient la grande blessure et la censure. Mais quand la moutarde nous monte au nez... J’en ai lu de bien pires dans d’autres commentaires . Alors reprenons les amabilités sans rien changé du fond.

Pouvez-vous me dire où est la logique de ceux qui parlottent pour descendre Melenchon alors qu’ils ont approuvé chaque fois la stratégie générale du mouvement ? Et tous ceux qui font le cocorico du "moi j’ai la bonne ligne" mais surtout pas Mélenchon ? Je prends cet exemple parce qu’il manifeste le mieux ce virus sans antivirus qui me gonfle.

Voilà t’y pas que le journaliste Gouly dans un premier article sur le ton de reproche à l’endroit de Mélenchon et la FI pointe du doigt son ouverture vers le PS de gauche et les "patriotes" . Lesquels de patriotes ? On n’en sait trop rien, mais cela devait avoir un lien avec le fait que Mélenchon avait osé ne pas signer la lettre misérabiliste de Médiapart peu calibrée et là quel crime n’est_ce pas ? Il était devenu "patriote". Pourtant quand on a lu depuis des années Médiapart dans sa croisade contre la Syrie et aux côté des Etats-Unis, on a le droit d’hésiter à ce soudain élan humaniste hors sol de Médiapart. Ce qu’a très bien cadré Mélenchon.
https://francais.rt.com/france/53920-flirter-avec-ps-tout-courtisant-populistes-contradictions-jean-luc-melenchon

Dans un deuxième article le même journaliste Gouly cette fois met l’accent sur la politique de clivage de Mélenchon pas assez ouvert vers le PS et PC et les mouvements de la société, en gros la déclaration récente de Clémentine Autain qui non seulement était d’accord avec la ligne de départ de la FI pour devenir député mais qui surtout a fustigé et ostracisé dès le début le mouvement des gilets jaunes. Logique quand tu nous tiens par les couilles....
https://francais.rt.com/france/62710-repos-jean-luc-melenchon-previent-restera-au-combat-jusqua-dernier-souffle
Une confusion qui n’est pas que médiatique, hélas !
Autre mono-idéisme gagnant sur la réalité ?
https://www.youtube.com/watch?v=0vwQgbgwmtg

Bon maintenant , il faut tous courir derrière le nouveau "Big Bang" de la marque "gauche parisienne" hein, parce que celui des Gilets jaunes, voyez-vous, il n’a pas la marque qu’il faut depuis le début.
Et tout ce beau monde qui se donne comme objectif d’ éclairer et réunir le peuple français sont tous de bons européistes qui veulent l’Europe sociale dans cent ans, pendant que l’extrême droite fait la Une en Europe.
Faire une bonne autocritique certes mais avec les bons paramètres SVP. Sinon restez en marge .

.

05/06/2019 14:11 par Assimbonanga

Ce qui a du sens c’est l’opposition salariés/patrons.
Exploités/exploiteurs.
Le mot travailleur n’a rien à voir avec le fait de travailler !

Un agriculteur, artisan, commerçant, isolé est son propre exploiteur, le pauvre. Mais dés qu’il embauche des salariés, c’est à lui de pouvoir se regarder dans le miroir. Comment va-t-il fonctionner en priorité, va-t-il se ruer sur le travailleur immigré pour dépenser moins en main d’oeuvre. Quantités de détails entrent en ligne de compte. Dans les petites entreprises, le jugement qu’on peut faire est subtile à la mesure des micro choix de chaque jour. Ta vie est ton oeuvre.
Il y a ceux qui refusent de rentrer dans les dégueulasseries et qui ne finiront pas avec un gros patrimoine. Et puis il y en a d’autres.

09/06/2019 10:20 par Assimbonanga

@doucic. Les terres sont louées : oui, en partie. En revanche, concernant le matériel agricole, une fois remboursé les crédits, il demeure la propriété de l’agriculteur. Lorsque l’agriculteur part à la retraite, il reste dans son hangar plusieurs tracteurs et outils, sur lesquels il a récupéré la TVA. Les années suivant sa retraite, il ne manque pas d’en revendre une partie sur le Bon Coin. C’est un apport que l’ouvrier (le salarié) n’a pas. L’agriculteur loue beaucoup de terres en particulier aux familles qui étaient autrefois paysannes mais qui ont dû muter. Mais l’agriculteur possède toutefois un nombre conséquent de terres et bois qu’il peut vendre à sa retraite. Encore une ressource que le simple salarié n’a pas.

(Commentaires désactivés)