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Le 20 février dernier, était signé un accord entre le nouveau gouvernement grec et l'Eurogroupe, soit l'ensemble des ministres des Finances des États membres de la zone euro, actuellement présidé par Jeroen Dijsselbloem. Cet accord a fait couler beaucoup d'encre ; mais sait-on vraiment ce qu'il contient ? Le soir même de cette réunion, à 21 heures, l'Eurogroupe publiait un communiqué pour faire état de cet accord. En voici donc une version française.
Avertissement
Une traduction n'est jamais neutre. Si la présente s'est attachée à rester au plus près du texte, il est des formules qui posent quelques difficultés.
Ici, par exemple, l'expression "current arrangement" est traduite par "l'accord actuel", avec l'idée, conformément au sens du mot "current", qu'il s'agit de dispositions en cours, c'est-à-dire actuellement en vigueur, et que donc cet accord signé le 20 février s'inscrit d'une certaine manière dans la continuité de ce qui avait été accepté par les gouvernements grecs précédents ; ce que confirment d'ailleurs les termes tels que "existing arrangement" (l'accord existant) ou "extension" (la prolongation). Or il semble que le gouvernement grec ait choisi de la traduire par "l'accord d'aujourd'hui", ce qui lui permet de placer le curseur sur le caractère nouveau de sa posture, potentiellement en rupture avec les gouvernements précédents, ou du moins d'évacuer toute référence à un état antérieur qui continuerait d'agir. (…)
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Dans un débat, lorsque deux perspectives s'opposent, il est naturel de prendre parti pour l'une, en résistant à l'autre. Pourtant, on se doit avant tout de rechercher s'il existe une alternative, et de l'explorer le cas échéant.
Ce billet est une contribution au Mouvement pour la Sixième République (M6R), lancé par J.-L. Mélenchon au début de septembre 2014. Alors qu'il n'a pas encore atteint, à ce jour, le cap préfixé des 100 000 signataires, un débat parfois virulent divise depuis quelque temps ce mouvement : les partisans d'une assemblée constituante élue par le vote s'opposent à ceux d'une assemblée constituante élue par le sort.
Nous proposons ici l'esquisse d'une solution qui peut prétendre dépasser cette opposition, tout en satisfaisant aux réquisits des deux "camps", une sorte de Aufhebung hégélien (une fois n'est pas coutume !). Nous pensons qu'elle peut prétendre, par surcroît, susciter l'intérêt des citoyens en général, au-delà des sympathisants du M6R, ce qui permettrait à ce dernier de s'attirer les faveurs d'un plus large électorat en vue des présidentielles de 2017. Mais nous insistons sur le fait qu'il ne s'agit ici que d'une description générale de ce qui n'est ni plus ni moins qu'un (…)
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Comme toute crise historique qui s'accompagne par nature de misère sociale et d'injustices insoutenables, celle que nous traversons depuis quelques années représente l'occasion de formuler un nouvel agencement intellectuel, une nouvelle vision du monde susceptible d'amorcer et de concrétiser une transformation sociale nécessaire et salutaire.
La subversion métaphysique
L'individu humain est libre, autonome, indépendant, souverain, maître de ses pensées et de ses actes, doué de volonté et de libre-arbitre. Jamais cette conception anthropocentrique, cette croyance subjectiviste héritée de Saint Augustin [1], renforcée par l'Humanisme théorique et consacrée par Descartes, n'a connu autant de succès qu'aujourd'hui. Elle est ancrée au plus profond de nos schèmes mentaux depuis tant de siècles que nul n'ose la remettre en question. Or nous n'avons pas idée de l'ampleur des dégâts qu'elle occasionne ! C'est sur elle que se fonde la pensée libérale, qui articule des notions telles que (…)
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Trente ans après la grève des mineurs, la Grande-Bretagne vit encore au rythme des grèves : on se souvient des grèves étudiantes massives de 2011, aujourd’hui ce sont les postiers, cheminots, agents de métro et enseignants qui sont en lutte. Contre les privatisations, pour défendre leurs conditions de travail.
Ce mercredi 26 mars, plusieurs dizaines de milliers d'enseignants britanniques ont arrêté le travail, plusieurs milliers d'écoles primaires et d'établissements secondaires ont fermé leurs portes, paralysant la majorité des écoles du pays.
Ainsi, à titre d'exemple à Leeds 140 écoles ont fermé leurs portes soit la quasi-totalité des établissements de la ville, 70 à Liverpool, 70 également à Brighton, 96 à Oxford, 73 à Bolton, 51 à Hackney dans l'est de Londres. Au Pays de Galles, la moitié des écoles sont restées closes.
« Il faut faire tomber le Mur de Berlin entre écoles privées et publiques »
(le Ministre de l'Education Gove)
Cette grève convoquée par le premier syndicat enseignant, le NUT (National education of teachers) qui représente 350 000 enseignants, est une réponse à la « réforme » proposée par le ministre de l'Education conservateur Michael Gove.
Comme le souligne la secrétaire du NUT, Christine Blower : « Il fallait partir en grève. Nous sommes inquiets pour (…)