Auteur Frank

les réformes continuent

Frank
Après la défaite du mouvement contre la réforme des retraites en 2010 en France, le gouvernement s'était félicité d'avoir mené sa contre-réforme et annonçait déjà son intention de poursuivre sa politique. Le 24 Aout, Fillon a présenté une série de mesures pour prélever davantage sur les revenus du Travail pour faire payer la crise financière aux travailleurs. Les syndicats appellent à une « journée de mobilisation interprofessionnelle » pour le mois de septembre. Mais aucun bilan sérieux n'a été fait de la défaite du mouvement de 2010. Les directions syndicales organisent à nouveau une journée d'action ou peut-être une série de journée d'action à la rentrée. Or le gouvernement ne reculera pas devant une journée d'action qui ressemble fort à une parade des organisations syndicales avant les présidentielles de 2012. L'opposition politique reste « responsable ». Les partis réformistes en campagne (PS, FdG) ne remettent pas en question la réforme des retraites qui est la principale (…)

Révolution en Tunisie

Frank
La révolution tunisienne a montré que la voie révolutionnaire n'est pas dépassé ou d'un autre siècle. Les masses ont affronté courageusement un régime policier et ont chassé le dictateur. Mais la révolution n'a pas abattu le capitalisme, car aucune organisation politique ne défendait la perspective du socialisme pour la révolution en cours. Le régime L'indépendance de la Tunisie et des pays africains après la seconde guerre mondiale a été acquise de haute lutte par les masses au bénéfice des bourgeoisies nationales. Les nouvelles nations prétendaient rompre définitivement avec le passé colonial grâce à un Etat bourgeois hégémonique sur la société et dirigeant les principaux secteurs économiques. Mais le développement économique basé sur les secteurs nationalisés ne pouvait s'affranchir de la tutelle de l'impérialisme, en premier l'impérialisme français. L'Etat hégémonique et policier se soumettait aux exigences des nations impérialistes. La dictature donnait peu de libertés (…)

Révolutions en Tunisie, Egypte, Lybie

Frank
Arrêt de la répression ! Pour l'auto-organisation de la population ! En Tunisie et en Egypte, les manifestations ont réussi à chasser les dictateurs qui oppressaient leur population. Le mouvement en Afrique du nord et au Moyen-Orient montre que la rue peut décider de l'avenir d'un pays. Ces révolutions ont apporté plus de liberté d'expression, des libertés politiques, des augmentations de salaires pour les travailleurs et ont montré que la voie révolutionnaire n'est pas dépassé ou d'un autre siècle. La violence présente lors de ces révolutions est du coté de la police et de l'armée. Ces mouvements pour améliorer les conditions de vie sont durement réprimés. La police a tiré sur les manifestants et a procédé à des arrestations politiques en Tunisie et en Egypte. En Lybie le dictateur Kadhafi fait bombarder des villes, il y a des milliers de morts. La limite principale des révolutions en cours est le manque d'auto-organisation des travailleurs, des étudiants, des paysans, des (…)

La révolution tunisienne s’approfondit

Frank
Le 27 février, sous la pression de la rue, le premier ministre tunisien a démissionné. Dans un contexte où les grèves et les manifestations se succèdent, l'opposition au gouvernement transitoire constituée de 28 organisations dont l'UGTT, le syndicat tunisien, le Parti communiste ouvrier, des démocrates et des islamistes organise un « contre-pouvoir ». Le Conseil national de sauvegarde de la révolution a pour programme de structurer la révolution par des comités locaux et régionaux, d'exiger le départ de tous les tenants du régime de l'ancien dictateur au sein de l'Etat et de faire adopter une réforme constitutionnelle pour une véritable Assemblée constituante. Le Conseil National exige que toutes les décisions du gouvernement transitoire soient soumises à son approbation. L'organisation des masses dans des conseils doit permettre d'imposer le Conseil National au gouvernement de transition et de mettre en place dans les faits un double pouvoir. Mais pour le PCOT et son leader Hamma (…)

A propos de la régulation du capitalisme

Frank
La crise économique de 1973 marque le début de la stagnation de la croissance des pays européens, des Etats Unis et du Japon. La suraccumulation de capital, après un essor économique sans précédent, nécessitait le placement du capital privé dans d'autres activités : dans les domaines nationalisés et le renforcement des investissements dans les autres pays. En France la privatisation des entreprises nationalisées a offert au capital privé de nouveaux débouchés et une augmentation des profits résultant de ces nouveaux secteurs. La dérèglementation des activités économiques dans le monde a permis aux capitaux de s'investir plus facilement dans les pays en voie de développement. La multiplication des investissements à l'étranger s'est fait parallèlement à une concentration du capital et au développement de trusts et de banques encore plus géants. L'idéologie néolibérale reflétait bien les intérêts de la bourgeoisie mondiale à la privatisation des secteurs nationalisés, à la (…)