Auteur Laurent S

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Mieux que le RIC révocatoire, les convocations populistes.

Laurent S

Voici un extrait d’une réflexion plus globale sur une forme de pouvoir législatif populiste, c’est-à-dire qui défend les intérêts du peuple. Il décrit un nouveau droit à accorder aux citoyens sur leurs élus.

Le peuple étant souverain, il doit aussi pouvoir réclamer des comptes à ses élus. Il aura donc l’initiative de rencontres obligatoires via les convocations populistes. Elles sont déclenchées par une centaine de citoyens (de quoi remplir une salle) qui jurent sur l’honneur de s’y rendre et désignent l’un d’eux pour présider cette rencontre. Celui-ci contacte les services du parlement et communique l’ordre du jour, le lieu, la date et le parlementaire souhaités. Ceux-ci essaient de satisfaire au mieux toutes les demandes concurrentes en fonction de critères purement pratiques : proximité géographique du parlementaire, priorité aux régions les moins visitées, aux parlementaires les moins sollicités, priorité liée au caractère de l’ordre du jour. Ils peuvent proposer de fusionner des rencontres et de procéder éventuellement par téléconférence pour les territoires ultramarins. Certaines convocations populistes auront un caractère d’urgence car leur intérêt pourrait être nul ou (…)

La TNCF, oui c’est possible… de lutter unilatéralement contre les paradis fiscaux

Laurent S

Comment utiliser le principe de la TVA contre l’optimisation fiscale des multinationales et pour baisser les taux de TVA. Pourquoi l’impôt sur les sociétés est incompatible avec le statut de multinationale.

Les sociétés multinationales ont détourné des milliards d’euros vers les paradis fiscaux grâce à l’optimisation fiscale. Non seulement cet argent manque à l’Etat pour mener une politique sociale mais en plus il alimente la spéculation qui perturbe les marchés économiques. Il importe donc de faire cesser ces activités criminelles en rétablissant la souveraineté fiscale des Etats. Il est vain d’attendre pour se faire un accord international qui mettra fin aux paradis fiscaux et à la finance noire. Mais un Etat peut initier tout seul la révolte en créant une taxe qui ne touche que les multinationales : une taxe de non-coopération fiscale ou TNCF. Le principe de la TNCF La TNCF est une TVA supplémentaire que paient toutes les entreprises qui remplissent une des conditions suivantes : L’arbre complet des liens de propriétés entre l’entreprise et ses filiales ou entre l’entreprise et ses propriétaires principaux, personnes physiques ou morales, jusqu’aux personnes physiques, pour (…)
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Comment constituer un parlement par le vote et le tirage au sort

Laurent S

Le vote et le tirage au sort ont des qualités et des inconvénients pour désigner des représentants politiques. Voici comment lier les deux pour désigner les députés et les sénateurs et instituer un pouvoir législatif qui soit le plus représentatif du peuple grâce à des partis politiques de masse.

Etienne Chouard mène un combat très juste et encore solitaire pour la désignation par tirage au sort dans les institutions politiques. Son discours est bien argumenté, mais je ne l’ai pas entendu faire de proposition de constitution donnant au tirage au sort un rôle principal. Cette absence de concrétisation de ses idées, laisse donc le vote sans réelle alternative. S’en abstenir, car cela serait la prérogative exclusive d’une assemblée constituante, est presqu’un aveu d’échec : une telle assemblée ne peut pas tout réinventer, un vrai débat et des idées doivent précéder et aider à ses choix souverains. D’un autre côté, le vote a certaines vertus qu’il serait dommage d’abandonner. Voici donc une proposition pour un parlement constitué par une alliance du vote avec le tirage au sort. L’Assemblée nationale Le parlement se compose d’une Assemblée nationale et d’un Sénat comportant deux fois moins de sénateurs que de députés. L’assemblée est renouvelée par tiers tous les deux ans par (…)

Le bancor sans le bancor : la parité douanière versus la parité financière

Laurent S

Comment un Etat peut imposer unilatéralement et pacifiquement l’équilibre de sa balance des paiements et ainsi recouvrer une politique économique et financière dont les priorités sont sociales et environnementales.

La règle d'or qui est violée par tous les pays et qui alimente la crise économique actuelle, celle qui permet à une ploutocratie de s'enrichir sur la misère grandissante des populations, n'est pas celle de l'équilibre des budgets publics, mais celle de l'équilibre de la balance des paiements. Il ne s'agit pas ici d'analyser les tenants et les aboutissants de ce principe, mais de dénoncer l'absence de mesures pour rétablir cet équilibre, de dénoncer la passivité, la lâcheté de s'appuyer sur le manque de consensus international, d'organisation internationale à même d'imposer cet équilibre pour tous les pays. On feint d'ignorer qu'une telle unanimité n'émerge jamais qu'après l'écoeurement de malheurs répétés. On s'abstient de remettre en cause le besoin d'une telle unanimité et d'une alternative au Bancor. Or il est parfaitement possible pour un pays seul d'imposer l'équilibre de sa balance des paiements, pour dans un premier temps s'épargner nombre des maux dont nous souffrons (…)

Financer l’économie par un pouvoir financier indépendant des élus mais démocratique et supprimer les marchés financiers (1ère partie)

Laurent S
Une assemblé de citoyens tirés au sort contrôle le pouvoir judiciaire et une nouvelle administration qui a le monopole du crédit. Comment marche ce 4ème pouvoir et quelle vision de l'économie sous-tend-il. 1ère partie Sortir des constats d'échec L'accroissement régulier du chômage, de l'endettement, du prix des matières premières ne sont pas des accidents. Ils ne forment pas une crise économique un peu plus grosse, un peu plus longue et qui guérirait naturellement au bout d'un temps plus ou moins long et dans des souffrances plus ou moins grandes. La crise actuelle est la conséquence même des logiques de notre système économique et politique poussées jusqu'à leur paroxysme. Notre société n'est pas un fumeur qui a attrapé la grippe mais un fumeur qui a le cancer des poumons. Certes, quoiqu'il advienne, cette crise aura bien un terme. Mais le monde d'après sera nécessairement très différent du monde d'aujourd'hui. Car les alternatives auxquelles nous faisons face sont radicales : (…)