MaxKo
Ce samedi 8 décembre, à Paris, autour de l’arc de triomphe, des cohortes de gilets jaunes venues de toute la France, ont déferlé, paisiblement. Mais sans organisation. Sans but clairement établi, sans plan de marche, autre que de battre le parvis des Champs Elysées, le calme a cédé à l’excitation et le climat a tourné à l’affrontement, ce que recherchaient les forces de l’ordre.
Un simple point de rendez-vous défini à l’avance, avec un horaire précis, aurait pourtant suffit à rassembler les gilets jaunes en masse, pour faire précisément masse, et devant laquelle les forces de l’ordre n’auraient pu faire le poids, ne pouvant faire le nombre.
Un peu d’organisation et de coordination aurait permis aussi de manœuvrer, plus tactique, de façon à éviter des affrontements stériles et souvent violents, par exemple en basculant des Champs vers la Concorde où on ne les attendait pas, puis de la Concorde vers Opéra, République ou ailleurs, et ainsi de suite avec un temps d’avance, de manière à ne pas risquer de recevoir qui un flash ball, qui une lacrymo, un coup de matraque, une grenade ou de se faire interpeller et placer ‘préventivement’ en garde à vue…
Nous écrivions récemment combien il est désormais nécessaire que le mouvement de masse des gilets jaunes se structure, s’organise et se coordonne, de manière à peser plus amplement et à tendre vers une (…)
MaxKo
Le mouvement des gilets jaunes est un mouvement de masse qui doit désormais s'organiser pour faire aboutir les revendications qu'il porte, mais au-delà pour constituer un vaste rassemblement du proletariat pouvant lutter contre la classe capitaliste dominante. Cette organisation doit épouser une forme particulière, réellement démocratique, pour le prolétariat et par le prolétariat.
N’en déplaise aux idéalistes, le mouvement des « gilets jaunes » n’est que le fruit, la réaction organique des masses affectées par la vie chère, le niveau des taxes et la destruction organisée par le pouvoir en place depuis des décennies – et parachevées de manière encore plus brutale sous le règne d'Emmanuel Macron – des services publics.
La cause racine de ce mouvement de masse est la nécessité ; nécessité qui fait loi organique. De même qu’un arbre qui trouverait son sous-sol brutalement asséché par des conditions climatiques subitement nouvelles, verrait alors ses racines plonger, creuser et progresser sous terre jusqu’à pouvoir trouver de l’eau, ou dépérir, de même le prolétariat français s’est mit en mouvement, instantanément, alors qu’il est asséché par des conditions économiques qui, tout aussi subitement – même s’il s’agit du résultat d’un processus lent de délitement des conditions d’existences et de sa paupérisation, ne permettent plus à sa masse, de satisfaire ses (…)
MaxKo
Ainsi pour le nouveau Garde des Sceaux Georges Ibrahim Abdallah serait un « terroriste » de la même espèce que les salafistes dégénérés de l’Etat islamique, comme il l’a affirmé sans ambages, et même avec véhémence pour souligner combien le gouvernement était mobilisé sur le sujet, lors de la matinale de France Inter le 31 mars dernier.
Pauvre Justice, tu vas être bien gardée avec Urvoas en cerbère. Pauvre Urvoas, sitôt arrivé et déjà dans le reniement le plus absolu de tes postures précédentes.
Par exemple le voilà qui ne se souvient pas de son soutien pourtant apporté il y a à peine quelques semaines, pas même six mois en tous cas, au mouvement BDS, dans une lettre adressée à celle qu’il a depuis lors remplacée. Il lui demandait alors, et cela faisait Justice et avait du sens – et même de la gueule ! - l’abrogation des circulaires scélérates Alliot-Marie, l’encore ancienne Garde des sceaux qui voulait en son temps envoyer des képis français au secours de la dictature Ben Ali lors du « printemps arabe » tunisien.
« L’incitation à punir » le militantisme « des personnes appelant au boycottage des produits israéliens en provenance des territoires occupés » par Israël au mépris des palestiniens et du droit international, « constitue une atteinte à la démocratie et aux libertés fondamentales » écrivait-il alors (…)
MaxKo
Le projet de loi El Khomri pour le patronat, c’est comme une boite de chocolats. On y retrouve tous ses parfums préférés, qui ont tous la saveur du néo-libéralisme union-européiste otanisan. Licenciement économique assoupli, avec plafond des indemnités, dépassement du temps de travail à la carte, date et durée des congés annulable ad nutum, etc.
Le projet de loi El Khomri pour le patronat, c’est comme une boite de chocolats. On y retrouve tous ses parfums préférés, qui ont tous la saveur du néo-libéralisme union-européiste otanisan. Licenciement économique assoupli, avec plafond des indemnités, dépassement du temps de travail à la carte, date et durée des congés annulable ad nutum, etc.
Pour le prolétariat en revanche, ce serait plutôt un retour à la disette. Au pain sec et à l’eau. Aucune avancée, que des dispositions vides de tout contenu concret, comme le droit de se « déconnecter » (de ses courriels professionnels s’entend, lorsque l’on est en vacances - vaste avancée, alors que d’aucuns penserons naïvement que les vacances servaient à cela justement, à ‘déconnecter’…), ou celui à une « conciliation entre vie professionnelle et vie personnelle », qui n’est d’ailleurs pas reconnu, le projet de Loi précisant seulement que cette « conciliation » est « recherchée » (cf. Titre I, Chapitre 1er, I. – Art. 8 du projet). (…)
MaxKo
La chambre criminelle de la Cour de cassation vient de se déshonorer. L’arrêt qu’elle a commis le 20 octobre 2015 (N°14-80020) repose la question de la prétendue indépendance de la Justice.
Mais cette fois non pas à l’égard de l’Exécutif ou du Législateur (on sait qu’indépendante elle ne saurait l’être depuis que De Gaulle l’a assignée au simple rang d’autorité, alors que Montesquieu la vouait à s’élever en troisième pouvoir), mais à celui d’une puissance étrangère. Alors que l’on savait l’Etat français plus enclin à défendre la souveraineté d’Israël que les droits de l’homme en Palestine, la Justice se met au diapason. Voici en effet la Cour de cassation qui se met à son tour au garde à vous, et encore à genou, devant l’impérialisme sioniste.
Rendez-vous compte. La chambre criminelle vient de justifier, en droit comme en fait, la condamnation de militants du BDS (le mouvement Boycott Désinvestissement Sanctions) qui dénoncent la colonisation de la Palestine. Crime de lèse Netanyahou en quelque sorte.
En fait, qu’avaient-ils commis comme forfait ? S’agissaient-ils de dangereux extrémistes gauchistes fomentant un attentat contre la sécurité de l’Etat ? Ou encore de (…)