Auteur Sharhabil Al Gharib

Téhéran parviendra-t-il à imposer l’équation ?

Sharhabil Al Gharib

L'Iran est conscient que la récente guerre à Gaza et son extension au Liban ne sont plus seulement une confrontation localisée, mais un moment crucial pour reconfigurer l'équilibre des pouvoirs dans la région.

Le concept d'« unité des fronts » ne constitue plus un simple slogan politique adopté par les forces de l'Axe de la Résistance dans la région — que ce soit au Liban, à Gaza ou au Yémen — ni un simple cadre opérationnel visant à coordonner les pressions militaires entre les différents théâtres. Tout indique qu'il se transforme aujourd'hui en un titre stratégique par lequel l'Iran tente de retourner la table des grands entendements internationaux et d'imposer une nouvelle règle pour la gestion du conflit régional. Les fuites publiées par Yedioth Ahronoth concernant l'insistance de Téhéran à incorporer, dans tout accord négocié avec l'administration américaine, une clause explicite prévoyant la cessation de la guerre sur tous les fronts — et selon lesquelles les États-Unis auraient accepté cette exigence bien qu'elle soit moins favorable pour « Israël » — révèlent que l'Iran ne mène pas des négociations tactiques liées uniquement à une trêve temporaire, mais agit plutôt selon une (…)

Comment la guerre contre l’Iran et le Hezbollah a brisé le bouclier protecteur américain d’Israël

Sharhabil Al Gharib
Les indicateurs qui émanent de Washington ne sont plus de simples chiffres ou des divergences passagères dans les positions ; ils reflètent plutôt une profonde transformation structurelle de la relation entre les États-Unis et Israël. Le récent vote au Sénat américain, où une nette majorité de démocrates a voté contre la fourniture à Israël d’équipements militaires sensibles, a révélé un déclin sans précédent de la position d’Israël au sein des États-Unis, en raison de son implication dans des guerres et des répercussions négatives que celles-ci ont engendrées sur la scène intérieure américaine. Que 40 des 47 sénateurs démocrates aient voté contre la fourniture d’engins de chantier à « l’armée » israélienne, que 36 des 47 aient voté contre la fourniture de bombes, et qu’aucun membre démocrate ayant des ambitions présidentielles n’ait voté pour armer Israël, voilà des données qui ne peuvent être traitées comme un événement isolé ou une circonstance politique temporaire. Elles (…)