Jacques NIKONOFF
Résumé : Dans son texte le M’PEP montre que la démission du gouvernement et la nomination d’un nouveau encore plus favorable à la défense des intérêts des classes dominantes, va accélérer les difficultés déjà immenses des classes populaires et moyennes. François Hollande et le Parti socialiste ressortent des cartons poussiéreux le mythe du TINA de Margaret Thatcher (There is no alternative – il n’y a pas d’alternative). Il est vrai qu’à gauche comme à droite, les partis ayant pignon sur rue se refusent à prendre les seules décisions qui permettraient d’engager la France dans la voie du redressement : la démondialisation et d’abord la sortie de l’euro et de l’Union européenne. Le FN, quant à lui, n’a que des mots à proposer et un projet inconsistant. La parole doit être redonnée au peuple, le président de la République, privé de légitimité, doit dissoudre l’Assemblée nationale…
Lundi 25 août, à la demande du président de la République François Hollande, le Premier ministre Manuel Valls lui remettait la démission de son gouvernement. A 9h35, en effet, un communiqué de l’Elysée annonçait que « le président de la république a reçu ce matin le premier ministre. Manuel Valls a présenté au président de la République la démission de son gouvernement. Le chef de l’Etat lui a demandé de constituer une équipe en cohérence avec les orientations qu’il a lui-même définies pour notre pays. Sa composition sera annoncée dans la journée de mardi ».
Cette décision était motivée par des déclarations publiques de deux ministres, Arnaud Montebourg et Benoît Hamon, contestant les orientations de politique économique du président de la République et du Premier ministre.
Benoît Hamon, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, dans un entretien au journal Le Parisien le 23 août, annonçait que « Arnaud et moi ne sommes pas loin des (…)
Jacques NIKONOFF
RÉSUMÉ.
La réunion du G8 qui s’est tenue à Lough Erne, en Irlande du Nord, les 17 et 18 juin 2013, a été l’occasion de lancer officiellement les négociations pour aboutir à un Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (PTCI), Transatlantic Trade & Investment Partnership (TTIP) en anglais. Quelques jours avant à Luxembourg, dans une opacité totale, les ministres du Commerce des Vingt-Sept avaient adopté le mandat à confier à la Commission européenne pour conduire les négociations au nom de l’Union européenne.
Le gouvernement français PS-EELV qui, avant cette réunion, avait annoncé qu’il allait faire un malheur en brandissant la menace d’utiliser son droit de veto si une « exception culturelle » n’était pas accordée, s’est finalement, comme prévu, lamentablement couché, contrairement à la propagande massive qui tente de faire croire l’inverse. En effet, selon le commissaire européen au Commerce Karel De Gucht : « le mandat est très clair. D’un côté, il est dit que audiovisuel est exclu du champ des négociations. Dans un autre paragraphe, il est dit très clairement que nous pouvons faire de nouvelles propositions au Conseil sur un mandat additionnel, sur n’importe quelle question y compris l’audiovisuel ». Cette façon de procéder est un grand classique de la diplomatie : on rédige un texte qui dit une chose et son contraire en organisant volontairement le flou artistique pour éviter que l’une des parties ne perde la face. Chacune peut alors crier victoire, les larrons jouant la comédie. (…)
Jacques NIKONOFF
Une opération d’affolement de la population est en cours sur l’euro. Elle est menée par ceux qui étaient pour le « oui » aux référendums de 1992 et de 2005. Ils utilisent les mêmes arguments fallacieux qu’à l’époque. En 1992, ils disaient que ce serait la « catastrophe » de ne pas voter pour le traité de Maastricht et la monnaie unique. En 2005, ils affirmaient que ce serait l’ « explosion de l’Europe » si on ne votait pas pour le projet de constitution européenne. Aujourd’hui, ils soutiennent que ce serait le « chaos » si un ou plusieurs pays quittaient la zone euro.
Le journal Le Monde (15/12/2010) titre : « L'euro va-t-il tuer l'Europe ? ». Sous-titres : « Qui serait prêt à renoncer à la monnaie unique ? Quels sont les scénarios de sa disparition ? Quels seraient les effets d'un éclatement ? » Il cite The Economist, icône de la pensée unique ultralibérale, qui affirme que « Démanteler l'euro n'est pas impensable, seulement très coûteux ». C'est l'inverse ! C'est l'euro qui est coûteux ! Pour les classes populaires et moyennes ! Car c'est soi-disant pour le « sauver » que l'austérité a été décrétée dans toute l'Europe !
Le Monde explique que la sortie de la Grèce et de l'Irlande de l'euro et le retour à leurs monnaies nationales permettrait de les dévaluer. Ces pays pourraient ainsi développer leurs exportations, relancer leur activité économique et réduire leurs déficits publics. Le Monde ajoute cependant que « cette stratégie comporte de graves dangers ».
Le premier serait une « panique bancaire », les déposants grecs et irlandais (…)
Jacques NIKONOFF
Discours de Jacques Nikonoff lors du lancement du Front lorrain de gauche à Nancy le 17 décembre 2010.
Avec la participation de : Clémentine Autain (codirigeante du mensuel Regards, membre de la FASE), Ian Brossart (membre du Conseil national du PCF), Jacques Nikonoff (porte-parole national du M’PEP), Danielle Simonnet (membre du secrétariat national du PG), Francis Sitel (membre du Bureau national du GU).
Mesdames et messieurs,
Chers amis et camarades,
Le rendez-vous le plus important pour la gauche de gauche - pour la vraie gauche ! - n'est pas l'élection présidentielle de 2012.
C'est sa rencontre avec le peuple pour lui proposer un chemin crédible de sortie de l'austérité, de la crise de l'Union européenne et de l'euro. Un chemin qui montre que l'on peut supprimer le chômage et la précarité, remettre en place une protection sociale et des services publics dignes de ce nom, améliorer radicalement la qualité de la vie et de l'environnement.
L'élection du Président de la République au suffrage universel direct est une forme primitive, sommaire, puérile de la politique.
Elle fabrique souvent des individus pathétiques, des illuminés - les candidates et les candidats - qui croient être touchés par la grâce et pensent avoir été désignés pour accomplir un destin, comme si le doigt de Dieu s'était posé sur eux.
L'élection du Président de la République au suffrage universel (…)
Jacques NIKONOFF
Une partie de la gauche et de la droite a renoncé à la souveraineté monétaire nationale, refuse de sortir de l’euro, et s’est installée dans l’ordre monétaire néolibéral.
L’ambition de cette étude est donc de livrer un panorama général des points de vue des principales organisations politiques, syndicales et associatives françaises sur la crise de l’Union européenne et de l’euro, et de les commenter.
La conclusion principale de cette investigation, particulièrement inquiétante, est qu’il existe un consensus implicite entre presque toutes les organisations étudiées : Attac, CFDT, CGT, FO, FSU, MEDEF, MoDem, NPA, PCF, PG, PS, UMP, Union syndicale solidaires, Verts.
Résumé
De cette unanimité, il faut retrancher le Mouvement politique d'éducation populaire, l'Arc républicain de progrès, Debout la République (DLR), le Mouvement républicain et citoyen (MRC), et le Front national (FN). Debout la République se prononce clairement pour la sortie de l'euro, mais n'explique qu'assez peu la manière de faire. Le Mouvement républicain et citoyen évoque la sortie de l'euro, mais après que des tentatives de réformer l'Union européenne auraient échouées, et avec beaucoup d'ambigüités. Le FN prétend vouloir sortir de l'euro, mais cette annonce n'est qu'une arnaque, car les conditions mises par le FN pour en sortir annulent cette prétention. Le FN ne fait que des effets de manche. En réalité il ne veut pas sortir de l'euro. Comment, en effet, interpréter son slogan sur une sortie de l'euro « groupée, maitrisée et rapide », si ce n'est comme la volonté de botter en touche tout en donnant l'impression que le FN reste prétendument ferme sur sa défense de la (…)