Georges GASTAUD
RESISTANCES, CONTRE-ATTAQUES ET DEVOIR D'AVANT-GARDE
I - SERRER LES RANGS FACE A LA MONTEE DES PERILS GEOPOLITIQUES
Comme nous l’avons déjà maintes fois démontré, l’hégémonisme euro-israélo-étatsunien est le moteur principal de la marche à la guerre mondiale. C’est le cas de la Finlande à l’Ukraine, où l’avancée continue de l’UE-OTAN vers les frontières russes fut le vrai déclencheur du conflit dit russo-ukrainien, jusqu’à la Palestine génocidée, à l’Iran, à l’Irak, à la Syrie et au Liban continuellement agressés, au Caucase déstabilisé, sans oublier l’empoignade géopolitique en cours du Détroit de Taïwan à la Péninsule coréenne : avide de prendre sa revanche sur Pékin et Pyongyang, le Japon impérial se réarme frénétiquement dans le but de seconder l’armada nord-américaine porteuse d’armes atomiques tournées contre la Chine et la Corée populaires.
La tendance est analogue quand on observe les fronts africain et latino-américain de la recolonisation globale du Sud. La mise (…)
Georges GASTAUD
Gaza, Cuba, Venezuela appartiennent au même front mondial. Ne défendre que l'un des saillants de ce front mondial, c'est laisser l'empire euro-atlantique détruire l'un après l'autre les "saillants" de la résistance anti-hégémonique mondiale et le laisser créer les conditions d'une guerre mondiale antichinoise et antirusse potentiellement pan-exterminatrice.
GAZA, CUBA, VENEZUELA... MÊME COMBAT ! - Il n'y a qu'une seule ligne de front face à l'hégémonisme yanqui - Par Georges Gastaud, auteur de Mondialisation capitaliste et projet communiste (Delga, 2022)
La solidarité d'une grande partie de la jeunesse mondiale avec le peuple palestinien est d'autant plus admirable qu'elle est partout réprimée. Pour autant, il serait, non seulement suicidaire stratégiquement, mais moralement indéfendable, d'abandonner à eux-mêmes les autres points chauds - en termes militaires, les "saillants"- qu'il s'agit pour Trump de conquérir l'un après l'autre - sur la ligne de front mondiale qui sépare, d'une part, l'hégémonisme états-unien conforté par l'UE-OTAN et par la "théocratie fasciste" d'Israël (dixit le maire de Tel-Aviv parlant du gouvernement en place !), d'autre part une kyrielle de pays, de mouvements sociaux et de peuples qui font échec, ne serait-ce que par leur volonté têtue d'exister, au projet globalitaire de l'oligarchie (…)
Georges GASTAUD
Nombre d’analystes militaires et/ou de géopolitistes patentés croient pouvoir traiter séparément les uns des autres les multiples théâtres d’affrontement ou de pré-affrontement militaire qui opposent l’hégémonisme euro-atlantique (sous pilotage plus ou moins direct selon les cas du super-hégémonisme étasunien) à un ensemble encore disparate d’Etats et de forces politiques.
Un regroupement certes hétérogène mais porté par de multiples dynamiques de résistance que la crise encore souterraine, mais clairement systémique et irrémédiable, du mode de production capitaliste, doublée d'une crise planétaire aiguë du consentement des peuples (Afrique, Eurasie et, avec un net recul ces derniers temps, de l'Amérique latine) à l' "ordre" euro-atlantique (résumé par la Trinité du dollar, de l'US Army et du soft power étasunien de moins en moins "soft " et de plus en plus invasif de la langue et de la culture étasunienne...), pousse de plus en plus, par-delà des défaites localisées et momentanées, à contester le suffocant "ordre" atlantique mondial porté par l'Hégémon étasunien (lui-même en crise explosive aux USA même). Celui-ci est du reste soutenu à divers degrés par sa valetaille mondiale allant du bloc anglo-saxon AUKUS (Australia, United Kingdom, USA) à l'Europe atlantique pilotée par l'Hégémon régional allemand et, loin derrière lui mais n'en paradant que (…)
Georges GASTAUD
Le conflit russo-otanien en Ukraine est pour le moins, avec Gaza et Taïwan, l'un des points éruptifs, de la Grande Faille Mondiale qui confronte le bloc euro-atlantique aux pays très divers qui composent les BRICS. Par-delà le violent discours russo- et sinophobe que colportent les médias occidentaux, l'enjeu du bras de fer planétaire qui se joue de l'Arctique à l'Asie-Pacifique, et plus latéralement, en Afrique francophone et en Amérique latine (menaces états-uniennes sur Cuba et sur le Venezuela bolivarien notamment), est en effet le maintien ou pas de la très mortifère domination exercée sur la planéte par l'hégémonisme euro-israelo-états-unien en déclin, donc d'autant plus agressif. Ce bloc supremaciste et liberal-fascisant (libéral en paroles et fascisant en fait !) est en effet le fer de lance politico-militaire d'un capitalisme devenu l'ennemi principal de la vie sur Terre tant l'exterminisme, comme on le voit horriblement à Gaza, constitue depuis longtemps un axe (…)
Georges GASTAUD
La scène politique française a été secouée par un événement majeur : la chute du gouvernement de Michel Barnier, renversé par une motion de censure approuvée par 58% des voix ce mercredi 4 décembre. En jeu, le très controversé projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2025 (PLFSS), imposé par l’exécutif grâce à l’article 49.3 après des mois de vifs désaccords parlementaires. Malgré un compromis laborieusement négocié en commission mixte paritaire, l’opposition, de droite comme de gauche, a uni ses forces pour censurer un gouvernement accusé de poursuivre une politique d’austérité rejetée par une majorité de Français.
Mais au-delà de cet épisode parlementaire, c’est une crise politique et sociale profonde qui se joue : défiance envers les institutions, tensions entre classes sociales, et question cruciale du rôle du peuple dans un système perçu comme verrouillé. Georges Gastaud, philosophe, écrivain et actuel secrétaire national adjoint du Pôle de renaissance communiste en France (PRCF), nous éclaire sur les dynamiques en cours, entre luttes des classes populaires, jeux de pouvoir, et enjeux géopolitiques. Décryptage.
Investig’Action : Pouvez-vous nous expliquer pourquoi cette tension autour de la question des budgets ? Quelle était la stratégie de Michel Barnier, pourtant vulnérable dès sa prise de fonction ?
Le budget 2025 était une question centrale, avant tout pour le peuple français, déjà durement éprouvé par des années d’austérité. Cette austérité, amplifiée par le dépassement des 3 % de déficit autorisé par l’Union européenne (nous sommes à 6 %) sous le gouvernement précédent, a (…)