Gilles DEVERS
Ce massacre organisé en Libye était visible dès les premiers jours, avec l’activisme insensé de Bernard-Henri Lévy, et ses amours fugaces avec Sarko. À l’époque, Martine Aubry, première secrétaire du PS, approuvait cette réussite... Et Blanco en était tout excité... En effet, le but était, selon la propagande, de chasser un dictateur et d'établir la démocratie... avec quelques inévitables petits inconvénients secondaires. Air connu...
Devant le désastre, la France a organisé une commission parlementaire afin d’identifier l’ensemble des responsabilités politiques... Non rassurez-vous, la France n’a rien fait. Le consensus national est total pour, quoi qu’il arrive, légitimer ce que fait la France pour garder sa place en Afrique, son empire jamais décolonisé.
Il n’y a donc eu aucune commission parlementaire, et ce pour une raison simple : c’est parce que c’est un sujet sérieux, et en cherchant des responsabilités, on risque de les trouver. Non, il faut mieux exciter les foules (…)
Gilles DEVERS
Dis François, pourquoi tu tousses ?
Avec l’état d’urgence, les malfrats ne font plus les malins, et surtout ceux susceptibles de récupérer du fric permettant de financer des réseaux. La police gouverne, nous sommes tranquilles...
Sauf qu’à l’évidence, l’état d’urgence, ça ne marche pas. Du côté du droit, le so comic Conseil d’Etat, pour faire genre, fait semblant de s’interroger sur la loi, alors qu’il l’a validée. Mais l'essentiel vient du terrain : toutes les informations montrent qu'en réalité, le bilan est dramatiquement nul. Comme l'explique Mediapart, les 2 500 perquisitions administratives effectuées n'ont provoqué l'ouverture que de deux enquêtes préliminaires, sans garde à vue, par le pôle antiterroriste du parquet de Paris...
De plus, pour qui a le cerveau encore branché, il y a lieu de s’interroger sur l’efficacité réelle de cette archi-visibilité policière devant le braquage de la bijouterie Chopard, au 72 rue du Faubourg-Saint-Honoré (Ier), soit à 50 m de l’entrée du palais de l’Élysée et 90 m de la place Beauvau.
Vers 11 heures, un malfaiteur a braqué la bijouterie, récupérant un butin estimé à 1 million d’euros, avant de prendre tranquillement la fuite... dans ce secteur « ultra-sensible (…)
Gilles DEVERS
« Si la photo est bo-o-o-nne... » Barbara était visionnaire... La photo était bonne, et les gouvernements européens se sont agités : réunion de crise, plan d’urgence, rallonge budgetaire, avec le ton larmoyant de circonstance. Évidemment, tout ceci n’est qu’un traitement émotionnel de l’actu, qui ne brassera que de la mousse. D’ailleurs le fameux plan serait pour 150 000 « migrants » alors que nous aurons en un an 1 million de « réfugiés »… Ils nous prennent vraiment pour des demeurés.
La si puissante photo n’aura aucun un impact sur les choix politiques, car les forces en jeu sont bien supérieures.
Assumer la misère que nous avons causée
La Méditerranée devenant un cimetière des réfugiés, c’est une vieille histoire et le blog en a souvent parlé, toujours sur la même ligne : nous avons l’obligation d’accueillir la misère que nous avons causée. Ce n’est pas plus compliqué : quand tu commets des fautes, tu en assumes les responsabilités.
Mardi, entre Bodrum et l'île de Kos, il ne s’est rien passé de plus que le chavirement d’un bateau, causant 12 morts. Le 29 août, c’était 76 morts noyés au large de la Libye. Les secouristes semblent s’accorder sur le chiffre de 3500 morts en un an, 10 par jour.
La xénophobie d’Etat en France
Et voilà notre ex-président du Conseil général de la Corrèze qui vient jouer les humanistes… qui ose dénoncer les pays qui manqueraient de morale, ce qui justifierait d’adopter un plan contraignant au niveau européen… Qui manque de morale, et qui viole le droit ?
À deux reprises ce mois de juin, Hollande a donné l’ordre de démanteler des camps de (…)
Gilles DEVERS
Les champions de l’indignation sélective sont en vacances, je veux dire en vacances morales, et depuis longtemps... Toutes ces espèces de pseudo assos droit-de-l’hommistes en décrépitude, justes bonnes à faire la sous-traitance de la brave Gauche, cette misère.
Les faits dont je parle sont graves, très graves. Un homme, de nationalité algérienne, âgé de 51 ans, sans antécédents médicaux notables, est mort alors qu’il était sous protection de la police nationale française. Il avait été déclaré en situation irrégulière, mais les voies de recours n’étaient pas épuisées. Peu importe : Cazeneuve, le Supplétif de l’Intérieur, avait décidé l’expulsion.
La presse, toxico accro à la drogue Sarko-El Blancos, nous explique que cet homme avait été plusieurs fois condamné par la justice. Et alors, petits crétins, quel est le rapport avec le fait que cet homme est mort alors qu’il était aux mains de la police ? Pourquoi en parler, là, ce jour, à deux jours de sa mort ? C’est ça leur sens de (…)
Gilles DEVERS
J’écris ces lignes alors que les 1,8 millions d’habitants du territoire Palestiniens de Gaza vivent dans les plus grandes difficultés, et les plus grandes incertitudes. Le bilan provisoire est de 1800 morts et plus de 6 000 blessés graves, dont 85% de civils. L’électricité est là quelques heures par jour, l’eau manque, et le pays est en ruine. Les familles pleurent leurs morts. Venus s’occuper de tunnels, les soldats israéliens ont rayé de la carte des quartiers entiers et détruit des infrastructures essentielles à la population civile (hôpitaux, écoles, centrale électrique…). Rien de significatif ne se dégage sur le blocus de Gaza, qui est en lui-même un crime de guerre.
Alors, est-ce le moment de parler de la procédure quand l’idée d’un procès semble à des années lumières des besoins urgents d’un peuple qui demande seulement à vivre ?
Oui, c’est le moment. D’abord, car nos amis Palestiniens nous le demandent. Ensuite, parce que nous n’avons jamais été aussi près du but : (…)