auteur Salah HORCHANI

La Tunisie de Kaïs Saïed - Et si l’on parlait de…socio-économique !

Salah HORCHANI
Le pays, par la cherté de la vie et par les tensions sociales, est miné Par les pénuries, le chômage et un bien-être qui ne fait que vaciller Alors qu’il a promis, un nouvel État prospère, installer Un « nouvel État social », et cela depuis plusieurs années [1] Où « chaque recoin de cette chère patrie sera illuminé Par les lumières de la justice, de la nationale dignité Et de la liberté ». Il a promis « une nouvelle Histoire édifiée Par le peuple », « le peuple » étant lui-même, comme à l’accoutumée Car, dit-il, « nous disposons de toutes les possibilités Sur les ressources humaines et naturelles du pays, fondées De même, de tous les moyens, car ces ressources sont élevées Et, il est possible de surmonter toutes les difficultés » « Réduisant le chemin à parcourir dans l’Histoire, et il le faudrait » C'est, comme qui dirait, un impact de l’einsteinienne relativité [2] Alors que le pays, avec lui, n’a jamais été si endetté Et sa note souveraine a notablement​​​ (…)

À Borhen Bsaïes, Mourad Zeghidi et Sonia Dahmani, prisonniers d’opinion en Tunisie

Salah HORCHANI

À l’occasion de leur premier anniversaire derrière les barreaux.

Notre Tunisie mérite mieux que ce qui est ! Puisse-t-elle, enfin, renouer Avec le chemin de la justice, de la liberté et de la dignité Pour lequel elle a fait sa Révolution du 14 janvier Pour lequel, depuis le jour où elle s’était libérée Tant de citoyennes et citoyens se sont sacrifiés Qui, exilé, qui, emprisonné, qui, torturé,... Qui, dont la vie a été ôtée Pendant que d’autres, au mieux, se taisaient Au pire, avec les régimes répressifs, collaboraient Et dont certains détiennent, aujourd’hui, l’autorité Et la considèrent comme étant leur propriété privée Oubliant que son peuple est, politiquement, éveillé Et que son devenir doit être, par tous, discuté Chemin dont elle fut éloignée Depuis le coup d’État du 25 juillet [1] 2021 ; depuis , tout semble s'être figé Dans les gouvernances, où tout est obscurité À commencer par celle du droit de s’informer Qui, constitutionnellement, est assuré Qui a vu, en matière de la liberté De la presse, notre classement (…)

Tunisie - À propos du verdict du Procès de la Honte

Salah HORCHANI
Après plusieurs reports, le verdict du Procès de la Honte [1] a été rendu le 18 avril 2025, en l’absence des accusés et de leurs avocats [2] : au terme de uniquement trois audiences consacrées aux questions de procédures, sans audition des inculpés, sans réquisitoire, ni plaidoiries, le tribunal de première instance de Tunis a infligé plus de 800 années de prison, en moins d’une minute de délibération, à une quarantaine d’accusés, dont plusieurs opposants notoires au régime putschiste instauré par Kaïs Saïed - ne croyant qu’en une opposition démocratique, pacifique et républicaine – pour, entre autres, des accusations de « complot contre l’État tunisien et le régime actuel en le faisant chuter par la force avec l’aide d’États étrangers » et d’« adhésion à un groupe terroriste », alors que les dossiers à charge se sont révélés vides et les accusations grotesques, servant, en réalité, à neutraliser les voix de l’opposition et à éradiquer tout ce qui pourrait remettre en cause ce (…)

Tunisie : procès du complot contre l’État, le Procès de la Honte

Salah HORCHANI
Note préliminaire : Ce poème reprend, actualise et développe, substantiellement, certains passages exposés dans la référence [1]. Le complot contre la sûreté intérieure et extérieure de l’État, « l’affaire des 17 », au départ, appelé Par l’implication directe du chef de l’État dans sa genèse et son instruction, occupe une place privilégiée [2], [3] C’est un procès caractéristique des États de non-droit autocratiques où les pouvoirs ne sont pas séparés Où le pouvoir judiciaire est considéré comme une « fonction » et le chef de l’État, ministère public ou parquet Un procès, pour des raisons faciles à saisir, a été, l’année qui a précédé les présidentielles, déclenché L’information, par le chef de l’État lui-même, à partir du siège du ministère de l’Intérieur, a été annoncée Où il est allé féliciter, en personne, les équipes qui ont procédé à l’arrestation des premiers accusés Personnalités médiatiques et politiques, opposants notoires à Kaïs Saïed et à son putsch du 25 (…)

Persécution des opposants en Tunisie : Déni dans la réponse du gouvernement à l’ONU

Salah HORCHANI
C’est avec près d’une semaine de retard que le ministère des Affaires étrangères tunisien a finalement répliqué [1] Au dernier communiqué à charge du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme qui les a accablé [2] Dans un texte fleuve où les lecteurs avertis pourraient reconnaître la rhétorique et le style linguistique de qui vous savez En fournissant dans le détail les motifs officiels des procès intentés aux diverses personnalités concernées Tout en affirmant que « La Tunisie, son attachement à la protection des droits de l’homme, n’a pas besoin de [le] souligner » Et qu’elle « pourrait donner des leçons à ceux qui pensent être en position de faire des déclarations ou, des leçons, donner » « La Tunisie respecte les dispositions de ses engagements internationaux », a-t-il, sans équivoque, affirmé En ajoutant que seuls sont poursuivis des accusés « pour des crimes de droit public qui n’ont aucun lien avec leur activités Partisane, politique ou (…)