auteur Nidal HAMADE

Washington arme « Tel Aviv » pour exercer des pressions sur le nouveau président iranien

Nidal HAMADE

Dans le cadre de ses tentatives menées pour faire pression sur le nouveau président iranien, Hassan Rohani, le président américain Barak Obama emprunte deux voies contradictoires : en acceptant de livrer à l’entité sioniste de nouvelles armes développées, B. Obama espère pousser le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à renoncer à ses obsessions d’attaquer l’Iran. Se sentant aussi fort, ce dernier, estime B. Obama, relancerait les négociations avec les Palestiniens.

Parallèlement, le président américain tente d'exercer des pressions sur son homologue iranien et de l'inciter à assouplir la position de Téhéran à l'égard du dossier nucléaire et des négociations avec le G6 (États-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne). « Afin d'empêcher M. Netanyahu de frapper les installations nucléaires iraniennes et déclencher une guerre au Moyen-Orient, M. Obama fournit les armes nécessaires à Israël », affirme un diplomate européen. « Cela est susceptible de convaincre la nouvelle administration iranienne de ne pas chercher à se doter de la bombe nucléaire », ajoute-t-il. « Il ne reste que de nous persuader nous-même, poursuit le diplomate, que nous pourrons armer "Tel Aviv" pour exercer des pressions sur Téhéran convaincre le président russe Vladimir Poutine d'exercer des pressions sur ses alliés iraniens ». « Ce plan américain a été conçu en mars dernier lors de la visite de B. Obama à al-Qods occupée (Jérusalem) », confie un (…)

Syrie : l’amateurisme et l’aveuglement de la diplomatie française

Nidal HAMADE
La grande erreur politique commise par Paris fut sa conviction que Bachar al-Assad allait être renversé en 2012. Un diplomate français en mission dans un pays moyen oriental a indiqué que les États-Unis ont été surpris par les évènements syriens. Selon ses propos, après l'extension du conflit sur tout le territoire syrien, les États-Unis ont estimé que c'était une opportunité pour exacerber les heurts entre le Hezbollah et l'organisation Al-Qaïda en Syrie. Il a affirmé que les services de renseignements américains coordonnaient leurs efforts dans ce sens avec la Turquie et des pays du Golfe, depuis plus de deux ans. Le diplomate français a précisé que « les ambassades françaises du Moyen Orient ont perçu l'entrée en Syrie de quelque 400 membres de Taliban-Pakistan, via la Turquie. Ces hommes sont arrivés à un aéroport militaire turc à bord de deux avions militaires saoudiens. Ils furent rassemblés dans un camp d'entraînement sous la supervision des Renseignements turcs, dans (…)