auteur Salim METREF
30 mars 2020
Sous la pandémie couve le nouveau monde
Salim METREF
La pandémie actuelle ne doit pas nous empêcher d’essayer de décrypter la crise géopolitique qui lui est sous-jacente. Jamais le leadership du monde n’a été autant malmené, ni remis en cause. Le grand chamboulement est en cours. Les événements se précipitent et s’accélèrent.
La fin de l’histoire n’est pas d’actualité tout comme la pérennité de la mondialisation et de ses effets dévastateurs. Et le choc des civilisations brandi pour masquer les plus grandes terreurs de l’histoire humaine comme celles infligées aux Indiens d’Amérique où présentement au peuple palestinien en errance et mutilé par la répression n’aura pas lieu.
Les nouvelles puissances se mettent en place et les anciennes se résignent. Les peuples s’émancipent et seuls les pouvoirs aveugles rusent. Et pendant que l’Europe s’effondre, les Etats-Unis s’agrippent pour ne pas sombrer. Le show must go on n’éclipsera pas la leçon nord-coréenne et au large des philippines des soldats étasuniens tombent malades sur un porte avions censé défier la mer de Chine. La Chine qui triomphe chez elle d’une crise sanitaire jamais égalée, qu’elle a affrontée toute seule, sort plus que jamais grandie de cette épreuve dont seul l’avenir nous précisera l’origine. Et pendant que des Italiens hissent le drapeau (…)
30 janvier 2019
Pourquoi les Israéliens s’intéresseraient-ils de prés aux élections présidentielles algériennes d’avril 2019 ?
Salim METREF
Qui pourrait croire un seul instant et comme prétendu par un journaliste israélien que la France officielle, celle d’Emmanuel Macron, est en mesure de faire, et accessoirement de défaire, les présidents algériens. La puissance supposée de ses réseaux d’influence en Algérie permettrait ainsi à ce pays non seulement d’arbitrer les joutes électorales mais de designer aussi certains candidats.
Cela relève bien entendu de simples supputations d’observateurs non avertis qui ne se rendent pas compte que l’hexagone qui fait face aujourd’hui à une crise politique interne majeure provoquée par un profond mouvement de contestation populaire qui va en s’amplifiant et qui exige le départ pur et simple de l’actuel locataire de l’Elysée, peut difficilement prétendre à un rôle prépondérant sur la scène internationale et accessoirement régionale.
La perte d’influence de la France officielle est actée en Afrique face notamment au déferlement de la Chine et est largement entamée au Proche-Orient (…)
7 octobre 2018
Barcelone-Paris-Barcelone, l’aller-retour d’un encombrant opportuniste
Salim METREF
Il fut le triste ténor d’un combat d’arrière-garde, celui de l’élimination de tout fait musulman sur la scène politico-médiatique française. Bien avant le récidiviste Zemmour et la horde de prétendus néoconservateurs qui l’accompagne, il combattit au nom de la laïcité, non pas cette loi destinée à permettre la coexistence pacifique entre les différents cultes mais la sienne, celle érigée par lui-même et ses compères en nouvelle religion devant se substituer aux autres révélées. Ce combat se concentrera exclusivement sur l’Islam et il ne cessa de déployer son énergie contre le port du voile devenu subitement son nouveau cheval de bataille. Grâce au compagnonnage d’une virtuose du violon, il se rapprocha de la communauté juive espérant ainsi devenir un jour plus que ministre, plus que ministre de l’intérieur, et plus que même le premier d’entre eux et franchir pourquoi pas le perron de l’Elysée. Il devint ainsi plus royaliste que le roi et défendit avec acharnement Israël tout en (…)
13 septembre 2018
Voilà, voilà, que ça recommence.
Salim METREF
S’il fallait retenir un titre du regretté Rachid Taha et du groupe carte de séjour, ce serait certainement celui-là. A coté du non moins célèbre Banlieue de Karim Kacel, cette chanson est aussi devenue le cri de ralliement de ces milliers d’enfants d’immigrés qui ont vécu et grandi dans ces zones lugubres, cet univers presque carcéral qu’il faudra porter en bandoulière et surtout vite quitter. Mais à coté, il faudra aussi subir les humeurs noires des politiques et des hommes des médias qui banaliseront les concepts les plus abjects et réussiront à les faire partager par le plus grand nombre.
Une chanson culte, prémonitoire et ce bien avant que Rachid Taha n’interprète le sublime Ya Raiah du regretté cheikh Dahmane El Harrachi que l’enfant de l’Algérie profonde rendit mondialement célèbre. Chantée par Rachid Taha avec sa voix enrayée comme celle de Janis Joplin, Ya Raiah incarnera subitement un hymne au retour comme substitut à l’exclusion mais surtout comme ultime refuge dans la (…)
29 juin 2018
Algérie : La tentation sécessionniste ? Parlons-en
Salim METREF
Pour éviter toute équivoque, plantons d’abord le décor. L’Algérie est une et indivisible. Portée par une histoire millénaire, la nation algérienne ne pourra que connaitre le destin qui lui échoit, celui d’une puissance qui rayonnera sur toute l’Afrique, la Méditerranée et le sud de l’Europe et qui graduellement se subsistera à d’autres puissances qui inéluctablement ont déjà entamé leur déclin.
En plus des traumatismes endurés durant la période coloniale, l’Algérie a eu parfois à subir depuis l’indépendance les conséquences de choix politiques qui souvent, inconsciemment où pas, ont en reproduit d’autres parfois similaires aux premiers.
Et puisque le débat est désormais public et ouvert, la question de la tentation autonomiste voire indépendantiste en Kabylie mais pas seulement puisque la ferveur sécessionniste s’est déjà révélée ailleurs comme dans le sud, les Aurès ainsi que dans d’autres régions où des manifestations similaires peuvent la suggérer bien qu’elle ne soient que (…)




