auteur R. MAHMOUDI
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19 octobre 2014
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Qui tue vraiment qui...
R. MAHMOUDI
Selon des révélations faites ces derniers jours par un journal étasunien, un ex-agent français de la DGSE combat actuellement en Syrie au sein du Front Al-Nosra, branche syrienne de la nébuleuse terroriste. Ce Français, un expert en explosifs, aurait notamment servi en Afghanistan et en Syrie, et aurait survécu à « 47 frappes de missiles de croisière américains ».
Cette défection est décrite par des agences européennes de renseignement comme l'« une des plus dangereuses » depuis le début des événements dans ce pays. La tiédeur avec laquelle Paris a réagi à cette information (un démenti du ministère de la Défense français non répercuté par le Quai d’Orsay qui est pourtant, depuis quelques semaines, si prompt à réagir à moindre information concernant les ressortissants français à l’étranger) renseigne sur une volonté d’occulter toute participation de citoyens français au front du « djihad », à l’heure où la France est pleinement engagée dans l’offensive menée contre les positions (…)
Ce que prévoit l’armée française contre les jeunes des banlieues en cas de « désordres graves »
R. MAHMOUDI
Les échauffourées d’une rare violence qui ont opposé des manifestants anti-israéliens aux forces de l’ordre au nord de Paris n’ont pas empêché les nombreux mouvements pro-palestiniens à appeler à une nouvelle manifestation de soutien aux populations de Ghaza samedi prochain.
La grosse inquiétude engendrée par ces manifestations à caractère insurrectionnel qui ont secoué la capitale, à l’occasion de la journée de solidarité avec le peuple palestinien, fait-il penser, au niveau des états-majors, à des solutions de répression « plus efficaces » dans le cas où les dispositifs policiers mis en place pour empêcher les foules de manifester s’avéraient « inopérants » ?
La France fera-t-elle intervenir l’armée pour parer à des contestations de plus en plus fortes et à des risques de trouble récurrents dans les quartiers dits chauds, assis sur des poudrières qui menacent d’exploser à tout moment, dans un contexte de crise économique et sociale endémique(*) ? Un Mémento sur la défense militaire terrestre en vigueur depuis 1992 définit les prérogatives et la participation des armées aux missions de défense civile. Celles-ci se résument dans les missions de secours et de sécurité générale, mais peuvent être élargies à la gestion des situations de crise internes, (…)
Qui veut ternir l’image de Nelson Mandela ?
R. MAHMOUDI
La fondation Nelson-Mandela a démenti, aujourd’hui mardi, des informations relayées par certains médias internationaux disant que le légendaire leader sud-africain aurait reçu une instruction militaire par le Mossad israélien en 1962, en Éthiopie, affirmant que tous les documents en sa possession, dont des notes écrites de la main même de Mandela, n’en portent aucune mention.
Dans un communiqué rendu public, la fondation précise que dans ses carnets, authentifiés par les autorités compétentes en Afrique du Sud, le leader disparu a mentionné avoir reçu, en effet, une instruction militaire en cette année de 1962, mais par les combattants algériens sur le territoire marocain, à quelques mois de la proclamation du cessez-le-feu.
D’ailleurs, des photographies montrant Nelson Mandela aux côtés d’officiers de l’ALN et de dirigeants de la Révolution algérienne, largement reprises par la presse à l’annonce de la mort du leader africain, attestent de cette réalité que certains médias occidentaux veulent aujourd’hui escamoter.
La fondation ajoute que le défunt a, en effet, reçu une autre instruction en 1964 près d’Addis Abeba, en Éthiopie, mais par une milice révolutionnaire qui n’a aucun lien avec Israël, comme le prétend la presse israélienne qui a été la première à répandre ces allégations.
Celle-ci avait un but : essayer d’absoudre l’entité israélienne (…)
Le djihad de l’intox
R. MAHMOUDI
En réaction à la vague d’indignation qu’ont suscitée les révélations sur l’ampleur qu’a pris le djihad du sexe (nikah) en Syrie, le journal français Le Monde a pris sur lui de plaider la cause des islamistes, combattants et prédicateurs, mis en cause dans cette histoire. Mais ne pouvant assumer une telle plaidoirie, ce journal a préféré le faire à travers un article publié dans la page Blogs, signé par Ignace Leverrier, un ancien diplomate en poste à Damas, connu pour être le principal pourvoyeur du journal de référence des Français en informations provenant de la Syrie et certainement toujours lié aux services de renseignements de son pays. Avec un titre sciemment provocateur, « Vous allez être déçus : le djihad du sexe en Syrie n’a jamais existé ! », l’auteur de l’article veut faire croire que ce concept est « la dernière invention de la propagande du régime ».
Comme si tous les autres crimes, tous les drames que vivent les Syriens depuis plus de deux ans étaient le fait de la (…)
Des journalistes d’Al Jazeera avouent : « Nous avons reçu l’ordre de soutenir les Frères musulmans »
R. MAHMOUDI
La chaîne de propagande qatarie vit sans doute ses plus mauvais jours depuis sa création en 1996. La journée du 8 juillet 2013 marquera spécialement un tournant dans son parcours. Après avoir été officiellement interdite en Egypte, dès l’annonce du redressement du 2 juillet, son bureau au Caire n’a pas voulu se plier aux directives et, pis encore, a persisté dans son travail d’incitation à la violence et d’intoxication, comme le montrent ses derniers reportages, où des images de massacres d’enfants en Syrie étaient transposées insidieusement sur un sujet en rapport avec les événements en Egypte. Mais ce zèle commandité à partir de Doha a provoqué un sursaut de conscience collectif au sein de l’équipe du Caire qui a amené les deux correspondants locaux à annoncer, à quelques heures d’intervalle, leur démission à l’antenne en direct : « La chaîne sème la discorde entre le peuple égyptien, un agenda existe contre l'Egypte et de nombreux pays arabes, des instructions ont été données (…)
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