Maïté PINERO
En pleine euphorie d'agression du Venezuela, Trump et Marco Rubio ont sonné l'hallali. Après 67 ans de résistance devant l'empire, c'en serait fini de la révolution cubaine. Cuba devrait tomber cette année, l'Administration étasunienne le dit chaque jour et sur tous les tons. Les haineux de toujours, à Miami et ailleurs, quantité de voix et de plumes qui parlent et écrivent au garde-à-vous renchérissent.
Alors que le rideau est tombé sur les ruines et le massacre de gaza, alors que le génocide s’y poursuit avec ou sans missiles, les yeux se tournent vers Cuba. Faut bien varier les sujets pour faire saliver le chaland. Les tragédies annoncées sont comme des friandises qui font couler l’encre. Deux papiers du journal Le Monde titrent « Dans les rues de La Havane, ville fantôme, meurtrie par les pénuries et les menaces américaines » et « la vie impossible : Il ne reste plus qu’à s’en aller ».
AQUI NO SE RINDE NADIE.
Où étaient ces spécialistes de terrain quand, le président Diaz-Canel en tête, la traditionnelle marche des torches déboulaient des escaliers de l’université ? Quand la Havane et d’autres villes manifestaient avec chagrin et rage contre l’agression au Venezuela ? Quand, de part et d’autre de l’avenue Boyeros, dans un silence de pierre, le peuple de la capitale rendait hommage aux 32 Cubains, morts les armes à la main, au service de la souveraineté du pays de Bolivar ? (…)
Maïté PINERO
Un immense palmier, tout du long jeté à terre, redressant à angle droit son faîte emplumé : Il nous attendait Ciénaga de Zapata, près du bohio des charbonniers qui partagèrent avec Fidel Castro le premier réveillon de la révolution. « Voici ma famille, dit une accompagnatrice. Les enfants de ces enfants, dénutris, à moitié nus, sont aujourd’hui instituteurs, ingénieurs, médecins ». Magie de l’image, du lieu, du récit, un condensé de l’odyssée cubaine : souffrance et résistance d’un peuple de révoltés ; De sa lutte pour l’indépendance depuis le 18ème siècle, devenue révolution socialiste ; Du travail de Sisyphe du gouvernement
Le voyage des lecteurs de l’Humanité, avec Cuba Linda, parvenait au terme d’un périple de 1 400 kms.
Dix jours à parcourir les musées -presque chaque ville a le sien- envahis par des groupes d’écoliers en uniforme, car l’histoire vivante irrigue Cuba. Lors de la visite de celui de la lutte contre « les bandits », les mercenaires infiltrés, Oliviero, notre (…)
Maïté PINERO
Après la démission forcée d’Evo Morales, des élections se tiendront le 20 mars prochain dans le pays andin. Le temps pour le gouvernement « de facto », issu du coup d’État, de s’installer.
Sous pression, menacés à travers leurs familles, sénateurs et députés du Movimiento Al socialismo (MAS) majoritaires dans les deux assemblées, ont résisté pendant dix jours. Le 23 novembre – lendemain des obsèques des victimes de la répression à Venkata, où alors qu’ils observaient une minute de silence, les cercueils des victimes étaient la cible de tirs – ils ont accepté la démission d’Evo Morales et de nouvelles élections. Elles auront lieu le 20 mars 2020, ce qui laisse le temps au gouvernement « de facto » de s’installer.
José Luis Fernando Camacho, le dirigeant des Comités civiques de Santa Cruz, organisateur des violences qui ont accompagné le coup d’État, le premier à entrer au palais présidentiel pour y déposer la bible, celui qui était aux côtés de Jeanine Añez lorsque l’état-major de l’armée lui a remis son écharpe, s’est déclaré candidat. La droite traditionnelle, dont le représentant Carlos Mesa, arrivait en seconde position le 20 octobre, se voit supplanté après (…)
Maïté PINERO
Jamais, dans sa carrière de journaliste, Tom Phillips n’avait vécu cela. Arrivé à El Alto, près de La Paz, le lendemain du massacre devant la raffinerie de Senkata, le correspondant du Guardian en Amérique latine a été accueilli par les applaudissements d’une haie d’honneur. L’image circule sur les réseaux sociaux. Elle cloue au pilori les grands médias.
Deux jours après le coup d’État, le nouveau ministre du Gouvernement, Arturo Murillo, et sa ministre des Communications annonçaient que les journalistes « séditieux » seraient arrêtés, leur nom publié. Le jour même, tous les journalistes et techniciens argentins étaient agressés par les comités civiques de Santa Cruz, les milices fascistes. Ils étaient contraints de se regrouper, puis de se réfugier à l’hôtel, avant d’être exfiltrés par leur ambassade.
Telesur a pu émettre pendant quelques jours, ses reporters sur le terrain (Marco Teruggi et Willy Morales) multipliant les précautions, parlant de « gouvernement de facto », (…)
José FORT, Jean ORTIZ, Maïté PINERO
Chers camarades
A l’heure où nous écrivons, la tension est à son comble aux frontières du Venezuela. L’Amérique latine retient son souffle et le secrétaire général de l’ONU se tient en contact permanent avec le gouvernement légitime du président Maduro. La 68ème intervention militaire étasunienne dans ce continent aura-t-elle lieu ?
Ce 24 février, le secrétaire d’Etat Mike Pompeo, a déclaré : « les Etats-Unis vont passer aux actes contre ceux qui s’opposent au rétablissement de la démocratie au Venezuela ».
Les raisons de l’agression, l’Administration Trump ne les dissimule même pas : mettre la main sur les immenses réserves de pétrole, anéantir ce régime chaviste qui a contribué avec Cuba à faire progresser l’unité et l’intégration latino-américaine. Le retournement de conjoncture et l’arrivée au pouvoir de gouvernements de droite et d’extrême-droite laissent croire à Washington qu’il serait possible de faire table rase de ce que les hommes de Trump désignent comme « la troïka du mal : Venezuela, Nicaragua, Cuba ». Leur hargne et leur morgue sont sans limites et chaque jour charrie son lot de menaces. L’armée bolivarienne est sommée par Trump de trahir et de se rendre. Les familles des militaires sont menacées (« nous savons où elles se trouvent »). Plusieurs déclarations précisent qu’après le Venezuela, « (…)