Ben NORTON
Un long article sourcé et fondamentale pour comprendre pourquoi une certaine gauche dite progressiste s’aligne systématiquement sur les positions de Washington contre le gouvernement sandiniste au Nicaragua. Le MRS possède de nombreux relais dans les milieux politiques, académiques et associatifs en occident. Pourtant ils sont loin d’être de gauche. [Note des 2 Rives]
L'un des opposants les plus en vue au gouvernement sandiniste du Nicaragua invoque sa jeunesse révolutionnaire pour justifier sa position. Et si les médias internationaux ne cessent de chanter ses louanges, ils ne mentionnent pas qu'elle a abandonné la politique révolutionnaire depuis longtemps et qu'elle est devenue un atout essentiel dans la campagne de guerre non conventionnelle menée par le gouvernement américain contre le Nicaragua.
Alors qu'elle n'avait que 22 ans, Dora María Téllez a combattu comme guérillero dans la révolution sandiniste du Nicaragua, aux côtés de l'actuel président Daniel Ortega. Mais elle a rompu avec le sandinisme il y a plus de vingt ans et a régulièrement dérivé vers l'aile droite soutenue par les États-Unis.
Téllez est une figure clé d'un groupe d'anciens révolutionnaires, dont beaucoup sont issus de l'élite et de la classe supérieure, qui se sont regroupés en une scission de droite du Front sandiniste de libération nationale (FSLN) socialiste (…)
Ben NORTON
Le ministère américain du commerce a mis sur liste noire un institut de recherche russe qui a contribué à la création du premier vaccin Covid-19 au monde.
La Russie a remporté la course pour développer le premier vaccin contre le nouveau coronavirus. Les États-Unis ont réagi en imposant des sanctions à un institut de recherche russe impliqué dans la création de ce vaccin.
Le gouvernement américain a mis sur liste noire plusieurs instituts scientifiques russes, dont le 48e institut central de recherche du ministère russe de la défense, qui a travaillé avec d'autres centres médicaux civils pour développer et tester le premier vaccin Covid-19 au monde.
Au milieu de la pandémie mondiale de coronavirus et d'une crise économique historique, Washington a intensifié sa campagne mondiale de guerre économique, imposant des sanctions à des concurrents étrangers et annonçant de nouvelles mesures punitives presque quotidiennement.
Plus d'un quart de la population mondiale vit dans des pays qui subissent les sanctions américaines.
En avril, une société russe a envoyé des respirateurs aux États-Unis en guise d'aide humanitaire, pour aider (…)
Ben NORTON
Les oligarques du Mexique et les partis politiques de l’establishment se sont unis dans une alliance secrète pour tenter de renverser le président de gauche López Obrador, avec l’aide des médias, de Washington et de Wall Street. Des documents ayant fait l’objet d’une fuite révèlent leur stratégie sournoise.
Certaines des forces les plus puissantes du Mexique s'unissent dans une campagne pour tenter de renverser le premier président de gauche du pays depuis des décennies, Andrés Manuel López Obrador. Et ils ont apparemment des soutiens à Washington et à Wall Street.
Connu populairement sous le nom d'AMLO, le leader mexicain est un nationaliste progressiste qui a fait campagne sur la promesse de "mettre fin à la nuit noire du néolibéralisme". Il a depuis mis en œuvre une vision révolutionnaire qu'il appelle la "Quatrième transformation", promettant de lutter contre la pauvreté, la corruption et la violence liée à la drogue - et il s'est de plus en plus heurté aux élites riches de sa nation.
M. López Obrador a également remis en question le consensus en matière de politique étrangère des États-Unis. Son gouvernement a donné refuge au président socialiste élu de Bolivie, Evo Morales, et aux membres du parti politique d'Evo qui ont été exilés après un coup d'État militaire soutenu par (…)
Ben NORTON
The Intercept a publié un article qui a fait atterrir Reality Winner en prison, révélant ainsi, et pour la troisième fois, sa source. L’article a été co-écrit par Richard Esposito, un journaliste intégrée à la police qui est maintenant le principal porte-parole de la police de New York.
Un co-auteur d'un rapport controversé de The Intercept, qui a fait atterrir sa source en prison, travaille désormais à la tête du bureau de presse du département de police de New York.
L'ancien journaliste, Richard Esposito, a longtemps fait partie de la police de New York, développant des liens étroits avec les agences de police américaines qui étaient clairs avant que The Intercept ne choisisse de travailler avec lui. Cependant, le site d'information n'a apparemment pas considéré le comportement amical d'Esposito envers les flics comme disqualifiant ou même suspect.
Esposito et son ami et collègue de longue date, Matthew Cole, journaliste à plein temps pour The Intercept, sont les co-auteurs d'un rapport de 2017 sur les allégations de la NSA concernant l'ingérence russe dans les élections présidentielles américaines de 2016. Les reporters ont divulgué des informations sensibles aux agences gouvernementales américaines, ce qui a conduit à la révélation de leur source (…)
Ben NORTON
Cuba a été forcée par le régime de Bolsonaro de mettre fin à un programme qui envoyait des médecins dans des régions reculées du Brésil.
Maintenant, le Brésil s’est rabattu sur la petite nation pour un soutien médical dont elle avait grand besoin - demandant l’aide des mêmes médecins cubains qu’il a expulsés il y a des mois.
La pandémie de coronavirus a submergé l’infrastructure sanitaire des pays du monde. Désespérés de contenir le virus mortel, les pays durement touchés, y compris même les pays européens riches comme l’Italie et la Grande-Bretagne, ont sollicité l’aide médicale d’experts de Cuba, de la Chine et du Venezuela.
Même le Brésil, actuellement sous le contrôle d’une administration d’extrême droite qui a rejoint les États-Unis pour diaboliser le gouvernement socialiste de Cuba, s’est rabattu sur la petite nation pour un soutien médical dont elle avait tant besoin - en demandant l’aide des mêmes médecins cubains qu’elle a expulsés il y a des mois .
Le président brésilien Jair Bolsonaro a appelé à plusieurs reprises au rétablissement de la dictature militaire, menacé de violence ses opposants politiques et soutenu les attaques terroristes contre le Venezuela .
Bolsonaro a également visé Cuba, louant la dictature militaire d’extrême droite d’ Augusto Pinochet pour avoir soi-disant empêché (…)