auteur Jose ESPINOSA

Acte 2 réussi !

Jose ESPINOSA
La deuxième étape de la révolution citoyenne marque un élargissement de la lutte pour se débarrasser du budget d'austérité élaboré par Bayrou et poursuivi par Lecornu. Par centaines de milliers, les salariés, les jeunes, les femmes, les retraités, les étudiants, les chômeurs auxquels se sont joints les gilets jaunes et d'autres forces associatives, ont répondu à l'appel des organisations syndicales ce 18 septembre. Tous les médias sont surpris par le nombre de manifestations, de blocages, de grèves. Dépités, ils doivent en faire état. Comme d'habitude, ils essaient d'en réduire les effets en s'attardant sur les quelques échauffourées mais la force pacifique du mouvement social saute aux yeux de la population. Le Ministère de l'Intérieur qui soufflait sur les braises de la violence en sera pour ses frais. La seule violence que l'on perçoit vient du gouvernement et du Président de la République qui s'obstinent à vouloir nous imposer sa politique de régression sociale et sa politique (…)

Bayrou : premier round, ça passe. Qu’en sera-t-il du second ?

Jose ESPINOSA
Bayrou a réussi son pari : détacher le PS du Nouveau Front Populaire. Refusant le vote de confiance de l'Assemblée Nationale, le premier ministre a obligé le NFP à déposer une motion de censure pour savoir qui est dans l'opposition à la politique macroniste. Jusqu'au dernier moment, le PS a cherché un accord de non censure que Bayrou leur a concédé dans une lettre adressée quelques minutes avant la séance parlementaire. Ce n'était pas un "plat de lentilles" comme l'avait déclaré Mélenchon mais une poignée de lentilles sans sel ni poivre. Un véritable régime sec. le PS s'en est contenté en décidant de ne pas voter la censure. Conséquence de cet acte : le PS balaie ses propres engagements devant les électeurs de gauche qui souhaitent un front uni pour chasser Macron et sa politique néfaste pour le pays. Position irrémédiable ? Nous obtiendrons la réponse lors du vote du budget, budget plus austéritaire que celui de Barnier. Le coup de Jarnac, il s'agit bien d'un sale coup, (…)
18 

Rejoindre le Titanic ?

Jose ESPINOSA

Depuis sa nomination, Bayrou n’a qu’une obsession : amarrer les partis socialistes, communistes et écologistes à sa politique pour fracturer la gauche en isolant la France Insoumise. C’est le piège tendu par Macron, celui qui n’a pas fonctionné en juillet dernier lors des législatives mais que tel une araignée il poursuit inlassablement.

Le vote de la censure du gouvernement Barnier pouvait laisser planer l'idée que la gauche poursuivrait son opposition à Macron sans recherche de compromis, sans fléchir, sans faiblesse. Ben non ! Le Parti socialiste, le premier, déclare vouloir négocier une sorte de traité de paix avec Bayrou, un pacte de non censure contre un refus d'engager le 49/3. Évidemment la réponse du Premier ministre balaya cette idée saugrenue. Olivier Faure n'en tint pas rigueur. Parti à l'assaut de Matignon une seconde fois, il convainc Roussel et Tondelier d'amenuiser la revendication au niveau des retraites. Ressortis avec la fumeuse idée que Bayrou était ouvert à la discussion sans tabou, sans totem mais sans réponses concrètes, les voilà arqueboutés à réitérer leur demande de négociation pour tenter d'éviter la censure du gouvernement plus à droite que le précédent. Pour nous, électeurs de gauche, c'est à n'y rien comprendre. Le casting, le moment, l'histoire, rien ne fonctionne Le moment : (…)

Du bourbier aux sables mouvants !

Jose ESPINOSA
Avec l'élection de la présidence de l'Assemblée Nationale, Macron envisageait une clarification. Patatras, la clarification s'est transformée en une forte opacité. Défaite à l'élection européenne, battue à l'élection législative, la macronie refuse le résultat des urnes. Des manoeuvres et manipulations ont abouti à l'élection de Yaël Braun-Pivet, l'ancienne présidente, au poste clé de l'Assemblée Nationale. Ça patauge dans le marécage. Après de nombreux débats, la décision d'écarter les élus du RN du bureau de l'assemblée a mis en place un cordon sanitaire digne de l'esprit républicain. Souhaitons qu'il en soit de même pour les autres postes de responsabilité au sein de l'Assemblée. Je viens d'apprendre la nomination d'Eric Coquerel, député FI, à la présidence de la commission des Finances, poste requis par le groupe d'opposition le plus important. Et qu'en est-il de la formation du gouvernement du Nouveau Front Populaire ? Les discussions se déroulent sans précipitation. (…)
21 

La chienlit c’est lui !

Jose ESPINOSA

La lettre du Président a rajouté de la bordélisation dans un pays déjà plongé dans l’incertitude. En refusant d’enregistrer sa défaite, Macron se prononce pour une coalition des forces perdantes menées par la macronie déclinante. Faisant fi des réalités sorties des urnes, il envisage toutes les situations possibles pour empêcher le Nouveau Front Populaire d’accéder au pouvoir. Pourtant la force que les électeurs ont placé en première position, c’est le NFP.

La logique constitutionnelle voudrait que le poste de premier ministre fût issu de la coalition de gauche. C'était "l'accord tacite des républicains" jusqu'à ce jour. Macron vient de rompre avec cet esprit républicain. Il avance d'un pas de plus dans un système dictatorial en voulant conserver un pouvoir qu'il a perdu dans les élections. Danger pour la démocratie française ! Les forces syndicales et associatives ont perçu l'attaque perfide contre les institutions qui même si on les critique, doivent être respectées tant que le peuple n'en a pas choisi de nouvelles. C'est le gage de stabilité du pays. Les cheminots les premiers ont décidé d'intervenir par des rassemblements pour que le vote soit respecté par Macron. Depuis d'autres syndicats les ont rejoints ainsi que des associations comme ATTAC. Le mouvement populaire ne se laissera pas voler la victoire électorale. L'enjeu en est la réalisation des mesures sociales contenues dans le programme du NFP : augmentation du SMIC, (…)