auteur Marcel DUGENOUX

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Mélenchon et la question atomique

Marcel DUGENOUX

On pourrait discuter des heures, échanger toutes sortes d'arguments sur les mérites des uns et les hontes des autres, décrire à l'envi les posture de tel ou tel et dénoncer l'hypocrisie commune aux politiciens de carrière, ça ne servirait à rien. Aujourd'hui, une fois de plus, le débat politique est miné par les compétitions de personnalités, et piétine devant l'impasse économique et sociale sans accepter de la reconnaître. Mais où nous conduisent tous ces VRP en sparadrap ? où, sinon nulle part, étant donné que des solutions nous n'en ayons pas encore, et qu'elles attendent que nous nous mettions au travail pour tenter de les définir, ce que tous nous savons impossible en recourant au langage et aux catégories d'une société moribonde. Croissance ? Emploi ? Pouvoir d'achat ? Revenus ? Transition écologique ? Vraiment ?

Jusqu'où sommes-nous prêts à laisser faire la machine industrielle capitaliste dans son entreprise de destruction massive ? Désolé d'en arriver là mais c'est la seule et unique question essentielle qui nous soit posée aujourd'hui. Ce n'est quoi qu'en disent les idéalistes, malheureusement pas la question d'organisation strictement politique qui soit la plus critique à présent. Le problème le plus critique c'est celui de la divergence absolue entre la croissance financière et l'épuisement destructeur planétaire qui nous conduise à la plus irrémédiable des banqueroutes. Car la question n'est pas de savoir quand les marchés finiront par s'effondrer sur leur propre dette mais ce que ça puisse signifier concrètement pour les habitants de la planète. Il y a actuellement plus 4000 installations nucléaires de base sur la planète et dont aucune n'est préparée à être laissée à l'abandon sans énergie ni moyens pour la sécuriser. Ceci veut dire qu'en cas d'effondrement économique majeur de (…)
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Pourquoi je voterai flamby au premier tour en 2012

Marcel DUGENOUX
J'appartiens à la génération des désabusés de l'ère Mitterrand, c'est-à -dire celles et ceux qui ont compris depuis longtemps que le pouvoir "éléctoral" n'était que la mise en scène destinée à cacher la gestion sans partage de nos vies par une oligarchie des affaires de l'argent et des armes. Je garde en mémoire l'échec de Jospin après avoir conduit une politique de droite et ses sanglots pitoyables et pourtant mérités. Pour moi le parti socialiste est un parti de droite dont la gauche et l'extrême gauche ne valent guère mieux. J'ai fait mienne la phrase de Pierre Desproges selon laquelle "à part la droite, il n'y a rien que je déteste plus que la gauche". Pour moi le malaise contemporain, le suicide collectif du faux progrès par la mécanisation et l'automatisation de nos vies est un phénomène de civilisation transcendant largement les frontières des pays comme celles des "petits calculs domestiques" vendus à l'encan aux marchés électoraux. Les solutions ou au moins la (…)