RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Rechercher
18 

Pourquoi je voterai flamby au premier tour en 2012

J’appartiens à la génération des désabusés de l’ère Mitterrand, c’est-à -dire celles et ceux qui ont compris depuis longtemps que le pouvoir "éléctoral" n’était que la mise en scène destinée à cacher la gestion sans partage de nos vies par une oligarchie des affaires de l’argent et des armes.

Je garde en mémoire l’échec de Jospin après avoir conduit une politique de droite et ses sanglots pitoyables et pourtant mérités. Pour moi le parti socialiste est un parti de droite dont la gauche et l’extrême gauche ne valent guère mieux. J’ai fait mienne la phrase de Pierre Desproges selon laquelle "à part la droite, il n’y a rien que je déteste plus que la gauche".

Pour moi le malaise contemporain, le suicide collectif du faux progrès par la mécanisation et l’automatisation de nos vies est un phénomène de civilisation transcendant largement les frontières des pays comme celles des "petits calculs domestiques" vendus à l’encan aux marchés électoraux. Les solutions ou au moins la limitation des dégâts ne deviendront possibles que quand les questions de justice et de droits de la personne humaine seront enfin abordées dans un esprit de fraternité et de sororité humaines indépendantes du lieu géographique et encore plus des frontières politiques où telle ou telle personne est enfermée. Les choses se mettront dans la bonne direction quand nous nous déciderons à combattre en nous et autour de nous l’esprit de concurrence, de compétition, la nature prédatrice de l’ordonnance de nos vies, pour nous mettre à construire une société d’entraide, de coopération entre êtres humains. Nous en sommes très loin.

J’abhorre le système électoral car il est un symbole très frappant de cette compétition stérile dont on nous rabache qu’elle puisse être autre chose qu’un processus infantilisant.

Mais cette année j’irai dès le premier tour mettre un bulletin pour Flamby dans l’urne. Je le ferai pour essayer d’éliminer Sarkozy dès ce premier tour, parce que Sarkozy m’a donné honte d’être français, cela à plusieurs reprises. D’abord en permettant l’entrée de la France dans la catégorie des pays piétinant les droits de la personne humaine, notamment par le sort réservé aux personnes incarcérées dans ses prisons. Ensuite pour la honteuse chasse aux Roms dont il a aboyé l’ouverture pendant son mandat. Pour finir parce qu’il a hissé la xénophobie et la haine raciale en principes républicains en organisant un "débat sur l’identité nationale".

L’état du pays est tel aujourd’hui que le mot "France" ou même dire qu’on soit français ait des raisons de nous faire honte. Certes c’est intéressant parce que ça renvoit précisément au sens à donner à la collectivité des personnes désignée sous ces appellations. Après tout rien ne nous empêcherait un jour de nous en déterminer un nouveau et qui correspondrait à un projet positif et fraternel, laissant derrière nous les casernes, les prisons, les guillotines, les mafias, la corruption et l’école de la prédation. Mais nous n’en sommes pas là .

J’irai voter Flamby au premier tour sans le moindre faux espoir de voir ce candidat changer grand chose à nos vies. Si je choisis d’aller voter pour celui-là c’est qu’il soit numériquement le seul qui permettrait de mettre Sarkozy hors d’état de nuire le plus rapidement possible.

Pour le reste je considère que tout soit à faire pour cesser de nous comporter comme du bétail infantile : nos représentants n’ont pas à être les bouc émissaires responsables des calamités propagées et décidées en nos noms. Nous sommes individuellement et directement les responsables de ce qui se fait en notre nom et tant que nous ne prendrons pas la part qui nous revient dans la détermination des choix qui conditionnent nos vies dans nos frontières et au-delà , tant que nous nous défausserons à longueur d’année sous prétexte d’avoir délégué nos responsabilités en votant, nous agirons en bétail et continuerons à subir le sort du bétail.

Aujourd’hui nous nous comportons en bétail : nous sommes en guerre, clairement engagés militairement dans l’OTAN sur des territoires étrangers où nous piétinons les droits des personnes qui les habitent. Et on entend la clameur des veaux, vaches et cochons qui s’étonnent de voir l’ultra violence nous revenir localement dans les dents.

L’indignation publique et la clameur consacrent l’unité dans l’amnésie permanente de nos responsabilités concrètes dans les causes des malheurs qui nous frappent. Le passage par la "case prison" est une fabrique de dingues. La haine ordinaire du maghrébin s’exacerbe comme si elle en avait besoin, dans un pays ruiné après des décennies à s’être emmurés dans l’égoisme et la cupidité. Rien ne reste plus des idéaux des quatre révolutions françaises de 1789, 1830, 1848 et 1870. Ne reste plus qu’un camps de travail docile et abruti par la télé au service de la féodalité des grandes fortunes de la planète.

Voter est futile, certes, devant les réelles menaces en face de nous : destructions des milieux naturels, généralisation des guerres ordinaires à tous les niveaux des relations humaines, obsession de nos gamelles dans un autisme quotidien laissant les voisins mourir dans l’ignorance admise du "on n’y peut rien", cités admettant des proportions de cases "mouroir", des appartements tombeaux. Mais bon, nettoyer nos déchets c’est au moins faire un petit geste pour cette planète.

J’irai tenter d’élire Flamby dès le premier tour dans l’espoir que Sarkozy, qui s’est engagé à ne plus faire parler de lui, commence à redouter d’entendre parler de nous.

Un électeur de 2012.

Le 31 mars 2012

PS. Également publié à cette adresse
http://coingcoing.uphero.com/spip.php?article1

URL de cet article 16249
  

Ukraine : Histoires d’une guerre
Michel Segal
Préface Dès le premier regard, les premiers comptes-rendus, les premières photos, c’est ce qui frappe : la « guerre » en Ukraine est un gâchis ! Un incroyable et absurde gâchis. Morts inutiles, souffrances, cruauté, haine, vies brisées. Un ravage insensé, des destructions stériles, d’infrastructures, d’habitations, de matériels, de villes, de toute une région. Deuil et ruines, partout. Pour quoi tout cela ? Et d’abord, pourquoi s’intéresser à la guerre en Ukraine lorsque l’on n’est pas même ukrainien ? (...)
Agrandir | voir bibliographie

 

Rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. Elle les désarme dans la défense de leurs intérêts et provoque la division. La lutte de classes, au contraire, est la base de l’unité, son motif le plus puissant. C’est pour la mener avec succès en rassemblant l’ensemble des travailleurs que fut fondée la CGT. Or la lutte de classes n’est pas une invention, c’est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu’elle cesse :
renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l’exploitation et à l’écrasement.

H. Krazucki
ancien secrétaire général de la CGT

Le fascisme reviendra sous couvert d’antifascisme - ou de Charlie Hebdo, ça dépend.
Le 8 août 2012, nous avons eu la surprise de découvrir dans Charlie Hebdo, sous la signature d’un de ses journalistes réguliers traitant de l’international, un article signalé en « une » sous le titre « Cette extrême droite qui soutient Damas », dans lequel (page 11) Le Grand Soir et deux de ses administrateurs sont qualifiés de « bruns » et « rouges bruns ». Pour qui connaît l’histoire des sinistres SA hitlériennes (« les chemises brunes »), c’est une accusation de nazisme et d’antisémitisme qui est ainsi (...)
124 
Médias et Information : il est temps de tourner la page.
« La réalité est ce que nous prenons pour être vrai. Ce que nous prenons pour être vrai est ce que nous croyons. Ce que nous croyons est fondé sur nos perceptions. Ce que nous percevons dépend de ce que nous recherchons. Ce que nous recherchons dépend de ce que nous pensons. Ce que nous pensons dépend de ce que nous percevons. Ce que nous percevons détermine ce que nous croyons. Ce que nous croyons détermine ce que nous prenons pour être vrai. Ce que nous prenons pour être vrai est notre réalité. » (...)
55 
Lorsque les psychopathes prennent le contrôle de la société
NdT - Quelques extraits (en vrac) traitant des psychopathes et de leur emprise sur les sociétés modernes où ils s’épanouissent à merveille jusqu’au point de devenir une minorité dirigeante. Des passages paraîtront étrangement familiers et feront probablement penser à des situations et/ou des personnages existants ou ayant existé. Tu me dis "psychopathe" et soudain je pense à pas mal d’hommes et de femmes politiques. (attention : ce texte comporte une traduction non professionnelle d’un jargon (...)
46 
Vos dons sont vitaux pour soutenir notre combat contre cette attaque ainsi que les autres formes de censures, pour les projets de Wikileaks, l'équipe, les serveurs, et les infrastructures de protection. Nous sommes entièrement soutenus par le grand public.
CLIQUEZ ICI
© Copy Left Le Grand Soir - Diffusion autorisée et même encouragée. Merci de mentionner les sources.
L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle du Grand Soir

Contacts | Qui sommes-nous ? | Administrateurs : Viktor Dedaj | Maxime Vivas | Bernard Gensane
Le saviez-vous ? Le Grand Soir a vu le jour en 2002.