John WIGHT
Les Palestiniens sont les Hilotes d’aujourd’hui face à la Sparte d’Israël, condamnés à être piétinés. Lorsque la réponse au génocide est un nouveau génocide, vous êtes ce que vous prétendez combattre. Exterminer des enfants sous le regard du monde, voilà le résultat,
Israël est moins un État qu'une expérience de suprématie ethnique. La mort, et non la vie, est son leitmotiv. Par une ironie sinistre, alors que nous commémorons le 80e anniversaire du Jour de la Victoire en Europe, Hitler triomphe dans les actions des dirigeants israéliens.
Benjamin Netanyahou et sa clique d'extrémistes sionistes meurtriers sont totalement et criminellement imperméables aux souffrances extrêmes du peuple palestinien - y compris des femmes et des enfants - au nom de la civilisation occidentale. C'est ainsi qu'il faut comprendre l'injustice flagrante de ces 19 derniers mois.
Non content d'avoir réduit la bande de Gaza à l'état de ruines et sa population à un état de détresse abjecte, l'État colonisateur d'Israël - qui est entré dans sa période de folie - a maintenant déclaré son intention de « capturer » Gaza et de la nettoyer de sa population. Tout cela, bien sûr, au nom supposé de la destruction du Hamas.
Un extrémiste dans un costume taillé sur mesure reste (…)
John WIGHT
La reconnaissance par Téhéran de sa responsabilité dans la destruction du vol PS752 d'Ukraine International Airlines, juste après son décollage de l'aéroport Imam Khomeini de la capitale, peu de temps après que l'Iran ait lancé une série de missiles sur deux bases militaires américaines en Irak en représailles de l'assassinat du général Qasem Soleimani, marque un dénouement extraordinaire à l'un des épisodes les plus révélateurs et les plus tragiques de ces derniers temps dans cette région déjà torturée.
The Islamic Republic of Iran deeply regrets this disastrous mistake.
My thoughts and prayers go to all the mourning families. I offer my sincerest condolences. https://t.co/4dkePxupzm
— Hassan Rouhani (@HassanRouhani) January 11, 2020
Il est en effet rare qu'un État engagé dans un conflit admette un événement aussi tragique que l'abattage accidentel d'un avion de ligne et présente des excuses aussi complètes, sachant parfaitement que l’événement sera utilisé et retourné (…)
John WIGHT
Les idéologues occidentaux soutiennent que le cœur du conflit en Syrie est le statut de Bachar Assad. Il n’en est rien. Et ils le savent très bien.
Ceci étant dit, il n’est pas question d’oublier, encore moins de nier, que le président syrien n'a pas hésité à déclarer la guerre à une partie de son peuple après qu'il se soit soulevé contre son gouvernement dans une insurrection qui a attiré la sympathie et le soutien de forces extérieures. On ne peut pas non plus ignorer le fait que, du coup, il a été largement considéré comme un tyran et un dictateur, et qu’il a été méprisé et rejeté dans son propre pays comme ailleurs.
Bien qu’aujourd’hui cela ait été effacé de l'histoire, il est arrivé la même chose à Abraham Lincoln autrefois. Lincoln était décrit comme un monstre par ses ennemis étasuniens et détesté à l'étranger, en particulier par l’établissement britannique que son honteux soutien à l'élite esclavagiste du sud des États-Unis entachera à jamais.
Lincoln est aujourd'hui (…)
John WIGHT
C’est malgré Washington, et non grâce à ses efforts, que le processus de paix se poursuit dans la péninsule coréenne. En effet, vu l’importance militaire et stratégique de la Corée du Sud dans le projet global de domination mondiale de Washington, la paix et la réconciliation entre le Nord et le Sud sont sans doute la dernière chose que l’Empire souhaite.
La volonté et la détermination de Kim Jong-un de la Corée du Nord et de Moon Jae-in, le président de la Corée du Sud, de normaliser leurs relations sans se laisser décourager par les tentatives évidentes de l'administration Trump de saboter leurs efforts – menaces et insultes contre le dirigeant nord-coréen, conditions scandaleuses posées à Pyongyang pour la tenue des pourparlers, refus de participer au premier sommet de paix prévu à Singapour sous des prétextes fallacieux – témoignent du désir de réconciliation de leurs peuples respectifs après des décennies de conflits.
Les faucons néoconservateurs étasuniens et autres partisans de la ligne dure
Avec des néoconservateurs comme John Bolton, Mike Pompeo et Nikki Haley qui occupent des postes clés au sein de l'administration Trump, nous avons une Maison Blanche qui croit dur comme fer que la diplomatie c’est bon pour les mauviettes, et qu’une ligne dure et intransigeance doit remplacer la diplomatie étasunienne comme arbitre (…)
John WIGHT
"Les crimes s’empilent jusqu’à devenir invisibles" - Lorsque le dramaturge Bertolt Brecht a fait cette remarque, c’était dans les années 1930, à l’époque du fascisme et du colonialisme européen. Le monde était séparé entre les États puissants qui avaient accaparé la parole et ceux qui étaient forcés de les écouter et d’obéir. Cette époque a culminé dans la Seconde Guerre mondiale.
Hélas, aujourd'hui, les années 1930 sont de retour et les crimes s'accumulent à nouveau, au point qu’ils menacent de devenir invisibles. Yougoslavie, Afghanistan, Irak, Libye, Yémen, Syrie (*), la liste est sans fin ; le dernier épisode de cette triste série est la frappe illégale de missiles déclenchée contre la Syrie par les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France à Douma, dans la banlieue de Damas, à la suite d'une attaque chimique prétendument menée par les forces gouvernementales syriennes à la périphérie de Damas.
Je dis prétendument parce qu'au moment de la rédaction du présent rapport, les inspecteurs de l'OIAC n’ont pas encore commencé leur enquête pour déterminer si une telle attaque s'est effectivement produite et, si oui, avec quelle substance chimique.
Non seulement cette action militaire était illégale au regard du droit international, mais elle a été entreprise avant l’enquête que les inspecteurs de l'OIAC doivent mener dans un tel cas, conformément aux (…)