auteur Benjamin KÖNIG

Le voilà enfin, l’amendement qui permet au médecins cubains de venir au chevet de leurs voisins français !

Benjamin KÖNIG

Le gouvernement, devant l’urgence sanitaire, autorise les personnels soignants à venir de Cuba, en renfort, dans certains territoires ultramarins. Une victoire pour les sénateurs antillais, un véritable soulagement aussi.

« Heureuse ! Heureuse ! C’est l’aboutissement d’un long périple avec mon collègue Dominique Théophile, sénateur de Guadeloupe. » La réaction de la sénatrice martiniquaise Catherine Conconne (Parti progressiste martiniquais, apparenté socialiste) est à la mesure du combat menée par elle et d’autres élus antillais : la possibilité de voir enfin des médecins cubains venir en aide à leurs collègues des Caraïbes. Cette demande ne date pas d’hier... Alors qu’un couvre-feu a été instauré mercredi, la Martinique a compté un troisième décès et recense 128 cas. Comme les autres territoires français des Antilles (en Guadeloupe, 114 cas recensés), de l’Amérique du Sud (en Guyane, 51 cas, 15 guérisons) et de l’Atlantique Nord (à Saint-Pierre-et-Miquelon, aucun cas à ce jour), elle va pouvoir bénéficier de l’aide de médecins cubains : le gouvernement français, dans l’urgence, a accepté par décret l’envoi de soignants venus de l’île voisine. Mais, en réalité, cette demande ne date pas d’hier, (…)

Pourquoi Valls joue avec nos peurs

Benjamin KÖNIG

C’est une hydre à deux têtes, la mâchoire d’un étau qui se referme inexorablement. La figure de la guerre au terrorisme et la figure du fasciste, montées en épingle jusqu’à l’écœurement pour effaroucher le « bon peuple ».

La peur est partout, pour tous les salariés, les précaires, les chômeurs, les dominés, qui doivent accepter sans broncher exploitation et reculs sociaux au prétexte d’une « extrême-droite aux portes du pouvoir », selon la formule de Manuel Valls. En échec, impopulaire comme personnne avant lui, il ne reste à l’exécutif que la stratégie de la peur. Peur pour tous les citoyens, qui devraient regarder leur voisin comme un égorgeur potentiel. Et c’est la guerre, la guerre, toujours recommencée. Guerre contre un « ennemi intérieur », dixit le premier ministre, ces « grenades dégoupillées » – la formule est du premier secrétaire socialiste, Jean-Christophe Cambadélis. Ca peut être notre voisin de palier, notre collègue de travail. Bien évidemment, il ne se trouvera personne pour remettre en cause la réalité d’un terrorisme mondialisé, d’une abjection qui a coûté la vie à Hervé Gourdel. De la même façon qu’il serait irresponsable de nier la probabilité d’un attentat ou de toute autre (…)