auteur Gilles QUESTIAUX
6 juillet 2026
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Le PCF devrait soutenir Mélenchon et Mélenchon devrait rechercher ce soutien, dans leur propre intérêt
Gilles QUESTIAUX
Le PCF pour exister politiquement et faire valoir son influence réelle qui ne se limite pas aux 2 % que réalisent ses candidats dans les élections politiques, devrait essayer de trouver un terrain d'entente avec Mélenchon, sans se rallier à lui sans condition comme le préconisent les militants de la minorité, mais soutenir sa candidature au bout du compte pour tirer sa plateforme dans le bon sens sur certains points qui caractérisent la ligne de la direction actuelle et de sa majorité :
L'énergie nucléaire, la sécurité publique, et l'identité nationale patriotique dans la "nouvelle France" de LFI.
Pour contrer l'influence écolo dogmatique et du discours wokiste et immigrationniste dans la salade politique de LFI qui risque d'ailleurs de lui faire perdre l'élection au second tour face au RN.
Sachant que sur d'autres points bien plus importants, comme la politique internationale, l'UE, l'OTAN, la Chine, Gaza, la ligne LFI ou plus exactement Mélenchon, elle est déjà bien (…)
6 avril 2026
Mélenchon malgré tout en 2027 ?
Gilles QUESTIAUX
Voter pour quelqu'un ou pour quelqu'un d'autre est d'une importance très relative dans notre système verrouillé à l'extrême par les puissances d'argent et par les réseaux d'influence internationaux. Mais l'un dans l'autre ce doit quand même en avoir un peu puisque tout le monde finit par le faire, ou à défaut explique longuement pourquoi il ne le fait pas.
J'ai voté pour Mélenchon aux trois dernières élections présidentielles et je suis bien parti pour le faire à nouveau en 2027. Mais cela n'a rien d'évident car je ne suis pas en accord avec grand chose dans le discours de LFI (à part son antisionisme intransigeant). Toujours aurait-il mieux valu quand même qu'il fût élu alors président en lieu et place de Hollande ou de Macron.
Disons que mon principal voire mon seul argument pour voter pour lui et qui emporte pour l'instant ma décision, c'est qu'il est tellement honni par les médias mainstream qu'il ne doit pas être complètement mauvais. Manifestement l'oligarchie corrompue (…)
23 janvier 2026
Trump ou la possibilité de l’effondrement du capitalisme à l’échelle mondiale
Gilles QUESTIAUX
Trump plus qu'un acteur déterminant est un symptôme des changements d'époque en cours.
Le monde est suspendu aux rebondissements de l’action protectionniste belliqueuse aux accents xénophobes du président américain. On se trouve au milieu du gué, avec des analyses de situation en voie d’obsolescence rapide. A moins qu’il fasse pschitt, ce qui est possible, et qu’il s’écrase contre un krach à Wall Street, ou qu'il perde le contrôle du Congrès à mi-mandat. Mais il a déjà réussi volontairement ou non à fragiliser le capitalisme mondial par ses actions erratiques – et à mettre en danger les États-Unis. Pour cela on peut déjà dire merci.
Il a également réussi à mettre à nu la structure prédatrice et terroriste de l'impérialisme, notamment par la récente opération contre le Venezuela.
On ne sait pas très bien ce qu'il veut prioritairement : utiliser les droits de douane pour réindustrialiser les États-Unis, ou les utiliser pour sanctionner économiquement la Chine ? Dans le deuxième (…)
22 décembre 2025
Le "wokisme" n’est plus l’avenir du capitalisme ...
Gilles QUESTIAUX
Ce qu’on avait pris l’habitude de nommer le « wokisme » depuis une dizaine d’années résultait de la convergence de trois ou quatre familles idéologiques au sein des sociétés occidentales, avec une ambition de les développer dans le monde entier.
Féminisme, antiracisme, mémoire anticoloniale – à distinguer de la lutte anticoloniale réelle et actuelle, lutte en faveur des droits des LGTB, principalement. Ces luttes étaient incontestablement légitimes dans les années 60 à 80 du XXème siècle. Et elles avaient dès la fin du XXème siècle triomphé sur le plan légal et politique, et ses fins progressaient dans les mentalités, non sans développer des réactions à contre-courant et des contradictions - la principale étant qu'il s'agissait maintenant par une surenchère extrémiste de contester l'État en soi, considéré comme patriarcal et raciste, tout en s'appuyant sur les institutions les plus normatives de cet État - police, justice, éducation, etc.
Mais ce qui les caractérisa, depuis (…)
8 janvier 2025
La haine du "R-haine" est-elle une bonne haine ?
Gilles QUESTIAUX
Les militants qui manifestent dans la rue pour exprimer leur joie à l'annonce de la mort de l'épouvantail sont d'une incroyable bêtise ... on dirait qu'ils croient que Le Pen gouvernait !
La haine du « R-haine » est elle une bonne haine ?
Dans le prolétariat qui vote en France en 2024, le RN est majoritaire, ce qui sème la panique chez beaucoup de militants de gauche, et développe chez eux la « haine du R-haine », ce qui ne risque pas de convaincre les prolétaires en question de changer d’avis.
Les antifascistes des années 1930 et 1940 s’opposaient aux fascistes et aux nazis certes parce qu’ils rejetaient leur programme politique, les jugeaient répugnants sur le plan moral et qu’ils condamnaient leur racisme ostentatoire et leurs pratique de la violence, mais ils les haïssaient, quand ils le faisaient - ce n’était pas le cas de Gramsci, pourtant emprisonné par Mussolini - pour une autre raison : parce que fascistes et nazis était déterminés à briser les grèves, à exercer (…)




