auteur Cathy DOS SANTOS
6 décembre 2020
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Adan Chavez : « L’Assemblée nationale vénézuélienne doit redevenir une véritable chambre démocratique »
Cathy DOS SANTOS
Le Parti socialiste uni du Venezuela espère reprendre la main, lors du scrutin législatif du 6 décembre, où l’opposition présente un maximum de candidats. Entretien avec le responsable international du PSUV.
L’Assemblée nationale est dirigée depuis 2015 par l’opposition de droite. L’un de ses ex-présidents est allé jusqu’à s’autoproclamer chef de l’État. Dans quel cadre politico-institutionnel le scrutin législatif se déroule-t-il ?
Adan Chavez. Nous abordons ces élections avec confiance. La majorité populaire et l’union civico-militaire continuent d’appuyer le gouvernement. Certes, la conjoncture est très difficile, il faut le reconnaître, en raison des tentatives de déstabilisation du gouvernement étasunien et du blocus économique et financier. Le 6 décembre marquera la 25e élection en vingt et un ans de révolution. Et pourtant, on continue de nous coller l’étiquette de dictature !
Comment la droite se positionne-t-elle ?
Adan Chavez. Depuis l’Assemblée nationale, les principaux responsables de l’opposition ont cherché à renverser Nicolas Maduro. Mais, il semble que l’appel au dialogue du président a été entendu ; une majorité de l’opposition participe au processus électoral. (…)
Argentine. Où est Santiago Maldonado ?
Cathy DOS SANTOS
Sur leurs terres ancestrales de Cushamen, dans la province de Chubut, les Mapuches défient la multinationale Bennetton depuis 2015. Voilà deux ans que la Compagnie des terres du Sud argentin, l’entreprise productrice de laine détenue par le milliardaire italien, a fait main basse sur ces terrains que les Indiens originaires considèrent comme leurs. C’est là, sur ce territoire fertile de la Patagonie, que Santiago Maldonado a été vu pour la dernière fois le 1er août.
Cet artisan tatoueur de 28 ans avait trouvé refuge dans la région il y a quelques mois pour vivre en phase avec la nature, qu’il affectionne. Ce jour-là, le jeune homme qui n’est « ni un militant ni un activiste », selon les déclarations de son frère Sergio, se joint à un rassemblement organisé par la Résistance ancestrale mapuche, qui exige la libération du chef de ce groupe, Facundo Jones Huala, arrêté en juin et sous le coup d’une demande d’extradition du Chili pour des présumés délits de terrorisme. « Il ne fait (…)

